PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Des graffitis antichrétiens ont été retrouvés mardi matin sur les murs d'un couvent grec-orthodoxe à Jérusalem. Des inconnus ont inscrit "Mort aux chrétiens" et "le prix à payer" sur un mur d'enceinte du monastère de la Croix à Jérusalem-Ouest, la partie juive de la ville. Deux voitures garées devant le monastère ont également été vandalisées, couvertes de graffitis en hébreu et leurs pneus crevés.

Une enquête a été ouverte.

Le Conseil des institutions religieuses de Terre sainte, (représentant juifs, musulmans et chrétiens, a condamné ces actes de profanation dans un communiqué officiel :

Le Conseil des Institutions religieuses de Terre Sainte condamne les actes de profanation et les graffitis sur le monastère grec-orthodoxe de Jérusalem, la nuit dernière. Le Conseil invite les personnes de toutes confessions – chrétiens, juifs et musulmans – à respecter tous les Lieux saints et les sites des trois religions, et décourage fortement le comportement des extrémistes qui exploitent ou impliquent les Lieux saints religieux dans un conflit politique et territorial.

Au nom du Grand Rabbinat d'Israël, du Ministère du Waqf et des affaires religieuse de l'Autorité palestinienne, et des Chefs des Eglises locales de Terre Sainte

Des slogans à la gloire du rabbin Meir Kahane ("Kahane avait raison, mort aux Arabes") ont également été inscrits sur un mur d'une école de Beit Safafa, un quartier arabe de Jérusalem-Est.

Certains colons radicaux et des extrémistes juifs ont multiplié ces derniers mois les actes de vandalisme contre les Palestiniens de Cisjordanie et les Arabes en Israël. Ces activistes mènent ce qu'ils appellent une "campagne du prix à payer", qui consiste à se venger sur diverses cibles palestiniennes, voire sur l'armée israélienne, des mesures gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts.

Siaghi Abdelkarim est un jeune Algérien de 29 ans résidant à Oran qui a comis le crime de se convertir au christianisme. Il a été condamné par un tribunal civil le 25 mai dernier à 5 ans de prison et une amende de 200 000 dinars pour "offense au Prophète Mohamed". Il est jugé en appel le 17 novembre 2011, et le verdict est attendu pour décembre.

Ce procès intervient après une succession ces dernières années de condamnations ciblant d’autres Algériens chrétiens, pour prosélytisme ou encore pour n’avoir pas fait Ramadhan, le tout dans un climat marqué par l’intolérance religieuse.

La mobilisation en faveur de Siaghi prend de l'ampleur. Un appel à se rassembler devant le ministère de la Justice la veille du procès d’aucuns qualifient de véritable inquisition. Siaghi avait été dénoncé par l’un de ses voisins qui l’accuse de prosélytisme après avoir reçu de lui un DVD, et d’avoir proféré des insultes à l’encontre du Prophète Mohamed (comme presque toujours dans ce genre de procès). Un tribunal l'a condamnée à 5 ans de prison au titre de l'article 144 bis 2 du code pénal. Son avocat se plaint que les dispositions de la Constitution et de la loi relative à la liberté religieuse n’existent "que sur le papier".

« Dans l’argumentaire qui a amené la condamnation de mon client, il n’y a aucune preuve matérielle. Même la personne qui l’a dénoncé, nous ne l’avons jamais vue, elle ne s’est jamais présentée à l’audience et tout a été basé sur cette dénonciation, y compris les DVD saisis au domicile de Siaghi, qui n’ont jamais été présentés au tribunal… Quant à l’offense au Prophète, il nie totalement !...»

Ce qui provoque le plus l’indignation autour de cette affaire, c’est que, dans la motivation du jugement, le terme de rida a été employé, ce qui signifie apostasie.Des observateurs rappellent que l’Algérie a ratifié la Déclaration universelle des droits de l’Homme se doit de respecter l’article 18 relatif à la liberté de conscience, de religion et de pensée. Les soutiens à Siaghi ne sont pas que chrétiens, des musulmans aussi sont remonté contre la justice de leur pays.

« Qu’un Algérien soit juif ou chrétien, il a le droit de vivre comme n’importe quel autre qui est musulman, évoque ainsi une étudiante. Un chrétien a totalement le droit d’offrir une Bible, tout comme un musulman a le droit d’offrir un Coran. Auparavant, ce type d’affaire avait surtout lieu en Kabylie, maintenant, ça se déroule à Oran, et après ça se passera où ? » s’interroge-t-elle.



Un collectif s'est créé à propos de cette affaire et dénonce tout le système judiciaire algérien. Dans un communiqué, le collectif assure que cette affaire n’est pas une simple dérive judiciaire,

«mais celle d’un système qui criminalise toute contestation sociale et oblige les Algériens, aspirant à la justice et à la liberté, à vivre comme dans des clandestins dans leur pays».

