PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Les autorités vietnamiennes et des groupes soutenus par l’État continuent de persécuter les catholiques après la violente répression de vastes mouvements pacifiques de protestation à Hanoï, en septembre.

De nombreux catholiques ont pris part en septembre à des manifestations pour soutenir l'Eglise qui réclame la restitution de terres confisquées. Ce mouvement de protestation a débuté en décembre 2007, à la suite d’un long litige portant sur deux parcelles de terrain, à Hanoï. Ces terres qui appartenaient de longue date à l’église catholique avaient été confisquées par l’État dans les années 1950. Les négociations entre l’église et le gouvernement ont été bloquées en février 2008 (il n'est pas rare en fait que l'état vietnamien confisque des terre ou interdise des constructions, ou même des réparations, d'église).

Aussitôt, l'Etat s'en est pris à l'Eglise au moyen d'une escalade de menaces et de violences physiques, comme l’a montré Amnesty International dans sa synthèse intitulée After the crackdown : attacks and intimidation.
En parallèle, les média, directement contrôlés par l’État, ont également lancé des campagnes afin de discréditer l’archevêque de Hanoï et d’autres personnalités de l’église ainsi que les manifestants.

À mesure que cette campagne s’intensifie, des contre-manifestants et des groupes soutenus par l’état se rassemblent à l’extérieur de l’archevêché et de la paroisse Thai Ha de Hanoï, afin de harceler et de menacer les membres du clergé et les paroissiens aux sons de « mort à l’archevêque » et « mort aux prêtres ». Une église au moins a déjà été la cible de jets de pierre.

« ils insultent nos mères et nos pères et crient des choses comme 'mort à l’archevêque' et 'mort aux prêtres'. Dimanche dernier, quand je suis revenue de l’église, il y avait peut-être 400 ou 500 personnes qui hurlaient des slogans et brandissaient des banderoles. Beaucoup portaient des chemises bleues. » a déclaré une jeune femme à Amnesty International.

Par ailleurs, le gouvernement a eu recours au droit pénal pour étouffer la liberté d’expression. Quatre manifestants ont été arrêtés et accusés, et de nombreux paroissiens ont été convoqués pour être interrogés par la police ces derniers jours. On pense que les hauts représentants de l’église risquent également d’être arrêtés.

Amnesty International appelle le gouvernement vietnamien à respecter les droits à la liberté d’expression et au rassemblement non violent, ainsi que la liberté religieuse, sans discrimination.

L’organisation demande également la libération immédiate et sans condition des personnes qui ont été emprisonnées pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.


Dimanche 17 octobre 2008

Le prêtre carme Thomas Pandippallyil, âgé de 37 ans, a été retrouvé sans vie dimanche dans la zone de Yellareddy (district de Nzamabad), dans l'État indien d'Andhra Pradesh, où les violences sont vives.

Le visage du prêtre retrouvé dans « une partie déserte du village de Balampilly », était défiguré avec « des signes flagrants de torture », indique l'archevêché.

Il aurait été tué dans la nuit de samedi, dans des circonstances non encore élucidées : le matin, le P. Pandippallyil avait célébré une messe dans le village de Mass Burgida et dans une agglomération voisine, après s'être rendu dans un couvent sur sa route.

Le P. Pandippallyil avait rejoint la mission carmélite de Chanda en 1987 et avait été ordonné prêtre en 2002. Il était particulièrement engagé dans le domaine de l'éducation.

Une enquête devrait éclaircir les circonstances de cette mort.

Une école catholique, la Convent Girls' School, a été la cible d'un attentat à Sangota, dans la région de la ville de Swat au Pakistan. L’édifice a été détruit par des rudiments de bombes. Il n’y a pas eu de victimes puisque l’école avait été fermée, par précaution, par les religieuses, suite aux menaces reçues les semaines précédentes.

L'école avait en effet dû fermer ses portes du 9 au 17 septembre dernier après avoir reçu une lettre menaçant d’une attaque suicide imminente au cœur de l’institut. Publiée par la presse locale, la lettre, signée par le groupe radical islamique Jan Nisaran-e-Islam, accuse les sœurs carmélites, à la tête de l’école depuis février 2007, de faire du prosélytisme, de convertir les jeunes élèves musulmanes et de corrompre leur moralité par des boissons alcoolisées et du matériel pornographique. La lettre de menaces exigeait la fermeture de l’établissement sous peine d’attaque suicide et défendait aux familles musulmanes d’envoyer leurs enfants dans cet établissement, requérant qu’ils soient inscrits dans les écoles coraniques de la région. A la Public High School de Sangota, 95 % des jeunes filles de l’établissement sont musulmanes, leurs familles appréciant la qualité de l’enseignement et de l’instruction dispensés.
L’école et le collège de jeunes filles sont gérés par les sœurs carmélites apostoliques sri-lankaises. L’école a été construite en 1965 et comptait 1.000 étudiantes, venant surtout de familles pauvres, musulmanes et chrétiennes du district de Swat.

