PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


. Des inconnus ont tenté d'incendier une église orthodoxe et détruit une stèle en l'honneur de Saint-Georges dans un village de Karatchaïevo-Tcherkessie, une république du Caucase russe majoritairement musulmanse, a annoncé samedi la police locale. Cet incident est survenu la veille de la célébration de la fête chrétienne de la Saint Georges.

Selon la police, l'église n'a pas subi de dommages conséquents, le sol et les fenêtres portent des traces d'incendie. Ses vitres ont été brisées. La stèle en l'honneur de Saint-Georges a été presqu'entièrement détruite. Une enquête est en cours.

Le président de Karatchaïevo-Tcherkessie, Rachid Temrezov, a réagi en dénonçant cet incendie, le qualifiant de provocation visant à ruiner la paix interethnique et interconfessionnelle dans la république.

"Un crime atroce a été perpétré. Ce n'est pas seulement un acte de vandalisme. C'est une action planifiée menée à bien par des criminels sans foi ni loi, auxquels les principes moraux et humains sont étrangers. C'est une provocation évidente, menée à la veille de l'importante fête chrétienne en l'honneur du grand saint et martyr Georges", explique la déclaration du chef de la république.
"Les autorités feront tout leur possible pour restaurer ce lieu saint chrétien. J'exige (…) que les criminels soient découverts et puni avec toute la sévérité de la loi", poursuit Rachid Temrezov.

Le responsable a appelé les habitants de la république à ne pas céder à la provocation. Majoritairement musulmane, la Karatchaïevo-Tcherkessie compte une forte minorité russe.

En novembre 2010, deux églises orthodoxes et un temple protestant avaient été incendiés dans cette république. Le chef spirituel des musulmans de Karatchaïevo-Tcherkessie, Ismaïl Berdiev, avait alors dénoncé un acte visant à déstabiliser la république et à détruire la paix interconfesssionelle

L'église de Saint-Damase, en Montérégie, a été lourdement endommagée par un incendie criminel survenu dans la nuit dans la nuit de lundi à mardi.



Les pompiers ont reçu l'alerte à 2h15 du matin, et sont arrivés tandis que les flammes faisaient déjà rage avec intensité. Ils sont parvenus à limiter les dégâts, mais le quart du bâtiment religieux construit il y a plus de 130 ans a été détruit, tandis que le reste était endommagé par la fumée..



Lors de l'enquête, les autorités ont constaté «qu'un petit carreau d'une fenêtre arrière» avait été fracassé. Des objets ont été dérobés dans la sacristie, et c'est là que l'incendie a été allumé.

«On pense que c'est par là que le ou les suspects sont entrés, a dit la porte-parole de la SQ. D'ailleurs, les flammes ont débuté pratiquement au même endroit.»

Le maire de Saint-Damase, Germain Chabot, estime que l'intervention rapide des pompiers a permis d'éviter le pire. « Il y a deux choses qui ont sauvé l'église : le système d'alarme et le temps de réaction de nos pompiers ».



Les dommages au bâtiment s'élèvent à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
La Sûreté du Québec mène une enquête afin d'établir les circonstances exactes du sinistre et trouver des indices qui pourraient permettre de remonter jusqu'aux auteurs du crime

Eglise sainte Marie à Imbaba Des violences ont éclaté samedi soir à Imbada, un quartier populaire du Caire, en Egypte, entre musulmans et chrétiens coptes. Les principaux affrontements se sont produits autour d'une église attaquée par des musulmans qui pensaient qu'une chrétienne voulant se convertir à l'islam y était retenue contre son gré depuis plus d'un an.
12 personnes sont mortes, chrétiens et musulmans, et le ministère de la santé a fait état de 232 blessés dans un dernier bilan. 190 personnes ont été arrêtées.

Le danger couvait depuis plusieurs semaines, et les spécialistes cragnaient déjà des violences pour le vendredi (jour de prière et de prêche chez les musulmans), susceptibles d'amener une véritable guerre civile en Egypte autour de la question de deux chrétiennes, femmes de prêtres coptes (orthodoxes), que les musulmans imaginent vouloir se convertir à l'Islam.
Ces dernières semaines en effet, plusieurs manifestations à l'appel de salafistes ont eu lieu pour réclamer la «libération» de deux épouses de prêtres qu'ils estiment séquestrées par l'Eglise. Le vendredi 29 avril et le vendredi 6 mai, plusieurs milliers de musulmans ont organisé des sit-in et des manifestations devant la cathédrale Saint Marc, pour réclamer la « libération » de Camilia Sheahata. Cette Égyptienne de 26 ans, femme d’un prêtre de Minya (Haute-Égypte), avait disparue en juillet 2010, vraisemblablement après une dispute conjugale, et avait été retrouvée chez une amie. Les services de sécurité de l’État l’avaient alors « remise » à l’Église copte. Mais des groupes salafistes ont organisé régulièrement des manifestations pour exiger que leur « sœur » Camilia – qu’ils pensent convertie à l’islam – soit libérée. La même histoire est présentée pour Wafa Constantine, femme de prêtre également et que la rumeur dit morte. Les Coptes expliquent au contraire qu'elles avaient été enlevée par des musulmans et qu'elles ont simplement regagné leur domicile, sans intention de se convertir. Camilia Chehata a enregistré une vidéo dans laquelle elle nie en bloc toutes les rumeurs musulmanes, cependant, aucune des deux n'est réapparue publiquement pour donner sa version des faits.

