PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


(à cette heure, l'article d'origine ne peut plus être trouvé sur le site source, il faut donc prendre cette information avec prudence.)

Un membre de la police religieuse d'Arabie Sahoudite, la milice des « Moutawaa » qui veille à la bonne application de la charia islamique, a assassiné sa propre sœur, après avoir appris qu’elle s’était convertie au christianisme. Il l’a lapidée, brûlée et lui a coupé la langue, la laissant agoniser jusqu’à la mort.

Le site « Aafaq.org » affirmait que « la jeune Fatima Bint Mohammed Ben Othman Al-Matiri (26 ans), originaire de la province Est, a eu une conversation avec sa mère et son frère, au cours de laquelle la jeune convertie a défendu Jésus-Christ, suscitant la colère de sa famille et poussant son frère à l’espionner ». (article non trouvé).

Le religieux a réussi à s’emparer de l’ordinateur de sa sœur et y a découvert des textes qu’elle avait écrits concernant sa nouvelle religion, et ses louages du Christ. La jeune Fatima participait, sous plusieurs pseudonymes, à des forums de chrétiens et de néo-convertis, notamment des Coptes. Elle défendait « la liberté religieuse et de la foi », critiquant l’islam et son hégémonie. Dans l’une de ses contributions, « elle comparait le Christ à Mahomet, favorisant les prêches pacifiques de Jésus et dénonçant l’islam, ainsi que la vie controversée de Mahomet... », précise « Aafaq.org ». Son frère, membre de la milice islamique, n’a pas supporté le comportement de sa sœur. Il s’est alors acharné sur sa victime, ne lui laissant aucune chance de survie.

Peu avant son meurtre, et en apprenant que son cas venait d’être dévoilé, la jeune Fatima avait écrit son dernier message au forum des « chrétiens arabes », faisant état de sa peur. Mais elle a rassuré ses lecteurs que « Jésus était sa lumière et sera son compagnon », et qu’elle ne craignait rien. De ce fait, Fatima aura été la « première martyre chrétienne d’Arabie saoudite ».

Si la date de cet assassinat n’est pas précisée, il n’en demeure pas moins que l’assassin est actuellement en détention, et les autorités tentent d’étouffer l’affaire par crainte de la réaction de l’opinion internationale. En effet, de telles révélations sont dommageables et l’image de l’Arabie saoudite pourrait en pâtir si la communauté internationale s’emparait de ce meurtre. Les proches de la victime tentent de leur côté de présenter le meurtre comme une affaire de mœurs. Mais le fait que plusieurs sites internet s’en soient emparés risque de porter préjudice au pouvoir saoudien et à l’institution religieuse.
Les wahhabites, qui financent les conversions à l’islam à travers le monde, et notamment en Europe (religion du pardon et de la miséricorde, disent-ils), et qui défendent le droit des musulmans dans les pays non-islamiques, ont une autre vision du pardon et de la miséricorde et l’appliquent avec le sabre dans le propre pays et au sein de leurs familles. Un bel exemple de piété.

Traduction et synthèse de Randa Al Fayçal

(information à prendre avec prudence, certains passages laissent incrédules.)

Une bombe a explosé mercredi devant une église de Kabacan, à North Cotabato, alors qu'une autre tentative d'attentat a été déjouée jeudi matin par les forces de sécurité dans un autre village.

Randolph Cabangbang, porte-parole du Commandement de Mindanao oriental, a expliqué que la bombe, un engin de retardement, avait explosé vers 21H40 locales devant une église sur la rue Matalam, sans faire de morts. Il s'agit selon lui de la première église catholique ciblée par les rebelles musulmans depuis l'offensive militaire en août dernier.

Le lendemain, la police a désamorcé une autre bombe de retardement placée au portail d'une église catholique dans le village de Segundo. Elle voit l'action des membres du Front Moro islamique de libération (MILF) derrières ces attaques. Fort de 12.000 membres, le mouvement a repis ses armes contre le gouvernement en août à la suite de l'avortement d'un accord de paix, suspendu par la Cour suprême à la veille de la conclusion.

Pélerin magazine a diffusé un article poignant d'un prêtre, qui a souhaité resté anonyme et ne pas révéler son pays d'origine, sur les conditions de vie d'un chrétien en terre d'Islam. Ce prêtre a souhaité prendre la parole à l'occasion du premier forum catholiques-musulmans qui aura lieu de 4 au 6 novembre, au Vatican, destiné à mettre en place une instance de dialogue avec des intellectuels musulmans.

