PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Siaghi Abdelkarim est un jeune Algérien de 29 ans résidant à Oran qui a comis le crime de se convertir au christianisme. Il a été condamné par un tribunal civil le 25 mai dernier à 5 ans de prison et une amende de 200 000 dinars pour "offense au Prophète Mohamed". Il est jugé en appel le 17 novembre 2011, et le verdict est attendu pour décembre.

Ce procès intervient après une succession ces dernières années de condamnations ciblant d’autres Algériens chrétiens, pour prosélytisme ou encore pour n’avoir pas fait Ramadhan, le tout dans un climat marqué par l’intolérance religieuse.

La mobilisation en faveur de Siaghi prend de l'ampleur. Un appel à se rassembler devant le ministère de la Justice la veille du procès d’aucuns qualifient de véritable inquisition. Siaghi avait été dénoncé par l’un de ses voisins qui l’accuse de prosélytisme après avoir reçu de lui un DVD, et d’avoir proféré des insultes à l’encontre du Prophète Mohamed (comme presque toujours dans ce genre de procès). Un tribunal l'a condamnée à 5 ans de prison au titre de l'article 144 bis 2 du code pénal. Son avocat se plaint que les dispositions de la Constitution et de la loi relative à la liberté religieuse n’existent "que sur le papier".

« Dans l’argumentaire qui a amené la condamnation de mon client, il n’y a aucune preuve matérielle. Même la personne qui l’a dénoncé, nous ne l’avons jamais vue, elle ne s’est jamais présentée à l’audience et tout a été basé sur cette dénonciation, y compris les DVD saisis au domicile de Siaghi, qui n’ont jamais été présentés au tribunal… Quant à l’offense au Prophète, il nie totalement !...»

Ce qui provoque le plus l’indignation autour de cette affaire, c’est que, dans la motivation du jugement, le terme de rida a été employé, ce qui signifie apostasie.Des observateurs rappellent que l’Algérie a ratifié la Déclaration universelle des droits de l’Homme se doit de respecter l’article 18 relatif à la liberté de conscience, de religion et de pensée. Les soutiens à Siaghi ne sont pas que chrétiens, des musulmans aussi sont remonté contre la justice de leur pays.

« Qu’un Algérien soit juif ou chrétien, il a le droit de vivre comme n’importe quel autre qui est musulman, évoque ainsi une étudiante. Un chrétien a totalement le droit d’offrir une Bible, tout comme un musulman a le droit d’offrir un Coran. Auparavant, ce type d’affaire avait surtout lieu en Kabylie, maintenant, ça se déroule à Oran, et après ça se passera où ? » s’interroge-t-elle.



Un collectif s'est créé à propos de cette affaire et dénonce tout le système judiciaire algérien. Dans un communiqué, le collectif assure que cette affaire n’est pas une simple dérive judiciaire,

«mais celle d’un système qui criminalise toute contestation sociale et oblige les Algériens, aspirant à la justice et à la liberté, à vivre comme dans des clandestins dans leur pays».

Plus loin, il dira :

«Le pouvoir voudrait faire croire que l’Islam interdit la pratique des autres cultes, et que la religion serait menacée par les non-musulmans ou les non-pratiquants, au lieu de reconnaître que la menace réside dans cette véritable inquisition, dangereuse aussi bien pour les non-musulmans que pour l’Islam et les musulmans.»



Le collectif soutient que par cette affaire, le pouvoir ne fait que donner des gages à l’islamisme et tire à lui la couverture religieuse. A coups d’ordonnances, dira-t-il, le pouvoir de Bouteflika institue une sorte de police de la pensée. Cette mobilisation citoyenne compte ainsi mettre la pression sur les autorités afin d’obtenir la relaxe pour Siaghi Abdelkrim et garantir son droit à la liberté de conscience, de religion et de conviction.

Des inconnus s'en sont pris à l'église du Châble, dans le pays du Valais (Suisse) samedi dans la nuit. Après s'être introduit dans le bâtiment, ils ont rassemblé des livres de chant, de liturgie et des évangiles, les ont placés contre l’autel en bois, puis y ont mis le feu. L'autel et l'ambon ont été réduits en cendres. Mais un système d'alarme a permi d'alerter les pompiers qui ont pu maîtriser l'incendie.
Cependant, la fumée a causé d’importants dégâts. L'église Châble est une église gothique du XVe siècle qui abrite un chemin de croix signé du peintre bagnard Félix Cortey.

