PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Une messe en plein coeur de Bagdad a tourné au carnage dimanche soir. La cathédrale syriaque catholique Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel secours) a été la cible d'une prise d'otage revendiquée par Al-Qaïda qui s'est soldée par un bain de sang : 35 fidèles et deux prêtres tués (les pères Thaher et Wassim), auxquels s'ajoutent sept membres des services de sécurité, des policiers, et 56 blessés. Une centaine de fidèles se trouvaient dans la cathédrale au moment des faits.

Les forces de sécurité irakiennes ont donné l'assaut en fin de soirée avec l'aide des troupes américaines pour libérer les otages. Cinq des terroristes ont péri dans l'opération et huit ont été arrêtés. Un groupe de la mouvance d'Al-Qaïda a revendiqué l'attaque et donné un ultimatum de 48 heures à l'Eglise copte d'Egypte pour libérer des musulmanes «emprisonnées dans des monastères» de ce pays. Ils ont précisés :

« Les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moudjahidines. »

Un des otages raconte :

« Des hommes, portant des habits militaires, ont pénétré dans l’église avec leurs armes et ont immédiatement tué un prêtre. Je me suis réfugié dans une petite salle où se trouvaient quatre autres fidèles. Peu après, deux des hommes armés sont entrés dans la pièce, ont tiré en l’air et sur le sol, blessant trois personnes, puis nous ont poussés dans la nef. Il y a eu ensuite des échanges de tirs et nous avons entendu des bruits d’explosions. Des vitres sont tombées sur les gens ».

Un autre : - «Ils ont ouvert le feu dans la rue avant d’entrer dans l‘église. Nous étions en train de prier. Ils nous ont regroupé dans la nef puis ils ont commencé à nous battre. Il y a plusieurs morts. Une quinzaine de personnes a été tuée dans la nef, sans compter ceux qui ont été abattus dans la rue ».

Farah, une jeune femme de 23 ans, raconte également :

"Des hommes se sont approchés de nous et ont commencé à tirer sur tout le monde. Mon père a reçu deux balles dans le dos, il s’est tout de suite effondré. Avec mon frère, on s’est précipités sur lui, on a essayé de le relever, mais il était déjà mort." "Ils ont continué à tirer sur les gens", poursuit la jeune chrétienne. "Ils ont aussi lancé des grenades, ça explosait de partout. Il y avait des morceaux qui nous tombaient dessus, on avait l’impression que l’église s’effondrait sur nous. Le massacre a duré quatre heures."

L’un des insurgés s’est fait explosé lorsque les soldats irakiens sont arrivés, les autres ont été tués

intérieur de la cathédrale après le drame

Le responsable de l'ordre des Dominicains, le père Yousif Thomas Mirkis, estime que

« L'opération a été préparée de longue date, au vu des armes et des munitions qui ont été retrouvées dans la cathédrale. Cela prend du temps pour les introduire ».

Cette attaque, perpétrée la veille de la Toussaint, est l'une des plus meurtrières commises contre les chrétiens en Irak.

Le gouvernement irakien a décidé de financer la réparation immédiate de la cathédrale Sayidat al-Najat, selon un communiqué du porte-parole de l'exécutif irakien, Ali al-Dabbagh. "Le gouvernement a créé une commission d'enquête pour punir les responsables de la sécurité (de ce secteur)", selon le texte. La chaîne de télévision publique Iraqiya a de son côté rapporté que le Premier ministre avait ordonné l'arrestation du commandant de la police du secteur de Karrada


Le pape Benoît XVI a condamné cette attaque lundi, lors de l'angélus place Saint-Pierre, à l'occasion de la Toussaint.

« Je prie pour les victimes de cette violence absurde, d'autant plus féroce qu'elle a frappé des personnes sans défense, réunies dans la maison de Dieu, qui est un lieu d'amour et de réconciliation, a-t-il déclaré. J'exprime ma solidarité affectueuse à la communauté chrétienne (irakienne), de nouveau frappée» «Face aux atroces épisodes de violence qui continuent à déchirer les populations du Moyen-Orient, je voudrais renouveler mon appel pour la paix».

