PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Dimanche 10 janvier, quatre églises et un couvent ont été la cible d'attaques et de dégradations. Déjà, dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq lieux de culte (deux protestants, deux catholiques et un anglican) avaient été visés par des bombes incendiaires. A l'issue de la grande prière du vendredi, plusieurs centaines de musulmans avaient manifesté leur opposition à l'utilisation du terme "Allah" par les chrétiens.

Une bombe a aussi été découverte dans l’école Convenant, dans le voisinage de l'eglise anglicane All Saints attaquée quelques jours plus tôt, qui n’a heureusement pas explosé. C’est la première fois qu’une école est visée. Lundi, c’est le temple protestant Sidang Injil Borneo dans l’Etat de Negri Sembilan qui s’est vu en partie incendié.

Ces violences sont liées à la polémique sur l'emploi du mot "Allah" par des non-musulmans, qui a enflée après que la Haute Cour de Malaisie a autorisé un journal catholique, Herald-The catholic Weekly, édité en quatre langues et tiré à 14 000 exemplaires, à utiliser ce mot pour désigner Dieu, comme dans les autres pays arabes.

Addendum : Les bureaux des avocats de l'Eglise catholique ont été cambriolés et saccagés en Malaisie le mercredi 13 janvier.

"Comme il ne possède ni argent ni biens de valeur, il s'agit certainement d'un acte d'intimidation", a déclaré le père Lawrence Andrew, rédacteur en chef du journal catholique The Herald.

L'Ordre des avocats malaisiens a condamné cet acte de violence et réclamé une "enquête approfondie" au travers de son président, Ragunath Kesavan.
La police a par ailleurs annoncé qu'une église avait été partiellement arrosée de peinture rouge jeudi matin par des inconnus dans la ville de Johor (sud).

Des extrémistes hindous ont fait irruption pendant le culte dominical dans le temple du pasteur Benhur, dans l'état de l'Andhra Pradesh. La foule hindoue en colère l’a bousculé et roué de coups de poings et de bâton, ainsi que les fidèles qui tentaient de venir à son secour. Les extrémistes avaient prévenu les membres de cette église évangélique que, si l’Evangile continuait d’être prêché, ils en viendraient aux mains. Les forces de sécurité n’ont pas cherché à arrêter les coupables.

Les attaques d’extrémistes hindous contre les chrétiens se multiplient depuis que cette religion offre une nouvelle vie aux dalits, "les intouchables", et parfois une ascension sociale.

De plus, la loi anti-conversion donne beaucoup d'allant aux attaques contre les chrétiens dans plusieurs états indiens. Cependant, cette loi n'est pas entrée en vigueur dans l'Andhra Pradesh, où a eu lieu cette attaque. Ce qui n'empêche pas les autorités de se montrer très permissives.

Le nouveau bâtiment qui faisait office d’église protestante à Tizi Ouzou, en Kabylie, baptisé Eglise Tafat, a été incendié dans la nuit de samedi à dimanche, vers 23h00. Tout le matériel qui se trouvait à l’intérieur de ces locaux a été saccagé.
Les assaillants ont mis le feu et ont brûlé des livres. Bibles et Evangiles ont été la proie des flammes. C’est la première fois qu’un acte de cette nature est enregistré dans la wilaya de Tizi Ouzou connue pour être un havre de tolérance. Auparavant, cette église se trouvait près de l’université. Aucun incident n’avait été signalé

« Des barbus en nombre d’une vingtaine se sont introduits à l’intérieur de l’église pour y mettre le feu tout en saccageant le mobilier et les portes d’accès » a indiqué le pasteur Krireche, chargé de cette communauté. « Déjà dans la matinée de samedi, jour du culte hebdomadaire, des fidèles ont été empêches de force par ces mêmes individus d’accéder à l’église. Ils avaient commencé à saccager les locaux », a-t-il ajouté.

Le Pasteur de l’église Tafat affirme avoir « saisi les services de sécurité sur ces faits. Ils se sont déplacés pour faire le procès verbal de constatation mais les assaillants sont revenus à la charge dans la nuit » pour incendier les locaux de l’église.



Pour le pasteur Krireche, « c’est un acte d’intolérance mené par des islamistes contre notre église ». Il accuse également les autorités « d’immobilisme » et affirme ne pas comprendre qu’aucune suite n’a été donnée à plusieurs plaintes déposées auparavant auprès des services de sécurité et aussi auprès du procureur de la République de Tizi Ouzou. Depuis son aménagement en novembre dernier, les fidèles ont régulièrement été empêchés de pratiquer leur culte. Le matin de Noël, nous rapportions déjà comment ils avaient été empêché de célébrer cette fête.

