PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE



du 10 au 23 octobre 2010

Dimanche 10 octobre 2010 s'ouvrait au Vatican le synode consacré à l'avenir des chrétiens de Terre sainte. 246 patriarches, évêques, prêtres et experts de cette région du monde sont venu pour échanger et souvent faire part de leurs incroyables difficutés, ignorées le plus souvent par les pays occidentaux qui refusent de faire pression (à mons que ce ne soit par crainte de représailles islamiques ?).
La préparation de ce synode avait été ensanglantée par le meurtre de Mgr Luigi Padovese, président de la conférence épiscopale de Turquie , alors qu'il devait justement remettre au pape à Chypre le document de travail réalisé en préparation de ce synode. Le pape avait refusé d'y voir un meurtre politique.

Aujourd'hui, le pape exhorte dans son homélie les chrétien à pouvoir ressentir «la joie de vivre en Terre sainte». Qu'ils puissent aussi échapper au «découragement» et à la tentation de fuir…
Le phénomène de diaspora des chrétiens vers l'Occident a en effet atteint sa cote d'alerte, ce qui motive en grande partie un tel synode. Le maintien des chrétiens sur cette terre qui est «le berceau» du christianisme, mais aussi du judaïsme et de l'islam, à travers les dix pays représentés au synode (Turquie, Syrie, Chypre, Irak, Iran, Liban, Jordanie, Israël, Territoires palestiniens, Égypte), passe «avant tout» pour Benoît XVI par un «droit humain fondamental»: celui pour les chrétiens de «vivre dignement dans leur propre patrie».

Benoît XVI a mis l'accent sur trois conditions pour qu'une convivialité soit possible entre fidèles des trois grandes religions:

  • l'engagement de la communauté internationale pour «soutenir un chemin fiable, loyal et constructif vers la paix»;
  • l'engagement des «religions majoritairement présentes dans la région», le judaïsme et l'islam, pour «promouvoir les valeurs spirituelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence»;
  • l'engagement, enfin, des chrétiens eux-mêmes, non seulement dans les domaines où ils sont déjà très présents -l'action sociale et l'éducation- mais sur le terrain plus délicat de «la pratique du pardon et de la réconciliation». Car telle est, aux yeux du Pape, la vocation profonde de l'Église catholique: être un «signe et un instrument d'unité et de réconciliation».

Lors des réunions, le patriarche copte d’Alexandrie, Antonios Naguib, a déclaré que les attaques contre les chrétiens étaient à la hausse en raison de l’intégrisme croissant dans la région.

«Depuis 1970, nous avons assisté à la montée de l’islam politique dans la région, composée de beaucoup de différents courants religieux, qui a affecté les chrétiens, en particulier dans le monde arabe», a déclaré Naguib. «Ils veulent nous imposer un mode de vie islamique, en utilisant des méthodes violentes. Nous devons nous relever ensemble. Nous devons tenir.»

Bien que la liberté de culte soit garantie par la constitution dans la plupart des pays du Moyen-Orient, certaines lois et pratiques sont largement limitées dans certains pays, a t-il dit. Et puis, entre ce que les gouvernements acceptent et les imams, il y a souvent une différence.

Notant que les chrétiens étaient maltraités partout dans le Proche-Orient arabe, il a imploré les nations musulmanes à agir de manière plus équitable envers sa communauté.

«Notre communauté doit être plus que tolérée” a t-il expliqué.» «Les difficultés dans les relations entre chrétiens et musulmans surviennent généralement lorsque les musulmans ne fait pas de distinction entre religion et politique», a déclaré Naguib. «Sur cette base, les chrétiens sentent un malaise important, celui d’être considéré comme non-citoyens

Dans son diocèse, comme en écho à ce synode, le père Rodolphe Vigneron, délégué épiscopal aux affaires culturelles en Alsace, rentre de Bagdad et relate les immenses difficultés des chrétiens, qui sont continuellement persécutés. L'homme d'église déplore l'absence de raisonance médiatique d'un drame qui est au cœur des travaux du synode sur l'Eglise au Moyen-Orient.

Pour lui, les pires conditios de situent à l'est d'Erbil, où c'est bien l'enfer que connaissent les chrétiens.

« On a ici de la peine à imaginer la terreur qu'ils vivent au quotidien », témoigne le prêtre. A Mossoul, au nord, les enlèvements et les assassinats ont engendré un exode vers Karakosh, distante d'à peine 15 km, où la «population a triplé ».

Ces exactions avaient conduit les chrétiens à manifester au printemps dernier, organisant une marche de la paix à Karakosh.

« Ils ont besoin du soutien occidental mais c'est toujours le même refrain, ils ont l'impression qu'ils n'existent plus aux yeux du monde. Comme un leitmotiv, ils demandent aux Occidentaux que l'on parle d'eux. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi l'Etat n'arrive pas à rétablir l'ordre alors qu'à Bagdad p. ex., les chrétiens se sentent en sécurité » (une sécurité qui reste tout de même relative, constate le père Vigneron.

Les conditions de vies des chrétiens varient d’un pays à l’autre du Moyen-Orient, mais la tendance générale est celle d’un exode de la région. Les chrétiens représentaient environ 20% de la population il y a un siècle, mais ne sont désormais que 5%… Et les chiffres continuent de baisser!

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