Malgré la protection de la police, l'école a pourtant été détruite.

Il y a un peu plus d'une année, les talibans ont exigé que les filles et les femmes de l'école portent la burka (vêtement qui couvre le corps de la tête aux pieds). La région est proche de la frontière afghane et est contrôlée par les talibans depuis environ un an. De 1994 à 2001, l'Afghanistan était dominé par les islamistes radicaux qui interdisaient aux femmes l'accès à l'éducation et à l'emploi.

Une femme chrétienne a été assassinée mardi dans l'Etat indien d'Orissa, alors que son mari et leurs deux filles ont réussi à prendre la fuite, a fait savoir l'agence « AsiaNews ». Cet assassinat porte à 60 le nombre de chrétiens tués en Inde depuis le début de la vague de violence, le 24 août dernier.

Le dernier meurtre a été perpétré alors qu'un groupe d'extrémiste attaquait au petit matin les habitants de trois villages, mettant le feu aux maisons des chrétiens avec des bombes Molotov, sans que la police n'intervienne. Plusieurs personnes ont été blessées dont un enfant de 8 ans qui se trouve dans de graves conditions.

Selon les chiffres fournis par « AsiaNews », et provenant d' All India Christian Council, ces violences ont fait en un mois, outre les morts, plus de 18.000 blessés, détruit 178 églises, brûlé plus de 4.600 maisons et 13 écoles, et endommagé des centres sociaux. Plus de 50.000 chrétiens ont fui leurs villages et se sont réfugiés dans les champs ou dans les forêts.

Les évêques d’Asie inquiets devant l’inaction du gouvernement

La vague de violence, loin de s'apaiser, s'aggrave de jour en jour, comme le souligne dans un communiqué le secrétaire général de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (FABC), Mgr Orlando B. Quevedo, archevêque de Cotabato (Philippines).

Dans son message, écrit au nom des évêques de toute l'Asie, Mgr Quevedo partage son inquiétude face à cette violence visant les catholiques et les chrétiens des autres confessions. Ce qui est le plus alarmant peut-on lire, est le manque d'action de la part des autorités locales et nationales, auxquelles les évêques demandent de mettre fin aux agressions en condamnant les responsables.

« Quelle image tragique présente aujourd'hui ce pays connu jadis comme un pays de grande harmonie et de tolérance religieuse, et qui est salie par une minorité d'extrémistes », ajoute le message.

Dimanche dernier, quelque 400 personnes ont manifesté à New Delhi pour demander au gouvernement d'entreprendre des actions pour freiner la violence extrémiste. La conférence épiscopale indienne, par l'intermédiaire de son porte-parole, Dominic Emmanuel, a exprimé sa « profonde préoccupation » devant le désintérêt manifeste des autorités face à la situation des chrétiens. Il y a une semaine, les fondamentalistes ont incendié à Kandhamal la maison des missionnaires de la charité, l'ordre fondé par Mère Teresa de Calcutta.

Le 15 septembre dernier, en pleine nuit, une bombe a frappé la John Bosco Model School, située dans le district de Bannu, où vivent près de 800 familles chrétiennes. L’attentat n’a pas fait de victime mais a détruit la chapelle de l’école ainsi que d’autres parties de l’établissement.

Construite en 2002 et gérée par les missionnaires de Mill Hill, elle accueille 50 % d’élèves chrétiens et 50 % d’élèves musulmans, l’équipe d’enseignants étant également de religions différentes. Une école « modèle » en termes de cohabitation pacifique et d’harmonie dans cette région tourmentée.

Selon les données fournies par l’Église pakistanaise, dans la Province de la frontière du nord-ouest, les écoles chrétiennes attaquées ces dernières années sont environ 150, signe de la vague croissante d’intolérance et de la diffusion de groupes intégristes musulmans qui souhaitent effacer l’oeuvre d’instruction des instituts chrétiens

Le Syndicat des médecins égyptiens vient d’interdire les dons et les transplantations d’organes entre personnes de nationalité et de religion différentes. En somme, il n’est pas possible pour un Copte de donner ses organes à un musulman et vice versa. Ces pratiques sont désormais limitées aux membres d’une même famille jusqu’au quatrième degré.

