PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Les Philippines sont le pays le plus catholique de tout l'Asie, près de 90% de la population est chrétienne, 85% catholique. Pourtant l'île de Mindanao, au sud de l'archipel, est une terre où l'islam est davantage présent, estimé à 20% de la population. Proche de la Malaisie, c'est dans cette île que sévissent notamment les indépendantistes islamiques Abu Sayyaf qui ont déjà fait tant de morts.

Marawi City, capitale du Lanao del Sur, est aux Philippines une exception, une ville entièrement soumise à l'Islam alors que la religion catholique est presque religion d'État. Là-bas, l’église n’a pas de croix parce que les musulmans locaux n’en veulent pas, et le prêtre catholique porte la barbe, surtout pas de crucifix ou de col romain « par respect pour les musulmans ». Les clubs de karaoké (archi présent dans tous les quartiers de n'importe quelle ville des Philippines), l’alcool et la viande de porc sont interdits, les femmes sont voilées. Même le fameux lechon (ou cochon de lait) plat traditionnel philippin préparé à l'occasion de toutes les fêtes, est interdit. Les habitants préfèrent donc se marier ailleurs !
On assiste là à une dhimmitude* "volontaire" et résignée en terre chrétienne !

Cette situation est jugée inacceptable par des observateurs, qui y voient la démonstration de la volonté de domination de l'Islam et son incapacité à cohabiter avec les autres dans le respect de leurs rites et coutumes. Même le code municipal inclue les règles morales musulmanes. Des enlèvements ont lieu régulièrement sans la ville, imputable à des bandes organisées selon les autorités musulmanes. Des prêtres catholiques ont ainsi été la cible de ravisseurs, dont un prêtre irlandais qui a été abattu en 2001.



dhimmitude : état de soumission des non-musulmans face aux musulmans dans un pays de droit musulman.

Après 14 siècles d'interdiction, l'émirat arabe du Qatar, petite péninsule voisine de l'Arabie Saoudite, a enfin permis la construction d'un premier lieu de culte pour les catholiques du pays.
Plus de 6.000 fidèles sont venus assister à l'inauguration de l'Eglise Notre-Dame-du-Rosaire, la première église catholique du pays, évènement historique. La célébration a été présidée, au nom du pape, par le cardinal Ivan Dias, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

L'Eglise est érigée dans la banlieue de Doha, capitale du pays, sur un terrain donné à l'Eglise il y a sept ans par l'émir Hamad bin Khalifa Al Thani, favorable au dialogue interreligieux. Elle est cependant privée de croix et sans clocher.

Le cardinal Dias a transmis les vœux du pape à l'assemblée, en particulier au Vicaire apostolique d'Arabie, Mgr Paul Hinder, à son prédécesseur, Mgr Bernardo Gremoli, au Nonce apostolique au Koweït, Mgr Mounged El-Hachem et au vicaire apostolique au Koweït, Mgr Camillo Ballin.

« Enfin les catholiques à Doha ont une maison où ils peuvent se réunir librement et en sécurité », a commenté Mgr Hinder, Vicaire apostolique d'Arabie.

Les quelques 150.000 chrétiens présents au Qatar proviennent surtout des Philippines, de l'Inde et d'environ 100 autres pays du monde. Une communauté multiethnique qui, dès samedi prochain, pourra suivre la messe dans la nouvelle église, célébrée en 14 langues différentes.

Le vice-premier ministre du Qatar était présent à la cérémonie d'inauguration afin de témoigner de l'ouverture du gouvernement, qui a autorisé la construction de cinq autres églises chrétiennes dans le pays. Il a souligné le « caractère positif » du message que cette église pouvait apporter au monde.

Néanmoins, cette ouverture n'écarte pas les dangers d'attaques contre la communauté chrétienne locale. Après les menaces lancées par des groupes extrémistes islamiques, les ambassades des pays occidentaux présents au Qatar ont invité leurs citoyens à la prudence.

Mgr Paulos Faraj Rahho avait été enlevé le 29 Février dernier. Jeudi, il a été retrouvé mort après avoir refusé qu'une rançon d'un million de dollars soit versée pour sa libération. Il ne voulait pas en effet donner de prise aux extrémistes religieux et mafieux qui profitent du chaos du pays pour agir en toute impunité. Le Premier ministre irakien, le chiite Nouri al Maliki, a accusé Al Qaïda d'être responsable de sa mort.