Cette église avait reçu une notification de suspension de la wilaya de Tizi-Ouzou, tout comme une autre église protestante à qui il était demandé de suspendre leurs activités en attendant de recevoir un "certificat de conformité" pour l'exercice de leur culte, selon le pasteur Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie. L'Eglise de la Nouvelle Ville et de Tafath comptent respectivement 700 et 200 membres et sont situées dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de février 2006 régissant le culte des non musulmans, considérée comme restrictive par ces derniers. L'exercice du culte non musulman, reconnu par la constitution, est soumis à une autorisation préfectorale, et doit être accompli dans des lieux autorisés par une commission spécialisée du ministère des Affaires religieuses. Les églises concernées existaient avant l'entrée en vigueur de la loi de 2006 et l'application à leur encontre de la nouvelle loi aurait "un caractère rétroactif qui serait inacceptable", a ajouté le pasteur.

Trois églises ont été la cible de bombes incendiaires le 8 janvier 2010 en Malaisie, sur fond de polémique concernant l'utilisation du mot "Allah" par les chrétiens. La première attaque a visé l'église pentecôtiste ''Metro Tabernacle'' à Desa Melawati. Un engin incendiaire a été lancé par des inconnus à moto peu après minuit et a ravagé le rez-de-chaussée du bâtiment, essentiellement des bureaux, situé dans une zone résidentielle, sans faire de blessés. Vers 4 h 30 du matin, un autre engin incendiaire de même facture a été lancé contre l'église catholique de l'Assomption, à Petaling Jaya, près de Kuala Lumpur, par un homme en motocyclette, échouant cette fois à incendier l'édifice. A 9 h du matin, deux cocktails Molotov étaient jetés par un motocycliste à l'intérieur de la Life Chapel, de l'Eglise évangélique de la Brethren Church, toujours à Petaling Jaya, causant des dégâts légers.

Le Premier ministre Najib Razak a condamné ces attaques qui se sont produites à l'aube dans la banlieue de Kuala Lumpur, assurant que le gouvernement "prendrait toutes les mesures nécessaires pour empêcher ces actes". Le ministre de l'Intérieur Hishammuddin Hussein pour sa part a expliqué que les responsables du pays étaient très préoccupés par la situation.

"Nous ne voulons pas que cela se transforme en quelque chose d'autre (...) J'assure non pas aux minorités mais à tous les Malaisiens qu'ils sont en sécurité".

Le gouvernement estime néanmoins qu'Allah est un mot de l'islam qui ne peut être employé que par les musulmans, ce que conteste une partie des érudits musulmans du pays. La justice malaisienne a d'ailleurs déclaré illégale l'interdiction faite aux chrétiens de désigner leur Dieu par le nom d'Allah.

Des musulmans ont cependant manifesté vendredi devant les deux principales mosquées de la capitale, tenant un discours plus radical.

"Nous ne laisserons pas le mot Allah être inscrit dans vos églises", ont-ils scandé devant la mosquée Kampung Barhu.

Une cinquantaine d'entre eux brandissaient des pancartes "L'hérésie prend naissance dans la mauvaise utilisation des mots", ou "Allah n'est que pour nous".

Trois autres lieux chrétiens ont été la cible de violences le lendemain. Un cocktail molotov a été lancé contre le poste de garde d'une institution catholique, sans déclencher d'incendie, à Taiping, tandis que plusieurs bouteilles brisées, dont certaines avaient contenu du dissolvant, ont également été retrouvées près de l'une des plus vieilles églises anglicanes du pays, l'église All Saints. Des vitres d'un temple protestant situé dans le sud-ouest de la capitale malaisienne ont été visées par des jets de cocktails Molotov qui n'ont pas fait de victimes. Une partie des murs a été brûlé, selon le pasteur Philip Loke.

Eglise de Desa Melawati

Les tensions sont survenues après que la justice saisie, a reconnu le droit au journal catholique Herald -The catholic Weekly d'utiliser le mot "Allah" pour désigner le dieu chrétien dans son édition destinée aux chrétiens de langue malaise de Bornéo. Mais certains musulmans du pays estiment que le journal cherche à créer la confusion dans leur communauté religieuse afin de susciter des conversions. Le père Lawrence Andrew, directeur de publication du journal, a dénoncé une campagne d'intimidation contre son hebdomadaire, également visé par des cyber-attaques. L'hebdomadaire est édité en quatre langues, avec environ 14.000 exemplaires par semaine dans un pays qui compte quelque 850.000 catholiques (9% de la population, à 60% musulmane).

La Haute cour de Malaisie a suspendu sa décision. Le gouvernement s'est prévalu d'une décision du Haut conseil national de la fatwa de mai 2008 statuant que le mot "Allah" ne peut être utilisé que par les seuls musulmans en Malaisie.

