PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


La Norvège vient de refuser un projet de mosquée à Tromsoe, située au nord du pays, au dessus du Cercle polaire, en refusant notamment les contributions saoudiennes au financement du projet. Le motif invoqué est clair et sans langue de bois : l'absence de liberté religieuse en Arabie saoudite.

"Il serait paradoxal et peu naturel d'approuver le financement émanant d'un pays où la liberté religieuse n'existe pas", a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ragnhild Imerslund.

La mosquée de Tromsoe, qui serait devenue la mosquée la plus septentrionale au monde, devait être financée à hauteur de 2,5 millions d'euros par l'homme d'affaires saoudien Hamad al-Gamas. Le donateur a en effet posé comme condition à son financement que les autorités norvégiennes approuvent le projet par écrit.
Les autorités norvégiennes ont aussi refusé d'apporter leur aval à un autre projet de mosquée à Oslo pour les mêmes raisons, et ont officiellement expliqué leur démarche au gouvernement saoudien lors d'une visite du vice-ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, en octobre.

« Nous avons la liberté de religion. Il s'agit de questionner les lois dans le pays d'où vient l'argent », avait alors déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères Jonas Gahr Store, qui se disait prêt à porter le débat au Conseil de l’Europe.

Les autorités saoudiennes en "ont pris note" sans que cela n'affecte les la coopération entre les deux pays, qui reste "extrêmement bonne".

Contrairement à la France, la Norvège, qui compte sur son sol près de 100 000 musulmans sur les 4,7 millions d’habitants, autorise le financement des lieux de culte par des pays étrangers. Cependant, le débat autour de la situation des chrétiens d’Orient a refait surface ces derniers jours dans le pays, sans aucun doute en lien avec le Synode sur le sort de ces chrétiens.

La liberté de culte est restreinte dans le royaume saoudien. L’islam est la seule religion qui peut être publiquement pratiquée. Le pays interdit la venue de chefs religieux autres que musulmans, à l’instar des prêtres, empêchant les quelque 1,3 million de chrétiens, des travailleurs philippins pour la plupart, d’assister aux services religieux ou de recevoir des sacrements (baptêmes, communions, mariages…).


du 10 au 23 octobre 2010

Dimanche 10 octobre 2010 s'ouvrait au Vatican le synode consacré à l'avenir des chrétiens de Terre sainte. 246 patriarches, évêques, prêtres et experts de cette région du monde sont venu pour échanger et souvent faire part de leurs incroyables difficutés, ignorées le plus souvent par les pays occidentaux qui refusent de faire pression (à mons que ce ne soit par crainte de représailles islamiques ?).
La préparation de ce synode avait été ensanglantée par le meurtre de Mgr Luigi Padovese, président de la conférence épiscopale de Turquie , alors qu'il devait justement remettre au pape à Chypre le document de travail réalisé en préparation de ce synode. Le pape avait refusé d'y voir un meurtre politique.

Aujourd'hui, le pape exhorte dans son homélie les chrétien à pouvoir ressentir «la joie de vivre en Terre sainte». Qu'ils puissent aussi échapper au «découragement» et à la tentation de fuir…
Le phénomène de diaspora des chrétiens vers l'Occident a en effet atteint sa cote d'alerte, ce qui motive en grande partie un tel synode. Le maintien des chrétiens sur cette terre qui est «le berceau» du christianisme, mais aussi du judaïsme et de l'islam, à travers les dix pays représentés au synode (Turquie, Syrie, Chypre, Irak, Iran, Liban, Jordanie, Israël, Territoires palestiniens, Égypte), passe «avant tout» pour Benoît XVI par un «droit humain fondamental»: celui pour les chrétiens de «vivre dignement dans leur propre patrie».

Benoît XVI a mis l'accent sur trois conditions pour qu'une convivialité soit possible entre fidèles des trois grandes religions:

  • l'engagement de la communauté internationale pour «soutenir un chemin fiable, loyal et constructif vers la paix»;
  • l'engagement des «religions majoritairement présentes dans la région», le judaïsme et l'islam, pour «promouvoir les valeurs spirituelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence»;
  • l'engagement, enfin, des chrétiens eux-mêmes, non seulement dans les domaines où ils sont déjà très présents -l'action sociale et l'éducation- mais sur le terrain plus délicat de «la pratique du pardon et de la réconciliation». Car telle est, aux yeux du Pape, la vocation profonde de l'Église catholique: être un «signe et un instrument d'unité et de réconciliation».

