PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Le Syndicat des médecins égyptiens vient d’interdire les dons et les transplantations d’organes entre personnes de nationalité et de religion différentes. En somme, il n’est pas possible pour un Copte de donner ses organes à un musulman et vice versa. Ces pratiques sont désormais limitées aux membres d’une même famille jusqu’au quatrième degré.

Le président du Syndicat des médecins égyptiens, Hamdy El Sayed, soutient mordicus qu'« il ne s’agit pas de promouvoir les différences entre les religions, mais de limiter le commerce d’organes » qui sévit depuis des années dans le pays.

Les Coptes et autres défenseurs des droits de l’homme n’y croient pas.

« C’est une loi raciste qui encourage la discrimination et qui opère une distinction entre les donateurs chrétiens et musulmans, réduisant les chances pour les patients d’obtenir leur transplantation d’organe », a déclaré Naguib Gabriel, directeur de l’Union égyptienne des droits de l’homme au Daily News Egypt.

Pour un grand nombre d’Egyptiens outrés par cette loi, la décision s’explique par le fait que le conseil d’administration du Syndicat des médecins compte de nombreux membres du parti des Frères musulmans. L’idée étant que les Frères musulmans ne voudraient pas souiller des croyants avec des organes venant des Coptes.

« Le projet de loi contribuera à élargir l’écart entre les musulmans et les chrétiens, puis nous aurons des hôpitaux séparés pour chrétiens et musulmans », s’inquiète Naguib Gabriel.

Peu avant la clôture des Jeux Olympiques, Mgr Julius Jia Zhiguo a été arrêté, dimanche 24 août, alors qu'il célébrait la messe dans la cathédrale de Wuqiu, dans le nord de la Chine, et conduit dans un lieu secret. Cet évêque âgé de 73 ans, dit "clandestin" (non reconnu par l'Etat chinois), de Zhengding, dans la province du Hebei, a déjà été arrêté onze fois dans le passéet a déjà passé plus de quinze années en prison. Consacré évêque en 1980 sans l'autorisation de l'Etat, Mgr Jia est sous surveillance policière depuis 1989, et, depuis quelques mois, en résidence surveillée. Durant les Jeux olympiques de Pékin, de nombreux évêques et prêtres ont été soumis à une telle mesure, souligne l'agence de presse.

Au nom de la sécurité publique, les rassemblements chrétiens avaient été interdits durant les Jeux olymiques, mais mille fidèles s'étaient rassemblés dans le diocèse de Zhengding, pour célébrer la fête de l'Assomption, le 15 août dernier. Les forces de police avaient autorisé Mgr Jia à célébrer la messe pour eux. Le diocèse de Zhengding compte 110 000 catholiques, dont 80 prêtres et 90 religieuses.

Des membres de l'Eglise catholique chinoise ont exprimé leur crainte qu'après les JO, l'intérêt international des médias pour la Chine ne s'estompe et que les répressions contre les chrétiens ne reprennent de plus belle.

Les tensions ne s'apaisent pas en Inde après l'assassinat d'un dignitaire du Conseil samedi. Swami Laxmanananda Saraswati et quatre autres hindous avaient été abattus par des inconnus. Le parti nationaliste hindou de l'opposition (Bharatiya Janata Party, BJP) et le Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial hindou) ont aussitôt appelé à des représailles, et c'est à un orphenilat catholique que des foules s'en sont prises dans l'Est de l'Inde.
Un prêtre travaillant à l'orphelinat a été tabassé par des émeutiers et a été hospitalisé pendant que l'orphelinat était incendié, et une femme (une religieuse ?) est morte dans l'incendie.
Dans un autre accès de violences dans l'Orissa, un homme, dont on ne connaît pas encore la confession, a trouvé la mort après qu'une foule en colère eut mis le feu à son logement

Au moins seize civils ont été tués, lundi 18 août, dans une série d'attaques lancées par des séparatistes musulmans contre des villes à majorité chrétienne du sud des Philippines (île de Mindanao). Les combats qui opposent l'armée à des centaines de miliciens du Front Moro islamique de libération (MILF) se sont intensifiés ces derniers jours et des groupes de rebelles ont commencé à diriger leurs attaques contre la population civile de villes et villages chrétiens.
Les violences ont éclaté après la décision de la Cour suprême, le 4 août, de suspendre le projet d'établissement d'une région musulmane dans le sud des Philippines. Quelque quinze cents insurgés du MILF ont alors pris le contrôle de la plupart des villes et villages chrétiens dans le nord de la province de Cotabato.

La présidente des Philippines, Gloria Arroyo, a ordonné à l'armée de "défendre chaque pouce" du territoire. "Nous ne tolérerons pas et nous réprimerons violemment toute tentative de perturber la paix et le développement à Mindanao", a-t-elle déclaré dans une adresse à la nation.

La population de Mindanao est en majorité musulmane, mais les Philippines sont très majoritairement catholiques. Le MILF, fort de douze mille hommes, mène depuis trente ans une guérilla pour obtenir un Etat islamique indépendant dans le sud des Philippines. Les pourparlers entamés en 2003 avec le gouvernement de Mme Arroyo ont été interrompus en décembre dernier à la suite d'un désaccord sur le contrôle de territoires réclamés par le MILF.


Au moins, on voit où ils veulent en venir !

Le 5 août, les autorités de l'Eryhrée ont enfermé huit étudiants de l'académie militaire de Sawa dans des conteneurs métalliques après qu'ils eurent manifesté leur opposition à la destruction de 1500 bibles personnelles appartenant aux nouveaux étudiants.

«Lire la Bible en privé, discuter de la foi chrétienne avec d'autres étudiants, prier avant ou après les repas, seul ou en groupe et posséder une bible ou toute autre littérature chrétienne est défendu au centre», selon une source locale. «Les étudiants impliqués dans de telles activités risquent l'emprisonnement ou de sévères punitions.»

Le service militaire est obligatoire en Erythrée

Sous le mandat présidentiel de Yemane Ghebremeskel, l'Erythrée réfute les accusations de répression religieuse et affirme que le pays dispose d'une constitution laïque et se targue d'une longue tradition religieuse. En 2007, le Département américain d'État avait pourtant mis l'Erythrée sur la liste des pays violant très gravement la liberté religieuse.

Plus de 2000 chrétiens, y compris des pasteurs protestants et des prêtres orthodoxes, sont actuellement détenus à cause de leur foi dans des postes de police et des camps militaires à travers toute l'Erythrée. Bien que beaucoup soient incarcérés depuis des mois, voire des années, aucun n'a été jugé ni condamné par un tribunal.

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