PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


On le sait, les musulmans n'ont pas le droit de se convertir au christiannisme. Les iraniens viennent d'en faire la triste expérience.

La police de la ville de Shiraz au sud de l’Iran vient de sévir contre des musulmans convertis au christianisme, arrêtant les membres de trois familles chrétiennes et confisquant livres et ordinateurs.

Les arrestations ont commencé le 11 mai à 5 heures du matin, quand deux couples, de 40 ans et de 25 ans, ont été arrêtés à l’aéroport international de Shiraz et emmenés en prison. Tous les quatre ont été soumis à des heures d’interrogatoire sur “leur foi et leurs activités religieuses domestiques,” a rapporté à Compass une source iranienne.
Les deux femmes ont été libérées le jour même de leur arrestation, mais l'un des époux a été détenu jusqu’au 14 mai, et le plus âgé est toujours emprisonné.

Deux heures après les arrestations du matin, la police envahissait le foyer de Hamid Allaedin Hussein, 58 ans, l’arrêtant avec ses trois enfants. Sa fille et un de ses fils ont été relâchés plus tard le même jour, mais le 3e est toujours en prison. Deux jours plus tard, la police interpellait deux autres anciens musulmans à Shiraz, alors qu’ils se promenaient. Les deux hommes sont toujours sous les verrous. Une autre arrestation avait été rapportée le mois dernier dans la ville d’Amol, au nord, dans la province de Mazandaran près de la Mer Caspienne. Deux des convertis chrétiens, dont une femme enceinte, sont toujours sous les verrous.

Ces deux dernières années, l’intransigeant régime musulman chiite iranien a arrêté, harcelé et intimidé les citoyens mêlés aux mouvements grandissants des “églises à domiciles”. Un de ces mouvements a confirmé le mois dernier que ces groupes de convertis au christianisme voyaient le nombre de leurs adhérents doubler tous les six mois.
Ces nouveaux convertis sont systématiquement soumis aux mauvais traitements, physiques et psychologiques, et doivent verser d'importantes cautions pour leur mise en liberté. Et ils sont menacés de nouvel emprisonnement ou de poursuites criminelles s’ils sont pris à prier où à prêcher leur foi.

En janvier 2008, le parlement iranien a rédigé un projet de code criminel qui rendrait la peine de mort obligatoire pour les “apostats” qui quittent l’islam pour une autre religion.

Six chrétiens ont été interpellés par la police (la ville n'est pas mentionnée) alors qu’ils sortaient de prière au domicile de l’un d’entre eux. Ils ont été conduits au commissariat de police où ils ont passé la nuit, pour être présentés le lendemain au procureur. La charge suivante a été retenue contre eux : “ils dérangent la foi des musulmans”. Ils doivent comparaitre le 27 mai.

Dix jours plus tôt, le 29 avril, un autre chrétien avait été condamné à 300 euros d’amende et un an de prison avec sursis à Djilfa (240 km au sud d’Alger). L’homme, qui s’est converti au christianisme il y a 8 ans, a été arrêté le matin du 25 avril lors d’un contrôle de police alors qu’il voyageait dans un taxi collectif. Les agents ont trouvé une bible et quelques livres d’étude religieuse dans ses bagages. Cela a suffit pour qu’ils le mettent en prison. Pendant les cinq jours qu’ont duré sa détention, les policiers l’ont fortement menacé afin qu’il revienne à l’islam.


Une loi anti-prosélytisme

L'Algérie a voté en 2006 une loi anti-prosélytisme qui semble être appliquée avec zèle. Cette loi, relative à la règlementation de l'exercice du culte et des lieux de culte autres que musulmans (appelée aussi loi anti-prosélytisme) a été adoptée en février 2006, elle est entrée en vigueur en septembre 2006. Officiellement elle visait à garantir « la tolérance et le respect entre les différentes religions ». Dans les faits, elle vise notamment à empêcher les conversions des musulmans vers le christianisme et prévoit des peines de prison et des amendes pour quiconque « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion » ou « fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ». Vaste interdiction !

Edit : Sur les 6 chrétiens arrêtés, 2 ont nié s'être convertis, et les 4 autres ont été condamnés à plusieurs mois de prison avec sursis. C'est bien moins que les4 ans fermes requis contre eux.