Lors des réunions, le patriarche copte d’Alexandrie, Antonios Naguib, a déclaré que les attaques contre les chrétiens étaient à la hausse en raison de l’intégrisme croissant dans la région.

«Depuis 1970, nous avons assisté à la montée de l’islam politique dans la région, composée de beaucoup de différents courants religieux, qui a affecté les chrétiens, en particulier dans le monde arabe», a déclaré Naguib. «Ils veulent nous imposer un mode de vie islamique, en utilisant des méthodes violentes. Nous devons nous relever ensemble. Nous devons tenir.»

Bien que la liberté de culte soit garantie par la constitution dans la plupart des pays du Moyen-Orient, certaines lois et pratiques sont largement limitées dans certains pays, a t-il dit. Et puis, entre ce que les gouvernements acceptent et les imams, il y a souvent une différence.

Notant que les chrétiens étaient maltraités partout dans le Proche-Orient arabe, il a imploré les nations musulmanes à agir de manière plus équitable envers sa communauté.

«Notre communauté doit être plus que tolérée” a t-il expliqué.» «Les difficultés dans les relations entre chrétiens et musulmans surviennent généralement lorsque les musulmans ne fait pas de distinction entre religion et politique», a déclaré Naguib. «Sur cette base, les chrétiens sentent un malaise important, celui d’être considéré comme non-citoyens

Dans son diocèse, comme en écho à ce synode, le père Rodolphe Vigneron, délégué épiscopal aux affaires culturelles en Alsace, rentre de Bagdad et relate les immenses difficultés des chrétiens, qui sont continuellement persécutés. L'homme d'église déplore l'absence de raisonance médiatique d'un drame qui est au cœur des travaux du synode sur l'Eglise au Moyen-Orient.

Pour lui, les pires conditios de situent à l'est d'Erbil, où c'est bien l'enfer que connaissent les chrétiens.

« On a ici de la peine à imaginer la terreur qu'ils vivent au quotidien », témoigne le prêtre. A Mossoul, au nord, les enlèvements et les assassinats ont engendré un exode vers Karakosh, distante d'à peine 15 km, où la «population a triplé ».

Ces exactions avaient conduit les chrétiens à manifester au printemps dernier, organisant une marche de la paix à Karakosh.

« Ils ont besoin du soutien occidental mais c'est toujours le même refrain, ils ont l'impression qu'ils n'existent plus aux yeux du monde. Comme un leitmotiv, ils demandent aux Occidentaux que l'on parle d'eux. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi l'Etat n'arrive pas à rétablir l'ordre alors qu'à Bagdad p. ex., les chrétiens se sentent en sécurité » (une sécurité qui reste tout de même relative, constate le père Vigneron.

Les conditions de vies des chrétiens varient d’un pays à l’autre du Moyen-Orient, mais la tendance générale est celle d’un exode de la région. Les chrétiens représentaient environ 20% de la population il y a un siècle, mais ne sont désormais que 5%… Et les chiffres continuent de baisser!

Oui, c'est en effet ce qu'affirme, chiffres à l'appui, le député belge Konrad Szymanski, de groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE), au cours d'une conférence sur la « persécution des chrétiens », qui s'est tenue mardi 5 octobre au parlement européen, à Bruxelles.

Cette conférence était organisée par le groupe du Parti populaire européen (PPE), le groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE), et la Commission des épiscopats de la communauté européenne (COMECE).
La Déclaration écrite initiée par Mario Mauro (PPE) et Konrad Szymański (CRE) devrait être soumise à la plénière du Parlement européen dans les semaines à venir. Elle devra recevoir les signatures de 380 membres du Parlement européen en trois mois pour être adoptée. Elle propose notamment : « La liberté religieuse doit être intégrée aux politiques extérieures de l'Union européenne ».

Le secrétariat de la COMECE a présenté son mémorandum sur la liberté religieuse qui rappelle que

« le droit à la liberté de religion est si étroitement lié aux autres droits fondamentaux que l'on peut soutenir à juste titre que le respect de la liberté religieuse est comme un «test» pour l'observance des autres droits fondamentaux ».