Plus loin, il dira :

«Le pouvoir voudrait faire croire que l’Islam interdit la pratique des autres cultes, et que la religion serait menacée par les non-musulmans ou les non-pratiquants, au lieu de reconnaître que la menace réside dans cette véritable inquisition, dangereuse aussi bien pour les non-musulmans que pour l’Islam et les musulmans.»



Le collectif soutient que par cette affaire, le pouvoir ne fait que donner des gages à l’islamisme et tire à lui la couverture religieuse. A coups d’ordonnances, dira-t-il, le pouvoir de Bouteflika institue une sorte de police de la pensée. Cette mobilisation citoyenne compte ainsi mettre la pression sur les autorités afin d’obtenir la relaxe pour Siaghi Abdelkrim et garantir son droit à la liberté de conscience, de religion et de conviction.

Des inconnus s'en sont pris à l'église du Châble, dans le pays du Valais (Suisse) samedi dans la nuit. Après s'être introduit dans le bâtiment, ils ont rassemblé des livres de chant, de liturgie et des évangiles, les ont placés contre l’autel en bois, puis y ont mis le feu. L'autel et l'ambon ont été réduits en cendres. Mais un système d'alarme a permi d'alerter les pompiers qui ont pu maîtriser l'incendie.
Cependant, la fumée a causé d’importants dégâts. L'église Châble est une église gothique du XVe siècle qui abrite un chemin de croix signé du peintre bagnard Félix Cortey.

« Je suis déjà content qu’ils n’aient pas touché aux œuvres sacrées», soupire le curé, Gilles Roduit. «Certaines peintures datent du XVIIe siècle. Ce devrait être possible de les ravoir. Il y a en tout cas du travail pour tout remettre en état. »

Le curé se dit perturbé de voir que certains aient eu « le désir de brûler l’église ». Pourtant, il ne croit pas à un acte antichrétien. Une vingtaine de véhicules ont en effet été endommagés dans le village durant la même nuit. Le curé va tout de même faire «un beau camp en peau de phoque pour les jeunes, afin de leur montrer qu'il y a des choses plus intéressantes à faire que mettre le feu aux églises...».

Mais il ne cache pas que « les fidèles étaient très choqués, ce matin.»



Une enquête de police a été ouverte par le Ministère public du Bas-Valais.

Selon le porte-parole de la police cantonale, une vague de violence contre les lieux de culte avait déjà frappé la région lausannoise au début des années 2000. Ces attaques avaient été accompagnées de tags satanistes.
La bible avait déja été utilisée pour mettre le feu au temple de Morges en juillet 2006, où dans un accès de démence, un Américain nu comme un ver avait voulu bouter le feu à l'église avant de se jeter au lac et de mordre ses sauveteurs ! En janvier dernier, un déséquilibré avait jeté des jerricans d’essence dans la cathédrale de Soleure, causant d'importants dégâts.

(Vous aurez compris ce que ces deux cas rapportés par les journaux doivent vous faire comprendre : 2 = tout ; et les actes anti chrétien n'existent pas, ce ne sont que des actes de déséquilibrés qui auraient aussi bien pu mettre le feu à la mairie (tiens non), à l'école (tiens non), à la gendarmerie (tiens non), au bureau de poste (tiens non), à la boulangerie (tiens non), euh bon à autre chose quoi (tiens non)...).

Des centaines de chrétiens coptes ont manifesté jeudi au Caire, dans le quartier de Choubra, pour marquer la fin de 40 jours de deuil après la mort de 25 d'entre eux, tués début octobre par les forces de police égyptienne au cours d'une manifestation qui a dégénéré en véritable massacre faisant 300 blessés et 25 morts dans des scènes de violence inouïes dans lesquelles les chars blindés de la police écrasaient les foules.

Cette fois, bien que des centaines de membre de la police anti-émeute étaient déployés dans le secteur, les assauts sont venus d'origine inconnue, selon les responsables de la sécurité. Au cours de la marche, des assaillants ont lancé des pierres, des briques et des bouts de verre sur les participants à partir d'un bâtiment, a affirmé un témoin, Hossam Victor, qui participait au défilé. Des heurts ont éclaté et dix personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Les forces de sécurité sont intervenues pour séparer les deux groupes.

les participants imputent, eux, la responsabilité de cette attaque à des partisans de Gamal Saber, un candidat islamiste ultraconservateur qui se présente aux législatives qui doivent commencer le 28 novembre. M. Saber a en effet qualifié de «stupides» les chrétiens qui participaient à cette marche, les accusant d'avoir provoqué de nouveaux affrontements pour nuire à sa campagne électorale.