« Je suis déjà content qu’ils n’aient pas touché aux œuvres sacrées», soupire le curé, Gilles Roduit. «Certaines peintures datent du XVIIe siècle. Ce devrait être possible de les ravoir. Il y a en tout cas du travail pour tout remettre en état. »

Le curé se dit perturbé de voir que certains aient eu « le désir de brûler l’église ». Pourtant, il ne croit pas à un acte antichrétien. Une vingtaine de véhicules ont en effet été endommagés dans le village durant la même nuit. Le curé va tout de même faire «un beau camp en peau de phoque pour les jeunes, afin de leur montrer qu'il y a des choses plus intéressantes à faire que mettre le feu aux églises...».

Mais il ne cache pas que « les fidèles étaient très choqués, ce matin.»



Une enquête de police a été ouverte par le Ministère public du Bas-Valais.

Selon le porte-parole de la police cantonale, une vague de violence contre les lieux de culte avait déjà frappé la région lausannoise au début des années 2000. Ces attaques avaient été accompagnées de tags satanistes.
La bible avait déja été utilisée pour mettre le feu au temple de Morges en juillet 2006, où dans un accès de démence, un Américain nu comme un ver avait voulu bouter le feu à l'église avant de se jeter au lac et de mordre ses sauveteurs ! En janvier dernier, un déséquilibré avait jeté des jerricans d’essence dans la cathédrale de Soleure, causant d'importants dégâts.

(Vous aurez compris ce que ces deux cas rapportés par les journaux doivent vous faire comprendre : 2 = tout ; et les actes anti chrétien n'existent pas, ce ne sont que des actes de déséquilibrés qui auraient aussi bien pu mettre le feu à la mairie (tiens non), à l'école (tiens non), à la gendarmerie (tiens non), au bureau de poste (tiens non), à la boulangerie (tiens non), euh bon à autre chose quoi (tiens non)...).

Des centaines de chrétiens coptes ont manifesté jeudi au Caire, dans le quartier de Choubra, pour marquer la fin de 40 jours de deuil après la mort de 25 d'entre eux, tués début octobre par les forces de police égyptienne au cours d'une manifestation qui a dégénéré en véritable massacre faisant 300 blessés et 25 morts dans des scènes de violence inouïes dans lesquelles les chars blindés de la police écrasaient les foules.

Cette fois, bien que des centaines de membre de la police anti-émeute étaient déployés dans le secteur, les assauts sont venus d'origine inconnue, selon les responsables de la sécurité. Au cours de la marche, des assaillants ont lancé des pierres, des briques et des bouts de verre sur les participants à partir d'un bâtiment, a affirmé un témoin, Hossam Victor, qui participait au défilé. Des heurts ont éclaté et dix personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Les forces de sécurité sont intervenues pour séparer les deux groupes.

les participants imputent, eux, la responsabilité de cette attaque à des partisans de Gamal Saber, un candidat islamiste ultraconservateur qui se présente aux législatives qui doivent commencer le 28 novembre. M. Saber a en effet qualifié de «stupides» les chrétiens qui participaient à cette marche, les accusant d'avoir provoqué de nouveaux affrontements pour nuire à sa campagne électorale.

Un commerçant chrétien de 50 ans, Jamil Masih, a été tué par balles à bout portant par deux inconnus à Karachi alors qu’il ouvrait son magasin situé dans le centre commercial « Lune », dans la zone de Gulshan-e-Iqbal. Son meurtre intervient le même jour et dans la même zone que celui du pasteur Sawan. Jamil Masih vivait au sein de la colonie chrétienne « Essa Nagri » (la plus importante du Sindh) et était socialement engagé en faveur de la promotion sociale des jeunes chrétiens du quartier. Selon la police, le meurtre serait (encore ?) la conséquence d’une vengeance d’ordre privé mais « les chrétiens sont souvent victimes d’exécutions sommaires » remarque une source de Fides.

Le Père Mario Rodrigues, prêtre de Karachi et Directeur des Œuvres pontificales missionnaires au Pakistan note que :

« à Karachi, il existe une grande insécurité dans la vie quotidienne pour l’ensemble de la population. Les minorités, dans ce cadre déjà difficile, sont plus vulnérables parce que moins considérées et moins protégées ».