« Des violations du droit à la liberté de religion ou de croyance ont lieu dans le monde entier et concernent près de 100 millions de chrétiens chaque année », souligne l'association chrétienne Open Doors International.
D'après les dernières statistiques, précise l'organisme au service de l'Église persécutée, en 2010 les 10 pays dans lesquels les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi sont : la Corée du Nord, l'Iran, l'Arabie Saoudite, la Somalie, les Maldives, l'Afghanistan, le Yémen, la Mauritanie, le Laos et l'Ouzbékistan.

Parmi les députés, Konrad Szymanski (CRE) a rappelé que

« 75% des décès liés aux crimes de haine basés sur la religion touchent des personnes de foi chrétienne, faisant ainsi des chrétiens les croyants les plus persécutés au monde ».
« L'Europe ne peut rester indifférente », a-t-il averti, soulignant que « la souffrance de masse des chrétiens est un crime qui est aujourd'hui encore oublié » et rappelant aux responsables politiques « les responsabilités qui sont les leurs ».

Le député Mario Mauro (PPE) a lui souligné que « la liberté religieuse est la condition par laquelle doivent passer toutes nos autres liberté ».

« Etre libre d'exprimer et de pratiquer la religion dans laquelle nous croyons signifie échapper à l'abus de pouvoir », a-t-il ajouté. « C'est la raison pour laquelle nous devons insister sur la défense de ce principe ».

Le 2 octobre, 40 nationalistes hindous ont fait irruption dans un rassemblement chrétien (protestant) à Chintamani, dans l’Etat du Karnataka. Ils étaient rassemblés dans une école chrétienne pour célébrer la naissance du Mahatma Gandhi. Les agresseurs s’en sont pris partculièrement aux quatre pasteurs présents. La femme de l’un d’eux, Kejiya Fernandes, a reçu un coup dans l’estomac. Dans la soirée, cette femme enceinte de quatre mois a perdu son bébé.

Sur les douze accusés cités dans la plainte de la police, deux ont été arrêtés le jour-même de l’attaque, les autres sont en fuite. Tous sont des résidents de la ville de Chintamani et soupçonnés d’appartenir à des groupes nationalistes hindous. L’attaque aurait été menée pous venger «l’insulte faite aux dieux hindous» lors de cette rencontre.

La police saoudienne est intervenue au beau milieu d'une messe qui se tenait secrètement (?) dans un hôtel de Ryad devant 150 fidèles. Elle a arrêté douze d'entre eux ainsi que le prêtre catholique, les accusant de prosélytisme (?). C'est ce que révèle le journal Arab news.

Ils ont tous été libérés dimanche après des garanties données par leur ambassade ou des tiers.

L'Arabie saoudite interdit la pratique de toute autre religion que l'islam. Cependant, des services religieux, discrets et limités en nombre de participants, sont tolérés par les autorités dans l'enceinte des zones réservées aux expatriés et au sein des rassemblements de Philippins.

Plus d'un million de Philippins sont employés en Arabie saoudite et représentent l'essentiel de la communauté chrétienne du royaume.

En Somalie, le groupe djihadiste Al-Shabab sème la terreur. Depuis deux ans, plus de 20 chrétiens ont trouvé la mort sous les balles ou la guillotine de celui-ci. Ce groupe a juré l'élimination de l'Eglise en Somalie.

En juillet 2010, un chrétien de Afgoi, à 30 km de Mogadiscio, a été tué sous les yeux de sa femme et des enfants parce qu’il s’était converti au christianisme et était impliqué dans l'église souterraine somalienne. Les quatre enfants du couple ont été emmenés pour être endoctrinés et entraînés comme djihadistes.

En septembre 2008, Mohammed Mansuur a été le premier martyr chrétien de cette région en refusant de revenir à l’islam. Sa décapitation a été filmée et diffusée largement.

Un chrétien irakien a été enlevé et retrouvé mort dans le nord de l'Irak, malgré le paiement d'une rançon de 15.000 dollars par sa famille, a indiqué la police.