Un commerçant chrétien de 50 ans, Jamil Masih, a été tué par balles à bout portant par deux inconnus à Karachi alors qu’il ouvrait son magasin situé dans le centre commercial « Lune », dans la zone de Gulshan-e-Iqbal. Son meurtre intervient le même jour et dans la même zone que celui du pasteur Sawan. Jamil Masih vivait au sein de la colonie chrétienne « Essa Nagri » (la plus importante du Sindh) et était socialement engagé en faveur de la promotion sociale des jeunes chrétiens du quartier. Selon la police, le meurtre serait (encore ?) la conséquence d’une vengeance d’ordre privé mais « les chrétiens sont souvent victimes d’exécutions sommaires » remarque une source de Fides.

Le Père Mario Rodrigues, prêtre de Karachi et Directeur des Œuvres pontificales missionnaires au Pakistan note que :

« à Karachi, il existe une grande insécurité dans la vie quotidienne pour l’ensemble de la population. Les minorités, dans ce cadre déjà difficile, sont plus vulnérables parce que moins considérées et moins protégées ».

Dans la province du Sindh, la tension est vive depuis l’assassinat de quatre médecins hindous commis par les membres d’une confraternité musulmane. L’Assemblée nationale a été saisie par le Parlement sur la questionde la protection des minorités religieuses. Les hindous, ont décidé de demander de façon ironique au gouvernement de « priver de la nationalité pakistanaise les minorités religieuses », afin de parfaire leur état de « citoyens de seconde classe », victimes de discriminations et d’inégalités. Le Ministre de l’Intérieur, Rehman Malik, a promis une action efficace de la police qui a arrêté 11 personnes retenues responsables du crime.


mercredi 16 novembre 2011

Le pasteur protestant Jameel Sawan a été tué par balles hier à Karachi, au Pakistan. Il a été arrêté par trois musulmans alors revenait à son domicile, après une liturgie communautaire, et après une discussion, ils l’ont tué de trois balles d’arme courte. La police de Karachi a ouvert une enquête et a arrêté les présumés coupables. Le pasteur était membre de l’APMA, « All Pakistan Minorites Alliance », la plus importante organisation des minorités religieuses au Pakistan et dont le président est conseiller spécial du Premier Ministre pour les Affaires des Minorités religieuses.

Selon ce qu’indique Paul Bhatti, le président de l'APMA,

« l’homicide peut être motivé par la rancœur religieuse mais il existe également la piste d’une vengeance personnelle, liée à des questions d’ordre privé. Dans tous les cas, il s’agit d’un homicide brutal et exécrable. Le gouvernement et la police ont pris les mesures adéquates. Nous faisons appel à tous afin que le calme soit maintenu et que ne soient alimentées ni la haine ni l’intolérance ».

Selon des sources de l’APMA, le pasteur et un de ses responsables avaient reçu par le passé des menaces de groupes radicaux islamiques et en avaient averti les autorités de police. L’APMA du Sindh a signalé le cas aux autorités politiques et a envoyé une lettre au gouverneur, réclamant la protection des minorités religieuses.

Trois écolières chrétiennes indonésiennes ont été décapitées comme « trophées » du Ramadan par des militants indonésiens, qui ont eu cette idée à la suite d’une visite chez leurs confrères jihadistes philippins.



Les têtes des jeunes filles ont été jetées dans des sacs plastiques dans leur village de la province de Sulawesi, en Indonésie, avec une note manuscrite promettant d’autres attaques de ce genre:

« Wanted: 100 têtes chrétiennes, adolescentes ou adultes, mâles ou femelles; il sera répondu au sang par le sang, à l’âme avec l’âme, à la tête avec la tête ».



Un commerçant javanais du nom de Hasanuddin était poursuivi à la Cour Centrale de Jakarta pour ces crimes commis l'an passé en octobre. Il risque la peine de mort au nom des loins anti-terroristes. il a expliqué avoir rendu visite à un groupe philippin islamiste, le front de libération islamique Moro (MILF), dont les membres ont réussi à le convaincre que la décapitation de Chrétiens pourrait être un bel acte de charité musulmane. L’accusé a enrôlé ses complices dans une école islamique et a commandé à l’un d’entre eux,Lilik Purnomo, d’aller chercher « la tête d’un Chrétien ».

« Ce serait un grand trophée de Lebaran si nous pouvions avoir un chrétien. Va, cherche le meilleur endroit pour en trouver un ».

Lebaran est la fête musulmane de la fin du Ramadan.

Lilik est revenu expliquer qu'il avait trouvé une « excellente cible : un groupe d'écolières qui se rend à l'école à pied depuis le village de Gebong Rejo au centre du Sulawesi, dans le district de Poso, où des centaines de gens sont déjà morts de violences sectaires ces dernières années. Beaucoup d'observateurs décrivent le centre du Sulawesi comme le plus grand champ de bataille du jihad. Mais des morts se comptent également parmi les musulmans.