Le premier ministre du pays , Najib Razak, a vivement rejeté les accusations de l'opposition selon lesquelles son parti, l'Organisation nationale malaise unie (UMNO), qui recrute principalement son électorat parmi la population musulmane malaise, était responsable des violences. Le gouvernement a essuyé un recul sans précédent aux élections de 2008, sous la pression des minorités qui dénoncent tout à la fois une islamisation rampante, la corruption et une mauvaise gestion économique.

L'utilisation du mot «Allah» pour désigner le Dieu des chrétiens est courante dans des pays arabophones tels que le Liban et l'Égypte, mais les musulmans de Malaisie jugent la question très sensible dans un pays comptant d'importantes minorités. Ils accusent les chrétiens d'utiliser ce mot pour convertir les musulmans. La police a renforcé les mesures de sécurité autour des églises du pays.
Najib a dénoncé les attaques et dit que des mesures seraient prises contre leurs auteurs. De sa gestion des tensions religieuses, semble dépendre son maintien au pouvoir à l'issue d'élections qui doivent se tenir d'ici 2013.

Le mot ''Allah'' aurait plusieurs origines débattues. Pour certains, il s'agit de la forme arabe de l'invocation divine générique de la Bible : « Eli » ou « Elôï », « Mon Dieu » en hébreu. Eloah (pluriel : Elohim), signifie « Dieu » en hébreu. Une autre opinion veut que le mot soit la contraction de Al-Ilāh, (« le Dieu ») en arabe. Le mot se compose de l'article ال al, qui marque la détermination comme notre article « le », et de إِلَاه ilāh, qui signifie « (un) dieu ». Al suivi de ilāh donnerait Allāh par apocope du deuxième terme. De sorte, Allah se traduirait littéralement par « le Dieu » — usage qui rappelle celui du mot « Dieu » écrit avec une lettre capitale en français.

Le site italien « Asianews.it » (PIME) précise que le mot « Allah » est utilisé depuis au moins le XVe siècle par les non-musulmans : les chrétiens utilisaient le mot de « Allah » déjà à l'époque de l'Etat précolonial du sultanat de Malacca, vers 1402. Et l'un des premiers dictionnaires imprimés en langue malay est un dictionnaire malay-latin, de 1631, qui contient déjà aussi le mot « Allah ».

La communauté copte (chrétiens orthodoxes d'Egypte) a été la cible d'une fusillade à l'arme automatique dans le village de Nagaa Hammadi, dans le gouvernorat de Qenaen, en Haute-Egypte, mercredi 6 janvier alors que les fidèles sortaient de la messe de minuit de la fête de Noël qu'ils célèbrent le 7 janvier (jour de l'Epiphanie). La fusillade a fait sept morts, dont six parmi les fidèles et un policier, ainsi qu'une dizaine de blessés.

"Nous avons terminé la messe à 23H00 (21H00 GMT) et je me suis dirigé vers l'évêché, où j'ai vu un homme à bord d'une voiture en train de tirer à l'arme automatique contre tous les coptes qui passaient devant le bâtiment de l'évêché", raconte Anba Kirolos, évêque de Nagaa Hamadi. L'homme "a ensuite continué à tirer dans les rues de la ville sur les coptes".

L'évêque a déclaré que "l'auteur de ce crime est connu et fiché" par la police et "aurait dû être arrêté", mais bénéficiait de protections de la part de personnalités proches du Parti national démocratique (PND au pouvoir). La communauté copte dénonce régulièrement le "laisser-faire", sinon la protection des coupables, de la part des autorités égyptiennes censées la protéger.

Selon les services de sécurité, "le principal assaillant serait un habitant de la ville qui s'appelle Mohamed Ahmed Hussein (musulman), connu des services de police". Depuis une semaine, des chrétiens de la ville recevaient des menaces sur leur téléphones portables affirmant que les musulmans allaient "venger le viol de la fillette lors de la fête de Noël", a poursuivi Mgr Kirolos. En novembre dernier, en effet, une agression sexuelle contre une fillette musulmane de 12 ans par un jeune copte, près de Nagaa Hamadi, avait provoqué la colère des musulmans et des violences contre la population copte locale.
La Haute-Egypte compte les plus fortes concentrations de coptes, atteignant parfois un tiers de la population, notamment dans le gouvernorat de Qena, où s'est produite la fusillade de mercredi. La région a longtemps abrité les groupes islamistes radicaux qui avaient fait des chrétiens égyptiens leur cible. Ces cellules ont depuis été éradiquées, mais le sud égyptien continue à être endeuillé par la pratique du tha'r, code de l'honneur assimilable à la vendetta, engageant l'ensemble d'un clan. L'implication d'un copte dégénère souvent en affrontement interconfessionnel.

