PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Des chrétiens chinois - catholiques et protestants - ont été arrêtés durant le mois d'août, selon les agences Asianews et Eglises d'Asie.

Notamment, Une trentaine de prêtres et laïcs catholiques ont été arrêtés dans la province de Gansu, avant d'être remis en liberté. Ces catholiques appartiennent tous à l'Eglise clandestine (non-reconnue par les autorités, et surtout non contrôlée par elles), qui ne fait pas partie de l'Association patriotique des catholiques chinois (APCC).

Pékin a récemment nommé des évêques sans l'approbation du Vatican, qui les considère donc comme illicites. Les évêques concernés ont été mécaniquement excommuniés. Pourtant, les responsables de l'Eglise officielle préparent d'autres ordinations de ce type.

Fin juillet, suite à une rafle policière en milieu protestant, plus d'une vingtaine de pasteurs et de laïcs appartenant à des Eglises « non-enregistrées » ont été arrêtés en Mongolie intérieure. Quinze d'entre eux ont été incarcérés pour « pratique d'un culte menaçant la sécurité de l'Etat ».

Eglise d'Asie (EDA) via RFI


Samedi 8 août 2011

La cathédrale Notre-Dame du Cap-Haïtien (Nord d'Haïti, deuxième ville du pays) a été profanée dans la nuit de samedi à dimanche derniers, par des inconnus qui y ont perpétré des actes de vandalisme.

Le mobilier a été détruit ainsi que des statues de saints, et le drapeau du Vatican a été déchiré. Mais beaucoup plus grave, l’autel a également été saccagé, et le saint-sacrement emporté. Ils auraient profité des bruits assourdissants d’un concert qui se déroulait sur la Place Notre-Dame, où se trouve la Cathédrale. Les statues ont été renversées à l'aide de matériels qui prouvent une préméditation.

Des tracts faisant l’apologie des églises protestantes et présentant le Vatican et l’Eglise catholique haïtienne comme des suppôts du diable ont été retrouvés sur les lieux. Il s’agit des mêmes tracts remarqués plusieurs jours auparavant en divers endroits dans le Nord lors de la célébration de fêtes patronales.

L’Archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Louis Kébreau, également président de la Conférence Episcopale d’Haïti (CEH), a condamné de tels actes, appelant le gouvernement à assumer ses responsabilités, notamment dans le filtrage des sectes qui arrivent au pays.

« Ce n’est pas le temps des guerres de religion. C’est plutôt celui de la réconciliation », a déclaré le prélat. Il a aussi dénoncé le développement d’un « fanatisme religieux malsain » dans le pays.

Mgr Kébreau annonce la réunion urgente du haut clergé en vue de statuer sur la situation.

Les mêmes individus ont vainement tenté de perpétrer les mêmes actes dans l’église anglicane de la ville, avant de se diriger vers la cathédrale du Cap.

Le délégué du département du Nord, Ardouin Zéphirin, a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le directeur départemental de la police, le commissaire divisionnaire Joany Canéus, a annoncé la mobilisation de ses unités en vue de retrouver les auteurs de tels actes. La présidence a condamné publiquement cet acte et a transmis ses sympathies au Nonce apostolique, au Clergé catholique, particulièrement à l’Archevêque du Cap-Haitien, Mgr Louis Kébreau, et à l’ensemble des Chrétiens catholiques troublés par ces agissements.

Rappelant que la Constitution de 1987 consacre la liberté religieuse, le président de la Fédération Protestante d’Haïti, le pasteur Sylvain Exantus, a condamné lundi, « d’où qu’ils viennent », les actes perpétrés contre l’église catholique . Les plus hautes instances du secteur protestant se réunissent en urgence et une délégation de la FPH se rend incessamment dans le Nord afin d’enquêter sur ce qui s’est passé, a-t-il annoncé.

Le leader de la Fédération Protestante d’Haïti, le pasteur Sylvain Exantus a condamné ces actes et dénoncé de la banalisation de l’espace religieux. Il a rappelé la nécessité pour les religieux de protéger les lieux sacrés qu’il a présentés comme des espaces de transmission des valeurs sociales et spirituelles.