Hasanuddin, Lilik et un troisième laron Irwanto Irano ont organisé la décapitation des jeunes filles avec six autres hommes. Le jour dit, ils n'ont trouvé que 4 jeunes filles au lieu de six. Lilik a décidé d'attaquer rapidement les écolières en espérant que leurs amies suivraient non loin. Trois d'entre elles ont été décapitées sur le champ, mais la quatrième, Noviana Malewa, a pu s'échapper en donnant l'alerte, sans que ses poursuivants ne parviennent à la rattraper.

Les corps, encore en uniforme d'écolière, ont été abandonnées sur le bord de la route, mais les têtes ont été emportées dans un sac à dos pour être remises à Hasanuddin comme cadeau de Lebaran.

The Australian
BlogDei
(attention image choquante)

Les media égyptiens ont relaté mi-octobre une altercation dans une école de Mallawi (province de Minya), entre musulmans et chrétiens, prétendument au sujet d'une place dans une salle de cours. L'altercation s'est achevée par la mort d'un étudiant chrétien, sans implication communautaire selon les médias. Cependant, le site d'information copte Copts Without Borders a réfuté cette version et a rapporté que l'étudiant chrétien avait été tué parce qu'il portait une croix.

« Nous voulions croire la version officielle, explique l'activiste Mark Ebeid, parce que la version des coptes était une catastrophe qui importait la persécutions des chrétiens jusque dans les écoles.»

Mais les parent de l'adolescent de 17 ans Ayman Nabil Labib ont brisé le silence le 30 octobre, confirmant que leur fils a été assassiné le 16 octobre

« de sang froid, parce qu'il a refusé de retirer sa croix comme le lui a ordonné le professeur musulman ».

Nabil Labib, son père, a expliqué à l'ONG Copts United que son fils portait une croix tatouée sur son poignet, selon la tradition copte, ainsi qu'une autre croix qu'il porte sous ses vêtement.

Les deux parents ont rapporté que les camarades de classe d'Ayman, présents pendant l'altercation, ainsi qu'à l'hôpital puis aux funérailles, avaient raconté que le professeur lui avait demandé de recouvrir la croix qu'il avait au poignet. Il a refusé et a sorti sa croix de poitrine de sous sa chemise, en défi. Le professeur a alors frappé l'adolescent, et plusieurs musulmans se sont joints à l'assaut. Selon les témoignages des camarades, la bataille n'a pas du tout eu lieu dans la cours de l'école, comme raconté dans la version officielle, mais bien en pleine classe. L'adolescent a fini par fuir aux toilettes du rez-de-chaussée, mais ils l'ont poursuivi et ont continué à le frapper. Quand un des superviseurs l'a ramené à sa chambre, il respirait encore. De là, l'ambulance l'a emporté mort, une heure plus tard.

La police a arrêté et mis en détention provisoire deux lycéens musulmans, Mostapha Essam et Walid Mostafa Sayed, dans son enquête pour assassinat.

Le père, Nabil, a ajouté que tout le monde dans Mallawi sait comment les évènements se sont déroulés, mais aucun parents d'élève n'est prêt à laisser leurs enfants témoigner auprès de la police.

« Ils ont peur de l'administration de l'école, qui ont beaucoup de moyens de faire du tort aux élèves, et ont peur des familles des deux musulmans ».

Selon lui, le professeur d'arabe, le directeur et le superviseur devraient être inculpés au même titre que les deux étudiants qui ont commis le crime.

« Le professeur a incité les étudiants à attaquer mon fils, le directeur qui n'est pas entré dans la classe pour voir ce qui se passait quand il a été alerté de la bataille, mais a réclamé d'être laissé tranquille pendant qu'il sirotait son thé, et le superviseur qui a échoué dans son rôle. »

La police a trois témoins, deux salariés qui ont reconnu des assaillants et un étudiant, qui a voulu se rétracter ensuite, mais cela lui a été refusé.

Le gouverneur de Minya, El-Rouby, a rendu visite à l'évêques copte Dimitrious de Mallawi pour présenter ses condoléances, accompagné par des autorités militaires. Il a suspendu le directeur de l'école et deux superviseurs ainsi que deux travailleurs sociaux qui étaient en fonction quand Ayman est mort. il les a assignés à un comité d'enquête, mais ils ont tous disparu depuis.
Après les funérailles d'Ayman, plus de 5000 chrétiens ont marché le long des rues de Mallawi, dénonçant le meurtre de l'étudiant qu'ils décrivent comme un martyr de la croix, et les crimes répétés contre les coptes en Egypte.

Le meurtre intervient une semaine après le massacre de Maspero réprimant les protestations coptes au cours desquelles 27 personnes furent tuées et 300 blessées.