Le lendemain, jeudi, des affrontements ont eu lieu avec la police tandis que 2 000 personnes s'étaient rassemblées devant l'hôpital où avaient été transférées les dépouilles des morts. La police a tenté d'empêcher ce rassemblement, provocant la réaction de la foule et des jets de pierres. La police a riposté à coup de grenades lacrymogènes et de lances à eau.
Selon des témoins, les manifestants ont lancé des slogans comme "Non à l'oppression" ou "ô croix, nous te défendrons par notre âme et notre sang". En fin de matinée, les heurts ont cessé, mais manifestants et forces de l'ordre continuaient de se faire face aux abords de l'hôpital.

L'Eglise copte d'Egypte prétend rassembler quelques 10 millions de fidèles (sur une population de 72 millions), soit deux fois plus que les statistiques officielles qui parlent de 5 à 6 millions de fidèles. On ne peut prétendre obtenir des données fiables à ce sujet dans un pays où "l'unité nationale" est un objectif sacro-saint et où les coptes (8% à 13 % de la population) font figure de moutons noirs. La communauté chrétienne copte se plaint depuis des années d'une discrimination et de harcèlement officieux. Ils sont notamment écartés des postes clés de l'armée, de la police ou des universités, sinon pour un ou deux contre exemples réalisés à des fins politiques.

Depuis, les incidents – autour de projets de construction d'églises ou de rumeurs de "conversions forcées" à l'islam – se sont multipliés, provoquant un repli de la communauté chrétienne, son émigration ou sa radicalisation.


Mise à jour Février 2011 : Mohamed Ahmed Hussein, a été condamné à mort (par pendaison) pour cet acte. Ses deux complices ont été acquittés.
Selon les rumeurs, il s’agissait en fait de la vengeance du député du parti du président Moubarak, qui n’avait pas pardonné aux coptes de l’avoir fait échouer lors des précédentes législatives.

Au matin du 26 décembre, les chrétiens protestants de Tizi Ouzou, en Kabylie, ont été accueillis dans leur église par 50 extrémistes musulmans, alors qu'ils se préparaient à célébrer leur premier culte de Noël dans leur nouveau bâtiment.

Après avoir menacé de mort le pasteur, un homme a crié :

« Cette terre est une terre d'islam ! Allez prier ailleurs ! ».

Les extrémistes n'ont laissé entrer personne dans le bâtiment pendant deux jours avant de finalement piller le peu de choses que l'église contenait. Pour beaucoup de chrétiens, ces extrémistes agissent avec la bénédiction de la police, voire de l'Etat, qui ne peut lutter directement contre le christiannisme à cause de l'image internationale que cela renverrait.

En Algérie, les médias diffusent depuis quelques années des émissions qui donnent une mauvaise image des chrétiens. De ce fait, la population voit le christiannisme comme une menace pour la culture algérienne.
En septembre 2006, le président algérien avait promulgué une loi limitant l'exercice des cultes non musulmans. Son application avait entraîné l'ordre de fermeture de 26 églises évangéliques et l'arrestation d'une quinzaine de chrétiens, avant de faire marche arrière suite à la pression internationale

Dans la soirée du 17 décembre 2009, une foule de plusieurs centaines de musulmans a attaqué la chapelle de la paroisse Saint-Arnold, située à Bekasi, agglomération proche de la capitale Djakarta. L'incident n'a pas fait de victime mais l'église a subi d'important dégâts.

Selon Christina Maria Rantetana, présidente du comité de construction de l'église et conseillère auprès du ministre-coordinateur de la Politique, du Droit et de la Sécurité dans le gouvernement indonésien, c'est « une foule d'un millier de personnes (qui) est arrivée aux abords de l'église aux environs de 22h45 (le jeudi 17 décembre) et s'est mise à caillasser l'édifice. Certains sont entrés à l'intérieur et ont tenté d'y mettre le feu ». La police, alertée, n'a pas réussi à calmer la foule. Il a fallu plusieurs centaines de policiers supplémentaires pour parvenir à disperser la foule vers minuit.

« Nous continuerons à utiliser notre église même si elle n'a plus de murs et si nous devons nous asseoir sur des chaises en plastique », a commenté Mme Rantetana.

Elle a aussi assuré toutes les procédures administratives et légales avaient été observées pour l'obtention du permis de construire de cette église, dont le chantier avait commencé en 2008 et restait inachevé.
En Indonésie, la construction des lieux de culte est très étroitement encadrée par la loi, un permis de construire ne pouvant être délivré que si, à l'issue de procédures complexes, le voisinage a explicitement donné son accord à cette construction. Concrètement, il s'avère très difficile pour les communautés chrétiennes d'édifier de nouveaux lieux de culte, les islamistes mobilisant en général le voisinnage pour que ces constructions soient refusées, si les étapes administratives aboutissent.

« La foule s'était rassemblée pour célébrer le premier jour du Nouvel An islamique, le début du mois de Muharram. Lorsqu'elle est passée devant l'église, elle a été provoquée et a riposté », a déclaré Imam Sugianto, chef de la police à Bekasi, après avoir interrogé des acteurs de l'attaque.