Dans les jours qui ont suivis, en signe de solidarité, un message des évêques irakiens a été lu dans toutes les églises de France, et une cérémonie à l'intention des victimes célébrée à Notre-Dame de Paris.
Une belle initiative a vu jour sur internet pour envoyer des lettres manuscrites de soutien et de confiance aux chrétiens irakiens (1000lettres).

Une messe pour les fidèles morts en Irak à la veille de la Toussaint a été célébrée à Bethléem, une semaine après l’attaque par les Ordinaires de Terre Sainte, syriaques, catholiques, et des représentants de toutes les Églises orthodoxes.

A Paris, le recteur de la mosquée, Dalil Boubakeur, a condamné ce massacre, affirmant que

« les musulmans d'aujourd'hui ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les Chrétiens vivant en terre d'islam».

Le vicaire épiscopal des syriaques catholiques, Mgr Pios Kasha, déplore « un vrai carnage » et annonce le départ prochain d'Irak des membres de sa communauté. Les catholiques en Irak sont estimés à un peu plus de 300 000 soit moins d'1 % de la population. Ils sont passés de 2,89 % de la population en 1980 (378.000) à 0,94 % en 2008 (301.000).


La France a fait savoir qu'elle accorderait l'asile aux 150 blessés et proches qui voudraient venir en France. 35 d'entre eux ont fait le déplacement pour être soignés dans des hopitaux français. On ignore encore s'ils demanderont l'asile politique proposé.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a jugé lundi que la situation des chrétiens d'Irak, menacés par Al-Qaïda et qui quittent massivement une région où ils étaient implantés depuis toujours, est un "problème très grave".

"la France sera toujours aux côtés des chrétiens d'Irak" et "ne se dérobera pas". s'est-t-il exprimé. "Nous offrons notre aide mais ce ne sont pas des visas qui vont changer le problème. La solution n'est pas de faire quitter le Moyen-Orient à tous les chrétiens", a-t-il observé. "Il y a des persécutions et des difficultés avec tous les chrétiens d'Orient. C'est une composante essentielle de ce Moyen-Orient qui va si mal", a souligné le ministre. "L'animosité dans l'ensemble du Moyen-Orient contre les chrétiens" s'ajoute à "la tension entre les chiites et les sunnites".

Un second groupe de 93 personnes, dont la liste est en cours d'élaboration, sera accueilli "dans les prochaines semaines", selon le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

« Quelques-uns voudront peut-être rentrer en Irak une fois soignés, explique Elish Yako, de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Mais la plupart demanderont certainement l'asile. La terreur règne là-bas. Al-Qaida a officiellement déclaré la volonté de tuer les chrétiens d'Orient. Nous sommes très pessimistes.»

Depuis 2007, la France a accueilli près de 1300 chrétiens d'Irak depuis l'initiative prise par Nicolas Sarkozy d'accueillir des Irakiens «appartenant à ces minorités religieuses vulnérables». Les responsables associatifs s'attendent toutefois aujourd'hui à un afflux de demandes.
Dans un communiqué, le gouvernement exhorte les chrétiens irakiens, qui ont fui l'Irak par centaines de milliers depuis 2003, à ne pas céder aux pressions des "ennemis de l'Irak" et à demeurer dans leur pays. L'Irak a été un des premiers pays chrétiens, cinq siècles avant que l'Islam ne le pénètre.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a annoncé que la France allait demander un débat au Conseil de sécurité de l'Onu sur les violences en Irak.


addendum 28/11/2010 : Les forces de sécurité irakiennes ont annoncé avoir arrêté une douzaine de membres présumés d'Al Qaïda qui seraient impliqués dans cette prise d'otage. Le général Ahmed Abou Raghif, directeur des affaires internes au ministère de l'Intérieur, a déclaré que parmi les 12 suspects arrêtés figurait l'un des chefs de la mouvance Al Qaïda pour la région de Bagdad.
Ils ont également saisi 6,5 tonnes d'explosifs destinées, selon eux, à d'autres attentats contre un ministère, des hôtels et, une fois de plus, la communauté chrétienne.