Des coptes manifestaient dimanche 9 octobre pour protester contre l’incendie d’une église dans le gouvernorat d’Assouan. La manifestation a dégénéré et l'armée est intervenue massivement, tuant 26 personnes blessant 200 autres. Au moins 40 personnes ont été arrêtées dans la nuit, à la suite à cette nouvelle flambée de violence, la pire depuis la chute de Moubarak, désormais appelé le massacre de Maspero (et certains évoquent un Bloody Sunday égyptien).



Les manifestants étaient essentiellement chrétiens, mais étaient accompagnés de certains musulmans qui soutenaient leur protestation devant le siège de la télévision d’Etat, au Square Maspero. Ils réclamaient notamment le limogeage du gouverneur de la province d’Assouan, accusé de complicité au sujet de l’incendie criminel des églises.

«Les manifestants étaient contenus par un important cordon policier, dans le calme, quand des militaires sont brutalement intervenus pour les disperser », raconte Mohammed, employé d'une chaîne de télévision privée dont les bureaux surplombent la scène. « Des coups de feu ont éclaté. Je ne sais pas qui tirait sur qui, mais les tirs se sont intensifiés et des véhicules blindés de l'armée ont foncé dans la foule. Ça a été une boucherie. On a ramassé des corps jusque dans la cage d'escalier de notre immeuble.»

« La télévision d’état égyptienne a accusé les Coptes d’avoir attaqué l’armée et tué des militaires, ce qui est complètement faux », explique une jeune femme chrétienne. « Nous hésitons à quitter le pays, beaucoup de nos amis sont partis. L’économie se fige puisque les investisseurs ne viennent plus, tout comme les touristes. C’est la première fois dans ma vie que j’appelle mon mari toutes les heures, pour lui demander où il est, ce qu’il fait. La police est devenue inexistante, c’est la loi de la jungle. C’est la peur qui règne sur le Caire. Je ne sors plus toute seule, j’ai peur, je porte la croix et je ne veux pas l’enlever ».

Le blog copte regorge de vidéos témoignant de l'horreur de ce massacre où l'on voit les militaires s'acharner contre des individus isolés au sol ou écraser les foules avec des blindés lancés à toute allure.



Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par l'ancien ministre de la Défense de Hosni Moubarak, a accusé les Coptes d'avoir tiré les premiers sur les militaires et tué trois appelés, une information démentie par plusieurs médias égyptiens. L'Église copte a par la suite mis en cause des «inconnus infiltrés», attisant la colère des milliers de fidèles rassemblés lundi à la cathédrale du Caire pour les funérailles. Alors que les militaires ont interrompu dès le début des violences les retransmissions des chaînes privées, la télévision d'État a retrouvé ses réflexes de propagande des heures les plus sombres de la révolution, incriminant des «mains étrangères» et appelant les Égyptiens à protéger les soldats contre leurs agresseurs, encourageant les civiles à descendre se battre dans la rue.



Le cardinal Antonios Naguib, patriarche des coptes catholiques d’Alexandrie, a affirmé sur Radio Vatican :

« Aujourd’hui, les chrétiens d’Égypte sont confrontés à la montée en puissance des salafistes, ces musulmans extrémistes réapparus sur la scène politique à la faveur de la révolution. Les coptes vivent dans l’angoisse. Récemment, l’église de Sole, voisine du quartier du Mokattam au Caire, a été détruite, les deux églises d’Imbaba en plein cœur du Caire ont été attaquées et brûlées. A Qena, le gouverneur copte a été mis à l’écart en raison de l’opposition des salafistes, des chrétiens qui souhaitaient restaurer une église voisine d’Assouan ont été menacés, les deux gardiens d’une église près de Fayoum ont été assassinés ».



Pour apaiser la situation, la justice égyptienne a été chargé de former une commission afin d'étudier le cas des églises dites sans autorisation.
Le ministre égyptien des Finances, Hazem el Beblaoui, a remis sa démission hier en signe de protestation contre lcette répression sanglante.

Naguib Gébraïl, président de l’Union égyptienne des droits de l’Homme (UEDH), affirme que près de 100’000 coptes ont déjà quitté l’Egypte depuis mars 2011, craignant pour leur sécurité face à la montée des salafistes et autres intégristes musulmans.