Préambule
Entre 9 et 11 millions de chrétiens vivent en terre d’islam. Leurs conditions de vie varient d’un pays à l’autre. Le Liban est le seul pays à majorité musulmane où ils jouissent des mêmes droits. Ailleurs, les petites communautés sont tolérées à condition de ne pas évangéliser. Depuis la montée de l’islamisme et l’arrivée des troupes occidentales en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), les agressions antichrétiennes se sont multipliées dans la plupart des pays musulmans. Si les chrétiens sont admis et reconnus dans la majorité de ces pays, il en est tout autrement pour les convertis, victimes de persécutions. Et même si le Coran honore Jésus et les chrétiens dans plusieurs de ses versets, l’islam interdit la conversion d’un musulman.

Il reste très peu de chrétiens
"Je ne vous donnerai ni mon nom ni de renseignement sur le pays d'où je viens, car je dois être prudent. Pour moi et pour mes amis. Je suis prêtre et j'habite en terre d'islam depuis un demi-siècle. Dans mon pays, alors que la communauté était florissante avant l'arrivée de l'islam, il reste très peu de chrétiens. Là où je vis, comme dans la plupart des pays musulmans, les chrétiens sont tolérés, mais à des conditions inacceptables. Ainsi nous est-il interdit de témoigner de notre foi dans la langue du pays. Nous n'avons ni séminaire ni monastère. Nous ne pouvons pas non plus construire d'église. Quant aux conversions, elles sont passibles de la peine de mort. Pour l'islam, tout musulman qui veut le baptême est un traître à reconvertir ou à tuer.

Ils ont frappé un jour à ma porte
Or, je m'occupe d'accompagner les convertis, de les former jusqu'au baptême. J'en connais un grand nombre, que je ne suis pas allé chercher avec une épuisette, mais qui ont frappé un jour à ma porte, en me demandant que je leur parle de Jésus-Christ. Des personnes qui, après avoir étudié le Coran, ont choisi librement l'Evangile pour rencontrer Dieu. J'ai accepté de témoigner pour que les chrétiens de France sachent la détresse dans laquelle vivent ces convertis. Et pour que les responsables réunis à Rome pour dialoguer avec des musulmans n'oublient pas les difficultés qui frappent les minorités chrétiennes en pays d'islam.

Grâce à Internet, il a découvert un Evangile
J'aimerais vous raconter l'histoire d'Ahmed*, étudiant de 25 ans. Pour lui, tout a débuté par un songe. Un homme en blanc lui mettait la main sur l'épaule. Chez nous, sur cette terre d'Orient où Dieu s'est révélé aux hommes, les rêves jouent un rôle capital. A partir du moment où Ahmed a eu ce songe, il n'a eu de cesse d'en chercher la signification. Grâce à Internet, il a découvert un Evangile dans sa langue et l'a lu. Puis il m'a rendu visite après des heures de voyage. « J'ai plein de questions sur l'Evangile », m'a-t-il lancé. Il n'avait pas d'Evangile. Trop dangereux. « Mais j'ai un téléphone portable. » Et là, stupéfait, j'ai découvert tout l'Evangile, enregistré dans son téléphone. Durant des heures, il m'a posé des questions sur Jésus et sur la prière.

Je l'ai freiné, car je ne baptise qu'après trois ans de formation
Ahmed n'est pas une exception. Rachid est arrivé chez moi, saisi lui aussi par Jésus grâce à un songe. Il devait, selon ses mots, « poursuivre son chemin jusqu'au bout ». Il m'a demandé le baptême. Je l'ai freiné, car je ne baptise qu'après trois ans de formation. « Il faut savoir si l'appel de Jésus est vraiment solide, ai-je rétorqué. Si ton rêve vient vraiment de Dieu. » C'est toujours ainsi que je procède.