La Norvège vient de refuser un projet de mosquée à Tromsoe, située au nord du pays, au dessus du Cercle polaire, en refusant notamment les contributions saoudiennes au financement du projet. Le motif invoqué est clair et sans langue de bois : l'absence de liberté religieuse en Arabie saoudite.

"Il serait paradoxal et peu naturel d'approuver le financement émanant d'un pays où la liberté religieuse n'existe pas", a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ragnhild Imerslund.

La mosquée de Tromsoe, qui serait devenue la mosquée la plus septentrionale au monde, devait être financée à hauteur de 2,5 millions d'euros par l'homme d'affaires saoudien Hamad al-Gamas. Le donateur a en effet posé comme condition à son financement que les autorités norvégiennes approuvent le projet par écrit.
Les autorités norvégiennes ont aussi refusé d'apporter leur aval à un autre projet de mosquée à Oslo pour les mêmes raisons, et ont officiellement expliqué leur démarche au gouvernement saoudien lors d'une visite du vice-ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, en octobre.

« Nous avons la liberté de religion. Il s'agit de questionner les lois dans le pays d'où vient l'argent », avait alors déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères Jonas Gahr Store, qui se disait prêt à porter le débat au Conseil de l’Europe.

Les autorités saoudiennes en "ont pris note" sans que cela n'affecte les la coopération entre les deux pays, qui reste "extrêmement bonne".

Contrairement à la France, la Norvège, qui compte sur son sol près de 100 000 musulmans sur les 4,7 millions d’habitants, autorise le financement des lieux de culte par des pays étrangers. Cependant, le débat autour de la situation des chrétiens d’Orient a refait surface ces derniers jours dans le pays, sans aucun doute en lien avec le Synode sur le sort de ces chrétiens.

La liberté de culte est restreinte dans le royaume saoudien. L’islam est la seule religion qui peut être publiquement pratiquée. Le pays interdit la venue de chefs religieux autres que musulmans, à l’instar des prêtres, empêchant les quelque 1,3 million de chrétiens, des travailleurs philippins pour la plupart, d’assister aux services religieux ou de recevoir des sacrements (baptêmes, communions, mariages…).


du 10 au 23 octobre 2010

Dimanche 10 octobre 2010 s'ouvrait au Vatican le synode consacré à l'avenir des chrétiens de Terre sainte. 246 patriarches, évêques, prêtres et experts de cette région du monde sont venu pour échanger et souvent faire part de leurs incroyables difficutés, ignorées le plus souvent par les pays occidentaux qui refusent de faire pression (à mons que ce ne soit par crainte de représailles islamiques ?).
La préparation de ce synode avait été ensanglantée par le meurtre de Mgr Luigi Padovese, président de la conférence épiscopale de Turquie , alors qu'il devait justement remettre au pape à Chypre le document de travail réalisé en préparation de ce synode. Le pape avait refusé d'y voir un meurtre politique.

Aujourd'hui, le pape exhorte dans son homélie les chrétien à pouvoir ressentir «la joie de vivre en Terre sainte». Qu'ils puissent aussi échapper au «découragement» et à la tentation de fuir…
Le phénomène de diaspora des chrétiens vers l'Occident a en effet atteint sa cote d'alerte, ce qui motive en grande partie un tel synode. Le maintien des chrétiens sur cette terre qui est «le berceau» du christianisme, mais aussi du judaïsme et de l'islam, à travers les dix pays représentés au synode (Turquie, Syrie, Chypre, Irak, Iran, Liban, Jordanie, Israël, Territoires palestiniens, Égypte), passe «avant tout» pour Benoît XVI par un «droit humain fondamental»: celui pour les chrétiens de «vivre dignement dans leur propre patrie».