Monseigneur Hilarion, évêque orthodoxe de Vienne et d'Autriche et chef de la représentation de l'Eglise russe auprès des organisations internationales européennes, a appelé à l'aide l'Union Européenne pour secourir tous les chrétiens persécutés dans le monde en ce moment.

« La tolérance ne doit pas se mettre en application au détriment des chrétiens qui constituent toujours la majorité de la population européenne. Les cas de christianophobie et de discrimination des chrétiens doivent être officiellement condamnés », a souligné le prélat lors de la rencontre des dirigeants de l'UE avec les leaders religieux d'Europe qui a eu lieu le 5 mai à Bruxelles.

Il a estimé que les dirigeants de l'Union Européenne devaient faire davantage pour protéger le patrimoine chrétien européen. En particulier, :

  • le Kosovo « où les églises sont détruites de façon barbare, où des milliers de chrétiens sont laissés sans toit et sont contraints à l'exil ».
  • « Cela concerne également la partie de Chypre qui est illégalement occupée par l'armée turque, où les églises sont soumises à la destruction et où la population chrétienne souffre cruellement », - a dit l'évêque.
    Il a relevé en effet que tout en demandant l'entrée dans l'Union Européenne, la Turquie méprise en même temps la population chrétienne, lui causant tous les problèmes administratifs possibles et interdisant la construction d'écoles de théologie par exemple. Il a appelé les dirigeants de l'UE à utiliser les mécanismes des négociations avec la Turquie pour défendre les minorités religieuses de ce pays.
  • D'autre part, a souligné le représentant du Patriarcat de Moscou, « les dirigeants de l'UE peuvent et doivent faire beaucoup plus pour la défense des populations chrétiennes hors de l'Europe, en particulier en Irak, en Afghanistan, en Arabie Saoudite et dans de nombreux autres pays musulmans ».
  • « En Irak l'enlèvement et l'assassinat de ministres chrétiens du culte sont devenus une réalité quotidienne.
  • En Afghanistan la conversion au christianisme peut amener à la peine de mort.
  • En Arabie Saoudite il n'existe aucune église chrétienne.
  • Des nouvelles alarmantes sur des persécutions et des assassinats de chrétiens nous parviennent du Pakistan, d'Indonésie, des Philippines et de certains pays d'Afrique », - a constaté Monseigneur Hilarion.

Le prélat s'exprimait devant des représentants de Slovénie, et les présidents de l'Union Européenne, de la Commission européenne, et du Parlement européen, ainsi que devant des représentants des Eglises chrétiennes, de l'islam et du judaïsme.

Un jordanien de 40 ans est poursuivi pour apostasie après être devenu chrétien.

Mohammed a reçu le baptême il y a 15 ans, alors qu'il travaillait à l'étranger après avoir découvert la joie de croire au Christ. En 2000, il retourne en Jordanie, où sa nouvelle foi est fortement désapprouvée par sa famille. Il accueille alors chez lui deux autre convertis au christianisme, un jeune homme et une jeune fille, vivant en souffrance dans leur famille. Mais le 23 mars 2008, les frères de la jeune fille investissent la maison de Mohammed et enlèvent leur sœur de force, le frappant lui, sa femme et son fils.

Après avoir reçu des soins d'urgence, ce citoyen jordanien se rend au commissariat de police pour porter plainte. Mais il y trouve son propre père en train de déposer une plainte contre lui pour apostasie ! il est alors emmené devant un tribunal islamique.

« Le juge se moquait de moi, mais quand il a vu que je ne changeais pas d'avis, il m'a accusé d'outrage à la cour et a ordonné mon emprisonnement pour une semaine » raconte Mohammed.

Il échappe à la prison immédiate contre le paiement d'une caution de 9 000 euros, et se résout à quitter le pays avec son épouse et ses deux enfants. Mais son procès est toujours en cours. Le 30 mars 2008, constatant son absence à l'audience, le juge lance un mandat d'arrêt contre lui.

« Tant que je refuse de revenir à l'islam, je ne peux pas gagner ce procès. Le tribunal annulera mon mariage, m'enlèvera mes enfants. Je n'aurai plus de papiers d'identité et tous mes biens seront confisqués ».