Ces violences rappellent à la communauté chrétienne les attentats de la nuit de Noël 2000 perpétrés dans des églises chrétiennes et qui avaient fait dix-neuf morts. Depuis, le pouvoir indonésien a mis en place un très important dispositif de sécurité aux entrées des lieux de culte chrétiens.

Via « Eglises d'Asie », l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).

Deux attentats ont visé des églises syriaques à Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad, faisant au moins 40 blessés. Une bombe a explosé près de l'église syrienne-catholique de l'Annonciation, à Chourta, un quartier du nord de la ville, sans faire de victimes. Dans le centre, une voiture piégée à visé l'église syrienne-orthodoxe de la Vierge Très Pure et une école chrétienne à proximité, causant la mort d'un bébé et blessant 40 personnes dont cinq enfants.

Fin 2008, une campagne systématique de meurtres et de violences ciblés avait fait 40 morts parmi les chrétiens de Mossoul, entraînant le départ de plus de 12 000 d'entre eux. Le 26 novembre dernier, deux explosions avaient déjà ravagé un couvent dominicain (le couvent Sainte-Thérèse) et une église (église chaldéenne Saint-Ephrem) dans le quartier de Mossoul al-Jadida, sans faire de victime cette fois.

Par ailleurs, à Bagdad, trois voitures piégées ont explosé simultanément à partir de 07h30 dans trois parkings, l'un dépendant du ministère de la Défense, le second en face du ministère des Affaires étrangères et le troisième près du ministère des Émigrés et des Déplacés. Les explosions ont fait quatre morts et 14 blessés, selon un premier bilan.

Alors qu’à 48 heures d’intervalle un prêtre et une religieuse ont été assassinés par des hommes en uniforme, au Sud-Kivu, province de l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le P. Daniel Cizimia a été tué dans son presbytère de Kabare, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 décembre, par un groupe de meutriers qui sont entrés et ont exécuté leur forfait sans un mot. La soeur Denise Kahambo Mu, moniale cistercienne de la Clarté-Dieu de Murhesa, abbaye située dans le même territoire, a été assassinée le lundi suivant, dans son monastère, par ungroupe d’une huitaine d’hommes agissant de façon similaire. Armés, ils se sont introduits dans le monastère et ont tiré à bout portant sur rahirwa sans rien dire.

« Ils n’ont rien demandé et n’ont rien emporté », précise le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Jean Claude Kibala.

Ce double meurtre intervient après deux agressions commises en octobre visant une paroisse et une communauté de frères maristes. Les assaillants, des militaires en uniforme avaient « signé » leur forfait en se présentant comme des Interahamwe, c’est-à-dire comme des membres de la rébellion hutue des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui font l’objet d’une offensive de l’armée congolaise, soutenue par les casques bleus de l’ONU.
Les autorités locales ont décrit ces attaques comme des « ruses » des rebelles pour opposer la population aux militaires. Mais cette explication, pas plus que la revendication du FDRL, ne convainc l’Église locale, qui soupçonne plutôt des factions de l’armée nationale. Cette dernière est une « juxtaposition de forces qui se haïssent, chacune ayant son propre agenda », explique le P. Justin Nkunzi, responsable de la commission Justice et Paix du Sud-Kivu.

C'est plutôt le rôle de porte-parole des victimes locale qui est clairement visé, selon les représentants.

« L’Église est la seule à faire contrepoids, explique le P. Nkunzi. Certains voudraient l’impliquer dans la logique des armes, mais elle restera fidèle à sa mission. »

Trois suspects ont été arrêtés, dont le transfert de Kabare à la capitale provinciale Bukavu a provoqué des troubles graves lorsque des soldats ont tiré pour disperser la foule qui voulait lyncher les suspects.

Un groupe de plusieurs centaines d’individus armés de bâtons et de sabres a pris d’assaut l’église catholique Notre-Dame de la Rose mystique à Crooswatta, dans la paroisse de Kotugoda, à Ja-Ela, à quelques kilomètres au nord de Colombo, alors que venait de s’achever la messe de 7 h 00 du matin. Le groupe, constitué de bouddhistes extrémistes, a saccagé l’édifice, brisant les statues, l’autel et tout le mobilier liturgique avant de s’en prendre au curé de la paroisse, le P. Jude Denzil Lakshman, qui essayait faire fuir les fidèles.
Le prêtre, attaqué au sabre, n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un jeune paroissien. Les assaillants ont également incendié la voiture du prêtre ainsi que plusieurs véhicules dont la plupart étaient des motocyclettes appartenant à des familles pauvres. Blessés, plusieurs paroissiens ont dû être transportés à l’hôpital.