Benoît XVI a mis l'accent sur trois conditions pour qu'une convivialité soit possible entre fidèles des trois grandes religions:

  • l'engagement de la communauté internationale pour «soutenir un chemin fiable, loyal et constructif vers la paix»;
  • l'engagement des «religions majoritairement présentes dans la région», le judaïsme et l'islam, pour «promouvoir les valeurs spirituelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence»;
  • l'engagement, enfin, des chrétiens eux-mêmes, non seulement dans les domaines où ils sont déjà très présents -l'action sociale et l'éducation- mais sur le terrain plus délicat de «la pratique du pardon et de la réconciliation». Car telle est, aux yeux du Pape, la vocation profonde de l'Église catholique: être un «signe et un instrument d'unité et de réconciliation».

Lors des réunions, le patriarche copte d’Alexandrie, Antonios Naguib, a déclaré que les attaques contre les chrétiens étaient à la hausse en raison de l’intégrisme croissant dans la région.

«Depuis 1970, nous avons assisté à la montée de l’islam politique dans la région, composée de beaucoup de différents courants religieux, qui a affecté les chrétiens, en particulier dans le monde arabe», a déclaré Naguib. «Ils veulent nous imposer un mode de vie islamique, en utilisant des méthodes violentes. Nous devons nous relever ensemble. Nous devons tenir.»

Bien que la liberté de culte soit garantie par la constitution dans la plupart des pays du Moyen-Orient, certaines lois et pratiques sont largement limitées dans certains pays, a t-il dit. Et puis, entre ce que les gouvernements acceptent et les imams, il y a souvent une différence.

Notant que les chrétiens étaient maltraités partout dans le Proche-Orient arabe, il a imploré les nations musulmanes à agir de manière plus équitable envers sa communauté.

«Notre communauté doit être plus que tolérée” a t-il expliqué.» «Les difficultés dans les relations entre chrétiens et musulmans surviennent généralement lorsque les musulmans ne fait pas de distinction entre religion et politique», a déclaré Naguib. «Sur cette base, les chrétiens sentent un malaise important, celui d’être considéré comme non-citoyens

Dans son diocèse, comme en écho à ce synode, le père Rodolphe Vigneron, délégué épiscopal aux affaires culturelles en Alsace, rentre de Bagdad et relate les immenses difficultés des chrétiens, qui sont continuellement persécutés. L'homme d'église déplore l'absence de raisonance médiatique d'un drame qui est au cœur des travaux du synode sur l'Eglise au Moyen-Orient.

Pour lui, les pires conditios de situent à l'est d'Erbil, où c'est bien l'enfer que connaissent les chrétiens.

« On a ici de la peine à imaginer la terreur qu'ils vivent au quotidien », témoigne le prêtre. A Mossoul, au nord, les enlèvements et les assassinats ont engendré un exode vers Karakosh, distante d'à peine 15 km, où la «population a triplé ».

Ces exactions avaient conduit les chrétiens à manifester au printemps dernier, organisant une marche de la paix à Karakosh.

« Ils ont besoin du soutien occidental mais c'est toujours le même refrain, ils ont l'impression qu'ils n'existent plus aux yeux du monde. Comme un leitmotiv, ils demandent aux Occidentaux que l'on parle d'eux. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi l'Etat n'arrive pas à rétablir l'ordre alors qu'à Bagdad p. ex., les chrétiens se sentent en sécurité » (une sécurité qui reste tout de même relative, constate le père Vigneron.

Les conditions de vies des chrétiens varient d’un pays à l’autre du Moyen-Orient, mais la tendance générale est celle d’un exode de la région. Les chrétiens représentaient environ 20% de la population il y a un siècle, mais ne sont désormais que 5%… Et les chiffres continuent de baisser!

Oui, c'est en effet ce qu'affirme, chiffres à l'appui, le député belge Konrad Szymanski, de groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE), au cours d'une conférence sur la « persécution des chrétiens », qui s'est tenue mardi 5 octobre au parlement européen, à Bruxelles.