Le Point (attention vidéo choquante)
AED France
Le Figaro
Blog Copte


Vendredi 30 septembre 2011

Une église a été incendiée à Merinab, dans le gouvernorat d'Assouan au sud de l'Egypte, après des déclarations du gouverneur Mostafa el-Sayyed selon lesquelles l'édifice avait été construit sans obtenir l'approbation des autorités (chose par ailleurs extrêmement difficile dans ce pays musulman).
Ces déclarations auraient provoqué la colère de jeunes musulmans qui ont incendié l'église Saint-Georges, selon la télévision d'état qui rapporte les faits. Des manifestants coptes se sont rassemblés devant la bâtiment de la télévision ont protesté et réclamé le limogeage du gouverneur de cette ville, l'accusant d'avoir menti, sachant que les média n'iraient jamais vérifié leurs sources dans un village. Ils ont aussi réclamé la libération du blogueur copte Michael Nabil, condamné à trois ans de prison ferme en avril par un tribunal militaire pour avoir "insulté" l'armée sur son blog (il a entamé une grève de la faim et est soutenu par amnesty International)

L’autorisation de construire des églises est très difficile à obtenir, et l'islamisation galopante du pays depuis la révolution n'arrange rien. Au-delà des tracas administratifs et arbitraires (chaque gouverneur a seul l'autorité d'autoriser ou non la construction d'une église, et ils craignent en général de déplaire au peuple musulman), lorsque des musulmans apprennent qu’une demande de permis de construire une église a été déposée, ils s’empressent de bâtir une mosquée (quelques pierres suffisent) à proximité du terrain prévu, ce qui rend alors l’édification d’une église impossible. Il arrive même que des musulmans recourent à la violence pour empêcher des chrétiens de disposer de lieux de culte convenables, ce qui est arrivé plusieurs fois ces dernières années.

Des blogs coptes apportent des précisions, photos et vidéos à l'appui.
L'église Saint-Georges était en restauration depuis le 26 août et possédait tous les permis nécessaires depuis un an. Mais les salafistes menaçaient les chrétiens et leur édificie, et avaient bloqué l'accès à la ville. L’église Saint-Georges a été construit il ya 100 ans, et le diocèse avait donné la permission de la rénover complètement. Le gouverneur d’Assouan avait lui-même signé la licence pour la rénovation en 2010.

Après la prière du vendredi ce premier octobre, une foule de plusieurs milliers de musulmans du village de Elmarinab à Edfou, dans la province d’Assouan, ont démolis et incendiés l’église Saint-Georges, qui était en rénovation. La foule a démoli la coupole, les murs et les colonnes, puis s'est rendue à l’église où le bois nécessaire aux rénovations a été stocké puis incendié. Selon des témoins oculaires, les musulmans ont également incendié un grand dépôt de produits électriques appartenant à un copte, un supermarché et quatre maisons coptes, et ont menacés d'incendier les autres maisons si les habitants en sortaient. Les musulmans ont également empêché les pompiers d’entrer dans le village.

« Les forces de sécurité, qui étaient présents, se tenait là à regarder », a déclaré M. Michael Ramzy, un travailleur social à l’église.

Le procureur Mamdouh Nakhla chef de l’organisation des droits humains Al-Kalema a condamnés les musulmans qui instaurent leur propre loi.

« si le gouvernement égyptien est incapable de protéger ses citoyens, alors la société civile internationale doit intervenir immédiatement pour arrêter cette tragédie humaine. »

Dans une interview sur la chaîne de télévision copte, le Père Salib de l’Église Saint-Georges a dit que « l’imam de l’une des mosquées du village a appelé le peuple à prendre les choses en main ». D’autres témoins ont en effet dénoncé l’imam Cheikh Sabri.

Les Coptes (ou chrétiens d'Egypte) qui représentent de 6 à 10% des Egyptiens, s'estiment discriminés dans une société en grande majorité musulmane. Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui du Nouvel an contre une église à Alexandrie (21 morts).
Des églises avaient déjà été attaquée [en février] et [en mai].

Trois hommes sont entrés en voiture dans le village d'Al-Roda, près de la ville de Fayyoum, au sud du Caire, et ont ouvert le feu contre les deux gardiens de l'église après avoir quitté leur véhicule.

L'un des deux gardes, Rabie Ali Mohamed, a été tué sur le coup, et l'autre a été blessé et transporté à l'hôpital. Les agresseurs ont été poursuivis par les habitants de la localité mais sont parvenus à s'enfuir.



Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de cette agression, qui pourrait avoir été provoquée par un "conflit familial". Terme qui désigne souvent des conflit inter-religieux circonscrits au milieu familial.

La Fédération égyptienne des droits de l’homme révèle que 93 000 chrétiens coptes ont déjà quitté l’Egypte depuis le 19 Mars 2011. Et le nombre pourrait augmenter à 250.000 d’ici la fin de l'année, selon Naguib Gabriel, le chef de la Fédération, qui a publié le rapport.

Selon Naguib Gabriel, qui se base sur des données issues de rapports provenant des églises coptes et des communautés à l’étranger, le problème trouverait son origine dans la tendance actuelle de l’immigration qui aggrave l'état de minorité des coptes, a-t-il déclaré au journal Al-Masry Al-Youm . Il a exhorté le Conseil Suprême des Forces Armées (SCAF) et le cabinet égyptien à travailler sur la réduction du phénomène.