Je dis aussi à ces personnes les difficultés qui les attendent. « Une fois baptisé, vous devrez vivre votre foi dans la clandestinité, vous cacher de vos voisins, voire de votre famille. Vous aurez du mal à vous marier. Si les autorités découvrent que vous êtes convertis, vos enfants seront placés chez des musulmans pour être rééduqués. » (note : voir l'histoire de Seba et d'Aneela par exemple). L'histoire de Fatima illustre ces problèmes. Cette jeune femme issue d'une famille de notables musulmans, s'est vue, en songe, crucifiée sur la croix. Ce rêve la hantait. Elle finit par découvrir Jésus, trouve un Evangile dans sa langue, le lit, le médite. Elle se fait baptiser, mais elle est dénoncée. Son mari l'enferme dans sa chambre sans nourriture, jusqu'à ce qu'elle perde l'enfant qu'elle attendait. Comme elle refuse de renier le Christ, il la jette dehors. Ses parents la battent. Son père menace de la tuer. Elle parvient à s'enfuir. Depuis, elle vit cachée, dans une extrême pauvreté mais heureuse. Elle veut devenir religieuse.

Ils se posent des questions sur l'Islam
Chaque année, j'accompagne une cinquantaine de convertis. Nous organisons des réunions, en étant très méfiants. Dans nos groupes, personne ne sait comment s'appelle son voisin. Ainsi, si l'un de nous est arrêté, il ne peut rien révéler. Une fille nous aide aussi. Elle prend l'Eucharistie et la met sous son voile pour aller donner la communion. L'on se demande souvent pourquoi ces musulmans deviennent chrétiens. Il n'y a pas d'explication rationnelle. C'est une rencontre d'amour foudroyante. La plupart sont jeunes et insatisfaits avec l'islam, imposé ici par la force. Et puis, ils se posent des questions. Les contradictions du Coran les travaillent.

Ce ne serait pas l'Esprit saint qui ferait du prosélytisme ?
On me fait souvent le reproche d'évangéliser. « Vous nuisez au dialogue. » Cela m'a été dit par des autorités dans l'Eglise, qui m'accusent de mettre des gens en danger, de provoquer des divisions dans les familles. Un jour, le nonce apostolique m'a reproché mon prosélytisme. « Ce ne serait pas l'Esprit saint qui ferait du prosélytisme ? ai-je répondu. Qui mène l'Eglise, sinon Lui ? Si je ne porte pas la bonne nouvelle, ma mission de prêtre est inutile. Et si je refuse la confrontation avec les autorités musulmanes, en restant dans les limites qu'elles me fixent, que vaut le dialogue ? » Je demande aux responsables chrétiens qui, à Rome, dialoguent avec des dignitaires musulmans, de ne pas tenir des propos tièdes. Le dialogue interreligieux est indispensable, mais il se doit d'être chrétien, solidaire avec les Eglises persécutées. Il faut affirmer haut et fort les valeurs des Eglises d'Orient. Elles sont en dialogue depuis des siècles, mais persécutées depuis l'arrivée de l'islam sur leurs terres. Il les a réduites à l'état de petit reste silencieux et stérile. Ces Eglises ne peuvent accueillir aucun converti ! Que nos amis musulmans d'Occident qui réclament des droits exigent de leurs coreligionnaires, en pays d'islam, les mêmes droits à l'égard des minorités chrétiennes. C'est cette réciprocité, nécessaire pour un franc dialogue, que rappelle souvent Benoît XVI. »

Le père Bernard Digal est mort tragiquement le mardi 28 octobre suite aux blessures imposées le 25 août dernier par des radicaux hindous lors des violences qui ont secouées (et secouent toujours à la date de ce post) la région de l'Orissa en Inde. Le père Digal appartenait à l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneshwar, en Orissa.

Le père Bernard, 45 ans, avait été transporté à l’hôpital de Chennai, dans le Tamil Nadu, pour être soumis à une intervention chirurgicale délicate à la tête, mais son corps, mal remis des nombreux traumatismes, blessures et lésions, a cédé.

“Durant sa vie, le père Bernard a montré détermination et courage en témoignant et en mourant pour le Christ. Il est mort en véritable chrétien, et juste après l’agression qu’il a subi, il a pardonné à ses ennemis et ses persécuteurs. Notre affection et nos prières vont à toutes les personnes qui lui sont proches, pour les renforcer et les encourager dans ce moment de difficulté”, a déclaré le père Mrutyunjay Digal, prêtre du même archidiocèse et secrétaire de l’Archevêque local, Mgr Raphael Cheenath.

Des messages de condoléance et de solidarité sont arrivés en Orissa de nombreux diocèses, de la Conférence épiscopale, de mouvements et associations chrétiennes comme de plusieurs organisations civiles. En se préparant à célébrer les obsèques, la communauté catholique locale affirme que “l’intercession du père Bernard du Ciel donnera réconfort et espérances à tous les chrétiens persécutés en Orissa”.