Le président du Syndicat des médecins égyptiens, Hamdy El Sayed, soutient mordicus qu'« il ne s’agit pas de promouvoir les différences entre les religions, mais de limiter le commerce d’organes » qui sévit depuis des années dans le pays.

Les Coptes et autres défenseurs des droits de l’homme n’y croient pas.

« C’est une loi raciste qui encourage la discrimination et qui opère une distinction entre les donateurs chrétiens et musulmans, réduisant les chances pour les patients d’obtenir leur transplantation d’organe », a déclaré Naguib Gabriel, directeur de l’Union égyptienne des droits de l’homme au Daily News Egypt.

Pour un grand nombre d’Egyptiens outrés par cette loi, la décision s’explique par le fait que le conseil d’administration du Syndicat des médecins compte de nombreux membres du parti des Frères musulmans. L’idée étant que les Frères musulmans ne voudraient pas souiller des croyants avec des organes venant des Coptes.

« Le projet de loi contribuera à élargir l’écart entre les musulmans et les chrétiens, puis nous aurons des hôpitaux séparés pour chrétiens et musulmans », s’inquiète Naguib Gabriel.

Peu avant la clôture des Jeux Olympiques, Mgr Julius Jia Zhiguo a été arrêté, dimanche 24 août, alors qu'il célébrait la messe dans la cathédrale de Wuqiu, dans le nord de la Chine, et conduit dans un lieu secret. Cet évêque âgé de 73 ans, dit "clandestin" (non reconnu par l'Etat chinois), de Zhengding, dans la province du Hebei, a déjà été arrêté onze fois dans le passéet a déjà passé plus de quinze années en prison. Consacré évêque en 1980 sans l'autorisation de l'Etat, Mgr Jia est sous surveillance policière depuis 1989, et, depuis quelques mois, en résidence surveillée. Durant les Jeux olympiques de Pékin, de nombreux évêques et prêtres ont été soumis à une telle mesure, souligne l'agence de presse.

Au nom de la sécurité publique, les rassemblements chrétiens avaient été interdits durant les Jeux olymiques, mais mille fidèles s'étaient rassemblés dans le diocèse de Zhengding, pour célébrer la fête de l'Assomption, le 15 août dernier. Les forces de police avaient autorisé Mgr Jia à célébrer la messe pour eux. Le diocèse de Zhengding compte 110 000 catholiques, dont 80 prêtres et 90 religieuses.

Des membres de l'Eglise catholique chinoise ont exprimé leur crainte qu'après les JO, l'intérêt international des médias pour la Chine ne s'estompe et que les répressions contre les chrétiens ne reprennent de plus belle.

Les tensions ne s'apaisent pas en Inde après l'assassinat d'un dignitaire du Conseil samedi. Swami Laxmanananda Saraswati et quatre autres hindous avaient été abattus par des inconnus. Le parti nationaliste hindou de l'opposition (Bharatiya Janata Party, BJP) et le Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial hindou) ont aussitôt appelé à des représailles, et c'est à un orphenilat catholique que des foules s'en sont prises dans l'Est de l'Inde.
Un prêtre travaillant à l'orphelinat a été tabassé par des émeutiers et a été hospitalisé pendant que l'orphelinat était incendié, et une femme (une religieuse ?) est morte dans l'incendie.
Dans un autre accès de violences dans l'Orissa, un homme, dont on ne connaît pas encore la confession, a trouvé la mort après qu'une foule en colère eut mis le feu à son logement

Au moins seize civils ont été tués, lundi 18 août, dans une série d'attaques lancées par des séparatistes musulmans contre des villes à majorité chrétienne du sud des Philippines (île de Mindanao). Les combats qui opposent l'armée à des centaines de miliciens du Front Moro islamique de libération (MILF) se sont intensifiés ces derniers jours et des groupes de rebelles ont commencé à diriger leurs attaques contre la population civile de villes et villages chrétiens.
Les violences ont éclaté après la décision de la Cour suprême, le 4 août, de suspendre le projet d'établissement d'une région musulmane dans le sud des Philippines. Quelque quinze cents insurgés du MILF ont alors pris le contrôle de la plupart des villes et villages chrétiens dans le nord de la province de Cotabato.

La présidente des Philippines, Gloria Arroyo, a ordonné à l'armée de "défendre chaque pouce" du territoire. "Nous ne tolérerons pas et nous réprimerons violemment toute tentative de perturber la paix et le développement à Mindanao", a-t-elle déclaré dans une adresse à la nation.