Tout le monde sait qu'il est très officiellement interdit (sous peine de mort) à un musulman de se convertir au christianisme (tiens, en passant, n'est-ce pas là un des critère qui définit les sectes ??). Pour autant personne n'ose tellement aborder cette question et on préfère le qualifier de considération extrémiste minoritaire.

magdi allam

Le journaliste italien Magdi Allam, éditorialiste du Corriere della Sera, et ex-musulman baptisé par le pape pendant la nuit pascale, a pourtant été obligé d'annuler une visite en Espagne où il devait présenter l'un de ses livres traduit en espagnol : '"Vaincre la peur''. Les raisons ? Le gouvernement espagnol ne lui garantit pas pour le moment le degré de sécurité dont il bénéficie actuellement en Italie (oùm il vit sous escorte depuis 5 ans suite aux nombreuses menaces de mort du monde musulman).
Or M. Allam est condamné à mort depuis des années par plusieurs instances représentatives islamiques qui le considèrent comme un "ennemi de l'islam, a signalé sa maison d'édition, Encuentro.


Magdi Allam est né au Caire en 1952 et vit depuis de longues années en Italie où il a fait ses études. Il a écrit plusieurs essais polémiques sur le Proche-Orient. Musulman d'origine, il s'est lentement converti au christianisme et a été baptisé par Benoît XVI en même temps que six autres adultes lors de la veillée pascale.

Son baptême a été qualifié de "provocation" par le directeur du centre d'études islamiques d'Amman, Aref Ali Nayed, un des porte-parole de l'initiative de dialogue avec le christianisme lancée par 138 religieux musulmans en octobre 2007. Mais M. Allam rétorque qu'en acceptant de le baptiser publiquement, le pape

«a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui jusqu’à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans», en «s’abstenant de faire du prosélytisme dans les pays à majorité islamique», «par peur de ne pas pouvoir protéger les convertis face à leur condamnation à mort pour apostasie».

Les principaux théologiens musulmans considèrent en effet (et l'AFP le rappelle) que l’islam interdit aux musulmans de changer de religion, ce qui est passible de mort dans certains pays.

Mais nos gouvernants continuent à vouloir croire qu'il y a l'Islam modéré (disons-le : christianisé), le vrai, ultra majoritaire, et l'Islam fondamentaliste, le faux, le dévoyé, ultra minoritaire. Mais la réalité est rarement celle que les politiciens veulent présenter.

Un prêtre chrétien orthodoxe a été assassiné samedi par des inconnus en plein centre de Bagdad, par des hommes armés circulant en voiture. Ils ont ouvert le feu vers 12h00 sur le prêtre tandis qu'il sortait de son domicile dans le quartier central de Karrada. Il se nommait Yousef Adel et était prêtre de l'Eglise syriaque orthodoxe, officiant dans la paroisse Saint Pierre du quartier de Karrada.


Les chrétiens d'Irak sont régulièrement les cibles de violences, enlèvements, meurtres et attentats à la bombe contre des églises, commis par des insurgés, chiites comme sunnites. Ils sont accusés de soutenir les "envahisseurs croisés". Ainsi, en janvier, des attentats à la voiture piégée avaient visé la cathédrale chaldéenne et une église orthodoxe à Kirkouk (nord de l'Irak), sans faire de victime mais provoquant d'importants dégâts matériels. A Mossoul, des attentats à la bombe contre des églises et bâtiments chrétiens avaient fait quatre blessés.
L'évêque chaldéen de Mossoul (nord), Mgr Faraj Rahou, avait été enlevé fin février par des inconnus et son cadavre retrouvé à la mi-mars. Deux prêtres de ce diocèse avaient également été enlevés en octobre 2007, et en juin 2007, un prêtre et trois diacres avaient été abattus devant une église de cette ville, capitale de la province de Ninive qui est devenue un fief d'Al-Qaïda en Irak. Le sort de deux autres membres de l'Eglise chaldéenne, enlevés à Bagdad respectivement en août et en novembre 2006, demeure inconnu.
Les Chaldéens, qui sont des catholiques de rite oriental, constituent la principale communauté chrétienne du pays, et l'une des plus anciennes églises chrétiennes.


