PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Franco

Ce document montre «un excès de laïcisme» a déclaré Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères

...au sujet d'un projet de déclaration commune que l'Union Européenne devait promulguer le 31 janvier 2011.

Les 27 états européens étaient appelés à adopter une déclaration officielle sur les persécutions anti-chrétiennes, notamment en Egypte et en Irak. Cette déclaration devait faire suite à l'Appel des parlementaires en faveur des chrétiens d'Orient initié par le député français de Vendé Dominique Souchet, et relayé par les ministres des Affaires étrangères français, italien, hongrois et polonais qui ont demandé une réaction européenne dans une lettre commune à la haute représentante de l'Union, Catherine Ashton. Le projet avait obtenu le feu vert des vingt-sept ambassadeurs européens juste avant la réunion des chefs de la diplomatie de l’UE, le 31 janvier à Bruxelles, et le texte avait été préparé par la haute représentante aux Affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, déjà vivement critiquée pour son immobilisme en diplomatie.

Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont cependant été incapables de s’entendre sur une déclaration prônant la protection des libertés religieuses dans le monde. La plupart ont préféré se réfugier dans la neutralité en ne mentionnant aucune communauté spécifique ni aucun pays en particulier, ce qui sonne comme un aveu d'impuissance ou de lâcheté qui ne saurait faire pression sur quelque autorité que ce soit.

Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, s'est montré le plus virulent contre cette neutralité :

« J’ai senti que l’Europe ne serait pas crédible en présentant un texte consacré à la violence contre les minorités religieuses sans citer une seule fois le mot chrétien », a-t-il déclaré, en dénonçant une « laïcité exacerbée ».

Avec le soutien de la France, de la Pologne et de la Hongrie, il a essayé d’amender le texte pour y ajouter une référence aux victimes chrétiennes.

« En vain. De tels ajouts ont été jugés inacceptables par le Royaume-Uni – mais aussi par l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal - et certains pays nordiques, la Suède en particulier, inquiets de faire de ce débat un choc des civilisations ».

Ce texte qui « n’inclut aucune mention des chrétiens, comme si l’on parlait d’autre chose» est devenu pour lui inacceptable.
Dans la déclaration, Rome et Paris voulaient aussi dénoncer les attaques contre la communauté chiite de Kerbala.

Face aux divisions, les Vingt-Sept ont décidé de renvoyer le texte à leurs ambassadeurs.

« Nous sommes tous d’accord sur le fait que la liberté de pratiquer une religion fait partie de nos préoccupations sur les droits de l’homme et qu’il y a de vrais problèmes dans plusieurs parties du monde », a souligné devant la presse Catherine Ashton, qui présidait la réunion.

Une "préoccupation" face à des "problèmes". Bigre !
Les chrétiens sont l’objet de 90% des violences religieuses dans le monde, et les attentats islamistes contre eux se multiplient ces derniers mois, l'Irak a perdu pesque 60% de sa population chrétienne en seulement 8 ans (passant de 1,2 millions à moins de 500 000). Et l'Europe est d'accord pour se dire que cela fait partie de ses "préoccupations". Cela valait le coup de se réunir pour le préciser...

Catherine Ashton aurait déclaré que les 27 ministres se donnaient le temps de «réfléchir» sur la façon dont l’UE pourrait «s’assurer que nous reconnaissions des communautés particulières ou des religions qui trouvent qu’elles sont persécutées»

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe appelle ses membres à prendre des mesures contre les pays du Proche et du Moyen-Orient où la liberté de religion n'est pas respectée.

La recommandation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a été adoptée à une écrasante majorité. Elle fait suite aux attentats qui ont visé les communautés chrétiennes en Orient des derniers mois. Aussi, ce jeudi à Strasbourg, l'Assemblée a-t-elle demandé aux 47 Etats membres de prendre des mesures à l'encontre des Etats du Proche et du Moyen-Orient ne respectant pas la liberté de religion.

Dans le détail, l'Assemblée parlementaire invite le Comité des ministres du Conseil de l'Europe à "élaborer d'urgence une stratégie pour faire respecter la liberté de religion, y compris le droit de changer de religion". Cette stratégie devrait inclure "une liste de mesures pouvant être prises à l'encontre d'Etats qui sciemment ne protègent pas les confessions religieuses".

Ce texte semble reprendre des suggestions faites par le Centre européen pour le droit et la justice formulées lors d'une audition organisée le 25 janvier 2011, organisée en marge de la session de l'Assemblée parlementaire sur le thème « Persécution des Chrétiens d'Orient, quelle réponse de l'Europe ? » (un rapport de la situation est disponible sur leur site. Le rapport constate la "brutale augmentation" des violences antichrétiennes et le fait "que 75% des victimes de violence religieuse dans le monde sont chrétiennes".)