Le corps en état de décomposition de Louaï Barham al-Malik, un vitrier assyrien de 35 ans, a été retrouvé dans un terrain vague à Nimroud, à 330 km au nord de Bagdad. Il s'était installé récemment à Hamdaniya, un village à majorité chrétienne, à la suite des menaces et des meurtres contre cette communauté à Mossoul, la capitale de province de Ninive.

"Il y a une semaine, il a été enlevé par des inconnus qui lui avaient demandé de venir chez eux pour prendre des mesures afin d'installer des vitres. Sa famille a négocié une rançon avec les ravisseurs et leur a versé 15.000 dollars mais Louaï n'est pas revenu. Il a reçu plusieurs balles à la tête", a précisé le lieutenant-colonel de police.

Dans un rapport publié en novembre, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) affirmait que les minorités, notamment chrétiennes, du nord de l'Irak, étaient les victimes collatérales du conflit entre Arabes et Kurdes sur des territoires disputés et également des extrémistes sunnites.

Entre le 14 et le 23 février 2010, huit chrétiens avaient été tués à Mossoul et dans ses environs.

Sept ans après l'invasion de l'Irak conduite par les Américains, il ne reste plus que 550.000 chrétiens, en majorité des chaldéens catholiques, sur les 800.000 qui vivaient dans ce pays.

Le 13 août 2010, le Cheikh Tobah, Imam d'un village de Shimi à 170 KM au sud de Giza, a appelé au Jihad contre les chrétiens locaux au cours de la prière du vendredi (et pendant le Ramadan). Les coptes vivant dans le village ont été alors attaqués pendant deux jours, et onze coptes ont été hospitalisés tandis que beaucoup d'autres étaient arrêtés.

Les attaques ont commencé quelques heures seulement après les incitations de l'imam.

L'origine de ce Jihad semble être une dispute dans le village entre un copte, Maher Amin, qui lavait son taxi, et un musulman extremiste, Mohamed Ali Almstaui, qui s'est envenimée quand Mohamed a ataqué Maher. Des témoins ont mis fin à l'altercation. Cependant, après la rupture du ramadan en soirée, Ahmad, le frère de Mohamed, qui est connu pour appartenir à une organisation extrémiste, est allé jusqu'au foyer de Maher avec une vingtaine d'hommes, forçant la porte pour l'attaquer lui et sa famille à coups de batons, frappant aussi sa vieille mère et sa seur paralysée, et détruisant son mobilier.

Les forces de sécurité sont venues et ont emporté les victimes chrétiennes pour les retenir au commissariat malgré leurs blessures, où ils furent poussés à accepter une "réconciliation" avec leurs agresseurs, en raison du "saint mois du Ramadan". Les pressions provenaient de Saad Gamal, parlementaire pour Elsaff. Aucun musulman n'a été arrêté.

Le jour suivant la réconciliation, un grand nombre de musulmans ont été réunis par la famille Almstauis et ont attaqué de nouveau les maisons des coptes, frappant les habitants puis sont allés dans les champs attaquer également les coptes qui y travaillaient.

"Pourquoi ne feraient-ils pas ainsi ? quand on leur dit que le parlement les protégera ?" a déclaré le révérend Ezra Nageh de l'Eglise St George à Elsaff. "Alors à qui devons-nous demander de l'aide ? Le parlementaire Saad Gamal hait les chrétiens, et le président Mubarak prétend n'être pas informé de nos difficultés."

Ghali Tawfik, une des victimes coptes, déplore :

"On nous contraint à la réconciliation, et en moins de 24 heures, on nous attaque encore."

Karam Bebawy, une aure victime, dit que l'arrivée au village deux semaines plus tôt d'étrangers "portant de longues barbes et des robes courtes comme les islamistes" a quelque chose à voir dans l'affaire. Il dit que ses voisins musulmans se sont retournés contre lui sans raison depuis lors.

La police a relâchés lundi les victimes arrêtées vendredi, et ont arrêtée trois jeunes coptes pour d'anciennes charges. Le révérend Ezra estime que ce n'est qu'une vieille méthode pour contraindre l'Eglise locale d'accepter la réconciliation. Le maire du village, le cheikh Saad a aloers contacté le révérend Ezra le 14 août pour obtenir une seconde réconciliation, mais a obtenu un refus.