Le 18 août dernier, le corps d'un prêtre carme avait été retrouvé assassiné dans l'Andhra Pradesh. Selon certaines organisations chrétiennes indiennes, on compterait environ 100 morts, des milliers de personnes blessées ou malmenées, alors que les massacres, plus ou moins cachés, continuent. Environ 15.000 chrétiens sont encore dans des camps de réfugiés, alors que 40.000 ont fui dans les forêts ou dans d’autres lieux, terrorisés et dépossédés de leurs maisons et propriétés par des groupes extrémistes hindous.

Les autorités chassent systématiquement les religieux qui sont découverts hors des camps de réfugiés afin de les livrer aux mains des fanatiques. Quand les policiers ne battent pas eux-même les catholiques. Le père Digal s'était indigné du comportement des autorités, ainsi que d'autres religieuses, lors de l'attaque de son église où il avait été laissé pour mort.

Deux prêtres catholiques, religieux jésuites, l'un Equatorien, l'autre Russe, ont été tués au centre de Moscou. Les victimes sont le père Victor Betancourt, jésuite équatorien, qui travaille pour l'Institut de Philosophie, Théologie et Histoire Saint Thomas de Moscou, et le père Otto Messmer, citoyen russe et supérieur de la Région russe, qui rentrait lundi soir dans la communauté après un voyage à l'étranger. Ils avaient respectivement 42 ans et 47 ans, et ont été tué le 25 puis le 28 octobre. Une enquête criminelle a été ouverte pour assassinat. Leur coprs ont été découvert par un autre jésuite, inquiet de leur silence.

Les jésuites lancent un appel à la fin de la violence : « Que toute la Compagnie prie pour le repos éternel des confrères et pour que la violence cesse ! » Le père général des jésuites, Adolfo Nicolás, « invite tous les jésuites à exprimer soutien, aide et solidarité aux confrères de la région russe, en ce moment difficile, ainsi qu'aux familles des confrères décédés. Il remercie pour les condoléances reçues de l'Église qui dès qu'elle apprit la nouvelle, a confirmé son appui et sa solidarité », indique la curie des jésuites à Rome.

L'Eglise orthodoxe russe a exprimé ses condoléances aux catholiques et aux jésuites à la nouvelle de ce drame, par la voix du P. Igor Vyzhanov, secrétaire du Département du patriarcat pour les relations extérieures, rapporte l'agence Interfax.

Mgr Georges Casmoussa, évêque syriaque (catholique) de Mossoul, était invité en France, jeudi 23 octobre, par l'AED (association catholique Aide à l'Eglise en Détresse) à l'occasion de la présentation du rapport 2008 sur la liberté religieuse dans le monde. Il y a dénoncé "l'atmosphère de peur et de panique ainsi que les menaces directes" qui, ces dernières semaines, ont poussé la moitié des familles chrétiennes de la ville à fuir leurs maisons. L'évêque de Bagdad, Mgr Shimoun Wardouni, dénonce, lui, une véritable campagne lancée contre eux qui a provoqué la fuite, en comptabilisant les villages alentour, de plus de la moitié de la communauté restante dans la "ville des églises" : 2 400 familles selon Bagdad, soit environ 12 000 personnes.

En quinze jour d'octobre, une quinzaine chrétiens ont été tués et plusieurs maisons détruites (à l'explosif). Selon Mgr Casmoussa, les chrétiens ont trouvé refuge dans des salles paroissiales ou des églises de villes situées dans la plaine de Ninive, et seules 35 des 1 500 familles exilées seraient pour l'heure rentrées à Mossoul.

"Au rythme d'émigration actuel, il n'y aura bientôt plus d'Assyriens dans le berceau même du christianisme moyen-oriental !" s'alarme un ingénieur syriaque (catholique) de Bagdad.