L'assemblée rappelle que le christianisme est né au Proche-Orient il y a plus de 2000 ans et que,

"depuis lors il y a toujours eu des communautés chrétiennes dans cette région. La coexistence de congrégations religieuses est un signe de pluralisme et de l'existence d'un environnement propice au développement de la démocratie et des droits de l'homme". "La disparition des communautés chrétiennes du Proche-Orient serait aussi catastrophique pour l'Islam car elle signifierait la victoire du fondamentalisme", ajoute-t-elle.

Pendant les débats, l'Assemblée a vigoureusement dénoncé l'épuration religieuse des Chrétiens de leur région natale. Le statut de dhimmi qui, conformément à la charia, relègue les Chrétiens au rang de citoyens de seconde classe, a aussi été condamné sans ambigüité. L'Assemblée a en outre demandé instamment à tous les Etats du Proche et du Moyen-Orient de condamner sans ambiguïté non seulement les attentats meurtriers contre des personnes innocentes mais aussi le recours à la violence en général et tout type de discrimination et d'intolérance fondée sur la religion.

Les 11 parlementaires turcs se sont abstenus ou ont voté contre le texte pour protester contre un article dénonçant des incidents survenus lors de la messe de minuit dans deux villages de Chypre nord, une partie de l'île contrôlée par Ankara.

"On met sur le même plan des actes de terrorisme et des faits d'intolérance", a regretté le président de leur délégation, Arol Aslan Cebeci, qui a toutefois qualifié de "regrettables" les faits mentionnés.

Les quatre parlementaires azerbaïdjanais ont adopté la même position.

Tu m'étonnes !...

Le révérend Saul Pradhan, 45 ans, était pasteur d’une Eglise pentecôtiste en Orissa (Inde) et oeuvrait à la réconciliation entre chrétiens et Hindous. Il a été retrouvé mort le 11 janvier dernier sur les bords d’une mare à proximité du village de Pakal, dans le district du Kandhamal, en Orissa. Son corps ensanglanté portait des traces de coups et de blessures, mais la police a conclu dans un premier temps à un « décès par refroidissement », avant de déterminer par autopsie qu'il était mort de noyade.

Mais plusieurs témoignages et la pression des organisations de défense des droits de l’Homme ont contraint la police à procédé, le 15 janvier, à l’arrestation de deux suspects, Marda Pradhan et Baiju Mallick, membres d’un groupe hindouiste radical et dernières personnes à avoir été vues en compagnie du pasteur.
Les proches du pasteur inquiet de son absence le matin du 11 se sont en effet mis à sa recherche et ont appris que le pasteur avait rendez-vous le 10 janvier au soir avec Marda Pradhan (sans lien de parenté avec la victime) et Baiju Mallick, deux extrémistes hindous impliqués dans les violences antichrétiennes de 2008. Ce n’est que l’après-midi du 11 janvier que sous la menace de la famille du pasteur, Marda Pradhan a mené cette dernière à l’endroit où se trouvait le corps.

Selon Dushashan, frère aîné de la victime, et Taruni, sa fille de 13 ans, ce dernier présentait des signes de lutte, avec « du sang qui sortait de la bouche, les membres cassés, le visage, le cou et la poitrine lacérés, les vêtements déchirés ». La veuve du pasteur se dit persuadée que l’assassinat de son mari est dû au fait qu’il tentait de réconcilier hindous et musulmans de la région, rappelant que le pasteur avait fait des démarches de pardon y compris envers ceux qui avaient brûlé sa maison.
Le Rév. Saul Pradhan faisait l’objet de menaces depuis plusieurs mois de la part des hindouistes qui lui demandaient de se convertir, lesquels avaient incendié sa maison lors des pogroms de 2008.

L’ensemble de la communauté chrétienne en Orissa s’est montré très alarmée de ce nouveau meurtre et le vicaire général du diocèse catholique de Cuttack-Bhubaneswar, le P. Bijay Kumar Pradhan (sans lien de parenté avec la victime), a demandé aux autorités de mener une action résolue contre les meurtriers et leurs commanditaires. Le P. Manoj Kumar Nayak, responsable diocésain de la réhabilitation des victimes, a déclaré pour sa part que la tentative de la police locale pour « enterrer » l’affaire de l’assassinat du pasteur était un « signal très inquiétant ».