Des hindous brûlent des église et menacent les chrétiens Pendant les célébrations de la Pâque en Inde, les chrétiens, ultra minoritaires, sont particulièrement menacés par les hindous qui redoublent de violence contre eux. beaucoup sont menacés physiquement, enlevés ou frappé à coups de couteaux, pendant que maisons et églises sont brûlés.

Les de chrétiens représentent 2% de la population de l'inde, mais il se fait de plsu en plsu de conversion. Le christianisme, par sa morale de la liberté, remet en cause le système de caste propre à l'hindouisme et attire une population croissante, ce qui semble expliquer aux yeux de l'archevêque de New Delhi Mgr Concessao l'origine de ces violences.



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Le 18 avril 2007, trois chrétiens avaient été assassinés dans les bureaux de Malatya de la Zirve Publishing, société distribuant des Bibles et de la littérature chrétienne. Deux turcs convertis de l'islam, Necati Aydin et Ugur Yuksel, et un allemand, Christian Tilman Geske, avaient été liés, frappés, torturés et leur gorge tranchée.

Les cinq meurtriers ont été arrêtés et ont avoué leur forfait. Mais l'enquête commence à remonter à la police, à l'armée, et à des hommes politiques qui auraient orchestré cet assassinat. Qui plus est, le procès se déroule au déni de toutes les règles de l'art et les pièces à convictions et autres preuves disparaissent mystérieusement les unes après les autres. Un procureur est même impliqué après avoir offert un des téléphones portables des assassins à sa parenté. D'autres dénonciations auraient été effacées.

La justice semble vouloir protéger soigneusement les strates de l'état qui commanditent peut-être ces assassinats.

Les Philippines sont le pays le plus catholique de tout l'Asie, près de 90% de la population est chrétienne, 85% catholique. Pourtant l'île de Mindanao, au sud de l'archipel, est une terre où l'islam est davantage présent, estimé à 20% de la population. Proche de la Malaisie, c'est dans cette île que sévissent notamment les indépendantistes islamiques Abu Sayyaf qui ont déjà fait tant de morts.

Marawi City, capitale du Lanao del Sur, est aux Philippines une exception, une ville entièrement soumise à l'Islam alors que la religion catholique est presque religion d'État. Là-bas, l’église n’a pas de croix parce que les musulmans locaux n’en veulent pas, et le prêtre catholique porte la barbe, surtout pas de crucifix ou de col romain « par respect pour les musulmans ». Les clubs de karaoké (archi présent dans tous les quartiers de n'importe quelle ville des Philippines), l’alcool et la viande de porc sont interdits, les femmes sont voilées. Même le fameux lechon (ou cochon de lait) plat traditionnel philippin préparé à l'occasion de toutes les fêtes, est interdit. Les habitants préfèrent donc se marier ailleurs !
On assiste là à une dhimmitude* "volontaire" et résignée en terre chrétienne !

Cette situation est jugée inacceptable par des observateurs, qui y voient la démonstration de la volonté de domination de l'Islam et son incapacité à cohabiter avec les autres dans le respect de leurs rites et coutumes. Même le code municipal inclue les règles morales musulmanes. Des enlèvements ont lieu régulièrement sans la ville, imputable à des bandes organisées selon les autorités musulmanes. Des prêtres catholiques ont ainsi été la cible de ravisseurs, dont un prêtre irlandais qui a été abattu en 2001.



dhimmitude : état de soumission des non-musulmans face aux musulmans dans un pays de droit musulman.

Après 14 siècles d'interdiction, l'émirat arabe du Qatar, petite péninsule voisine de l'Arabie Saoudite, a enfin permis la construction d'un premier lieu de culte pour les catholiques du pays.
Plus de 6.000 fidèles sont venus assister à l'inauguration de l'Eglise Notre-Dame-du-Rosaire, la première église catholique du pays, évènement historique. La célébration a été présidée, au nom du pape, par le cardinal Ivan Dias, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

L'Eglise est érigée dans la banlieue de Doha, capitale du pays, sur un terrain donné à l'Eglise il y a sept ans par l'émir Hamad bin Khalifa Al Thani, favorable au dialogue interreligieux. Elle est cependant privée de croix et sans clocher.