L'église de la Sainte Famille endomagée Une voiture piégée a explosé à 5h30 devant une église syriaque catholique à Kirkouk (à 240 km au nord de Bagdad), l'église de la Sainte Famille, faisant 15 blessés, dont le curé de la paroisse.

Selon le ministère de l'Intérieur de l'Irak, le nombre de victime est de 23 blessé, dont des habitants du quartier. La déflagration a créé de sévères dégâts à l’église.

Deux autres bombes ont été désamorcées par les forces de l'ordre à proximité de sites chrétiens dans le même quartier, a indiqué la police. Le chef de la police de la province de Kirkouk, le général Jamal Taher Baker, a indiqué en outre que deux autre bombes avaient désamorcées :

« Il y avait deux autres voitures piégées, l'une près de l'église Mar Gorguis (St Georges), à moins de 2 km de l'explosion, et la deuxième près d'une école » religieuse, a-t-il dit.

L'explosion a soufflé les portes, les fenêtres, le générateur et le mobilier de l'église, et endommagé plusieurs voitures et maisons à proximité dans ce vieux quartier de Kirkouk.
Kirkouk compte près de 600.000 habitants dont 10.000 chrétiens contre 50.000 avant la chute du régime de Saddam Hussein et ils n'ont pas pu célébrer cette année les fêtes de Noël après des menaces de mort adressées à des notables chrétiens de la part de l'Etat islamique d'Irak (Dawlat al-Iraq al-Islamiyyah, ou ISI), que l'on dit proche d'Al-Qaïda. L’attentat leur est attribué pour l'heure.



Mgr Louis Sako, archevêque chaldéen (catholique) de Kirkouk, s’interroge sur le sens de cette attaque.

« Nous ne comprenons pas le message politique de cet attentat, réagit-il. Pourquoi a-t-il eu lieu pendant le Ramadan qui est normalement un mois de prière, de jeûne et de bonnes actions ? S’ils ont des requêtes à faire ou des droits à revendiquer, il existe d’autres moyens pour cela que les bombes et les attentats ! »
« Les chrétiens d’Irak sont tristes et choqués, parce que les terroristes ont frappé un lieu sacré et des innocents. Cette attaque a lieu dans une période sacrée de jeûne et de prière », a-t-il encore déploré.

Ce dernier s’est rendu sur les lieux de l’attentat. Il rappelé que les chrétiens ne jouent pas de rôle en politique et qu’ils demeurent partisans du dialogue et des bonnes relations entre tous.
Il présidait la veille une messe pour la paix dans cette région où les chrétiens sont spécialement persécutés, et à l'occasion du lancement d'une mission de rencontre auprès des communauté et de distribution de médicaments.

Le Ramadan a débuté la veille de l'attaque, et est fréquemment un temps de guerre sainte pour certains extrémistes musulmans.


Vendredi 29 juillet 2011

Deux chrétiens coptes ont été tués et deux autres blessés dans une fusillade à à Abou Qourqas, dans le gouvernorat égyptien de Minya, à 270 km au sud du Caire . Un groupe d'hommes armés inconnus ont tiré sur quatre Coptes qui se trouvaient dans un véhicule le vendredi après-midi. Deux d'entre eux ont été tués, deux autres ont été grièvement blessés et ont été transportés dans un hôpital.



Selon la police, la fusillade était un cas de vengeance entre une famille musulmane (dont un homme identifié : Abou Talib) et une famille copte (dont Farag Allah). Elle est à la recherche de ces hommes armés. Des troupes se sont également dépêchées sur les lieux pour calmer la situation afin d'éviter tout affrontement entre musulmans et coptes. Abou-Talib est réputé responsables d'autres meurtres de coptes sans que des preuves n'aient pu le faire inculper.
Devant la répétition des affaires classées sans suite par la police et des injustices, la famille copte a décidé de refuser toute condoléances tant que les coupables ne seront pas arrêtés et livrés à la justice, ce qui fait craindre aux églises locales des tentatives de règlement de compte.



Le cardinal Antonios Naguib, Patriarche copte catholique, a par ailleurs lancé appel à l'aide à l'Oeuvre d'Orient, dénonçant des attaques contre les chrétiens orchestrées par les salafistes le 18 avril dernier. Depuis, 68 familles coptes catholiques vivent un véritable cauchemar ! Elles n'ont plus de toit, d'outil de travail, de ressources... le patriarche fait appel à des dons matériels, appel relayé par le père Pascal Gollnish, directeur de l'Oeuvre d'Orient.

