PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


L’Agence Fides publie comme chaque fin d'année la liste des "ouvriers pastoraux" des oeuvres Pontificales Missionnaires qui ont perdu la vie de façon violente au cours des 12 derniers mois. ils sont 25 a avoir été tués au cours de l’année 2010: 1 Evêque, 17 prêtres, 1 religieux, 1 religieuse, 2 séminaristes et 3 volontaires laïcs.



L’Amérique est le pays qui aura fait le plus de victimes chez les missionnaires, avec 17 d'entre eux assassinés (12 prêtres, 1 religieux, 1 séminariste et 3 laïcs), suivie par l'Asie (1 Evêque, 4 prêtres et 1 religieuse tués), puis par l’Afrique où ont été assassinés un prêtre et un séminariste.



Le comptage de Fides ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict, mais tous les "ouvriers pastoraux" morts de façon violente, parfois sans que l'on sache vraiment pourquoi.

Six bombes ont été placées le 30 décembre au soir devant des habitations de chrétiens à Bagdad, provoquant la mort d’au moins deux personnes et en blessant une quinzaine d'autres. Deux bombes ont explosé dans l'ouest de Bagdad, la première dans le jardin de la maison d'une famille chrétienne vivant dans le quartier de Yarmouk qui a fait un blessé, et la seconde qui a touché deux chrétiens dans le secteur de Khadra. Un autre chrétien a également été blessé par une bombe placée rue al-Sinaa, à Karrada (centre), non loin de la cathédrale attaquée fin octobre. Dans le sud de Bagdad enfin, trois chrétiens ont été blessés dans un attentat dans le quartier de Dora, de même que deux autres par une bombe qui visait une maison de Saïdiya.

Ces attaques ont été perpétrées à partir de 19H30 dans six quartiers de la capitale irakienne contre une communauté visée à de nombreuses reprises ces deux derniers mois.
L'attaque la plus sanglante a eu lieu dans le quartier d'al-Ghadir, dans le centre de Bagdad, où une bombe artisanale a explosé vers 20H00, tuant deux chrétiens et faisant trois blessés, dont un chrétien. Les autres explosions, toutes dues à des engins artisanaux, n'ont fait aucun mort, mais blessé neuf chrétiens.
Al-Ghadir est un secteur où vivent toujours de nombreux chrétiens, même si beaucoup ont récemment fui, du fait des menaces lancées par la branche irakienne d'Al-Qaïda contre les membres de cette communauté.


Cette nouvelle vague d’attaques dans la capitale irakienne n’a pas été revendiquée mais semble porter la marque d’Al Qaeda, à l’origine des précédents attentats contre la communauté chrétienne irakienne.
Début novembre, la nébuleuse islamiste avait qualifié les chrétiens de "cibles légitimes", quelques jours après avoir revendiqué l'attaque sanglante de la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du perpétuel secours, où 44 fidèles et deux prêtres avaient été tués par un commando armé le 31 octobre.

Ce n'est pas la première fois que des maisons appartenant à des chrétiens sont visées lors d'attaques presque simultanées. Le mois dernier, quelques jours après les menaces proférées par Al-Qaïda, une série d'attentats (1, 2, 3) visant les domiciles de chrétiens de la capitale avait fait six morts et 33 blessés, renforcé le profond sentiment d'insécurité et poussé davantage de membres de cette communauté à fuir vers la région autonome du Kurdistan, ou à prendre le chemin de l'exil vers l'étranger. Le 25 décembre, c'est sous haute protection que les chrétiens d'Irak ont assisté aux messes de Noël alors que les dirigeants du pays les exhortaient à rester en Irak.

Sur les 800.000 à un million de chrétiens qui vivaient en Irak avant l'invasion de 2003, il n'en reste plus que la moitié.
Le 17 décembre, le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) a dénoncé un "lent mais régulier exode" de milliers de chrétiens d'Irak à la suite du carnage du 31 octobre.

Sur Radio Vatican, Mgr Warduni, évêque en Irak, a déploré une fin d’année « marquée par des attentats et des persécutions » :

« Ils ont voulu que nous la terminions par ces nouveaux actes terroristes. (...) Ce sont des gens sans conscience, sans religion. Ce qu’ils font est contre Dieu, contre l’humanité, mais aussi contre eux et contre leurs familles parce qu’ils ne sont pas en paix. (...)
Les familles chrétiennes vivent avec beaucoup d’amertume : pères, mères, frères et enfants sont tous en grand danger. Nous vivons dans une grande douleur, une grande tristesse, mais nous avons malgré tout l’espérance en Dieu.
[Le gouvernement irakien] a fait tout son possible pour nous faire célébrer Noël en sécurité. Mais maintenant, au contraire, les choses semblent encore pires : il n’y a plus cette sécurité qui nous avait été assurée pour Noël.(...)
Nous demandons la protection des minorités de ce pays. Il faut que ces minorités soient protégées. C’est une honte ! C’est une honte pour cette nation où ses habitants ne peuvent pas vivre en paix et en sécurité. J’accuse aussi le monde entier, parce que tout le monde devrait aider à apporter la paix dans le monde, et spécialement en Irak.
Le terrorisme ne pourra jamais anéantir la foi des chrétiens. Nous sommes fermes dans notre foi et nous serons toujours fermes, même s’il faut répandre notre sang pour le Seigneur, pour le monde et pour notre pays ».