« Près de 16 000 ont migré vers la Californie, tandis que 10 000 sont allés au New Jersey, 8000 à New York, et 8000 dans d’autres États américains » « Autour de 14 000 se sont rendu dans la région est de l’Australie, 17 000 au Canada, et 20 000 se sont installés dans les Pays-Bas, Italie, Angleterre, Autriche, Allemagne et France. »



Il attribue cette émigration copte aux groupes salafistes extrémistes qui cherchent à appliquer la loi islamique et veulent interdire aux Coptes les postes gouvernementaux importants. Il a également pointé du doigt les attaques contre les églises coptes et l’échec du gouvernement à conduire les attaquants devant la justice.



L’auteur copte du rapport, Kamal Zakher, estime que les chiffres du rapport sont exagérés, mais que le problème de l’émigration copte est réel et l’inquiétude justifiée. Selon lui, la révolution du 25 Janvier ne peut pas être la cause principale de ces émigrations puisque les procédures d'émigration peuvent prendre jusqu’à un an pour se terminer.



Le responsable des églises évangéliques en Égypte, Safwat Al-Bayadi, a également exprimé son inquiétude au sujet cette émigration massive, en signalant que sa résolution passera par une volonté politique à l'endiguer.



Les Chrétiens représentent près de 10% de la population égyptienne. Après l’éviction de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak en février, l’influence politique croissante des groupes islamistes, dont certains voient les coptes comme des infidèles et leur refusent le droit d’accéder à des postes de hauts fonctionnaires, soulève de plus en plus d’inquiétudes dans la communauté copte. Et ce malgré les propos se voulant rassurants de la part des Frères musulmans.

La communauté internationnale s'émeut de la condamnation à mort possible pour apostasie d'un pasteur chrétien en Iran s'il ne se déclare pas musulman.

M. Nadarkhani, 32 ans, musulman converti au christianisme à l'âge de 19 ans et devenu pasteur d'une petite communauté évangélique baptisée "Eglise d'Iran". Il a été arrêté en octobre 2009 et condamné à mort pour apostasie en vertu de la charia (loi islamique) en vigueur en Iran. Celle-ci prévoit l'annulation des poursuites si le condamné "se repent" et renonce à sa conversion. La Cour suprême iranienne a ainsi annulé ce verdict début juillet, et renvoyé l'affaire devant le tribunal de Rasht (nord de l'Iran), d'où le pasteur est originaire, en demandant à l'accusé de se repentir.
L'épouse du pasteur, arrêtée en même temps que lui et initialement condamnée à la prison à perpétuité, a été acquittée en appel.

Plusieurs capitales occidentales, dont Washington, Londres et Berlin, ont dénoncé mercredi le sort fait à M. Nadarkhani, et ont appelé à sa libération. La Pologne qui préside l’Union européenne a aussi sommé Téhéran de renoncer à l'exécution du pasteur Lors d'une rencontre avec l'ambassadeur iranien à Varsovie, convoqué au ministère, ainsi que Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne qui s’est déclarée « extrêmement préoccupée ».

Le chef de la diplomatie britannique William Hague a demandé à Téhéran de revenir sur la condamnation, critiquant les réticences continuelles du régime iranien quand il s'agit de respecter ses obligations constitutionnelles et internationales en matière de liberté de culte. Le responsable du ministère allemand des Affaires étrangères en charge du Moyen-Orient a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran au ministère des Affaires étrangères pour demander que la peine de mort soit levée, rappelant que la condamnation ne respectait pas les engagements internationaux de l’Iran en faveur de la liberté religieuse.

"Les Etats-Unis condamnent la sentence de mort infligée au pasteur Youcef Nadarkhani. L'exécution de la peine capitale serait une nouvelle preuve du mépris total des autorités iraniennes pour la liberté de culte", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney

La condamnation de Youssef Nadarkhani "constituerait une violation du Pacte international sur les droits civils et politiques auquel l'Iran a librement souscrit ainsi que de la Constitution iranienne qui garantit la liberté de religion et de croyance", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero

"L'Iran s'est engagé du point de vue du droit international à respecter les minorités religieuses. Ceci comprend le droit au choix et à l'exercise de la religion", selon le communiqué allemand.

Selon son avocat, M. Nadarkhani avait jusqu'à mercredi pour renoncer à sa foi.

Le Figaro
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Le Point
Le Figaro

Un kamikaze s'est fait exploser devant l'église protestante Bethel Injil de Solo, ville du centre de l'île de Javaen en Indonésie. Il a agi au moment où des centaines de fidèles sortaient de la messe. Une trentaine de personnes ont été blessées, dont une qui est décédée à l'hôpital. Le terroriste est entré dans l'église en portant sur lui une ceinture d'explosifs, et a attendu la fin de la messe pour se lever et déclencher sa bombe, qui devait être de faible puissance, a expliqué la police.