La minorité copte représente environ 10 % de la population totale de l'Egypte. Les Coptes et les musulmans en Egypte vivent généralement en paix, mais les violences sporadiques se produisent à cause de la construction d'églises ou d'histoires d'amour entre les fidèles des deux groupes.

L’église catholique Notre-Dame, à Ballymena en Irlande du Nord (nord de Belfast) a été vandalisée le 9 juillet 2011 à la veille des marches orangistes prévues pour défiler le 12 juillet à travers l’Irlande du Nord.

Les parades orangistes, organisées chaque 12 juillet par les protestants irlandais, commémorent la victoire du roi protestant Guillaume d’Orange sur son rival catholique, le roi James II, le 12 juillet 1690 et est souvent source de tensions avec les catholiques minoritaires.

Cet acte de vandalisme ravive les tensions communautaires en Irlande du Nord, marquées par plusieurs violences commises au cours du week-end qui ont opposé dans plusieurs des protestataires loyalistes (protestants) et les forces de police. La police avait en effet retiré des drapeaux loyalistes placés près d’une église catholique à Ballyclare (au nord de Belfast). Six policiers ont été blessés et plusieurs voitures, brûlées, selon le Belfast Telegraph.

D’après le même quotidien d’Ulster, une famille catholique de Magherafelt (à l’ouest de Belfast) a décidé de déménager après des attaques contre leur maison.

Ces violences montrent les difficultés à apaiser les tensions communautaires en Irlande du Nord malgré l’accord historique conclu entre unionistes et républicains le 10 avril 1998, dit accord du Vendredi Saint, mettant fin à trente années d’un conflit qui a fait près de 4 000 victimes.

La population d’Irlande du Nord, enclave du Royaume-Uni, compte une majorité de protestants et une forte minorité de catholiques. À l’inverse, la République d’Irlande voisine comprend une très large majorité de catholiques et une toute petite minorité protestante. Et des incidents ou provocations presque inexistants.

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/En-Irlande-du-Nord-une-eglise-catholique-vandalisee-avant-les-marches-protestantes-_NP_-2011-07-11-688183

Les prêtres catholiques du Zimbabwe risquent de plus en plus d'être arrêtés et torturés par la police secrète du président Robert Mugabe depuis une lettre de la conférence épiscopale qui appelle le gouvernement à plus de responsabilité, selon un journal international catholique britannique : The Tablet.

Dans un reportage sur « L’oppression au Zimbabwe », l’hebdomadaire relève que l’Église catholique est devenue un « ennemi » du régime de Mugabe, depuis que la conférence épiscopale du pays a publié, au début de cette année, une lettre pastorale critique envers le pouvoir.
Cette lettre dénonce la corruption qu’elle considère comme « un cancer qui détruit notre nation », exhorte les partis politiques du pays, à s’engager dans un débat sérieux autour de l’état de la nation. Sinon, a-t-elle averti, le Zimbabwe pourrait « continuer à être poursuivi par la violence, l’intolérance politique, l’injustice, le truquage des élections, la peur, la tromperie ».

Depuis l’Église catholique s’est attirée l’hostilité du gouvernement qui la traite désormais comme l’un de « ses principaux ennemis » de l’intérieur.

« La police secrète infiltre les fidèles catholiques qui viennent aux messes. Lorsque, dans vos homélies, vous dites que les populations ont faim, elle rapporte vos propos et les autorités se sentent attaquées. Vous êtes alors considéré comme un ennemi », témoigne un prêtre catholique, sous couvert de l’anonymat.
« Vous pouvez recevoir, après ce prêche, un appel téléphonique vous demandant de vous présenter à un poste de police. Si vous avez la chance, vous serez seulement interrogé, puis libéré, explique-t-il. Nous savons que nos lignes sont constamment surveillées sur Internet. Envoyer des messages à l’étranger, est devenu dangereux pour nous. »

Selon lui, il est même devenu « extrêmement dangereux de s’habiller en col romain, parce qu’en ce moment, les autorités savent que vous êtes un prêtre, et vous êtes leur ennemi ».

