PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Le responsable d'une église évangélique souterraine a été tué par balles le 15 mars alors qu'il se trouvait dans son village de Mahoday (à 50 kilomètres de Johwar) dans le sud du pays. Après l'avoir abattu, ses assaillants ont ordonné que le cadavre soit laissé aux chiens afin que cela serve d'avertissement à ceux qui souhaiteraient se convertir. La victime se nommait Madobe Ali. L'église évangélique en Somalie est durement mise à l'épreuve en Somalie. Le 1er janvier un autre de ses responsables avait lui aussi été abattu dans la banlieue de Mogadiscio.

Quand le nouveau président est arrivé au pouvoir en Somalie, il a instauré la charia dans tout le pays. Pourtant, il passe pour un modéré aux yeux du mouvement islamiste Al-Shabaab, qui a pris le contrôle du centre et du sud du pays. Son application de la charia est beaucoup plus stricte que celle du président somalien et il entend bien l'imposer à tout le pays. Ce groupe entend en effet débarrasser la Somalie de tous les non-musulmans. Ces islamistes, qui luttent contre le gouvernement de transition du président Cheik Ahmad, contrôlent déjà la partie sud du pays.
Dans les régions dirigées par Al-Shabaab, tous les commerces doivent fermer à l'heure de la prière. Dans les transports publics, les hommes doivent s'asseoir à l'avant et les femmes à l'arrière. De plus, tout divertissement, même regarder des films, est interdit. Toute la population souffre de ce manque de liberté, mais les chrétiens d'origine musulmane certainement plus que les autres Somaliens. Ils sont traqués et assassinés sans ménagement s'ils sont trouvés.

Le 20 juillet 2009, les militants d'Al-Shabaab avaient déjà assassiné un chrétien d'origine musulmane, Mohammed Sheikh Abdiraman à 100 km au nord de la capitale Mogadiscio. Et un mois plus tard, c'est un converti de 41 ans, Ahmed Matan, qui a été assassiné le 18 août 2009. Mais il reste en Somalie une église souterraine fervente qui continue à prier.

En 2009, Al-Chabaab a tué au moins 15 chrétiens, dont des femmes et des enfants. Les chrétiens somaliens n'ont rien à espérer du pouvoir en place car bien que le président Ahmad se qualifie lui-même de modéré, il prône une version de la charia (loi islamique) qui punit de mort ceux qui renoncent à l'islam.

Vingt-quatre ouvriers coptes (chrétiens) ont été blessées par des jets de pierre dans la province de Mersa Matrouh, dans le nord de l'Egypte.
Les affrontements ont éclaté vendredi lorsque des musulmans se sont mis à lancer des pierres contre des ouvriers du bâtiment chrétiens, croyant qu'ils construisaient une église. Les coptes disent qu'ils construisaient le mur d'enceinte d'un hospice et non une église.

Vingt personnes, musulmans et coptes, ont été arrêtées.

8 églises ont été brûlées fin février par de jeunes musulmans dans un climat de violences extrême. En trois jours seulement, 3 églises ont été brûlées : l’église Redeemed Christian Church of God à Tudun Wada le 25 janvier ; l’église Christian Faith Bible et la chapelle Living Faith Fondation, toutes deux à Gusau, les 20 et 24 janvier. Deux pasteurs et quarante-six autres chrétiens ont été tués dans des violence, à Jos, en janvier. La police a estimé à plus de trois cents vies perdues dans l'affrontement.

Le pasteur Edwin Okpara, chef de l'Association Chrétienne du Nigeria (ACN) des dix neuf Etats du nord, qui habite l'Etat de Zamfara, a déclaré être déçu par le manque de réaction de la police d'Etat suite à ces incendies d'églises.

« Il est regrettable qu'il n'y ait eu aucune réponse de la police, et même le gouverneur de l'Etat a refusé de nous rencontrer», a-t-il déclaré.

Dans une pétition datant du 26 janvier, l’ACN a déclaré que les incendies des églises ont eu lieu au lendemain d'un «grand complot pour déclencher des troubles à l’encontre des Eglises et des chrétiens suite aux affrontements religieux à Jos, dans l’Etat du Plateau ». L'association a déclaré que les auteurs des attaques des églises dans l’Etat de Zamfara s'étaient enhardis parce que qu’aucune tentative sérieuse pour arrêter ceux qui ont commis les attentats à Jos n’a été faite. La Police d'Etat n’a pas souhaité commenter la demande de l’ACN.

« Nous sommes sérieusement préoccupés par l'insécurité et la panique que ces attaques ont généré dans la communauté chrétienne et nous demandons que toutes les mesures nécessaires et urgentes soient prises par nos autorités pour préserver la sécurité des vies des chrétiens et des musulmans en tant que citoyens du Nigeria. » réclame le CAN. « Malgré ces attaques et ces provocations, l'Eglise et les chrétiens comme peuple pacifiste ont toujours conservé leur calme et n'ont aucun projet de réplique. Mais nous vous demandons d'agir et de protéger nos intérêts ».

L’Etat de Zamfara, au nord du Nigeria, fut le premier à instaurer la Shariah fin janvier. Le Nigeria, qui comptait encore 48% de chrétiens dans les années 2000, semble glisser peu à peu sous la coupe des milices islamistes selon quelques observateurs.

Ces violences islamiques ont lieu dans un silence étourdissant de la part des grands média internationaux.

Mise à jour : les affrontements à Jos ont fait début mars entre 150 et 500 victimes selon les sources, dans des conflits ethniques qui sont aussi confessionnels. Les médias se font tous l'écho désormais de ces effroyables tueries qui ont lieu au Nigeria. L'affaire semble plus compliquée qu'il n'y paraît. A l'origine, l'ethnie sédentaire berom (chrétien) aurait assailli l'ethnie nomade fulani (musulmans) car ceux-ci voleraient trop de bétail aux beroms. 300 musulmans (chiffre aberrant de l'AFP qui demande à être confirmé) auraient été tués ainsi en janvier. Ceux-ci se seraient donc vengés dans ce premier raid de fin janvier qui a fait 50 victimes, puis dans un second raid du 6 mars qui aurait fait entre 150 et 500 victimes (les chiffres donnés se contredisent). En trois heures, des centaines de personnes ont été massacrées, tuées à la machette et brûlées, et les maisons incendiées, selon les témoins qui ont décrit de véritables scènes d’horreur. Apparemment les attaques étaient coordonnées, les assaillants ont lancé les attaques simultanément sur trois villages. De récents rapports de sécurité affirment que « des intégristes islamistes » dans la région ont encouragé les violences. Les habitants accusent l'armée d'être restée passive alors qu'ils avaient reçu des menaces téléphoniques et que le couvre feu avait été instauré depuis janvier entre 18h00 et 06h00. Le président par intérim Goodluck Jonathan a démis son conseiller à la sécurité, le général Sarki Mukhtar suite à ces massacres.
Ce conflit semble plus ethnique que religieux, même si on ne peut occulter les incendies d'Eglise fin janvier et l'excitation orchestrée par les intégristes islamistes.

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