La police de Raikia dont dépend le village (un secteur qui avait été particulièrement touché par les violences antichrétiennes) avait tout d’abord affirmé que la mort du pasteur n’avait aucun lien avec le communautarisme et qu’elle était due à un « sévère coup de froid », tentant également de dissuader la famille du Rév. Saul Pradhan de porter plainte contre les deux suspects.
Finalement l'autopsie a révélé que le pasteur était mort de "noyade" et la police a libéré les deux suspects.

L’association des « survivants du Kandhamal » a réagi par la voix de son président Bipra Charan Nayak, qui a déploré le fait que

les hindous radicaux aient mis en place « un plan d’élimination systématique de tous les leaders chrétiens » sans que les autorités du district ne fassent quoi que ce soit pour « stopper cette campagne de haine ».

En 2008, en effet, le district du Kandhamal a été l’épicentre de pogroms antichrétiens en Orissa, qui ont fait, selon les derniers bilans disponibles, plus d’une centaine de morts, 50 000 déplacés ainsi que des centaines de maisons et d’édifices religieux détruits.

Un chrétien copte égyptien de 71 ans a été tué et cinq autres personnes blessées par un policier qui a ouvert le feu mardi à bord d'un train à quelque 200 km au sud du Caire. Cette fusillade intervient 10 jours après l'attentat sanglant contre une église d'Alexandrie.



Le policier, Amer Achour Abdel Zaher, est monté à bord d'un wagon dans la localité de Samalut, à mi-chemin entre la capitale égyptienne et la grande ville d'Assiout, selon le ministère de l'Intérieur. Il a ensuite ouvert le feu avec son arme de service, tuant un passager copte, Fathi Saïd Ebeid, 71 ans, et blessant cinq autre coptes, dont son épouse âgée de 61 ans, selon un communiqué du ministère.

Le policier, qui n'était pas en uniorme, a été arrêté. Et comme dans les autres affaires d'assasinat de coptes, les autorités ont parlé d’un déséquilibré mental.



Plusieurs centaines de Coptes en colère se sont rassemblés dans la soirée aux abords de l'hôpital du Bon Pasteur à Samalut où étaient soignés les blessés. La police les a dispersé à l'aide de grenades lacrymogène. L'enquête a été confiée au parquet du gouvernorat de Minya.

Une église chrétienne orthodoxe a été incendiée dimanche soir à Ordjonikidze, en Ingouchie (république russe voisine de la Tchétchénie, située dans le Nord-Caucase) à l'aide d'une grenade RPG qui a atteint le toit de l'édifice.

Bien que rares, les actes de vandalisme contre les églises des minorités chrétiennes du Nord-Caucase, à majorité musulmane, ont augmenté au cours de l'année écoulée.

Une bombe puissante a explosé aux première heures de la nouvelle année 2011, samedi 1er janvier, devant l'église copte d'Al-Qiddissine (l'Eglise des Saints), à Alexandrie, au moment où les fidèles sortaient de la messe du Nouvel An. L'attentat a fait au moins 21 morts et 79 blessés, selon le bilan officiel.
Près de 1.000 fidèles assistaient à la messe, célébrée partout dans le monde à l'occasion du nouvel an, qui venait de se finir lorsque l'attaque a eu lieu, vers 0h30.

"J'étais à l'intérieur de l'église et j'ai entendu une énorme explosion", a confié le père Mena Adel. "Les corps des gens étaient en flammes".

Une mosquée située à proximité a également été endommagée et huit musulmans sont au nombre des blessés. Selon la police, "les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'une voiture est à l'origine de l'explosion. Elle était garée devant l'église et on pense qu'elle appartenait à une personne fréquentant souvent cette église".
Mais le ministère de l'Intérieur égyptien a ensuite fait volte face pour juger probable que l'explosion ait été déclenchée par un kamikaze et ajouté que des "éléments étrangers" étaient vraisemblablement impliqués dans l'attentat. (Ce qui semble peu probable en vérité devant la violence de l'explosion qui a fait 8 blessés jusqu'à une mosquée proche. Le gouvernement cherche peut-être à isoler l'acte pour éviter des violences communautaires).

L'attentat n'a pas été revendiqué mais le gouverneur d'Alexandrie, Adel Labib, a immédiatement pointé du doigt Al-Qaïda. "L'organisation Al-Qaïda a menacé d'attaquer des églises en Egypte. Cela n'a rien à voir avec le sectarisme", a-t-il déclaré à la télévision d'Etat. L'Eglise copte d'Egypte avait en effet été directement menacée par Al Qaïda en novembre. L'"Etat islamique d'Irak", branche irakienne de la mouvance islamiste armée, accuse les orthodoxes de retenir contre leur gré des femmes qui se sont converties à l'islam.
Dans une déclaration mise en ligne il y a deux semaines sur un site internet islamiste, les musulmans étaient invités à attaquer des églises coptes d'Egypte "pendant les fêtes de Noël lorsque ces églises sont bondées". L'édifice visé la nuit du 31 décembre à Alexandrie y figurait.