Il y a quelques semaines deux prêtres catholiques, interpellés par la police ont été humiliés, en étant forcés de se déshabiller devant des femmes officiers de police dans un commissariat, avant d’être conduits en prison.

Le gouvernement pakistanais vient de dissoudre Ministère fédéral pour les minorités religieuses au travers d'un amendement constitutionnel (le 18e), voté par le Parlement puis approuvé par le gouvernement le 28 juin dernier, qui décentralise sept fonctions ministérielles, dont ce fameux Ministère. Ces fonctions sont désormais affectées aux provinces, dépendant donc du bon vouloir local.

Julius Salik, ancien ministre fédéral et président du World Minorities Alliance, une ONG de défense des droits de l’homme, a rappelé que la présence des chrétiens au niveau fédéral était cruciale, car ils devaient faire face à la discrimination, l’injustice et la persécution, de façon permanente et que ces problèmes ne pouvaient se résoudre qu’au niveau national et non pas provincial.

Une vision des choses à laquelle ont souscrit tous les responsables des minorités religieuses, qui ont dénoncé le fait que les dynasties politiques locales, déjà très puissantes, pourront désormais nommer responsables des minorités qui elles voulaient et empêcher ainsi les plaintes liées aux lois anti-blasphèmes et aux règlements de compte entre communautés d'aboutir de façon juste.

Cette suppression suscite la crainte chez les chrétiens du Pakistan mais aussi chez les hindous et les sikhs, quelques mois à peine après l’assassinat du ministre catholique Shabhaz Bhatti affecté à ce ministère, abattu le 2 mars dernier. Les chrétiens voient disparaître ce que certains considéraient comme leur dernier rempart contre la montée alarmante de l’islamisme au Pakistan. Les minorités ont dénoncé unanimement un "amendement constitutionnel auquel elles n’avaient pris aucune part".

La disparition du ministère des Minorités avait déjà failli passer en force il y a quelques mois, mais avait été annulé in extremis peu avant la mort de Shahbaz Bhatti, grâce à l’intervention des Etats-Unis. Le ministre actuel des Minorités religieuses, Akram Masih Gill, catholique comme son prédécesseur assassiné, aura eu beau batailler, son ministère a bel et bien disparu.

Pour les chrétiens, cette mesure était pressentie depuis l’assassinat de Shabhaz Bhatti en mars dernier et

"fait disparaître de l’agenda du gouvernement central toutes les préoccupations concernant les droits des minorités. C’est comme si l’on assassinait Shabhaz Bhatti une deuxième fois", déplore une source locale, citée par "Eglises d’Asie" (EdA), l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP).

Un prêtre de Lahore n’hésite pas à prédire que ce sera un "feu vert" donné aux fondamentalistes pour de nouvelles agressions, violences et persécutions contre les chrétiens. Malgré la dissolution de son ministère, Akram Gill a tenu vendredi 1er juillet à rassurer les minorités religieuses en déclarant avoir reçu des garanties du Premier ministre Youssouf Raza Gilani pour que leur protection soit assurée et qu’une partie des fonctions de l’ancien ministère des Minorités soit réintégrée au sein du tout nouveau mais encore mal défini Ministère fédéral pour l’harmonie interreligieuse et les droits de l’homme.

Parmi le flot de réaction, Nazir Bhatti, président du Pakistan Christian Congress (PCC), a dénoncé la manoeuvre prévisible du gouvernement pour affaiblir davantage les droits des minorités. Soulignant le fait que désormais les chrétiens seraient écartés de toute législation au niveau fédéral, il a soutenu que la seule solution qui leur restait pour ne pas être à la merci des islamistes était de créer une nouvelle province à majorité chrétienne, au sein du Penjab, où ils seraient à l’abri des conséquences du 18e amendement.


Les lois anti-blasphème actuellement en vigueur au Pakistan punissent de la peine de mort toute offense faite à Mahomet, et de la prison à perpétuité toute profanation du Coran, sur la base des articles 295-B et 295-C du Code pénal. Dénoncées par les militants des droits de l’homme au Pakistan comme à l’étranger, ces lois, qui s’appuient essentiellement sur la dénonciation, n’ont cependant jamais autant été appliquées que ces derniers mois dans le pays. Diverses affaires récentes ont mobilisé l’attention internationale (comme celle d’Asia Bibi, une mère de famille chrétienne du Penjab condamnée à mort, et les récents assassinats de Salman Taseer et Shabhaz Bhatti).