Les Etats-Unis ont condamné le lendemain cette nouvelle vague d'attentats coordonnés contre des chrétiens, appelant le gouvernement irakien à mieux protéger cette communauté fragile.

Nous condamnons la violence perpétrée la nuit dernière contre des chrétiens par des terroristes en Irak", écrit dans un communiqué Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat.

Les Etats-Unis demandent de "redoubler d'efforts pour protéger les chrétiens et arrêter les terroristes qui sont derrière ces actions", ajoute-t-il.

Des hommes armés suspectés d'appartenir à la secte Boko Haram, les «talibans» nigérians, ont mené trois attaques contre des églises dans la région d'Alamderi, au Nord du Nigéria, dans la ville de Maiduguri.

« Dans une attaque menée contre une église baptiste dans la région d'Alamderi, cinq fidèles dont un pasteur ont été tués par des hommes armés suspectés d'appartenir à la secte Boko Haram», a déclaré le lieutenant Abubakar Abdullahi, ajoutant que cette attaque avait eu lieu dans la ville de Maiduguri, considérée comme un «fief» taliban.

Dans une autre partie de cette ville, un garde de sécurité a été tué par d'autres membres présumés de la secte Boko Haram, qui ont attaqué une autre église.

Des soldats nigérians, selon la même source, ont réussi à empêcher une autre attaque visant troisième église dans la même ville. Le porte-parole militaire a cependant souligné qu'une église baptiste avait été incendiée ainsi que la maison du pasteur qui était située à proximité.

Boko Haram est une secte islamiste dont le soulèvement l'an dernier et un affrontement avec les forces de l'ordre avaient fait des centaines de morts.

Plus de 50 personnes, dont des policiers, des soldats, des religieux, des chefs locaux et des politiciens ont été tués à Maiduguri, au cours des cinq derniers mois, par des hommes soupçonnés d'appartenir à la secte Boko Haram, qui affirme vouloir instaurer un Etat islamiste "pur".

En juillet 2009, la secte qui se réclame des talibans d'Afghanistan, comptait des milliers de partisans. Elle avait alors mené une offensive coordonnée contre des commissariats dans plusieurs Etats du nord.

Le même jour, une série de sept attentats à l'explosif a causé la mort de 32 personnes et blessé 74 autres, dans la ville de Jos, capitale de l’État du Plateau. Aucun lien n’a été dans un premier temps établi entre ces différentes attaques. L'attaque a Jos, bien que localisée dans le quartier chrétien, semble davantage faire écho aux violences passées qui sont politiques et qui opposent les chrétiens et les musulmans comme communautés opposées sur des sujets sociaux et politiques, sans que la religion ne semble être elle-même facteur de tension (ces violences politiques ne sont donc pas répertoriées dans ce site). L'attaque de Maiduguri semble en revanche bien avoir un objectif religieux.

Toujours le même jour, une église était attaquée aux Philippines par d'autres islamistes.

Le pape Benoît XVI a déploré, dimanche 26 décembre, lors de l'angélus, les «violences absurdes» contre les chrétiens.

Aux Philippines, dans le sud du pays en proie à une rébellion musulmane, un prêtre et cinq fidèles ont été blessés par l'explosion d'une bombe dans une église où était célébrée la messe de Noël sur l'île de Jolo. La bombe, artisanale, avait été placée sur le toit et n'a, de ce fait, pas fait de morts.

L'incident s'est produit alors qu'une messe de Noël était célébrée par un prêtre qui a été blessé dans la déflagration, a précisé le lieutenant-colonel Randolf Cabangbang. Une centaine de personnes assistaient au service religieux qui se tenait dans la principale enceinte de la police de l'île.
L'île de Jolo est le repaire du groupe islamiste Abou Sayyaf lié à Al-Qaida qui lutte depuis des années pour le contrôle de l'île et du Sud des Philippines.


dimanche 6 décembre 2010

Dimanche 6 décembre 2010, un couple de personnes âgées a été tué à leur domicile par des hommes armés.
Leur assassinat a été perpétré à Baladiyat, une zone à prédominance chiite située à l'est de Bagdad. ll fait suite à ne nombreuses attaques survenues contre des chrétiens ces dernières semaines, suite à l'appel d'Al Qaeda à assassiner tous les chrétiens en ces termes :

« Les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moudjahidines »

Recommander ce site

Calendrier

« décembre 2010 »
lunmarmerjeuvensamdim
12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031

Catégories



Parse error: syntax error, unexpected $end in /home/indignat/www/persecutions/ecrire/tools/bbclone/var/last.php on line 784