Mgr Casmoussa, archevêque syrien catholique de Mossoul avait lui aussi refusé qu’une rançon soit payée lors de son enlèvement en janvier 2005. Il avait été libéré 24 heures après, une rançon avait été payée ! En juillet 2006 au siège du Secours Catholique à Paris, Mgr Casmoussa avait déploré :

« les familles chrétiennes ont le choix entre payer des sommes exorbitantes pour rester ou quitter le pays. Nous espérons que ces menaces à l’égard des chrétiens ne reposent pas sur une politique définie. »

À l'occasion de l'accueil de l'évêque français de Troyes le 13 février 2008, il avait rappelé dans son sermon, avec humour et distance, que des terroristes étaient venus le voir, quelques jours auparavant, pour lui réclamer 500 000 dollars : une demande qu’il avait refusée poliment. En écoutant l’évêque chaldéen, l’assemblée avait même ri de bon cœur, heureuse et soulagée par sa détermination… Mgr Rahho était connu pour sa jovialité, son courage et sa chaleur. Mais les terroristes, eux, ne plaisantaient pas. Dans la suite de cet événement, il avait conduit l'évêque français sur la tombe du Père Rajhid Ganni, enlevé à Mossoul et égorgé en juin 2007 : « Il est mort en martyr avait dit Mgr Rahho à Mgr Stenger. C’est pour notre communauté une grande perte mais aussi un grand témoignage. Abuna Rajhidnous encourage à rester sur cette terre chrétienne depuis le Ier siècle de notre ère ».

Selon les enquêteurs, la cause du décès de Mgr Rahho, qui remonte sans doute à une semaine, reste incertaine : assassinat ou mauvais état de santé. Le corps ne portait pas de traces de blessures par balles. Mgr Rahho avait 65 ans, et ses ravisseurs l'avaient enterré près de Mossoul.

Certains fidèles imputent ces événements à l'invasion américaine du printemps 2003.

"Quand les forces de la coalition sont arrivées, déclare ainsi un musulman, ces choses ont commencé. Avant, il n' y avait aucune discrimination entre chrétiens et musulmans. Il y a beaucoup de musulmans ici, et l'archevêque était connu de tous"
"Nous sommes vraiment tristes de ce qui s'est passé, déclare un autre. L'archevêque nous aidait. Nous sommes très proches des chrétiens, c'est comme une même famille. Tous ces problèmes ont commencé avec l'occupation".

Mgr Rabban Al Qas, évêque d’Erbil, célébrera vendredi les obsèques de Mgr Rahho. Il ajoutait jeudi parmi de multiples réactions :

« Les musulmans de Mossoul sont choqués et révoltés par cet assassinat. Les chefs religieux viennent nous dire que Mgr Rahho n’était pas seulement l’évêque des chrétiens mais aussi le leur. Ils viennent se recueillir autour de sa dépouille, ils pleurent un fils de Mossoul et nous demandent de rester avec eux, de ne pas fuir cette terre que nous avons tous en partage. »

La moitié des chrétiens de Mossoul ont à ce jour quitté la ville et, depuis 2003, plus de 20 prêtres ont été enlevés…

Mise à jour septembre 2008
En mai dernier, le supposé meurtrier del'évêque, Ahmed Ali, a été condamné à la peine capitale. Mais l'Eglise d'Irak appelle plutôt au pardon et à la réconciliation. Louis Sako, l'archevêque chaldéen de Kirkouk, rappelle que : « Nous n'approuvons pas cette décision, car l'Église est contre la peine de mort ».

Pour les responsables de l'Eglise chaldéenne, il est de plus, peu probable que Paulus Faraj Rahho ait été assassiné, sachant qu'il était sous traitement médical pour un problème cardiaque et qu'il n'avait pas ses médicaments sur lui lors de son enlèvement. Une hypothèse qui pourrait correspondre aux informations contenues dans le rapport de la morgue selon lequel le corps découvert le 13 mars 2008 ne comportait aucune trace de balle.

Les responsables de l'Eglise chaldéenne s'accordent également pour voir dans cet enlèvement une volonté d'effrayer et de faire partir la communauté chrétienne d'Irak. A l'époque d'ailleurs, les exigences des kidnappeurs étaient extravagantes, voire irréalisables : ils réclamaient des armes au Vatican et une rançon de 3 millions de dollars.