Depuis fin avril 2011, de plus en plus d'églises évangéliques sont attaquées par des groupes musulmans. Ces attaques relevaient jusqu'alors d'actes isolés, mais depuis quelques mois, il va s'intensifiant. Une dizaine d'églises ont déjà été la cible d'attaque en cinq mois, et les dégâts sout parfois considérables.

« Lorsque notre église de Nord foire a été attaquée, nous avons pensé qu’il ne s’agissait là que d’un geste de voisins qui n’appréhendaient pas bien le sens de notre culte », explique le pasteur Blake.

Intendant de l’église méthodiste au Sénégal, sa paroisse mère a été fermée à la suite des attaques du voisinage.

« Mais, regrette un autre pasteur qui a requis l’anonymat, la multiplication de ces attaques - plus d’une dizaine en l’espace de cinq mois - a pris des proportions inquiétantes et nous le dénonçons vivement ».

Le pasteur Dogue, sénégalais et président de l’association des églises évangéliques du Sénégal, déplore lui aussi ces comportements :

« Nos églises sont attaquées et nos biens détruits tout simplement parce que nous pratiquons une foi différente de celle de la majorité »

Mais ce qui est plus amer pour cet homme de Dieu, c’est l’attitude du gouvernement qui, à ses yeux, est assez passive. « Ces attaques qui durent ne sont pas suivies des mesures appropriées de la part des autorités et leurs auteurs demeurent impunis », se plaint-il. Une impunité perçue par ceux qui s’attaquent aux chrétiens comme "un permis de nuire".

« Ils nous interdisent la pratique de notre foi sans que les autorités ne bougent », clame A. K, un pasteur dont la petite église est régulièrement la cible de caillassage pendant les heures de prières.

La passivité des autorités, c'est la plainte répétée par toutes les victimes. Pourtant, fin juin 2011, à la suite de l’attaque de la mission chrétienne Gmc à Yoff, Ousmane Ngom, le ministre de l’Intérieur, s'était exprimé officiellement !

« Le Sénégal est un Etat laïc et les gens ont le droit de pratiquer le culte de leur choix », avait-il prévenu.

La hiérarchie policière avait d'ailleurs mis en place un dispositif musclé pour empêcher tout débordement.

Cependant, les évangélistes restent convaincus que cette évocation de la laïcité du bout des lèvres n’est pas suffisante. Ils réclament la lisibilité d'une réelle volonté à garantir leurs droits. M.K, pasteur originaire d’un pays d’Afrique centrale, dont l’église a été saccagée pour des dégât de plus de cinquante millions de francs, s'interroge :

« Pourquoi nous refuse-t-on le droit de pratiquer notre foi ici alors que des Sénégalais construisent des mosquées chez nous et pratiquent aisément la foi islamique dans nos pays qui sont à 95 % chrétiens », se demande-t-il.

Les agresseurs musulmans soutiennent en effet vouloir libérer le Sénégal "des maisons de culte" assimilées à des lieux où on s’adonne à des pratiques païennes.


A ces questions confessionnelles s'ajoute un enjeu ethnique. En effet, la communauté évangélique est dominée par des ressortissants des pays d’Afrique centrale, entre autres les deux Congo, la République centrafricaine, le Cameroun et le Gabon, surnommé les "Gnak" par les sénégalais.
Ces évangélistes sont ceux qui ont le plus peur. Ils dénoncent une campagne de discrimination qui se cache derrière le prétexte de la foi.

Quand ils sont venus saccager notre église à Yoff, explique Jean Missambou, étudiant congolais, ils en avaient après les ‘Gnak’. Ils criaient ‘mort aux Gnak’’.

Les fidèles reconnaissent que ce comportement est très récent et nouveau. Jusqu'alors la cohabitation se déroulait sans incident.

De Pikine à Yoff en passant par Grand-Dakar, pasteurs comme fidèles vivent dans la hantise des attaques. En attendant que tout rentre dans l’ordre, les regards restent tournés vers les autorités. Le Sénégal, pays qui pratique à merveille le dialogue islamo-chrétien, est secoué par une crise de la foi. Crise qui peut être grave de conséquences si l’on y prend garde. Les autorités en sont donc particulièrement interpellées!