Huit médecins chrétiens et trois Afghans été tués dans la province du Badakshan. Ces onze chrétiens travaillaient pour le compte d’International Assistance Mission (IAM), une ONG protestante qui travaille en Afghanistan depuis 1966. Elle apporte l’aide médicale et matérielle aux Afghans, et contribue à l’éducation des jeunes.

Les Taliban ont accusé ces hommes de faire du prosélytisme en Afghanistan parce qu'ils possédaient des Nouveau Testament en langue dari. Aqa Noor Kentuz, le chef de la police de cette province, s’est dit choqué de voir comment les corps de ces humanitaires découverts tôt samedi matin ont été « criblés de balles » par des Islamistes.

Les onze chrétiens traversaient le Badakshan après s’être rendu au Nouristan lorsqu’ils ont été attaqués. Aqa Noor Kentuz dit que la police a conseillé au groupe d’éviter de se rendre près des forêts du Nouristan mais qu’ils ont tenu à s’y rendre, expliquant qu’ils étaient médecins et que personne ne leur ferait du mal. Ils avaient été Invités par des collectivités locales au Nouristan, avaient achevé leur mission et tentaient de regagner Kaboul lorsqu’ils ont été attaqués.
Le gouverneur de la province du Nouristan, Jamaluddin Badr, a condamné le meurtre des médecins occidentaux qui parcouraient plusieurs districts de sa province et de celle du Badakshan afin de venir en aide aux populations.

International Assistance Mission (IAM) précise que les victimes sont des membres d’une équipe d’ophtalmologues occidentaux qu’elle a envoyée en Afghanistan. Pour l’instant, l’ONG dispose de peu de détails sur ce qui s’est passé, « mais nos pensées et nos prières vont aux amis et familles des victimes », déclare-elle. L’ONG dénonce l’assassinat de personnes innocentes qui consacrent leur vie à aider les autres.

« Nous espérons que cette tragédie ne mettra pas fin à notre action, dont bénéficient annuellement 250 000 Afghans », indique le communiqué

Edit : selon orthodoxie.com, un des afghans aurait été épargné car il était musulman, ce qui semble plausible et confirme la portée spécifiquement antichrétienne de cet acte.

Une bombe artisanale a explosé dans une église orthodoxe à Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine, faisant un mort et huit blessés. La victime est une religieuse, soeur Lioudmila, âgée de 80 ans. L'explosion s'est produite dans un bâtiment relevant du patriarcat de Moscou, au dernier jour de la visite du patriarche russe Kirill dans cette ancienne république soviétique.
Cette visite était dénoncée par certains comme une atteinte à la souveraineté de Kiev par l'influente Eglise orthodoxe dissidente et marquée par des manifestations de nationalistes ukrainiens. L'église visée appartient en effet à l'Eglise orthodoxe ukrainienne relevant du patriarcat de Moscou, qui est active en Ukraine au côté de deux confessions orthodoxes dissidentes et entretient des relations tendues avec celles-ci.

La police a indiqué jeudi étudier de multiples thèses, dont celle d'un attentat terroriste.

"Toutes les thèses sont examinées, à commencer par un différend personnel ainsi que la possibilité d'un attentat terroriste visant à intimider les fidèles de la cathédrale" affectée, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Dmitro Andreïev, cité par Interfax.

Le gouverneur de la région de Zaporijia, Boris Petrov, a précisé que la déflagration avait été provoquée par l'équivalent de 500 grammes de TNT, un explosif très puissant, rapporte reporter.zp.ua.

Une enquête pénale a été ouverte pour assassinat, selon des médias locaux. Les explosions mortelles de cette nature sont très rares en Ukraine


Lundi 19 juillet 2010

Deux chrétiens accusés d'avoir écrits un pamphlet blasphématoire pour l'islam et le prophète Mahomet ont été abattus aujourd'hui dans l'est du Pakistan. Rashid Emmanuel (32 ans) et son frère Sajjad ont été tué par balles par un inconnu tandis que le policier qui les escortait a été grièvement blessé alors qu'ils quittaient un tribunal à Faisalabad.

"Les deux frères ont été immédiatement transportés à l'hôpital, où ils ont été déclarés morts", a indiqué un responsable de la police, Amanullah Khan.