Appel au calme des politiques

Quelques heures après l'attentat, le président Hosni Moubarak est intervenu à la télévision d'Etat et promis que les auteurs de l'attaque seraient retrouvés et punis. "Nous couperons les mains des terroristes et de ceux qui complotent contre la sécurité de l'Egypte", a-t-il dit. Soucieux d'éviter les divisions religieuses, le raïs a déclaré "De vils terroristes ont visé la nation, les coptes et les musulmans", précisant que le "terrorisme ne fait pas la distinction entre coptes et musulmans", dans une tentative pour éviter tout désir de vengeance de la communauté copte. Il a affirmé que le terrorisme ne déstabiliserait pas le pays et qu'il ne diviserait pas les communautés copte et musulmane. (en résumé, dans le discours oficiel, l'attentat est l'oeuvre d'un homme isolé, qui visait toute l'Egypte, même les musulmans, et non l'église copte...).

Les chrétiens, qui forment environ 10% de la population égyptienne, se plaignent de plus en plus de discriminations.
En janvier 2009, durant les célébrations du Noël orthodoxe, sept coptes avaient été tués dans une fusillade contre une église dans le sud de l'Egypte.
L'église des Saints, à Alexandrie, avait déjà été la cible d'une attaque en avril 2006: un homme armé d'un couteau y avait poignardé des fidèles.

La minorité chrétienne d'Egypte représente environ 10% des 79 millions d'habitants du pays. Les relations tendues avec la majorité musulmane dégénèrent régulièrement en violences.
En novembre, de violents affrontements avaient éclaté au Caire entre des manifestants chrétiens et les forces de la police anti-émeutes à la suite de l'arrêt du chantier d'une église. Deux chrétiens avaient été tués et plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées, selon des sources médicales, tandis que plus de 150 manifestants étaient interpellés.
Depuis, le dispositif de sécurité avait été renforcé aux abords des églises devant lesquelles les voitures ne peuvent normalement plus stationner (et pourtant !).


Des condamnations internationales

Le pape Benoît XVI a condamné samedi l'intolérance religieuse, surtout à l'encontre des chrétiens, exhortant les dirigeants politiques à promouvoir la paix.

"Face aux tensions actuelles qui menacent, face surtout aux discriminations, aux abus et aux intolérances religieuses, qui aujourd'hui touchent particulièrement les chrétiens, j'adresse une nouvelle fois l'invitation pressante à ne pas céder au découragement et à la résignation", a déclaré le chef de l'Eglise catholique dans son homélie lors de la messe du Nouvel An célébrée en la basilique Saint-Pierre de Rome.

De son côté, la France a condamné "avec la plus grande vigueur" l'attaque terroriste. Dans un communiqué diffusé par le ministère des Affaires étrangères, Paris "rappelle son attachement au respect des libertés fondamentales dont la liberté religieuse et son soutien aux autorités égyptiennes dans leur lutte contre le terrorisme".

Les dirigeants égyptiens sont eux surtout inquiets à cause de l'élection présidentielle de septembre et ont immédiatement lancé des appels à l'unité. Ils redoutent par-dessus tout une explosion de violences entre communautés en cette année électorale.

Malgré toutes ces précautions, quelques 150 coptes se sont regroupés dans l'après midi pour manifester leur colère. Des incidents ont éclaté entre chrétiens et musulmans. Plusieurs voitures ont été incendiées. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que des ambulances arrivaient sur les lieux.
Les coptes scandaient notamment :

"Lâches terroristes, le sang des Coptes n'est pas bon marché".
"O Moubarak*, le coeur des Coptes est en feu"
"O croix, nous nous sacrifions pour toi par notre âme et notre sang" .

\* Président égyptien

Une nouvelle église a été incendiée à Maiduguri, ville du nord du Nigeria où des églises avaient déjà été brulées et six personnes tuées la veille de Noël par des islamistes.
Aucune victime n'est à déplorer, l'église pentecôtiste étant vide au moment de l'incendie, d'origine criminelle.

La secte islamiste Boko Haram avait revendiqué les attaques du 24 décembre à Maiduguri et une série d'attentats le même jour dans la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, qui avaient fait plus de 80 morts.

La police a déclaré avoir arrêté la semaine dernière 92 membres présumés de Boko Haram, un groupe qui avait lancé un soulèvement dans le nord du Nigeria en 2009, où des centaines de personnes avaient été tuées.

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