A l’annonce de l’attaque de leur église, quelque 500 catholiques ont organisé un sit-in dans les rues en signe de protestation, réclamant que la police arrête les responsables de l’agression. Pour le moment, une seule personne a été écrouée par les forces de l’ordre.

Dans cette localité cohabitent environ 300 familles catholiques et 350 familles bouddhistes. La paroisse catholique ne parvient pas à achever la reconstruction de l’église, commencée en 2007, en raison des violences commises par des bouddhistes extrémistes, encouragés par les responsables du monastère bouddhique voisin. Le 6 octobre 2007, malgré une première décision de justice en faveur des chrétiens, la police de Ja-Ela avait suspendu la célébration de l’Eucharistie, en plein office, pour « troubles à l’ordre public ». Quelques jours auparavant, le responsable du monastère bouddhique voisin avait menacé la communauté catholique de « lui retirer une quinzaine de vies » si la construction de l’église n’était pas stoppée immédiatement, la présence d’un édifice chrétien étant « une insulte » pour toutes les familles bouddhistes de la région. La police avait interdit les travaux d'agrandissement (classes de catéchisme).
En 2008, la Cour suprême avait annulé cette décision, et le 28 juillet 2008, le juge avait réaffirmé le droit constitutionnel de tout citoyen à la liberté de religion et de culte et ordonné la reprise des travaux et des activités liturgiques et paroissiales.

Un prêtre orthodoxe a été assassiné par balles jeudi dans son église à Moscou, par un homme qui portait un masque anti-grippe. Celui-ci est entré dans l'église et a tiré quatre fois sur le père Danil Syssoev, 35 ans, pope orthodoxe, et sur un autre officiant.

Les enquêteurs n'excluent pas que l'assassinat soit lié aux activités religieuses de la victime, a précisé le comité d'enquête du Parquet. Le prêtre était en effet connu pour ses critique à l'égard des sectes, des milieux ultranationalistes, et de l'Islam. Il avait reçu à plusieurs reprises des menaces de mort, et était notamment critiqué par des organisations musulmanes russes pour ses commentaires sur l'Islam.

En 2007, le co-président du Conseil des Muftis de Russie, Nafigoulla Achirov, l'avait appelé le "Salman Rushdie russe" après la publication d'un livre, "Mariage avec un musulman", dans lequel le prête critiquait le traitement des femmes.

Il aidait aussi les victimes de sectes et mouvements occultes, nombreux en Russie depuis la chute de l'URSS, et critiquait les mouvements ultrapatriotiques et les admirateurs de Staline ce qui lui avait valu nombre d'inimitiés, selon un professeur de l'Université religieuse de Moscou, Andreï Kouraev, sur la radio Echo de Moscou.

"Son nom était beaucoup cité ces derniers mois sur l'internet après les sévères propos antistaliniens qu'il avait tenus. Il était critiqué, caricaturé sur les sites ultrapatriotiques", a dit M. Kouraev.

"C'était un vrai prédicateur et missionnaire. Je pense qu'il a été tué en raison de son engagement actif", a estimé le chef du service de presse du patriarcat de Moscou, le père Vladimir Viguilianski.


Dimanche 6 septembre 2009

Le Père Cecilio Lucero, a été tué par balles dans la province de Samar-Nord, aux Philippines, le dimanche 6 septembre. Âgé de 48 ans, il était curé de l’église Saint-Joseph Ouvrier à Catubig, dans le diocèse de Catarman, de la province Samar-Nord (Région des Visayas Orientales). Il a été abattu lors d’une embuscade au village de Layuhan, le dimanche 6 septembre, vers 8 h 30 du matin, alors qu’il rejoignait San Jose en camionnette par la route nationale.

Une grande manifestation s'est tenue deux jours plus tard, rassemblant des sympathisants de l’organisation œcuménique de défense des droits de l’homme, Promotion of the Church People’s Response (PCPR), à laquelle avait appartenu. Pour les manifestants dénonçant l’assassinat du prêtre, il n’y a aucun doute: « le défenseur des pauvres et des opprimés » est une nouvelle victime des « exécutions extrajudiciaires » en augmentation dans la région, assassinats non élucidés par la police et sur lesquels enquêtait justement le P. Lucero. Beaucoup de paysans lui demandaient de l’aide à chaque fois que les militaires commettaient des violations de leurs droits. »

Mgr Trance, l'évêque de son diocèse, a rapporté que le prêtre, qui dirigeait le Bureau des droits de l’homme et le Centre d’action sociale (SAC) du diocèse, avait reçu de nombreuses menaces de mort depuis l’assassinat du maire de Catubig en février dernier, et un policier l'escortait dans ses déplacements.

« Depuis qu’il travaillait pour les droits de l’homme et allait partout enquêter sur les crimes qui avaient été commis, il s’était mis à dos les militaires comme les rebelles armés. »

Beaucoup affirment en effet que les menaces de mort venaient « de militaires » et qu’il avait été « mis sous surveillance ».