Le docteur Rana Bashir, directeur d'un des principaux hôpitaux de la ville, a confirmé leur mort, ajoutant que le policier blessé était opéré.

Les deux frères avaient été arrêtés le 2 juillet, à la suite d'accusations montées de toute pièce selon leurs partisans.

"Les accusations contre eux sont fausses, aucune preuve n'a été fournie et il n'y a aucun témoin", a dénoncé Atif Jamil Pagaan, porte-parole de la fondation démocratique des minorités du Pakistan, ajoutant que les pamphlets avaient été écrits à la main, photocopiés et distribués de manière anonyme.

Au début du mois, près de 400 manifestants avaient brûlé des pneus et manifesté dans le quartier pauvre de Pura à Faisalabad, un bidonville habité par près de 100.000 chrétiens, demandant la peine de mort pour les deux accusés. La loi pakistanaise sur le blasphème, controversée, prévoit jusqu'à la peine de mort, qui n'a toutefois jamais été appliquée dans ce cadre. Les militants des droits de l'Homme réclament l'abrogation de ce texte qui est exploité selon eux à des fins personnelles et encourage l'extrémisme islamiste.


Lundi 7 juin 2007

Hani Salim Wadi, un chrétien de 34 ans, a été assassiné à Kirkouk en Irak.

L'incident a suscité un climat d'insécurité et les chrétiens ont exprimé leur crainte d'une reprise de la violence en Irak. Au cours de ces derniers mois, une série d'attentats ont été lancés à l’adresse des chrétiens à Kirkouk et à Mossoul.

Un auxiliaire du patriarche chaldéen, Mgr Shlemon Warduni de Bagdad, a déploré qu’aucune personne de l’administration n’ait pris la parole pour exprimer sa solidarité avec la communauté chrétienne. Ainsi affirme-t-il: «Vraiment, nous ne savons pas quoi faire avec cette violence. "

Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d’Anatolie (Turqui) et président de la conférence épiscopale turque, a été poignardé puis égorgé jeudi 3 juin à son domicile par son chauffeur. Mgr Padovese, 63 ans, officiait depuis 2004 à Iskenderun, non loin d'Antakya, l'ancienne Antioche où se trouve la grotte qui fut un lieu de réunion secret des premiers chrétiens.
Son chauffeur, Murat Altun, 26 ans, a été inculpé vendredi. Il travaillait pour Mgr Padovese depuis plus de quatre ans, et a été arrêté peu après son geste avec l’arme du crime et a affirmé à la police avoir agi après avoir reçu une « révélation » divine.

Selon AsiaNews, agence de l'institut pontifical des missions étrangères, Mgr Padovese «a été poignardé dans sa maison (à Iskenderun), est parvenu à sortir de son domicile pour demander de l'aide». Une fois au sol, il aurait alors été décapité par le chauffeur, qui est ensuite monté sur le toit. Là il aurait crié «J'ai tué le grand Satan, Allah Akbar» («Dieu est grand», en arabe) depuis le toit de la maison du prélat.

Selon la presse turque, le meurtrier avait quitté quelques jours auparavant les services psychiatriques d'un hôpital et aurait déclaré à la police avoir eu une «révélation divine». Les autorités locales s'étaient empressées d'exclure un acte politique. L'avocat et la mère du meurtrier ont confirmé que le chauffeur, qui était au service de l'évêque depuis quatre ans, souffrait de problèmes psychologiques.

Dans l'avion qui l'emmenait à Chypre vendredi, le pape Benoît XVI lui-même avait affirmé que ce n'était «pas un assassinat politique ou religieux», tout en reconnaissant disposer de peu d'informations.

Cependant, des catholiques ne manquent pas de rappeler que Mgr Padovese était attendu à Nicosie par le pape au cours de son déplacement à Chypre, pour y recevoir le document de travail du synode pour le Moyen Orient :Instrumentum Laboris, déplacement au cours duquel le pape devait notamment évoquer le sort tragique des chrétiens d’Orient.
Le pape a ainsi déploré « les conflits et le sang qui coule » au Moyen-Orient, en regrettant la destruction par les Turcs de nombreux édifices chrétiens dans l’île de Chypre.
Pour autant, le devoir d'apaisement pousse les observateurs à ne pas y voir de rapport, de crainte d'impliquer la Turquie dans cet acte individuel.