Dans la province du Sindh, la tension est vive depuis l’assassinat de quatre médecins hindous commis par les membres d’une confraternité musulmane. L’Assemblée nationale a été saisie par le Parlement sur la questionde la protection des minorités religieuses. Les hindous, ont décidé de demander de façon ironique au gouvernement de « priver de la nationalité pakistanaise les minorités religieuses », afin de parfaire leur état de « citoyens de seconde classe », victimes de discriminations et d’inégalités. Le Ministre de l’Intérieur, Rehman Malik, a promis une action efficace de la police qui a arrêté 11 personnes retenues responsables du crime.


mercredi 16 novembre 2011

Le pasteur protestant Jameel Sawan a été tué par balles hier à Karachi, au Pakistan. Il a été arrêté par trois musulmans alors revenait à son domicile, après une liturgie communautaire, et après une discussion, ils l’ont tué de trois balles d’arme courte. La police de Karachi a ouvert une enquête et a arrêté les présumés coupables. Le pasteur était membre de l’APMA, « All Pakistan Minorites Alliance », la plus importante organisation des minorités religieuses au Pakistan et dont le président est conseiller spécial du Premier Ministre pour les Affaires des Minorités religieuses.

Selon ce qu’indique Paul Bhatti, le président de l'APMA,

« l’homicide peut être motivé par la rancœur religieuse mais il existe également la piste d’une vengeance personnelle, liée à des questions d’ordre privé. Dans tous les cas, il s’agit d’un homicide brutal et exécrable. Le gouvernement et la police ont pris les mesures adéquates. Nous faisons appel à tous afin que le calme soit maintenu et que ne soient alimentées ni la haine ni l’intolérance ».

Selon des sources de l’APMA, le pasteur et un de ses responsables avaient reçu par le passé des menaces de groupes radicaux islamiques et en avaient averti les autorités de police. L’APMA du Sindh a signalé le cas aux autorités politiques et a envoyé une lettre au gouverneur, réclamant la protection des minorités religieuses.

Trois écolières chrétiennes indonésiennes ont été décapitées comme « trophées » du Ramadan par des militants indonésiens, qui ont eu cette idée à la suite d’une visite chez leurs confrères jihadistes philippins.



Les têtes des jeunes filles ont été jetées dans des sacs plastiques dans leur village de la province de Sulawesi, en Indonésie, avec une note manuscrite promettant d’autres attaques de ce genre:

« Wanted: 100 têtes chrétiennes, adolescentes ou adultes, mâles ou femelles; il sera répondu au sang par le sang, à l’âme avec l’âme, à la tête avec la tête ».



Un commerçant javanais du nom de Hasanuddin était poursuivi à la Cour Centrale de Jakarta pour ces crimes commis l'an passé en octobre. Il risque la peine de mort au nom des loins anti-terroristes. il a expliqué avoir rendu visite à un groupe philippin islamiste, le front de libération islamique Moro (MILF), dont les membres ont réussi à le convaincre que la décapitation de Chrétiens pourrait être un bel acte de charité musulmane. L’accusé a enrôlé ses complices dans une école islamique et a commandé à l’un d’entre eux,Lilik Purnomo, d’aller chercher « la tête d’un Chrétien ».

« Ce serait un grand trophée de Lebaran si nous pouvions avoir un chrétien. Va, cherche le meilleur endroit pour en trouver un ».

Lebaran est la fête musulmane de la fin du Ramadan.

Lilik est revenu expliquer qu'il avait trouvé une « excellente cible : un groupe d'écolières qui se rend à l'école à pied depuis le village de Gebong Rejo au centre du Sulawesi, dans le district de Poso, où des centaines de gens sont déjà morts de violences sectaires ces dernières années. Beaucoup d'observateurs décrivent le centre du Sulawesi comme le plus grand champ de bataille du jihad. Mais des morts se comptent également parmi les musulmans.

Hasanuddin, Lilik et un troisième laron Irwanto Irano ont organisé la décapitation des jeunes filles avec six autres hommes. Le jour dit, ils n'ont trouvé que 4 jeunes filles au lieu de six. Lilik a décidé d'attaquer rapidement les écolières en espérant que leurs amies suivraient non loin. Trois d'entre elles ont été décapitées sur le champ, mais la quatrième, Noviana Malewa, a pu s'échapper en donnant l'alerte, sans que ses poursuivants ne parviennent à la rattraper.

Les corps, encore en uniforme d'écolière, ont été abandonnées sur le bord de la route, mais les têtes ont été emportées dans un sac à dos pour être remises à Hasanuddin comme cadeau de Lebaran.

The Australian
BlogDei
(attention image choquante)

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