Numériquement faibles et politiquement inexistants dans l'Irak moderne, les chrétiens se flattent de former "la plus ancienne communauté religieuse d'Irak". Certains de ses membres parlent encore une langue voisine de l'araméen biblique. Jusqu'en 2003, Saddam Hussein, qui les protégeait, notamment parce qu'ils étaient trop faibles pour présenter une menace à son pouvoir, les évaluait à près d'un million. Combien en reste-t-il ? "On ne sait pas vraiment", reconnaît l'évêque chaldéen de Bagdad, Mgr Shimoun Wardouni. "Peut-être un demi-million, peut-être moins". C'est-à-dire moins de 2 % de la population nationale

Mgr Casmoussareste prudent sur les motivation de ces exactions :

"Je ne peux pas prétendre que les raisons sont uniquement religieuses, mais je ne peux pas non plus laver la conscience des groupes fondamentalistes (musulmans). Il y a sans doute à la fois des raisons politiques et religieuses."

Pour l'évêque de Bagdad, en revanche, pas de doute, Al-Qaida est le coupable tout désigné des meurtres de Mossoul. Mais tout le monde n'est pas de cet avis. Certains accusent les chiites, qui se sont beaucoup implantés dans des villages chrétiens ces dernières années, et qui chercheraient à s'étendre.

Mgr Casmoussa attend des autorités irakiennes qu'elles assurent la sécurité dans toute la ville. Ces dernières semaines, un millier de policiers ont été déployés à Mossoul et le gouvernement a annoncé avoir arrêté des responsables des dernières violences.

"On ne demande pas qu'un char soit installé devant chaque maison chrétienne, et surtout pas un char américain ! Nous voulons que la loi et la sécurité soient appliquées pour tous. Il ne suffit pas que le gouvernement nous dise qu'il a mis la main sur tel ou tel groupe, il faut qu'un procès se tienne pour que la confiance du peuple envers les autorités soit restaurée", plaide le religieux.

A Bagdad, Mgr Wardouni a demandé au chef du gouvernement d'envoyer "plutôt des renforts militaires", et non la police - largement dominée par les chiites - "parce que nos gens ont plus confiance dans l'armée". Et puis il y a le facteur kurde. Certaines victimes survivantes des violences à Mossoul pointent plutôt du doigt "des éléments kurdes" qui agiraient ainsi pour pousser les chrétiens, largement implantés dans et autour du Kurdistan autonome, à se solidariser politiquement avec cette autre communauté minoritaire (20 % de la population) qui cherche à étendre la superficie qu'elle contrôle.

Minorités chrétiennes en Irak

Mardi, le Vatican s'est montré "extrêmement préoccupé" par la situation des chrétiens d'Irak et s'est interrogé sur la volonté des autorités de les protéger.

La France s'est proposé de recevoir des réfugiés irakiens. Mgr Casmoussa y est sensible, mais il rappelle ses priorités :

"Si la France peut accueillir des gens en détresse, nous lui serons reconnaissants, mais notre principe consiste à maintenir les Irakiens en Irak."


Reportage Reuters par Le Monde :

Reportage par LCI

Une église incendiée au Madhya Pradesh Une nouvelle église catholique a été incendiée dans l'Etat indien du Madhya Pradesh, rapporte « Eglises d'Asie », l'agence des Missions étrangères de Paris (EDA). D'aucuns reprochent au gouvernement son « inaction ». Cette église était dédiée à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, surnommée en anglais « Petite fleur », « Little Flower ». Le 22 octobre, au petit jour, un groupe non identifié a mis le feu à l'église de Little Flower à Tikamgarh, dans le diocèse catholique de Satna. Les flammes ont eu le temps d'atteindre la porte principale de l'église ainsi que le revêtement du sol du bâtiment. C'est vers 5 h 15 du matin, alors qu'elles se rendaient à la première messe que des religieuses ont donné l'alerte. Le P. Siju John a alors appelé la police et les pompiers qui ont pu maîtriser l'incendie. Les policiers ont confirmé l'utilisation d'une substance inflammable pour le départ de l'incendie criminel.

Le porte-parole de l'Eglise catholique du Madhya Pradesh, le P. Anand Muttungal, a qualifié cette attaque de « particulièrement atroce » et souligné le fait que l'inaction du gouvernement encourageait les actes contre les chrétiens, qui se sont multipliés ces derniers mois. Selon lui, plus de 171 attaques d'églises, institutions ou lieux de culte chrétiens se sont produites depuis que le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien) est arrivé au pouvoir il y a cinq ans. Les incidents semblent se multipliés dans l'Etat du Madhya Pradesh à l'approche des élections législatives de novembre prochain.

« Personne n'a été poursuivi pour ces attaques, et les agresseurs sont ainsi encouragés à continuer leurs exactions en toute impunité », a ajouté le P. Anand Muttungal.