Les circonstances de l'embuscade restent floues. Selon les témoignages, les assaillants étaient 30 ou 5, portant des lunettes de ski (une caractéristique des « exécutions extrajudiciaires » aux Philippines) ou ayant les visages camouflés sous des bonnet et des masque, étant vêtus d’uniformes de la police ou plutôt de l’armée... Peu de certitudes en fait. De larges zones d’ombre subsistent également au sujet du policier Eugene Bation, assigné comme garde du corps au P. Lucero. Les premiers rapports de police l’avait déclaré touché par les tirs des assaillants et transporté à l’hôpital, avant de rapporter récemment qu’il n’aurait en réalité pas été blessé. Eugene Bation aurait déclaré à la police avoir fait feu à son tour contre les assassins, les forçant à se disperser et s’enfuir.

« Nous pensons que le P. Lucero était surveillé et suivi. Lorsqu’il est arrivé à San Jose, ses assassins l’attendaient », a déclaré Mgr Emmanuel Trance, évêque de Catarman, qui s’est déclaré « anéanti » par la nouvelle et a condamné fermement le meurtre du prêtre dans une déclaration diffusée sur le site de la CBCP (Catholic Bishops’ Conference of Philippines).

L’engagement en politique des deux frères aînés du prêtre assassiné renforce, selon le prélat, la thèse selon laquelle l’assassinat du P. Lucera serait une exécution politique. Wilmar Lucero, ancien membre du Congrès, est actuellement en lice pour les présidentielles de 2010. Quant à Antonio Lucero, il est gouverneur adjoint de la province de Samar-Nord.

«Les assassinats politiques sont très nombreux dans la région », déplore Mgr Trance.

Le Centre d’action sociale que dirigeait le P. Lucero avait diligenté dans le diocèse dix-huit enquêtes pour meurtres non résolus ces six derniers mois. Mais, selon le prélat, il s’agissait jusqu’à présent d’hommes politiques ou de journalistes.

« Le fait qu’une exécution extrajudiciaire puisse aujourd’hui viser un prêtre (risque) de répandre la peur au sein de toute la population », a-t-il déclaré.

L’Eglise catholique des Philippines a condamné unanimement « l’odieux assassinat » du P. Lucero. Les organisations de défense des droits de l’homme accusent quant à elles le gouvernement de Gloria Arroyo. Certains observateurs affirment en effet que la présidente des Philippines, lors de l’inauguration du pont de Catubig , le 16 juin dernier, avait dénoncé publiquement le P. Lucero comme « prêtre communiste » devant de nombreux militaires hauts gradés. « C’est comme si Gloria Macapagal-Arroyo avait signé elle-même l’arrêt de mort du P. Lucero (...). Elle donnait à l’armée l’ordre d’exécuter le prêtre selon l’objectif du Oplan Bantay Laya qui supprime les opposants au gouvernement. »

Le corps du prêtre assassiné a été transporté à la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation à Catarman pour la veillée mortuaire qui s’est tenue le 8 septembre au soir. Le prêtre est la 26e victime ecclésiastique aux Philippines.

CBN
Eglise d'Asie (EDA)

Cinq chrétiens ont été tués à l'armes à feu dans le centre ville de Quetta, au Balouchistan, le 28 août derner. Ce nouveau meurtre qui arrive après le massacre du Punjab, où 11 chrétiens sont morts et où plus de 100 maisons ont été saccagées.

Le problème majeur des chrétiens est la loi anti-blasphème, qui est souvent utilisée à tort et à travers pour des motifs personnels. Les délits perpétré sous ce motif sont difficiles à poursuivre. La loi anti-blasphème prévoit la prison à vie ou la peine de mort en cas d'insultes contre le Coran ou le prophète Mahomet. Le problème, affirment les évêques, est que l'on abuse souvent de cela pour des raisons et des intérêts personnels.

Les évêques catholiques pakistanais ont également récemment exprimé leur déception après l'absence d'un procès légal contre les attaques anti-chrétiennes dans la province du Punjab. Le président de la conférence épiscopale pakistanaise, Mgr Lawrence J. Saldanha, archevêque de Lahore, a exprimé sa préoccupation car, « un mois après le massacre, aucun des accusés n'a été puni ».

« Je crains que les coupables restent impunis, et que le cas reste longtemps en suspend », a-t-il ajouté.

Selon certaines données de la Commission nationale Justice et Paix de la Conférence épiscopale pakistanaise, depuis l'entrée en vigueur de la loi, 964 personnes ont été jugées dont 479 musulmans, 119 chrétiens, 340 ahmadis (une secte musulmane considérée comme hérétique) et 14 hindous.

