PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Des chrétiens chinois - catholiques et protestants - ont été arrêtés durant le mois d'août, selon les agences Asianews et Eglises d'Asie.

Notamment, Une trentaine de prêtres et laïcs catholiques ont été arrêtés dans la province de Gansu, avant d'être remis en liberté. Ces catholiques appartiennent tous à l'Eglise clandestine (non-reconnue par les autorités, et surtout non contrôlée par elles), qui ne fait pas partie de l'Association patriotique des catholiques chinois (APCC).

Pékin a récemment nommé des évêques sans l'approbation du Vatican, qui les considère donc comme illicites. Les évêques concernés ont été mécaniquement excommuniés. Pourtant, les responsables de l'Eglise officielle préparent d'autres ordinations de ce type.

Fin juillet, suite à une rafle policière en milieu protestant, plus d'une vingtaine de pasteurs et de laïcs appartenant à des Eglises « non-enregistrées » ont été arrêtés en Mongolie intérieure. Quinze d'entre eux ont été incarcérés pour « pratique d'un culte menaçant la sécurité de l'Etat ».

Eglise d'Asie (EDA) via RFI


Samedi 8 août 2011

La cathédrale Notre-Dame du Cap-Haïtien (Nord d'Haïti, deuxième ville du pays) a été profanée dans la nuit de samedi à dimanche derniers, par des inconnus qui y ont perpétré des actes de vandalisme.

Le mobilier a été détruit ainsi que des statues de saints, et le drapeau du Vatican a été déchiré. Mais beaucoup plus grave, l’autel a également été saccagé, et le saint-sacrement emporté. Ils auraient profité des bruits assourdissants d’un concert qui se déroulait sur la Place Notre-Dame, où se trouve la Cathédrale. Les statues ont été renversées à l'aide de matériels qui prouvent une préméditation.

Des tracts faisant l’apologie des églises protestantes et présentant le Vatican et l’Eglise catholique haïtienne comme des suppôts du diable ont été retrouvés sur les lieux. Il s’agit des mêmes tracts remarqués plusieurs jours auparavant en divers endroits dans le Nord lors de la célébration de fêtes patronales.

L’Archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Louis Kébreau, également président de la Conférence Episcopale d’Haïti (CEH), a condamné de tels actes, appelant le gouvernement à assumer ses responsabilités, notamment dans le filtrage des sectes qui arrivent au pays.

« Ce n’est pas le temps des guerres de religion. C’est plutôt celui de la réconciliation », a déclaré le prélat. Il a aussi dénoncé le développement d’un « fanatisme religieux malsain » dans le pays.

Mgr Kébreau annonce la réunion urgente du haut clergé en vue de statuer sur la situation.

Les mêmes individus ont vainement tenté de perpétrer les mêmes actes dans l’église anglicane de la ville, avant de se diriger vers la cathédrale du Cap.

Le délégué du département du Nord, Ardouin Zéphirin, a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le directeur départemental de la police, le commissaire divisionnaire Joany Canéus, a annoncé la mobilisation de ses unités en vue de retrouver les auteurs de tels actes. La présidence a condamné publiquement cet acte et a transmis ses sympathies au Nonce apostolique, au Clergé catholique, particulièrement à l’Archevêque du Cap-Haitien, Mgr Louis Kébreau, et à l’ensemble des Chrétiens catholiques troublés par ces agissements.

Rappelant que la Constitution de 1987 consacre la liberté religieuse, le président de la Fédération Protestante d’Haïti, le pasteur Sylvain Exantus, a condamné lundi, « d’où qu’ils viennent », les actes perpétrés contre l’église catholique . Les plus hautes instances du secteur protestant se réunissent en urgence et une délégation de la FPH se rend incessamment dans le Nord afin d’enquêter sur ce qui s’est passé, a-t-il annoncé.

Le leader de la Fédération Protestante d’Haïti, le pasteur Sylvain Exantus a condamné ces actes et dénoncé de la banalisation de l’espace religieux. Il a rappelé la nécessité pour les religieux de protéger les lieux sacrés qu’il a présentés comme des espaces de transmission des valeurs sociales et spirituelles.

L'église de la Sainte Famille endomagée Une voiture piégée a explosé à 5h30 devant une église syriaque catholique à Kirkouk (à 240 km au nord de Bagdad), l'église de la Sainte Famille, faisant 15 blessés, dont le curé de la paroisse.

Selon le ministère de l'Intérieur de l'Irak, le nombre de victime est de 23 blessé, dont des habitants du quartier. La déflagration a créé de sévères dégâts à l’église.

Deux autres bombes ont été désamorcées par les forces de l'ordre à proximité de sites chrétiens dans le même quartier, a indiqué la police. Le chef de la police de la province de Kirkouk, le général Jamal Taher Baker, a indiqué en outre que deux autre bombes avaient désamorcées :

« Il y avait deux autres voitures piégées, l'une près de l'église Mar Gorguis (St Georges), à moins de 2 km de l'explosion, et la deuxième près d'une école » religieuse, a-t-il dit.

L'explosion a soufflé les portes, les fenêtres, le générateur et le mobilier de l'église, et endommagé plusieurs voitures et maisons à proximité dans ce vieux quartier de Kirkouk.
Kirkouk compte près de 600.000 habitants dont 10.000 chrétiens contre 50.000 avant la chute du régime de Saddam Hussein et ils n'ont pas pu célébrer cette année les fêtes de Noël après des menaces de mort adressées à des notables chrétiens de la part de l'Etat islamique d'Irak (Dawlat al-Iraq al-Islamiyyah, ou ISI), que l'on dit proche d'Al-Qaïda. L’attentat leur est attribué pour l'heure.



Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen (catholique) de Kirkouk, s’interroge sur le sens de cette attaque.

« Nous ne comprenons pas le message politique de cet attentat, réagit-il. Pourquoi a-t-il eu lieu pendant le Ramadan qui est normalement un mois de prière, de jeûne et de bonnes actions ? S’ils ont des requêtes à faire ou des droits à revendiquer, il existe d’autres moyens pour cela que les bombes et les attentats ! »
« Les chrétiens d’Irak sont tristes et choqués, parce que les terroristes ont frappé un lieu sacré et des innocents. Cette attaque a lieu dans une période sacrée de jeûne et de prière », a-t-il encore déploré.

Ce dernier s’est rendu sur les lieux de l’attentat. Il rappelé que les chrétiens ne jouent pas de rôle en politique et qu’ils demeurent partisans du dialogue et des bonnes relations entre tous.
Il présidait la veille une messe pour la paix dans cette région où les chrétiens sont spécialement persécutés, et à l'occasion du lancement d'une mission de rencontre auprès des communauté et de distribution de médicaments.

Le Ramadan a débuté la veille de l'attaque, et est fréquemment un temps de guerre sainte pour certains extrémistes musulmans.

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