Le cardinal Dias a transmis les vœux du pape à l'assemblée, en particulier au Vicaire apostolique d'Arabie, Mgr Paul Hinder, à son prédécesseur, Mgr Bernardo Gremoli, au Nonce apostolique au Koweït, Mgr Mounged El-Hachem et au vicaire apostolique au Koweït, Mgr Camillo Ballin.

« Enfin les catholiques à Doha ont une maison où ils peuvent se réunir librement et en sécurité », a commenté Mgr Hinder, Vicaire apostolique d'Arabie.

Les quelques 150.000 chrétiens présents au Qatar proviennent surtout des Philippines, de l'Inde et d'environ 100 autres pays du monde. Une communauté multiethnique qui, dès samedi prochain, pourra suivre la messe dans la nouvelle église, célébrée en 14 langues différentes.

Le vice-premier ministre du Qatar était présent à la cérémonie d'inauguration afin de témoigner de l'ouverture du gouvernement, qui a autorisé la construction de cinq autres églises chrétiennes dans le pays. Il a souligné le « caractère positif » du message que cette église pouvait apporter au monde.

Néanmoins, cette ouverture n'écarte pas les dangers d'attaques contre la communauté chrétienne locale. Après les menaces lancées par des groupes extrémistes islamiques, les ambassades des pays occidentaux présents au Qatar ont invité leurs citoyens à la prudence.

Turquie laïque ?
Un rapport de la Commission Européenne

Dans son dernier rapport politique et économique sur la Turquie, rendu public le 6 octobre et long de 180 pages, la Commission Européenne en a consacré deux au sujet de la liberté religieuse dans ce pays. Si elle a constaté qu’une circulaire turque de décembre 2003 autorisait enfin le « changement d’identité religieuse », c’est-à-dire le passage d’une confession à une autre, elle relèvait de nombreux obstacles dans la vie des communautés chrétiennes :

  • absence de personnalité juridique
  • restrictions au droit de propriété
  • ingérences dans la gestion des fondations
  • impossibilité de former le clergé.

Elle note aussi qu’une surveillance policière est exercée sur les chrétiens, surtout sur les protestants évangéliques.


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Mgr Paulos Faraj Rahho avait été enlevé le 29 Février dernier. Jeudi, il a été retrouvé mort après avoir refusé qu'une rançon d'un million de dollars soit versée pour sa libération. Il ne voulait pas en effet donner de prise aux extrémistes religieux et mafieux qui profitent du chaos du pays pour agir en toute impunité. Le Premier ministre irakien, le chiite Nouri al Maliki, a accusé Al Qaïda d'être responsable de sa mort.

Mgr Casmoussa, archevêque syrien catholique de Mossoul avait lui aussi refusé qu’une rançon soit payée lors de son enlèvement en janvier 2005. Il avait été libéré 24 heures après, une rançon avait été payée ! En juillet 2006 au siège du Secours Catholique à Paris, Mgr Casmoussa avait déploré :

« les familles chrétiennes ont le choix entre payer des sommes exorbitantes pour rester ou quitter le pays. Nous espérons que ces menaces à l’égard des chrétiens ne reposent pas sur une politique définie. »

À l'occasion de l'accueil de l'évêque français de Troyes le 13 février 2008, il avait rappelé dans son sermon, avec humour et distance, que des terroristes étaient venus le voir, quelques jours auparavant, pour lui réclamer 500 000 dollars : une demande qu’il avait refusée poliment. En écoutant l’évêque chaldéen, l’assemblée avait même ri de bon cœur, heureuse et soulagée par sa détermination… Mgr Rahho était connu pour sa jovialité, son courage et sa chaleur. Mais les terroristes, eux, ne plaisantaient pas. Dans la suite de cet événement, il avait conduit l'évêque français sur la tombe du Père Rajhid Ganni, enlevé à Mossoul et égorgé en juin 2007 : « Il est mort en martyr avait dit Mgr Rahho à Mgr Stenger. C’est pour notre communauté une grande perte mais aussi un grand témoignage. Abuna Rajhidnous encourage à rester sur cette terre chrétienne depuis le Ier siècle de notre ère ».