Selon lui, ce dernier incident est le fait « d'hindous fanatiques » dont la stratégie est de diviser les chrétiens et les hindous à l'approche des élections. C'est aussi l'avis du président de l'Association des chrétiens du Madhya Pradesh, Kurishinkal Joshi :

« C'est une tentative d'intimidation de la population avant les élections législatives. »

L'association a demandé au gouvernement de l'Etat qu'il assure la protection des chrétiens et de leurs lieux de culte.

Les autorités vietnamiennes et des groupes soutenus par l’État continuent de persécuter les catholiques après la violente répression de vastes mouvements pacifiques de protestation à Hanoï, en septembre.

De nombreux catholiques ont pris part en septembre à des manifestations pour soutenir l'Eglise qui réclame la restitution de terres confisquées. Ce mouvement de protestation a débuté en décembre 2007, à la suite d’un long litige portant sur deux parcelles de terrain, à Hanoï. Ces terres qui appartenaient de longue date à l’église catholique avaient été confisquées par l’État dans les années 1950. Les négociations entre l’église et le gouvernement ont été bloquées en février 2008 (il n'est pas rare en fait que l'état vietnamien confisque des terre ou interdise des constructions, ou même des réparations, d'église).

Aussitôt, l'Etat s'en est pris à l'Eglise au moyen d'une escalade de menaces et de violences physiques, comme l’a montré Amnesty International dans sa synthèse intitulée After the crackdown : attacks and intimidation.
En parallèle, les média, directement contrôlés par l’État, ont également lancé des campagnes afin de discréditer l’archevêque de Hanoï et d’autres personnalités de l’église ainsi que les manifestants.

À mesure que cette campagne s’intensifie, des contre-manifestants et des groupes soutenus par l’état se rassemblent à l’extérieur de l’archevêché et de la paroisse Thai Ha de Hanoï, afin de harceler et de menacer les membres du clergé et les paroissiens aux sons de « mort à l’archevêque » et « mort aux prêtres ». Une église au moins a déjà été la cible de jets de pierre.

« ils insultent nos mères et nos pères et crient des choses comme 'mort à l’archevêque' et 'mort aux prêtres'. Dimanche dernier, quand je suis revenue de l’église, il y avait peut-être 400 ou 500 personnes qui hurlaient des slogans et brandissaient des banderoles. Beaucoup portaient des chemises bleues. » a déclaré une jeune femme à Amnesty International.

Par ailleurs, le gouvernement a eu recours au droit pénal pour étouffer la liberté d’expression. Quatre manifestants ont été arrêtés et accusés, et de nombreux paroissiens ont été convoqués pour être interrogés par la police ces derniers jours. On pense que les hauts représentants de l’église risquent également d’être arrêtés.

Amnesty International appelle le gouvernement vietnamien à respecter les droits à la liberté d’expression et au rassemblement non violent, ainsi que la liberté religieuse, sans discrimination.

L’organisation demande également la libération immédiate et sans condition des personnes qui ont été emprisonnées pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.


Dimanche 17 octobre 2008

Le prêtre carme Thomas Pandippallyil, âgé de 37 ans, a été retrouvé sans vie dimanche dans la zone de Yellareddy (district de Nzamabad), dans l'État indien d'Andhra Pradesh, où les violences sont vives.

Le visage du prêtre retrouvé dans « une partie déserte du village de Balampilly », était défiguré avec « des signes flagrants de torture », indique l'archevêché.

Il aurait été tué dans la nuit de samedi, dans des circonstances non encore élucidées : le matin, le P. Pandippallyil avait célébré une messe dans le village de Mass Burgida et dans une agglomération voisine, après s'être rendu dans un couvent sur sa route.

Le P. Pandippallyil avait rejoint la mission carmélite de Chanda en 1987 et avait été ordonné prêtre en 2002. Il était particulièrement engagé dans le domaine de l'éducation.

Une enquête devrait éclaircir les circonstances de cette mort.

Une école catholique, la Convent Girls' School, a été la cible d'un attentat à Sangota, dans la région de la ville de Swat au Pakistan. L’édifice a été détruit par des rudiments de bombes. Il n’y a pas eu de victimes puisque l’école avait été fermée, par précaution, par les religieuses, suite aux menaces reçues les semaines précédentes.