Le pape a rappelé l'engagement de Mgr Padovese pour le dialogue interreligieux et pour l'œcuménisme :

« Je confie son âme à la miséricorde du Dieu tout puissant, conscient à quel point il était engagé, spécialement en tant qu'évêque, pour la compréhension interreligieuse et interculturelle, et pour le dialogue entre les Eglises ».
« Sa mort, a insisté le pape, nous rappelle « la vocation de tous les chrétiens à témoigner courageusement en toute circonstance, de ce qui est bon, noble et juste ».

Une messe a été célébrée samedi dans l’église d’Iskenderun à la mémoire de Mgr Padovese.

Il est tout de même piquant de constater le nombre important de "déséquilibrés" fanatiques qui se promènent en Turquie avec un couteau au poing. A chaque fois qu'un chrétien est assassiné, c'est toujours l'oeuvre d'un déséquilibré. Et Dieu sait s'ils sont souvent assassinés ! Et toujours pour des motifs religieux !

Abdul Sattar Khawasi Le 31 mai, une émission a été diffusée à une télévision locale montrant le témoignage des Afghans (anciens musulmans) convertis au christiannisme. La vidéo a embrasé le pays et a été reprise par toutes les télévision de l'Afghanistan.
Ce reportage avait été réalisé par deux ONG américaine et norvégienne (Church World Service et Norwegian Church Aid), qui ont aussitôt été accusées de prosélytisme et dont les activités dans le pays ont dès lors été suspendues. Le prosélytisme est passible en effet de la peine de mort en Afghanistan.

"Le président d'Afghanistan suit ce problème personnellement", a déclaré Waheed Omar, le porte-parole de la présidence. Cela a fait du bruit et du point de vue du président, c'est un problème sérieux qui nécessite une enquête".

Le président a demandé au ministère de l'Intérieur et aux services spéciaux de prendre des mesures "pour empêcher ce genre de phénomène". Les deux associations font l'objet d'une enquête, avait déclaré le porte-parole du ministère de l'Economie Mohammad Sidiq Amerkhail, mais elles nient tout prosélytisme dans leurs activités.

"S'il est démontré qu'elles ont été impliquées dans des actions de prosélytisme, que la loi afghane définit comme un crime, elle ne seront pas seulement interdites mais traduites en justice pour être punies", a-t-il ajouté.

Abdul Sattar Khawasi, un député, a estié devant ses collègues au Parlement que :

"Les Afghans apparus dans cette vidéo devraient être exécutés en public, l'Assemblée nationale devrait ordonner au procureur et aux NDS (les services spéciaux afghans, ndlr) d'arrêter ces Afghans et de les exécuter".

L’émission en question, dans laquelle les téléspectateurs ont pu entendre des témoignages et voir des baptêmes, a été reprise par toutes les chaînes de télévision afghanes le 31 mai, suscitant des déclarations incendiaires et des menaces à l’égard des chrétiens afghans. Plusieurs centaines d’étudiants de l’université de Kaboul sont descendus dans la rue manifester leur colère.
Le débat fait rage dans la classe politique et met les chrétiens d’origine musulmane en grand danger. Certains ont été contraints d’entrer dans la clandestinité, d’autres ont réussi à fuir le pays, deux sont portés disparus et un a été arrêté.

Trois pasteurs ont été exécutés mi-mai 2010, selon l’agence AsiaNews. Ces trois pasteurs dirigeaient des églises clandestines et ont été arrêtés par la police lors d’une réunion de maison avec vingt chrétiens. Les pasteurs ont été rapidement jugés coupables de diriger une activité religieuse et condamnés à mort. Les vingt autres chrétiens ont été envoyés dans le camp de travail Numéro 15 à Yodok.

En Corée du Nord, de 40 000 à 60 000 chrétiens sont emprisonnés dans des camps de travaux forcés.

On estime que 400 000 chrétiens dans ce pays vivent dans la peur d’être envoyés en prison, torturés ou tués publiquement si les autorités découvrent leur foi chrétienne. En effet, chaque citoyen doit vouer un culte à l’ancien président du pays, Kim Il-sung, et à son fils, l’actuel dirigeant Kim Jong-il.

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