PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Des violences anti-chrétiennes ont eu lieu le 24 décembre 2007 dans l'Etat d'Orissa, en Inde, qui ont fait 9 victimes.

Neuf chrétiens ont été tués, des centaines d'autres blessés, 90 églises ont été brûlées brûlées, 600 habitations chrétiennes détruites, et des centaines de chrétiens poursuivis ont dû fuir dans la forêt. Ils sont des milliers aujourd'hui à se retrouver sans logis.
Plus d'une semaine après les événements, la situation demeure très tendue dans la région.

Les violences ont commencé dans le village de Brahmani, district de Kandhamal, où une tente était en train d'être érigée par les chrétiens pour célébrer Noël. Un groupe composé de plusieurs centaines d'hindous ont fondu sur eux avec fureur pour les empêcher de continuer. Malgré le déploiement de 20 pelotons de police et l'instauration d'un couvre feu, la violence s'est propagée à plusieurs autres villages.

L'Etat d'Orissa est le premier Etat indien à avoir instauré une loi anti-conversion en 1967. Depuis, les chrétiens y sont régulièrement accusés d' «acheter» les conversions. C'est également le cas dans plusieurs autres Etats de l'Inde.
Les persécutions anti-chrétiennes sont en hausse dans ce pays ces dernières années.

A Bassora, deux membres de la communauté chaldéenne, Ousama Fareed (45 ans), et sa sœur Maysoun (42 ans) ont été emmenés de force de leur demeure, ce dimanche 9 décembre par des inconnus qui les ont ensuite assassinés par balles à 3 kilomètres de leur résidence.

A Bassora toujours, des inconnus ont placardé des affiches, ce même dimanche, en divers endroit de l’université, accordant trois jours aux étudiantes chrétiennes pour se conformer à la tenue vestimentaire de rigueur (port du voile, couleurs foncées etc.). Des étudiants appartenant à une organisation armée ont également approché des étudiantes chrétiennes, les menaçant de mort si elles ne portaient pas le voile dans l’enceinte de l’université.

Dans le centre Mossoul (précisément dans le quartier appelé Souk Al-Nabi Younes), chef-lieu de la province de Ninive, à 450 km au nord de Bagdad, une jeune femme chrétienne de 24 ans a été assassinée dimanche par des inconnus circulant à bord d’une voiture neuve ; ce fait a été attesté par le chef des opérations de la police de Ninive, Mohammad Abdulaziz Al-Waka’a.

Le XXe siècle a fait plus de martyrs chrétiens que les dix-neuf siècles précédents. Mais le XXIe siècle a déjà moissonné ses victimes. Thomas Grimaux signe « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes» , paru en France le 22 novembre (éd. Favre), au moment où le Parlement européen vient d’adopter une résolution sur « de graves événements compromettant l'existence de communautés chrétiennes » devant « la multiplication d'épisodes d'intolérance et de répression vis-à-vis des communautés chrétiennes ».

Thomas Grimaux, 40 ans, a voyagé pendant de nombreuses années dans des pays en guerre ou en persécution : il parle en homme de terrain, de faits concrets, réels. Mais il a aussi scruté la logique interne et les filiations de différents textes « antichrétiens ».

L'agence Zenit interview son auteur dans un texte en trois parties :

La première partie, introductive, évoque notamment les trois sources actuelles de persécution : «(…) les fondamentalismes hindouiste ou bouddhiste (que nous traitons ensemble en raison de certaines similitudes) ; le communisme ; l’islamisme (que je distingue de l’Islam).»

Dans la deuxième partie de l’entretien, qui porte principalement sur l’Europe de l’est, la situation à l’époque soviétique est évoquée, par le biais d’un rapport de 1995: « Ce « Rapport » est peu connu. Pourtant, il est instructif au sens où il montre l'ampleur de cette persécution. Publié à Moscou le 27 novembre 1995, le rapport a été établi par une commission ad hoc, instituée par le Président Eltsine. Il fut donc le premier rapport officiel. On y découvre que, de 1917 à 1980, ce sont des centaines d'évêques orthodoxes, des dizaines de milliers de prêtres et des millions de fidèles qui ont été exterminés en raison de leur foi. On y apprend que Lénine, dans un message secret adressé au « Politburo », recommandait d'abattre les membres les plus représentatifs du clergé réactionnaire. Le rapport donne des chiffres terrifiants : « En 1937, 136.900 ecclésiastiques orthodoxes ont été arrêtés et 85.300 tués. 28.300 ont été arrêtés et 21.500 tués en 1938. En 1939, sur 1.500 personnes arrêtées, 900 ont été tuées. Même durant la deuxième guerre mondiale, quand Staline autorisa la réhabilitation partielle de l'Eglise, chaque année plus de 100 prêtres orthodoxes ont été exécutés ». Le rapport de 1995 avance l'assassinat de 200.000 prêtres orthodoxes en tout ! L'histoire précisera sans doute ultérieurement. Mais, dès à présent, grâce à l'annuaire de l'Eglise russe d'avant la Révolution d'Octobre, on sait qu'il y avait, en 1916, 147 évêques, 117.915 membres du clergé, 21.330 moines et 73.299 moniales. On dénombrait 547 monastères féminins et 478 masculins. Lors de l'invasion allemande, seuls quatre évêques exerçaient encore leur fonction.»

La troisième et dernière partie de l'entretien concerne les persécutions de la part des islamistes.

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