Selon les enquêteurs, la cause du décès de Mgr Rahho, qui remonte sans doute à une semaine, reste incertaine : assassinat ou mauvais état de santé. Le corps ne portait pas de traces de blessures par balles. Mgr Rahho avait 65 ans, et ses ravisseurs l'avaient enterré près de Mossoul.

Certains fidèles imputent ces événements à l'invasion américaine du printemps 2003.

"Quand les forces de la coalition sont arrivées, déclare ainsi un musulman, ces choses ont commencé. Avant, il n' y avait aucune discrimination entre chrétiens et musulmans. Il y a beaucoup de musulmans ici, et l'archevêque était connu de tous"
"Nous sommes vraiment tristes de ce qui s'est passé, déclare un autre. L'archevêque nous aidait. Nous sommes très proches des chrétiens, c'est comme une même famille. Tous ces problèmes ont commencé avec l'occupation".

Mgr Rabban Al Qas, évêque d’Erbil, célébrera vendredi les obsèques de Mgr Rahho. Il ajoutait jeudi parmi de multiples réactions :

« Les musulmans de Mossoul sont choqués et révoltés par cet assassinat. Les chefs religieux viennent nous dire que Mgr Rahho n’était pas seulement l’évêque des chrétiens mais aussi le leur. Ils viennent se recueillir autour de sa dépouille, ils pleurent un fils de Mossoul et nous demandent de rester avec eux, de ne pas fuir cette terre que nous avons tous en partage. »

La moitié des chrétiens de Mossoul ont à ce jour quitté la ville et, depuis 2003, plus de 20 prêtres ont été enlevés…

Mise à jour septembre 2008
En mai dernier, le supposé meurtrier del'évêque, Ahmed Ali, a été condamné à la peine capitale. Mais l'Eglise d'Irak appelle plutôt au pardon et à la réconciliation. Louis Sako, l'archevêque chaldéen de Kirkouk, rappelle que : « Nous n'approuvons pas cette décision, car l'Église est contre la peine de mort ».

Pour les responsables de l'Eglise chaldéenne, il est de plus, peu probable que Paulus Faraj Rahho ait été assassiné, sachant qu'il était sous traitement médical pour un problème cardiaque et qu'il n'avait pas ses médicaments sur lui lors de son enlèvement. Une hypothèse qui pourrait correspondre aux informations contenues dans le rapport de la morgue selon lequel le corps découvert le 13 mars 2008 ne comportait aucune trace de balle.

Les responsables de l'Eglise chaldéenne s'accordent également pour voir dans cet enlèvement une volonté d'effrayer et de faire partir la communauté chrétienne d'Irak. A l'époque d'ailleurs, les exigences des kidnappeurs étaient extravagantes, voire irréalisables : ils réclamaient des armes au Vatican et une rançon de 3 millions de dollars.

Des associations chrétiennes d'Inde dénoncent l'augmentation d'attaques perpétrées contre des chrétiens en Inde, dont la plupart se sont déroulées dans l'Etat d'Orissa entre Noël et le jour de l'an. Ces associations, All India Christian Council, Catholic Bishop's Conference of India et Christian Legal Association, ont recensé 1000 attaques en 2007. Depuis 2001, elles comptaient chaque année environ 200 attaques anti-chrétiennes.

Selon eux, les statistiques le montrent, les actes de violence contre les chrétiens augmentent dans ce pays fédéral dont la Constitution admet pourtant la liberté de religion. Mais selon les chiffres du ministère de l'Intérieur indien, seules 50 attaques antichrétiennes ont été répertoriées dans tout le pays entre 1950 et 1998.
En 2007, le gouvernement fédéral a créé un Ministère des minorités, qui n'a pas empêché une poussée crimes commis contre les chrétiens.

Ces associations attribuent cette augmentation des violences aux extrémistes hindous, comme le Vishwa Hindu Parishad (VHP Association hindoue universelle) ou le parti politique Bharatiya Janata Party's (BJP Parti du peuple indien) qui utilisent des arguments anti-chrétiens dans le but de conquérir le pouvoir en Inde. En 2007, le BJP a gagné les élections dans quatre Etats indiens.
Dans ces Etats, la liberté religieuse est mise à mal par l'idéologie nationaliste hindoue appelée hindutva selon laquelle l'Inde est une nation hindoue, écartant de fait les minorités religieuses. L'hindutva s'oppose notamment à la conversion au christianisme des dalits ou intouchables, car en faisant cela, ils sortent du système des castes.