L’archevêque de Damas et l’archevêque chaldéen d’Alep critiquent les comptes rendus de l’étranger sur les récents troubles survenus en Syrie et évoqués comme une révolution démocratique, après que le patriarche d’Antioche des grecs melkites, Mgr Laham, l'ait lui aussi dénoncé.



Mgr Tabé, L’archevêque de Damas, a confié son inquiétude à l’agence catholique italienne SIR:

« Nous voulons une évolution et non une révolution. Nous sommes pour le changement, s’il a pour but un Etat séculier, qui s’engage pour le bien-être commun, ainsi que pour l’égalité et la justice et s’il maîtrise la violence. »

L’archevêque ne cache pas qu’il craint des conséquences dramatiques à la révolution actuelle. Il dénonce le grand « jeu international » en couloir contre la Syrie. Selon lui en effet, la violence est surtout le fait de terroristes, qui sont infiltrés de l’étranger. La majorité de la population est en vérité derrière Bachar el-Assad. La Syrie parviendra à entreprendre les réformes nécessaires, mais sans les pressions internationales. La Syrie ne doit pas finir comme l’Irak.



Mgr Audo, archevêque chaldéen d’Alep met lui aussi en garde contre des problèmes semblables à ceux de l’Irak après l’invasion américaine en cas de renversement de Bachar el-Assad.

« Nous ne voulons pas devenir comme l’Irak. Nous ne voulons ni l’insécurité, ni l’islamisation, ni le danger occasionné par une prise de pouvoir islamique. » « La Syrie doit se défendre contre les tentatives de déstabilisation » « Les fanatiques parlent de liberté et de démocratie pour la Syrie. Mais ce n’est pas leur but. Ils veulent diviser les nations arabes, les contrôler et leur vendre des armes », a-t-il expliqué à l'AED.

Mais la Syrie se défendra. 80% de la population, en particulier les chrétiens, sont derrière le gouvernement.



Mgr Audo dénonce en particulier une « guerre d’information » contre la Syrie. Les comptes rendus internationaux ne sont pas objectifs. « Nous devons défendre la vérité, en tant que Syriens et en tant que chrétiens », lance-t-il.



Le week-end dernier, le patriarche Grégoire III Laham avait vivement critiqué l’Occident. Contrairement à ce qui se dit à l’Ouest, il n’y a « pas de véritable révolution » en Syrie. On tente actuellement de « provoquer une guerre entre les communautés religieuses ».

Une protestation officielle a été déposée par les responsables et les organisations chrétiennes à l’encontre de Prabath Jha, Président de l’Etat du Madya Pradesh (Inde centrale), après que celui-ci, militant du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP), a tenu des discours qui incitaient à la haine religieuse et à la violence contre les chrétiens.

« Les missionnaires chrétiens sont impliqués dans des conversions forcées de masse à Jabera. Les gens doivent se venger de telles conversions » a déclaré publiquement le Président. Ces affirmations ont alarmé les chrétiens du Madhya Pradesh, en ce qu’elles pourraient enflammer les esprits et provoquer de nouveaux épisodes de violence antichrétienne.

Le Père Anand Muttungal, Coordinateur du forum œcuménique « Isai Mahasangh » et porte-parole de l’Eglise catholique au Madhya Pradesh, a déclaré à Fides :

« Le BJP continue à faire tout ce qui est en son pouvoir pour briser la communauté. Ce n’est pas la première fois qu’il lance des accusations de conversions à la veille d’élections : lorsque se présente un candidat chrétien, la question des conversions est instrumentalisée à des fins politiques et les chrétiens sont présentés comme étant des démons. Il s’agit d’une violation flagrante du code de conduite morale des officiers ministériels ».

Le forum a fait part de sa préoccupation pour la sécurité des chrétiens et a demandé le soutien de la police en ce que de tels discours pourraient induire les militants des groupes radicaux hindous, soutenus par le BJP, à perpétrer des attaques massives contre les personnes, les églises ou les instituts chrétiens

Depuis le 5 juin 2011, des affrontements au Soudan opposent dans le Kordofan-Sud les troupes de Khartoum (nordistes) aidées par des milices pro-gouvernementales, aux forces sudistes. Cet Etat, le seul pétrolier du Nord, a été un champ de bataille pendant la guerre civile entre le Nord et le Sud (1983-2005).