Des associations chrétiennes d'Inde dénoncent l'augmentation d'attaques perpétrées contre des chrétiens en Inde, dont la plupart se sont déroulées dans l'Etat d'Orissa entre Noël et le jour de l'an. Ces associations, All India Christian Council, Catholic Bishop's Conference of India et Christian Legal Association, ont recensé 1000 attaques en 2007. Depuis 2001, elles comptaient chaque année environ 200 attaques anti-chrétiennes.

Selon eux, les statistiques le montrent, les actes de violence contre les chrétiens augmentent dans ce pays fédéral dont la Constitution admet pourtant la liberté de religion. Mais selon les chiffres du ministère de l'Intérieur indien, seules 50 attaques antichrétiennes ont été répertoriées dans tout le pays entre 1950 et 1998.
En 2007, le gouvernement fédéral a créé un Ministère des minorités, qui n'a pas empêché une poussée crimes commis contre les chrétiens.

Ces associations attribuent cette augmentation des violences aux extrémistes hindous, comme le Vishwa Hindu Parishad (VHP Association hindoue universelle) ou le parti politique Bharatiya Janata Party's (BJP Parti du peuple indien) qui utilisent des arguments anti-chrétiens dans le but de conquérir le pouvoir en Inde. En 2007, le BJP a gagné les élections dans quatre Etats indiens.
Dans ces Etats, la liberté religieuse est mise à mal par l'idéologie nationaliste hindoue appelée hindutva selon laquelle l'Inde est une nation hindoue, écartant de fait les minorités religieuses. L'hindutva s'oppose notamment à la conversion au christianisme des dalits ou intouchables, car en faisant cela, ils sortent du système des castes.

Cette question est tellement épineuse que la Cour suprême indienne n'ose pas l'aborder. L'année dernière, elle a ajourné pour la neuvième fois consécutive une audience sur les droits des intouchables chrétiens. On en compte environ 16 millions dans tout le pays.

Quelques bonnes nouvelles au milieu de tous ces drames.

Le Vatican annonce que le nombre de catholique dans le monde continue de progresser. Il a augmenté de 1,4% entre 2005 et 2006, (passant de 1,115 à 1,131 milliard en un an).

Les catholiques sont surtout présent sur les deux continents américains, qui comptent à eux seuls 49,8% des catholiques du monde. L'Europe en rassemble 25% et l'Asie 10,5%. Les 13,7% restants sont répartis entre l'Afrique et l'Océanie.

Dans le même temps, le nombre de prêtres a été quasiment stable (+0,21%) passant de 406.411 à 407.262. Mais 78% d'entre eux sont répartis en Europe et en Amérique (moins que les 81% enregistrés en 2000).

En 2006, l'Eglise catholiques comptait en outre 4.898 évêques dont 169 nouvellement nommés dans l'année par le pape.

Enfin, on compte 115.480 séminaristes (+0,9%) dont 24.034 en Afrique, 37.150 en Amérique, 30.702 en Asie, 22.618 en Europe et 976 en Océanie.

L'archevêque chaldéen de Mossoul, Mgr Faraj Rahou, a été enlevé vendredi dans cette ville du nord de l'Irak (370 km au nord de Bagdad) par des hommes armés. Cela s'est produit à l'issue d'un chemin de croix dans l'église "al-Safina", alors qu'il rentrait chez lui.

"Des hommes armés ont enlevé le prêtre Faraj Rahou dans le quartier Nour, dans l'est de Mossoul. Ils ont tué le chauffeur et deux gardes du corps", a indiqué le colonel Khaled Abdel Sattar de l'armée irakienne.

Majoritairement arabe sunnite, Mossoul est la capitale de la province de Ninive, aujourd'hui l'une des provinces plus dangereuses du pays où se sont concentrés récemment les partisans d'Al-Qaïda, selon l'armée américaine.

Le pape Benoît XVI a dénoncé dans un communiqué l'enlèvement "exécrable" de l'archevêque chaldéen de Mossoul et a fait état de son "amertume" à la suite de cet événement qui "touche profondément l'Eglise".

Accusés par la rébellion islamiste de soutenir les "envahisseurs croisés", les chrétiens d'Irak sont régulièrement les cibles des enlèvements voire de meurtres commis par des insurgés chiites comme sunnites.