« Même lorsqu’on parle avec des amis musulmans, qui ne sont pas salafistes, ils pensent que Camilia est musulmane et que l’église l’emprisonne. Ils répètent ce qu’ils entendent dans les médias et dans la rue », explique une habitante du quartier de Shubra-El-Kheima, réputé pour la cohabitation pacifique entre les deux communautés.

Samedi 30 avril, le procureur général égyptien a convoqué Camilia Shehata pour qu’elle vienne dire elle-même devant un tribunal quelle est sa religion. Naguib Gobrael, son avocat, assure qu’elle vit désormais avec son fils et son mari, et qu’elle est « fière d’être chrétienne ». Pour beaucoup, seule une déclaration d’elle en personne pourrait apaiser la situation.

Trop tard semblerait-il, car ce samedi 7 mai, au lendemain du grand sit-in musulman devant la cathédrale (qui aurait tourné au soutien à Oussama ben Laden), des milliers de musulmans ont attaqué l'église Saint-Ménas pour exiger la libération de Camilia. Des témoins ont évoqué l'usage de bombes incendiaires et des tireurs placés sur les toits, qui auraient visé les chrétiens sortis hors du bâtiment pour le protéger. Des coups de feu ont éclaté et les deux camps se sont affrontés à coup de pierres et de cocktails Molotov tandis que l'église était incendiée.
Une autre église du quartier, l'église de la Vierge Marie, a été également incendiée, et de nombreux soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés après les violences.

Plus tard en journée, de nouveaux affrontements ont éclaté lorsque de jeunes musulmans s'en sont pris à un cortège de manifestants chrétiens qui défilaient entre les bureaux du procureur général et le siège de la télévision d'État.




Ce dimanche, alors que le Premier ministre Essam Charaf a reporté un déplacement à l'étranger et convoqué une réunion de crise, l'armée égyptienne a annoncé que les 190 personnes arrêtées seraient déférées devant la cour militaire suprême. Un général, s'exprimant dans la nuit à la télévision, avait assuré auparavant que l'armée ne permettrait pas «à quelque courant que ce soit d'imposer son hégémonie en Egypte».

Les autorités vont «frapper d'une main de fer tous deux qui cherchent à nuire à la sécurité de la nation», a déclaré le ministre de la Justice, Abdel Aziz al-Gindi. Pour cela, le gouvernement devrait appliquer de manière immédiate «les lois qui criminalisent les attaques contre des lieux de culte et contre la liberté de croyance».



Les Coptes, ou chrétiens d'Egypte, sont présents en Egypte depuis les premiers temps du christianisme et représentent entre 6 et 10% des quelque 80 millions d'Egyptiens. Ils s'estiment discriminés et de plus en plus marginalisés dans une société en grande majorité musulmane sunnite. Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui de la nuit du 31 décembre contre une église copte à Alexandrie qui a fait 21 morts. Début mars, six Coptes avaient également trouvé la mort lors d'affrontements avec des musulmans.
Une branche irakienne d'Al-Qaïda avait d'ailleurs trouvé prétexte de cette affaire de femmes séquestrées après l'attentat du 31 octobre à Bagdad dans une cathédrale syriaque catholique qui avait fait 53 morts. Le message de revendication promettait alors d'autres attaques si les deux égyptiennes n'étaient pas relâchées.

Depuis la chute de Hosni Moubarak, les salafistes sont beaucoup plus actifs sur la scène politique : ils étaient nombreux à participer aux manifestations contre la nomination d’un gouverneur copte à Qena, en Haute-Égypte, il y a dix jours.

Farah Hatim, une infirmière chrétienne âgée de 24 ans, a été enlevée et convertie de force à l’islam le 8 mai dernier, à Rahim Yar Khan (sud du Punjab). Zeehan Iliyas, un employé de banque musulman souhaitait l’épouser de force. Le cas de la jeune fille, séquestrée et rouée de coups, a été signalé à l’Agence Fides par la Fondation Masihi qui s’occupe de la défense des chrétiens au Pakistan. Elle a vraisemblablement signé sous la torture une déclaration dans laquelle elle affirme s’être convertie volontairement et librement.

« Il s’agit seulement d’un expédient pour couvrir les coupables. Farah présente d’évidents signes de mauvais traitements et des blessures ».