Le chef de l'Eglise anglicane, l'archevêque de Canterbury Rowan Williams, a dénoncé le fait que la nouvelle cathédrale de Kadougli, capitale du Kordofan-Sud, avait été brûlée. Des informations font état d'autres églises pillées et un pasteur, Nimeiri Philip, a été tué. L'archevêque craint que ces violences ne créent un nouveau Darfour, en allusion à la région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile.

L'évêque catholique du Kordofan-Sud, Mgr Gassis, a dénoncé lui aussi ces violences en accusant l'armée gouvernementale de viser délibérément les populations nubas, ethnie non-arabe (à la différence du nord du pays) qui ont lutté aux côtés de la SPLA lors de la guerre civile de 1983/2005. Selon l'évêque, ceux qui mènent ces attaques se cachent derrière le jihad, la guerre sainte dans l'islam. Les assaillants prétendent que des étrangers et l'Eglise aident les rebelles, ce que dément formellement l'évêque.

L'ONU a dénoncé les raids aériens menés par les Forces armées soudanaises (SAF, nordistes) contre le Kordofan-Sud, estimant qu'ils causaient d'énormes souffrances à la population civile et mettaient en danger l'aide d'urgence.
La veille, l'organisation locale de défense des droits de l'Homme Sudan Democracy First Group avait accusé les SAF de poursuivre une campagne de génocide dans cet Etat contre les populations nubas.

L'armée soudanaise a réfuté ces allégations, affirmant qu'elle tentait de mettre fin à une rébellion.

Le sociologue italien Massimo Introvigne était convié à la conférence sur le dialogue interreligieux entre chrétiens, juifs et musulmans, à Gödollö (Budapest), organisée les 2 et 3 juin derniers par le ministère de l’administration publique et de la justice de Hongrie et le Conseil de l’Union européenne. M. Introvigne est également représentant de l’organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pour la lutte contre l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens.

« Toutes les cinq minutes dans le monde, un chrétien est tué à cause de sa foi », a déclaré lors de son intervention.

Selon lui, 105.000 chrétiens sont tués chaque année dans le monde au seul motif de la foi qu’ils professent.

« Si ces chiffres ne sont pas hurlés au monde, si ce massacre n’est pas arrêté, si l’on ne reconnaît pas que la persécution des chrétiens est la première urgence mondiale en matière de violence et de discrimination religieuse, alors le dialogue interreligieux ne produira que de belles conférences mais aucun résultat concret », a-t-il déclaré.

La rencontre a rassemblé de hauts responsables comme le cardinal Peter Erdö, président des évêques d'Europe, le custode de Terre Sainte, le père Pierbattista Pizzaballa, l’archevêque Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, l'archevêque maronite de Beyrouth Paul Matar, le métropolite Hilarion, « ministre des Affaires étrangères » de l'Eglise orthodoxe russe, le représentant du Congrès juif européen, Zoltai Gusztáv, Orhunn Ömur de l’Organisation de la Conférence islamique, et le secrétaire général du Comité pour le dialogue islamo-chrétien au Liban, Chakib Hares Chehab.

Le diplomate égyptien Aly Mahmoud a annoncé un projet de loi visant à protéger les minorités chrétiennes, particulièrement visée ces derniers temps dans le pays. Selon cette loi, tout discours incitant à la haine sera considéré un délit tandis que les rassemblements hostiles à l’extérieur des églises seront interdits.

Le cardinal Erdő a pour sa part évoqué le risque de voir s’éteindre tant de communautés chrétiennes au Moyen-Orient à cause de l’émigration de tous ceux qui, se sentant menacés, fuiront leur pays.

« Que l’Europe se prépare à une nouvelle vague d’émigration mais cette fois-ci de chrétiens fuyant les persécutions », a-t-il averti.

Une église serbe orthodoxe située à Blazuj, une localité également proche de Sarajevo et essentiellement peuplée par des musulmans, a été vandalisée par des graffitis tracés sur sa façade.