Un médecin d'un hôpital de Solo a raconté que les blessés portaient des traces de clous et de boulons.

"Ce poseur de bombe était membre du réseau terroriste basé à Ciberon que nous avons évoqué il y a quelques mois", a déclaré le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, faisant allusion à une ville située à environ 300 km à l'ouest de Jakarta où un attentat similaire avait eu lieu en avril. "J'ai demandé une enquête pour en découvrir plus sur ce groupe, sur qui le finance et qui le commande", a-t-il ajouté dans une déclaration télévisée.

Cet attentat relance cependant les craintes de tensions religieuses dans cet immense archipel, premier pays musulman de la planète avec 240 millions d'habitants, dont les chrétiens sont moins de 10%. Il révèle la présence de mouvements islamistes encore capables de frapper alors que les autorités assurent avoir décapité le groupe islamiste Jemaah Islamiyah (JI), réputé proche du réseau Al-Qaïda.
La ville de Solo a longtemps compté parmi ses habitants Abou Bakar Bachir, imam considéré comme le porte-voix de la mouvance radicale et condamné en juin dernier à 15 ans de prison.

La Constitution indonésienne stipule que l'islam n'est pas une religion d'Etat et reconnaît la liberté de culte, mais le pays est régulièrement secoué par des conflits religieux.

Mi-septembre, des centaines de paramilitaires ont dû être dépêchés à Ambon, aux Moluques (nord-est), après des émeutes entre musulmans et chrétiens qui ont fait trois morts. Cinq mille personnes avaient été tuées dans cette région lors de violences religieuses entre 1999 et 2002.

Lundi 12 septembre s'est réunie à Rome l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui regroupe 56 États membres engagés dans la prévention des conflits. L'organisation a réuni 150 diplomates et a lancé un appel pour intensifier la prévention des actes antichrétiens : atteintes aux lieux de cultes et aux propriétés religieuses, menaces contre les fidèles, etc.

Les travaux ont été ouverts par une intervention de Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États qui a souligné qu’il existe des phénomènes de discrimination même dans des pays à majorité chrétienne et

« qu’actuellement, les chrétiens sont le groupe religieux qui souffre le plus de persécutions à cause de la foi ». Un fait qui représente « une menace pour la sécurité et la paix ». « Les crimes de haine se nourrissent d’un environnement où la liberté religieuse n’est pas pleinement respectée et où la religion est discriminée ». Toutefois, a-t-il précisé, il ne faut pas confondre le respect pour la liberté religieuse « avec le relativisme ou l’idée que dans l’ère post-moderne, la religion est une composante marginale de la vie publique ». « La religion est plus qu’une opinion privée, la religion a toujours un impact sur la société et sur les principes moraux ». La liberté religieuse n’est pas seulement la liberté de culte, c’est aussi « le droit de prier, d’éduquer, de se convertir, de contribuer au discours politique et de participer pleinement aux activités publiques ».



Le prélat s'appuyait sur un récent rapport du Bureau pour les institutions démocratiques et les Droits de l’homme (BIDDH). Bien que la plupart des actes discriminatoires avaient lieu hors de la zone de l’OSCE, le prélat a souligné la présence de "signes alarmants de marginalisation" des chrétiens dans plusieurs pays européens.

Massimo Introvigne est représentant de l’OSCE pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, en particulier religieuse. Il a lui aussi établi un lien entre intolérance, haine et crime.

« Il y a une voie glissante qui de l’intolérance conduit à la discrimination et de cette dernière aux crimes de haine »

Le métropolite Hilarion Alfeyev, de Volokolamsk, président du département pour les relations extérieures du patriarcat de Moscou, a affirmé qu’il est « l’heure de répondre à ces défis ensemble, orthodoxes et catholiques ». Aujourd’hui, a-t-il averti,

« l’idée erronée se répand que les racines chrétiennes de l’Europe pourraient constituer une menace pour les différentes cultures religieuses, mais ce n’est qu’une ultime tentative d’utiliser la diversité pour exclure le christianisme de la sphère publique ».

Selon un bilan réalisé par l’OSCE, on assiste dans certains pays d’Europe, en particulier en France, à « une montée des incidents préoccupants » : violences et agressions contre des prêtres et des religieux, profanations d’églises et de cimetières, tandis que des sites Internet incitent à la haine contre les chrétiens.

Des propositions pour lutter contre ce phénomène ont été faites, notamment la création d’une banque internationale de données sur les crimes et délits commis contre les chrétiens, les juifs et les musulmans.

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