PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Des hommes armés ont enlevé dimanche soir un prêtre catholique, le Révérend Père Pius Kii, dans l'Etat de Rivers, dans la région rebelle du Delta du Niger, au Nigeria. Le père Kii a été enlevé durant la nuit alors qu'il quittait en voiture son église -la "Christ the King" Catholic Church- à Port Harcourt, la capitale de l'Etat.

Selon la police, aucun groupe n'a jusqu'ici revendiqué cet enlèvement, qui a été qualifié de "crime haineux" par le Diocèse catholique de Port Harcourt.

Les prises d'otages pour le versement de rançons sont devenues fréquentes dans cette région pétrolière du Nigeria. Est-ce la motivation de ces hommes ?

Le 24 janvier dernier, sur l'île de Majuli, dans l'Etat de l'Assam, dans le nord-est de l'Inde, des groupes d'extrémistes hindous ont agressé environ 500 catholiques aborigènes qui revenaient de l'ordination du P. Hemanto Pegu, premier prêtre issu de l'ethnie Mishing. Les fidèles étaient venus de plusieurs paroisses en dehors de l'île afin d'assister à la célébration et s'en retournaient en passant par la ville de Kamalabari.

« Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris, rapporte le témoignage du P. William Horo.

Un premier groupe de chrétiens a été arrêté dans la ville de Kamalabari par un groupe d'hommes et de femmes qui les ont insultés et menacés : « Pourquoi venez-vous convertir les aborigènes ? Sales mangeurs de viande, ne revenez jamais ici, sinon nous vous couperons en morceaux et nous les jetterons dans le Brahmapoutre ! »
Puis deux prêtres sont arrivés dans la ville en voiture, suivis de deux cars et d'un camion transportant des centaines de fidèles. La foule, plus virulente, les a fait sortir de force de leurs véhicules et les a frappés violemment à coups de pieds et coup de poings. « Voilà les missionnaires », ont-ils dit, « frappons-les et tuons les ! ». Ils ont également attaqué deux autres prêtres qui arrivaient en motocyclette et menacé de mort les fidèles s'ils s'avisaient de revenir dans l'île.
Insultant les femmes et les religieuses qui les imploraient à la clémence, le groupe hindouiste a ensuite contraint tous les voyageurs à finir leur route à pied jusqu'au bac, à cinq kilomètres de là, sous les menaces et les jets de pierre, lesquels ont blessé plusieurs étudiants.

Le P. William Horo, chargé de communication pour le diocèse de Dibrugarh, dont dépend la région de Majuri, a condamné, dans une déclaration du 2 février, « l'attaque brutale » qui marque « une rupture dans une coexistence jusque-là harmonieuse » entre les différents groupes ethniques de l'Assam.

Le 2 février, Mgr Jospeh Aind, évêque de Dibrugarh, a dénoncé vigoureusement cette atteinte aux droits de l'homme et a déclaré que l'agression avait eu pour résultat de diviser les chrétiens et les hindous de Majuli, qui avaient jusqu'ici vécu en bonne intelligence sur l'île. L'agression « a profondément blessé les sentiments de l'ethnie Mishing, en ne respectant pas leur appartenance religieuse », a déclaré le prélat. Il a également rejeté fermement l'allégation selon laquelle les catholiques auraient une démarche prosélyte envers les aborigènes de Majuli.

Selon Allen Brookes, l'un des responsables laïcs catholiques de l'Assam, les agresseurs étaient les membres d'une secte locale hindouiste et ne sont pas représentatifs de l'ensemble de la communauté hindoue de l'île. Il rappelle que Majuli sert de base à des groupes séparatistes qui s'indignent du fait que l'Eglise dirige de nombreuses écoles et mène des projets de développement sur l'île.

En Cisjordanie et à Gaza, la charia est la source principale de la législation. En juin 2007, le gouvernement unifié s’est effondré quand le mouvement islamique militant du Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza. Cette instabilité a entraîné une aggravation de la violence contre les chrétiens, les militants devenant plus hardis pour harceler les chrétiens d’origine musulmane. On a obligé deux d’entre eux à s’enfuir en Jordanie. Plusieurs chrétiens ont été emprisonnés, interrogés et battus. Un grand nombre de personnes de la communauté chrétienne ont choisi de quitter le pays.

Depuis le meurtre de Rami Ayyad, qui tenait une librairie chrétienne à Gaza, largement condamné par le parlement européen, et les menaces de mort de militants islamiques, plusieurs familles chrétiennes ont été évacuées de la ville, et ne savent plus que faire. Un habitant témoigne :

« 70 % des chrétiens veulent quitter Gaza parce qu’ils ont vraiment très peur. Mais nous aimons Gaza, c’est là où nous avons nos racines, nos maisons. »

Beaucoup ont déjà fui ou cherchent à émigrer à cause de la détérioration générale des conditions de vie, lié aux assaut d'Israël et à la situation de guerre : coupures d’électricité, manque de vivres et de médicaments. Hanna Massad , le pasteur de l’église baptiste de Gaza, a déjà dû quitter les lieux. Il a essayé plusieurs fois d’aller dans son église pour prêcher mais il a été refoulé à la frontière. Les membres de l’église sont confrontés à des menaces croissantes.

On compte 3000 chrétiens pour un million de musulmans en Palestine, selon la chaine Arte.

Recommander ce site

Calendrier

« janvier 2009 »
lunmarmerjeuvensamdim
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031

Catégories



Parse error: syntax error, unexpected $end in /home/indignat/www/persecutions/ecrire/tools/bbclone/var/last.php on line 784