Cette question est tellement épineuse que la Cour suprême indienne n'ose pas l'aborder. L'année dernière, elle a ajourné pour la neuvième fois consécutive une audience sur les droits des intouchables chrétiens. On en compte environ 16 millions dans tout le pays.

Quelques bonnes nouvelles au milieu de tous ces drames.

Le Vatican annonce que le nombre de catholique dans le monde continue de progresser. Il a augmenté de 1,4% entre 2005 et 2006, (passant de 1,115 à 1,131 milliard en un an).

Les catholiques sont surtout présent sur les deux continents américains, qui comptent à eux seuls 49,8% des catholiques du monde. L'Europe en rassemble 25% et l'Asie 10,5%. Les 13,7% restants sont répartis entre l'Afrique et l'Océanie.

Dans le même temps, le nombre de prêtres a été quasiment stable (+0,21%) passant de 406.411 à 407.262. Mais 78% d'entre eux sont répartis en Europe et en Amérique (moins que les 81% enregistrés en 2000).

En 2006, l'Eglise catholiques comptait en outre 4.898 évêques dont 169 nouvellement nommés dans l'année par le pape.

Enfin, on compte 115.480 séminaristes (+0,9%) dont 24.034 en Afrique, 37.150 en Amérique, 30.702 en Asie, 22.618 en Europe et 976 en Océanie.

L'archevêque chaldéen de Mossoul, Mgr Faraj Rahou, a été enlevé vendredi dans cette ville du nord de l'Irak (370 km au nord de Bagdad) par des hommes armés. Cela s'est produit à l'issue d'un chemin de croix dans l'église "al-Safina", alors qu'il rentrait chez lui.

"Des hommes armés ont enlevé le prêtre Faraj Rahou dans le quartier Nour, dans l'est de Mossoul. Ils ont tué le chauffeur et deux gardes du corps", a indiqué le colonel Khaled Abdel Sattar de l'armée irakienne.

Majoritairement arabe sunnite, Mossoul est la capitale de la province de Ninive, aujourd'hui l'une des provinces plus dangereuses du pays où se sont concentrés récemment les partisans d'Al-Qaïda, selon l'armée américaine.

Le pape Benoît XVI a dénoncé dans un communiqué l'enlèvement "exécrable" de l'archevêque chaldéen de Mossoul et a fait état de son "amertume" à la suite de cet événement qui "touche profondément l'Eglise".

Accusés par la rébellion islamiste de soutenir les "envahisseurs croisés", les chrétiens d'Irak sont régulièrement les cibles des enlèvements voire de meurtres commis par des insurgés chiites comme sunnites.

BREF HISTORIQUE :

  • Une vague d'attentats à la bombe avait visé en janvier des églises et bâtiments chrétiens de Mossoul, blessant quatre personnes et causant des dégâts légers aux bâtiments.
  • Deux prêtres du diocèse de Mossoul avaient été kidnappés pendant neuf jours en octobre dernier, et en juin 2007, un prêtre et trois diacres avaient été abattus devant une église de la ville. L'archevêque syriaque de Mossoul, Mgr Georges Casmoussa, avait lui même été enlevé pendant 24 heures en janvier 2005.
  • Le sort de deux autres membres de l'Eglise chaldéenne, le père Saad Syrop et le prêtre Douglas al-Bazi, enlevés respectivement à Bagdad en août et en novembre 2006, demeure inconnu.

Avant l'invasion de mars 2003, la communauté chrétienne d'Irak totalisait quelque 800.000 membres, soit 3% environ d'une population en très grande majorité musulmane. Depuis, de nombreux représentants de cette communauté ont fui le pays ou ont émigré au Kurdistan irakien.

Les chaldéens, des catholiques de rite oriental, constituent la principale communauté chrétienne du pays, et l'une des plus anciennes églises chrétiennes.

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