L'école avait en effet dû fermer ses portes du 9 au 17 septembre dernier après avoir reçu une lettre menaçant d’une attaque suicide imminente au cœur de l’institut. Publiée par la presse locale, la lettre, signée par le groupe radical islamique Jan Nisaran-e-Islam, accuse les sœurs carmélites, à la tête de l’école depuis février 2007, de faire du prosélytisme, de convertir les jeunes élèves musulmanes et de corrompre leur moralité par des boissons alcoolisées et du matériel pornographique. La lettre de menaces exigeait la fermeture de l’établissement sous peine d’attaque suicide et défendait aux familles musulmanes d’envoyer leurs enfants dans cet établissement, requérant qu’ils soient inscrits dans les écoles coraniques de la région. A la Public High School de Sangota, 95 % des jeunes filles de l’établissement sont musulmanes, leurs familles appréciant la qualité de l’enseignement et de l’instruction dispensés.
L’école et le collège de jeunes filles sont gérés par les sœurs carmélites apostoliques sri-lankaises. L’école a été construite en 1965 et comptait 1.000 étudiantes, venant surtout de familles pauvres, musulmanes et chrétiennes du district de Swat.

Malgré la protection de la police, l'école a pourtant été détruite.

Il y a un peu plus d'une année, les talibans ont exigé que les filles et les femmes de l'école portent la burka (vêtement qui couvre le corps de la tête aux pieds). La région est proche de la frontière afghane et est contrôlée par les talibans depuis environ un an. De 1994 à 2001, l'Afghanistan était dominé par les islamistes radicaux qui interdisaient aux femmes l'accès à l'éducation et à l'emploi.

Une femme chrétienne a été assassinée mardi dans l'Etat indien d'Orissa, alors que son mari et leurs deux filles ont réussi à prendre la fuite, a fait savoir l'agence « AsiaNews ». Cet assassinat porte à 60 le nombre de chrétiens tués en Inde depuis le début de la vague de violence, le 24 août dernier.

Le dernier meurtre a été perpétré alors qu'un groupe d'extrémiste attaquait au petit matin les habitants de trois villages, mettant le feu aux maisons des chrétiens avec des bombes Molotov, sans que la police n'intervienne. Plusieurs personnes ont été blessées dont un enfant de 8 ans qui se trouve dans de graves conditions.

Selon les chiffres fournis par « AsiaNews », et provenant d' All India Christian Council, ces violences ont fait en un mois, outre les morts, plus de 18.000 blessés, détruit 178 églises, brûlé plus de 4.600 maisons et 13 écoles, et endommagé des centres sociaux. Plus de 50.000 chrétiens ont fui leurs villages et se sont réfugiés dans les champs ou dans les forêts.

Les évêques d’Asie inquiets devant l’inaction du gouvernement

La vague de violence, loin de s'apaiser, s'aggrave de jour en jour, comme le souligne dans un communiqué le secrétaire général de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (FABC), Mgr Orlando B. Quevedo, archevêque de Cotabato (Philippines).

Dans son message, écrit au nom des évêques de toute l'Asie, Mgr Quevedo partage son inquiétude face à cette violence visant les catholiques et les chrétiens des autres confessions. Ce qui est le plus alarmant peut-on lire, est le manque d'action de la part des autorités locales et nationales, auxquelles les évêques demandent de mettre fin aux agressions en condamnant les responsables.

« Quelle image tragique présente aujourd'hui ce pays connu jadis comme un pays de grande harmonie et de tolérance religieuse, et qui est salie par une minorité d'extrémistes », ajoute le message.

Dimanche dernier, quelque 400 personnes ont manifesté à New Delhi pour demander au gouvernement d'entreprendre des actions pour freiner la violence extrémiste. La conférence épiscopale indienne, par l'intermédiaire de son porte-parole, Dominic Emmanuel, a exprimé sa « profonde préoccupation » devant le désintérêt manifeste des autorités face à la situation des chrétiens. Il y a une semaine, les fondamentalistes ont incendié à Kandhamal la maison des missionnaires de la charité, l'ordre fondé par Mère Teresa de Calcutta.

Le 15 septembre dernier, en pleine nuit, une bombe a frappé la John Bosco Model School, située dans le district de Bannu, où vivent près de 800 familles chrétiennes. L’attentat n’a pas fait de victime mais a détruit la chapelle de l’école ainsi que d’autres parties de l’établissement.