Cette conférence était organisée par le groupe du Parti populaire européen (PPE), le groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE), et la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE).
La Déclaration écrite initiée par Mario Mauro (PPE) et Konrad Szymański (CRE) devrait être soumise à la plénière du Parlement européen dans les semaines à venir. Elle devra recevoir les signatures de 380 membres du Parlement européen en trois mois pour être adoptée. Elle propose notamment : « La liberté religieuse doit être intégrée aux politiques extérieures de l'Union européenne ».

Le secrétariat de la COMECE a présenté son mémorandum sur la liberté religieuse qui rappelle que

« le droit à la liberté de religion est si étroitement lié aux autres droits fondamentaux que l'on peut soutenir à juste titre que le respect de la liberté religieuse est comme un «test» pour l'observance des autres droits fondamentaux ».

« Des violations du droit à la liberté de religion ou de croyance ont lieu dans le monde entier et concernent près de 100 millions de chrétiens chaque année », souligne l'association chrétienne Open Doors International.
D'après les dernières statistiques, précise l'organisme au service de l'Église persécutée, en 2010 les 10 pays dans lesquels les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi sont : la Corée du Nord, l'Iran, l'Arabie Saoudite, la Somalie, les Maldives, l'Afghanistan, le Yémen, la Mauritanie, le Laos et l'Ouzbékistan.

Parmi les députés, Konrad Szymanski (CRE) a rappelé que

« 75% des décès liés aux crimes de haine basés sur la religion touchent des personnes de foi chrétienne, faisant ainsi des chrétiens les croyants les plus persécutés au monde ».
« L'Europe ne peut rester indifférente », a-t-il averti, soulignant que « la souffrance de masse des chrétiens est un crime qui est aujourd'hui encore oublié » et rappelant aux responsables politiques « les responsabilités qui sont les leurs ».

Le député Mario Mauro (PPE) a lui souligné que « la liberté religieuse est la condition par laquelle doivent passer toutes nos autres liberté ».

« Etre libre d'exprimer et de pratiquer la religion dans laquelle nous croyons signifie échapper à l'abus de pouvoir », a-t-il ajouté. « C'est la raison pour laquelle nous devons insister sur la défense de ce principe ».

Le 2 octobre, 40 nationalistes hindous ont fait irruption dans un rassemblement chrétien (protestant) à Chintamani, dans l’Etat du Karnataka. Ils étaient rassemblés dans une école chrétienne pour célébrer la naissance du Mahatma Gandhi. Les agresseurs s’en sont pris partculièrement aux quatre pasteurs présents. La femme de l’un d’eux, Kejiya Fernandes, a reçu un coup dans l’estomac. Dans la soirée, cette femme enceinte de quatre mois a perdu son bébé.

Sur les douze accusés cités dans la plainte de la police, deux ont été arrêtés le jour-même de l’attaque, les autres sont en fuite. Tous sont des résidents de la ville de Chintamani et soupçonnés d’appartenir à des groupes nationalistes hindous. L’attaque aurait été menée pous venger «l’insulte faite aux dieux hindous» lors de cette rencontre.

La police saoudienne est intervenue au beau milieu d'une messe qui se tenait secrètement (?) dans un hôtel de Ryad devant 150 fidèles. Elle a arrêté douze d'entre eux ainsi que le prêtre catholique, les accusant de prosélytisme (?). C'est ce que révèle le journal Arab news.

Ils ont tous été libérés dimanche après des garanties données par leur ambassade ou des tiers.

L'Arabie saoudite interdit la pratique de toute autre religion que l'islam. Cependant, des services religieux, discrets et limités en nombre de participants, sont tolérés par les autorités dans l'enceinte des zones réservées aux expatriés et au sein des rassemblements de Philippins.

Plus d'un million de Philippins sont employés en Arabie saoudite et représentent l'essentiel de la communauté chrétienne du royaume.

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