La population de Mindanao est en majorité musulmane, mais les Philippines sont très majoritairement catholiques. Le MILF, fort de douze mille hommes, mène depuis trente ans une guérilla pour obtenir un Etat islamique indépendant dans le sud des Philippines. Les pourparlers entamés en 2003 avec le gouvernement de Mme Arroyo ont été interrompus en décembre dernier à la suite d'un désaccord sur le contrôle de territoires réclamés par le MILF.


Au moins, on voit où ils veulent en venir !

Le 5 août, les autorités de l'Eryhrée ont enfermé huit étudiants de l'académie militaire de Sawa dans des conteneurs métalliques après qu'ils eurent manifesté leur opposition à la destruction de 1500 bibles personnelles appartenant aux nouveaux étudiants.

«Lire la Bible en privé, discuter de la foi chrétienne avec d'autres étudiants, prier avant ou après les repas, seul ou en groupe et posséder une bible ou toute autre littérature chrétienne est défendu au centre», selon une source locale. «Les étudiants impliqués dans de telles activités risquent l'emprisonnement ou de sévères punitions.»

Le service militaire est obligatoire en Erythrée

Sous le mandat présidentiel de Yemane Ghebremeskel, l'Erythrée réfute les accusations de répression religieuse et affirme que le pays dispose d'une constitution laïque et se targue d'une longue tradition religieuse. En 2007, le Département américain d'État avait pourtant mis l'Erythrée sur la liste des pays violant très gravement la liberté religieuse.

Plus de 2000 chrétiens, y compris des pasteurs protestants et des prêtres orthodoxes, sont actuellement détenus à cause de leur foi dans des postes de police et des camps militaires à travers toute l'Erythrée. Bien que beaucoup soient incarcérés depuis des mois, voire des années, aucun n'a été jugé ni condamné par un tribunal.

4 missionnaires indiens de Gospel for Asia ont été sévèrement battus par des extrémistes et mis en prison avec le concours de la police le 31 juillet 2008.

Ils attendent maintenant leur comparution devant la justice. Nous ignorons les motifs de cette arrestation.

17 familles chrétiennes du Laos, soit 80 personnes, ont été arrêtées au mois de juillet dans le village de Katin, situé au sud du Laos. Leur crime ? Avoir apposé un crois en bois sur la tombe d'un d eleur défunt. Les chefs du village les ont aussitôt accusé de « pratiquer des rituels ennemis de l’Etat ». Les familles furent arrêtées et enfermée 72 heures sans eau ni nourriture - soumis à la torture en somme - afin qu'ils abjurent. Ce que 10 famille ont fait pour épargner leurs enfants. Les 7 autres ont été expulsées du village.

Dans une autre province du sud, dans le village de Boukham, des policiers ont investi une église de maison et ont arrêté le pasteur Sompong et quatre autres personnes, pour avoir « cru en Dieu et lui avoir rendu un culte ». Les cinq chrétiens ont été relâchés, mais le pasteur a été à nouveau interpellés par la suite.

Quelques jours après ce raid de la police, le pasteur d’une autre église de maison était convoqué par les policiers. Ces derniers voulaient connaître la raison du nombre croissant de villageois qui choisissaient de croire en Dieu.

Cette histoire est incroyable et montre jusqu'où peuvent aller les vexations contre les chrétiens au Pakistan.

Le 26 juin 2008, Saba âgée de 12 ans et Aneela, sa petite sœur âgée de 10 ans sont enlevées dans la petite ville de Chowk Munda au Pakistan. Younis Masih leur père ne cesse de se démener pour les récupérer, mais sa plainte est jugée irrecevable par la police, parce qu'il est chrétien, et il est enjoint de se taire. Puis les kidnappeurs, quatre hommes connus comme des trafiquants, se présentent à leur tour la police, non pour se rendre, mais pour demander la garde des fillettes, alléguant qu’elles s’étaient converties à l’islam et que de ce fait, leur propre père, un chrétien, n’avait plus d’autorité légale sur elles.

Il a fallu plusieurs semaines avant que Younis, aidé par des avocats et par le ministère des Minorités et des Droits humains puisse déposer officiellement plainte. Il ne se sent plus en sécurité dans son pays où les chrétiens – moins de 2% de la population - sont opprimés à la fois par des groupes islamistes et par ceux qui profitent de la faiblesse du système politique pour s’en prendre aux chrétiens.

« Ils pensent que nous ne sommes pas des êtres humains et que nous les chrétiens n’avons pas de dignité », a-t-il confié à son avocat.