Construite en 2002 et gérée par les missionnaires de Mill Hill, elle accueille 50 % d’élèves chrétiens et 50 % d’élèves musulmans, l’équipe d’enseignants étant également de religions différentes. Une école « modèle » en termes de cohabitation pacifique et d’harmonie dans cette région tourmentée.

Selon les données fournies par l’Église pakistanaise, dans la Province de la frontière du nord-ouest, les écoles chrétiennes attaquées ces dernières années sont environ 150, signe de la vague croissante d’intolérance et de la diffusion de groupes intégristes musulmans qui souhaitent effacer l’oeuvre d’instruction des instituts chrétiens

Le Syndicat des médecins égyptiens vient d’interdire les dons et les transplantations d’organes entre personnes de nationalité et de religion différentes. En somme, il n’est pas possible pour un Copte de donner ses organes à un musulman et vice versa. Ces pratiques sont désormais limitées aux membres d’une même famille jusqu’au quatrième degré.

Le président du Syndicat des médecins égyptiens, Hamdy El Sayed, soutient mordicus qu'« il ne s’agit pas de promouvoir les différences entre les religions, mais de limiter le commerce d’organes » qui sévit depuis des années dans le pays.

Les Coptes et autres défenseurs des droits de l’homme n’y croient pas.

« C’est une loi raciste qui encourage la discrimination et qui opère une distinction entre les donateurs chrétiens et musulmans, réduisant les chances pour les patients d’obtenir leur transplantation d’organe », a déclaré Naguib Gabriel, directeur de l’Union égyptienne des droits de l’homme au Daily News Egypt.

Pour un grand nombre d’Egyptiens outrés par cette loi, la décision s’explique par le fait que le conseil d’administration du Syndicat des médecins compte de nombreux membres du parti des Frères musulmans. L’idée étant que les Frères musulmans ne voudraient pas souiller des croyants avec des organes venant des Coptes.

« Le projet de loi contribuera à élargir l’écart entre les musulmans et les chrétiens, puis nous aurons des hôpitaux séparés pour chrétiens et musulmans », s’inquiète Naguib Gabriel.

Peu avant la clôture des Jeux Olympiques, Mgr Julius Jia Zhiguo a été arrêté, dimanche 24 août, alors qu'il célébrait la messe dans la cathédrale de Wuqiu, dans le nord de la Chine, et conduit dans un lieu secret. Cet évêque âgé de 73 ans, dit "clandestin" (non reconnu par l'Etat chinois), de Zhengding, dans la province du Hebei, a déjà été arrêté onze fois dans le passéet a déjà passé plus de quinze années en prison. Consacré évêque en 1980 sans l'autorisation de l'Etat, Mgr Jia est sous surveillance policière depuis 1989, et, depuis quelques mois, en résidence surveillée. Durant les Jeux olympiques de Pékin, de nombreux évêques et prêtres ont été soumis à une telle mesure, souligne l'agence de presse.

Au nom de la sécurité publique, les rassemblements chrétiens avaient été interdits durant les Jeux olymiques, mais mille fidèles s'étaient rassemblés dans le diocèse de Zhengding, pour célébrer la fête de l'Assomption, le 15 août dernier. Les forces de police avaient autorisé Mgr Jia à célébrer la messe pour eux. Le diocèse de Zhengding compte 110 000 catholiques, dont 80 prêtres et 90 religieuses.

Des membres de l'Eglise catholique chinoise ont exprimé leur crainte qu'après les JO, l'intérêt international des médias pour la Chine ne s'estompe et que les répressions contre les chrétiens ne reprennent de plus belle.

Les tensions ne s'apaisent pas en Inde après l'assassinat d'un dignitaire du Conseil samedi. Swami Laxmanananda Saraswati et quatre autres hindous avaient été abattus par des inconnus. Le parti nationaliste hindou de l'opposition (Bharatiya Janata Party, BJP) et le Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial hindou) ont aussitôt appelé à des représailles, et c'est à un orphenilat catholique que des foules s'en sont prises dans l'Est de l'Inde.
Un prêtre travaillant à l'orphelinat a été tabassé par des émeutiers et a été hospitalisé pendant que l'orphelinat était incendié, et une femme (une religieuse ?) est morte dans l'incendie.
Dans un autre accès de violences dans l'Orissa, un homme, dont on ne connaît pas encore la confession, a trouvé la mort après qu'une foule en colère eut mis le feu à son logement

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