Une trentaine de graffitis ont été tracés sur la façade, notamment des injures à l'adresse du général Ratko Mladic, mais aussi "Allah est le plus grand", a déclaré un prêtre à une télévision locale. Dégagez en Serbie, pouvait-on lire également sur un des graffitis, selon des photos parues dans la presse locale.

Probablement en représaille (et dans un acte stupide), une grenade à main a été jetée dans la cour d'une mosquée le lendemain.
Ces actes surviennent juste après la comparution devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de Mladic, l'ancien commandant des forces serbes de Bosnie pendant la guerre inter-communautaire (1992-95)après seize années de cavale. Il est notamment inculpé de génocide pour son rôle dans le massacre de Srebrenica et de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis durant le conflit bosnien qui avait fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés.

. Des inconnus ont tenté d'incendier une église orthodoxe et détruit une stèle en l'honneur de Saint-Georges dans un village de Karatchaïevo-Tcherkessie, une république du Caucase russe majoritairement musulmanse, a annoncé samedi la police locale. Cet incident est survenu la veille de la célébration de la fête chrétienne de la Saint Georges.

Selon la police, l'église n'a pas subi de dommages conséquents, le sol et les fenêtres portent des traces d'incendie. Ses vitres ont été brisées. La stèle en l'honneur de Saint-Georges a été presqu'entièrement détruite. Une enquête est en cours.

Le président de Karatchaïevo-Tcherkessie, Rachid Temrezov, a réagi en dénonçant cet incendie, le qualifiant de provocation visant à ruiner la paix interethnique et interconfessionnelle dans la république.

"Un crime atroce a été perpétré. Ce n'est pas seulement un acte de vandalisme. C'est une action planifiée menée à bien par des criminels sans foi ni loi, auxquels les principes moraux et humains sont étrangers. C'est une provocation évidente, menée à la veille de l'importante fête chrétienne en l'honneur du grand saint et martyr Georges", explique la déclaration du chef de la république.
"Les autorités feront tout leur possible pour restaurer ce lieu saint chrétien. J'exige (…) que les criminels soient découverts et puni avec toute la sévérité de la loi", poursuit Rachid Temrezov.

Le responsable a appelé les habitants de la république à ne pas céder à la provocation. Majoritairement musulmane, la Karatchaïevo-Tcherkessie compte une forte minorité russe.

En novembre 2010, deux églises orthodoxes et un temple protestant avaient été incendiés dans cette république. Le chef spirituel des musulmans de Karatchaïevo-Tcherkessie, Ismaïl Berdiev, avait alors dénoncé un acte visant à déstabiliser la république et à détruire la paix interconfesssionelle

L'église de Saint-Damase, en Montérégie, a été lourdement endommagée par un incendie criminel survenu dans la nuit dans la nuit de lundi à mardi.



Les pompiers ont reçu l'alerte à 2h15 du matin, et sont arrivés tandis que les flammes faisaient déjà rage avec intensité. Ils sont parvenus à limiter les dégâts, mais le quart du bâtiment religieux construit il y a plus de 130 ans a été détruit, tandis que le reste était endommagé par la fumée..



Lors de l'enquête, les autorités ont constaté «qu'un petit carreau d'une fenêtre arrière» avait été fracassé. Des objets ont été dérobés dans la sacristie, et c'est là que l'incendie a été allumé.

«On pense que c'est par là que le ou les suspects sont entrés, a dit la porte-parole de la SQ. D'ailleurs, les flammes ont débuté pratiquement au même endroit.»

Le maire de Saint-Damase, Germain Chabot, estime que l'intervention rapide des pompiers a permis d'éviter le pire. « Il y a deux choses qui ont sauvé l'église : le système d'alarme et le temps de réaction de nos pompiers ».



Les dommages au bâtiment s'élèvent à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
La Sûreté du Québec mène une enquête afin d'établir les circonstances exactes du sinistre et trouver des indices qui pourraient permettre de remonter jusqu'aux auteurs du crime

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 >

Recommander ce site

Calendrier

« février 2012
lunmarmerjeuvensamdim
12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829

Catégories



Parse error: syntax error, unexpected $end in /home/indignat/www/persecutions/ecrire/tools/bbclone/var/last.php on line 784