BREF HISTORIQUE :

  • Une vague d'attentats à la bombe avait visé en janvier des églises et bâtiments chrétiens de Mossoul, blessant quatre personnes et causant des dégâts légers aux bâtiments.
  • Deux prêtres du diocèse de Mossoul avaient été kidnappés pendant neuf jours en octobre dernier, et en juin 2007, un prêtre et trois diacres avaient été abattus devant une église de la ville. L'archevêque syriaque de Mossoul, Mgr Georges Casmoussa, avait lui même été enlevé pendant 24 heures en janvier 2005.
  • Le sort de deux autres membres de l'Eglise chaldéenne, le père Saad Syrop et le prêtre Douglas al-Bazi, enlevés respectivement à Bagdad en août et en novembre 2006, demeure inconnu.

Avant l'invasion de mars 2003, la communauté chrétienne d'Irak totalisait quelque 800.000 membres, soit 3% environ d'une population en très grande majorité musulmane. Depuis, de nombreux représentants de cette communauté ont fui le pays ou ont émigré au Kurdistan irakien.

Les chaldéens, des catholiques de rite oriental, constituent la principale communauté chrétienne du pays, et l'une des plus anciennes églises chrétiennes.

Les chrétiens d’Algérie tirent la sonnette d’alarme : depuis quelques mois leur petite communauté se trouve dans la tourmente : mesures d’expulsion, condamnations ou refus de visas se multiplient depuis l’ordonnance de 2006 réglementant l’exercice des cultes autres que musulman.

Dans les dernières semaines, la situation s’est crispée encore davantage. Le dernier incident en date est l’expulsion de l’ancien président de l’église protestante d’Algérie, dans le pays depuis quarante-cinq ans et qui vient d’être sommé de quitter le pays dans les quinze jours. Comment expliquer ce durcissement apparent des autorités algériennes envers les chrétiens présents dans le pays ?
Eléments de réponse avec Benjamin Stora, historien, directeur scientifique de l'Institut Maghreb-Europe... interview (format Real Media)

En 2005, l’association China Aid (CAA) faisait paraître son premier rapport annuel sur la situation des religions en Chine pour exposer la persécution des églises clandestines par le régime chinois. En raison de statistiques incomplètes, ces chiffres pour 2007 ne représentent qu’une minorité de ceux qui sont persécutés par le régime chinois.

Mais selon ce rapport, 60 cas de persécution des églises ont été recensé en 2007, soit une augmentation de 30% par rapport à 2006. Le nombre de victimes en 2007 s'élève à 788 personnes, soit une augmentation de 18%. On y trouve 17 cas de mauvais traitements, et 693 personnes arrêtées pour des motifs religieux. 84 missionnaires étrangers ont été encore arrêtés, interrogés, expulsés ou ont vécu d’autres formes de persécution. Selon la CAA, le régime communiste chinois est aujourd'hui dans une phase très sévère de persécution, créant la plus grande poursuite d’adhérents religieux chinois depuis 1954. Les publications religieuses sont toujours sévèrement interdites.

La CAA a été fondée par Bob Fu, lui-même emprisonné en 1996 en Chine avec sa femme pour avoir enseigné l’étude de la Bible. Après avoir été relâchés, ils ont fui à Hong Kong, puis aux Etats-Unis, où la CAA a été fondée.

Le dimanche 6 janvier, plusieurs églises et monastères appartenant aux diverses communautés chrétiennes à Bagdad et à Mossoul ont été la cible d'attaques au moyen de fusées Hawk ou de voitures piégées.

En outre, à Mossoul, des chrétiens ont reçu des lettres les enjoignant à embrasser l'Islam ou à quitter la ville définitivement.

Les anciens musulmans égyptiens devenus chrétiens éprouvent toujours beaucoup de difficultés en Egypte. Ainsi, Mohammed Ahmed Hegazy, 24 ans, s'est converti au christianisme, il y a huit ans. En représaille, il a été arrêté, emprisonné et torturé. Et ses papiers ont continué à contenir la mention de « musulman ».

Depuis, il s'est marié et attend un enfant. En vertu du droit égyptien, tout enfant né de père « musulman » est automatiquement musulman, avec l'interdiction d'être éduqué dans la foi chrétienne. Pour éviter cela, Hegazy a demandé que, dans ses papiers, la mention de « chrétien » remplace désormais celle de « musulman ». Malgré son droit légal à la liberté de religion, les autorités s'y opposent.
Des militants des droits de l'homme et des avocats qui le défendent reçoivent des menaces des milieux islamistes. Mi octobre, des extrémistes musulmans ont saccagé l'habitation de Hegazy et de sa famille, qui, depuis, vivent dans la clandestinité.

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