Le juge appelé à se prononcer dans le cadre de cette affaire, Khurshid Shah, les a ignorés, ainsi que l’a expliqué la famille de la jeune femme.

« L’ensemble du système protège les coupables. Les accointances sont flagrantes » a déclaré la Fondation Masihi à Fides.



Rizwan Paul, Président d’une ONG d’inspiration chrétienne « Life for All », a indiqué à Fides :

« Le Sud du Punjab est un paradis pour les extrémistes. Le nombre de cas de persécution envers des chrétiens est en hausse et de nombreux cas demeurent cachés. Souvent, comme dans le cas de Farah, il existe des complicités au sein de la police et du monde politique et l’injustice prévaut. La haine et la discrimination contre les chrétiens sont très diffuses et les autorités sont pour le moins indifférentes ».



La police a également cherché, selon Fides, à arrêter les deux frères de Farah afin d’intimider la famille et la convaincre d’abandonner la poursuite.



La famille musulmane dans laquelle se trouve désormais Farah continue à affirmer que la jeune femme a quitté de son plein gré sa famille d’origine. Selon des sources de Fides en revanche, il s’agit d’un cas emblématique de jeune femme chrétienne enlevée et convertie de force.

Pour Mgr Lawrence Saldanha, Archevêque émérite de Lahore et ancien président de la Conférence épiscopale, la cause est perdue car les lois sont contre les chrétiens.

« Nous avons connaissance de nombreux cas semblables à celui-ci et de nombreux autres ne sont jamais connus parce que les chrétiens sont menacés et ont peur de s’exposer. Il s’agit de violations flagrantes des droits de l’homme, de la liberté de conscience et de religion ».



Les cas de conversions forcées à l’islam, de viols et de mariages forcés augmentent au Pakistan. On en dénombre plus de 700 par an. Les victimes de ces phénomènes sont surtout les jeunes femmes chrétiennes ou hindoues, les plus vulnérables dans la mesure où elles appartiennent à des communautés pauvres, sans défense, marginalisées et donc facilement exposées aux abus, aux menaces et aux violences. Souvent, elles n’ont pas même le courage de porter plainte.
Les chrétiens du Pakistan, qui représentent, 2,2% de la population du pays, sont souvent victimes d’un système judiciaire qui ignore les procédures élémentaires et l’égalité des droits, comme le démontre d'affaire Asia Bibi.



Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU à Genève, a affirmé qu’une « révision du système judiciaire » était nécessaire afin que les droits des minorités puissent être réellement protégés. Il a indiqué qu’une intervention du Conseil de l’ONU pour les Droits de l’Homme, dans le cas de Farah Hatim, serait souhaitable.
Il a rappelé que l’enlèvement et la conversion forcée de jeunes victimes appartenant à la minorité chrétienne n’était pas nouveau.

« Cela fait des années que des jeunes filles chrétiennes sont contraintes d’épouser de jeunes musulmans et – dans ce processus – obligées de renoncer à leur foi contre leur volonté et forcées d’adhérer à la foi islamique. Chaque année, 700 jeunes filles environ sont soumises à ce type de conversions forcées ».



S’exprimant sur Radio Vatican, en évoquant également la loi anti-blasphème, il a ajouté :

« des musulmans et des chrétiens sont d’accord pour dire que la loi actuelle sur le blasphème ne fonctionne pas : elle est uniquement utilisée comme instrument de persécution contre certaines personnes, comme abus de pouvoir ou comme excuse pour régler des problèmes qui n’ont rien à voir avec la religion. C’est pourquoi il est urgent de modifier et d’abolir ce type de loi afin que la liberté religieuse puisse être pratiquée avec sérénité par tous, a-t-il affirmé. C’est un chemin difficile parce qu’en ce moment la majorité et l’opinion publique sont particulièrement susceptibles et n’acceptent aucune modification de cette loi. Mais lentement, il faudra éduquer et marcher dans cette direction ».

Addendum 20 juin : Le Ministère fédéral pour l’Harmonie interreligieuse et les Minorités religieuses au Pakistan a ouvert une enquête sur le cas de Farah Hatim. La jeune femme sera interrogée pour connaître ses intentions.
Ces jours derniers, se sentant en danger et menacés, les membres de la famille de Farah ont demandé l’aide de la All Pakistan Minorities Alliance, ONG engagée dans la défense des minorités religieuses au Pakistan qui a donné asile à la famille de Farah à Islamabad et a confié le cas à ses avocats. Entre temps, en Italie, un certain nombre de parlementaires appartenant à différents groupes politiques, ont soulevé le cas devant le Parlement (au cours de la séance n° 486 du 15 juin), la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés ayant ainsi adressé une lettre à l’ambassadeur du Pakistan en Italie, signalant le cas de Farah. Elle a également invité le gouvernement italien à intervenir auprès du gouvernement pakistanais.

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