Les deux soeurs ont finalement comparu devant le tribunal du District de Muzaffargarh quelques minutes à peine, pour témoigner de leur conversion à l'islam. Elles étaient entourées d'une quinzaine d'hommes, tous musulmans. Younis et son épouse ne les avaient pas revues depuis leur enlèvement le 26 juin dernier alors qu'elles allaient chez leur oncle à Sarwar Shaheed (240 km au sud-ouest de Lahore) non loin de chez elles. Pour Younis, il ne fait aucun doute que ses filles n'ont pas la liberté de s’exprimer : «Elles sont avec ces hommes depuis les 20 derniers jours. Ils ont fait pression sur elles».

Les parents des deux filles n'ont pas été autorisés à leur parler, ni à montrer leurs certificats de naissance et de scolarité qui attestent de leur âge. Younis craint que ses filles n'aient subi des abus sexuels et été placées dans un réseau de prostitution. Aidés par un avocat défenseur des droits de l'homme, les parents ont fait appel de ce jugement.


samedi 31 mai 2008

Le monastère copte d’Abu Fana, à Mallawi, dans la province de Minya en Egypte, a été attaqué durant plusieurs heures par une troupe d’une bonne soixantaine d’agresseurs. 4 moines ont été blessés par balles, trois autres ont été enlevés, torturés, battus, et menacés de mort s'ils ne se convertissaient pas à l’islam. Ils ont enfin été relâchés, blessés, quelques heures plus tard, mais le frère d’un des moines est toujours porté disparu. On a relevé également d’importants dégâts matériels.

Le monastère, fondé au 4e siècle, a déjà été attaqué à plusieurs reprises ces dernières années par des islamistes.

Dès le lendemain, l'Eglise copte a exhorté, en termes rares, le président Hosni Moubarak à se porter garant de la sécurité des chrétiens d'Egypte. Dans un communiqué, le conseil ecclésiastique copte presse le président égyptien d'empêcher "de nouvelles attaques armées contre des moines" et que "la croix soit insultée".
Les autorités minimisent l'attaque de ce monastère, intervenue dans un climat de regain de tensions confessionnelles alors que les coptes, munis d'une autorisation, érigeaient un mur autour de l'antique monastère d'Abou Fena. L'Eglise copte demande l'arrestation des agresseurs, et la libération des coptes emprisonnés. L'entrepreneur copte, en effet, aurait tiré pour se défendre contre un des 60 assaillants musulmans, qui est mort. Lui et son frère ont été arrêtés.

Le journal copte Watani, lui, accuse dimanche avec virulence les autorités égyptiennes de fermer les yeux devant la "dure réalité" des "violences répétées contre la communauté copte". Son éditorialiste, Youssef Sidhom, estime que les autorités placent sur un pied d'égalité victimes et coupables, cherchant à épargner la justice à ces derniers par des "simulacres de réconciliation". Pour lui, "s'ajoute ainsi un terrorisme d'Etat au terrorisme des criminels". Les autorités nient d'habitude la nature confessionnelle de ces incidents pour les qualifier de "querelles de voisinage".

Le pape Chenouda, qui avait dû quitter jeudi l'Egypte pour être opéré aux Etats-Unis, avait affirmé que ceux qui ont commis l'assaut, selon lui des bédouins musulmans, "ne trouvent en face d'eux aucune force de dissuasion", qualifiant cette agression "d'inadmissible". Pour sa part, un groupe islamiste, la Jamaa Islamiyya, a accusé l'Eglise copte d'Egypte de tenter de "former un État parallèle" avec l'aide "de parties étrangères" afin "de changer la nature arabo-musulmane de l'Egypte".

Les coptes d'Egypte sont la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Leur nombre est estimé entre 6 et 10% de la population totale du pays qui compte près de 80 millions d'habitants.

Un jeune chrétien vietnamien a été tué le 14 avril dernier par la police vietnamienne lors d’une manifestation de protestation contre les persécutions anti-chrétiennes au Vietnam. Y-Cung Nie, un jeune chrétien évangélique de 26 ans appartenant à la communauté des Montagnards a été tué par la police vietnamienne. On lui reproche d'avoir participer à une manifestation pacifique réclamant la remise en liberté de trois chrétiens arrêtés par les forces de l'ordre du pays.

Le Vietnam continue de mener une campagne très dure contre les églises chrétiennes «illégales» qu'il considère comme de la propagande car «contaminées par des protestants américains et donc contraires aux intérêts du pays», explique Le Journal Chrétien.

La répression vis-à-vis des montagnards, connus sous le nom de Degar, minorité ethnique de religion chrétienne qui habite les hauts plateaux centraux, est particulièrement grave. La Fondation montagnard, un groupe de défense des droits humains du peuple Degar basé en Caroline du Sud, a fait état d’exécutions sommaires de membres de cette communauté.


		

	

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