Nombreux ont été ceux qui ont demandé la suppression ou au moins la révision de la loi. L'Eglise a lancé une campagne de souscription en ce sens, et on pense que près de 200.000 signatures pourraient être recueillies. Les chrétiens représentent 1,6% de la population du Pakistan, qui comprend 160 millions d'habitants

Les incidents survenus dans la province du Pendjab ne se sont pas terminés, malgré la mise en place de policiers après l'appel au djihad du juin dernier qui a déjà poussé une cinquantaine de musulmans à attaquer le village de Bahmani Wala en représaille à une prétendue profanation du Coran.

Un nouvel assaut a eu lieu contre un quartier chrétien de Gojra, où un groupe de musulmans a incendié des maisons en faisant 8 morts, dont un enfant. 6 d'entre eux ont été brûlés vifs, dont quatre femmes, tandis que deux autres étaient assassinés par les émeutiers. Des coups de feu ont été échangés depuis les toits et d'après des images diffusées à la télévision, des maisons ont été incendiées et les rues de la ville sont jonchées de meubles calcinés.
L'affaire remonte à un différent entre deux voisins, l'un musulman, l'autre chrétien, de la ville de Bahmani Wala. Dès le lendemain, un appel au djihad était lancé de la mosquée d'une ville voisine pour insulte envers le prophète puis profanation du Coran. Les deux acusations se sont révélées sans fondement, selon le ministre de l'Intérieur du Pendjab : Rana Sanaullah. Il a condamné ces attaques et annoncé l'ouverture d'une enquête, imputant la responsabilité des violences au groupe islamiste interdit Sipah-e-Sahaba Pakistan.

"Ceci n'est pas l'oeuvre de musulmans. Un groupe d'extrémistes a exploité la situation" affirme-t-il.
"C'est une simple rumeur, exploitée par des éléments visant à semer le chaos. J'engage les deux communautés à faire preuve de retenue", a lancé le ministre provincial.

Le ministre des Minorités, Shahbaz Bhatti, a affirmé lui aussi que des groupes de personnes "instrumentalisées par des extrémistes religieux" ont attaqué un quartier chrétien pour y incendier des dizaines de maisons. Quoi qu'il en soit, les évènements mettent bien en cause une mosquée légale et des musulmans qui n'appartiennent pas à ce groupe.

Les écoles chrétiennes du Pakistan ont décidé de fermer leurs portes lundi pour trois jours, en signe de deuil et de protestation.

Profaner le Coran est passible de la peine de mort au Pakistan, où l’Islam est la religion dominante. Les chrétiens, qui représentent moins de 5 % des 175 millions de Pakistanais, affirment que les lois anti-blasphème sont utilisées régulièrement pour exercer des représailles sur leur communauté.

Au Vatican, le pape Benoît XVI s'est déclaré lundi "profondément attristé" par ces violences "insensées". Il a adressé un télégramme de condoléances aux familles des victimes et invité les chrétiens du Pakistan à "poursuivre leurs efforts pour contribuer à édifier une société marquée (...) par un respect mutuel" entre les croyants.

Plusieurs organisations pour la défense des droits de l'homme en Corée du Sud ont dénoncé l'augmentation des exécutions de chrétiens en Corée du Nord, dont certaines se font en public. Elles évoquent le cas d'une femme qui a été jugée publiquement le mois dernier dans une localité proche de la frontière chinoise.

Selon un correspondant de la BBC, la femme a notamment été accusée de distribuer des bibles, de répandre des nouvelles de Corée du Sud aux Etats-Unis et de collaborer avec les dissidents. Ce serait sur dénonciation que les parents de cette femme, son mari et ses enfants ont été envoyés dans un camp de détention. Le correspondant de la BBC ajoute aussi que même si ces informations sont très difficiles à vérifier, la Corée du Nord est connue pour son intolérance vis-à-vis de la religion.
Selon l'agence AP, la femme tuée s'appelait Ri Hyon-ok et avait 33 ans et trois enfants. Elle a été jugée dans la ville de Ryongchon le 16 juin, affirme un rapport de la Commission d'enquête sur les crimes contre l'humanité publié vendredi.

Le rapport confirme les témoignages de dissidents nord-coréens et les documents de mouvements pour les droits de l'homme qui soulignent toujours plus la persécution religieuse et la violation des droits dans le pays communiste.

La Corée du Nord a été définie comme le pire persécuteur de chrétiens pendant 7 années consécutives, sur la liste 2009 d'Open Doors Watch.

Les nord-coréens sont contraints de pratiquer un culte à la personnalité de Kim Jong-Il et de son père défunt. Toutes les autres religions, en particulier la religion chrétienne, sont interdites. Si l'on découvre que quelqu'un est chrétien et possède une Bible, il est envoyé dans un camp de travail géré par le gouvernement et doit subir une exécution publique.
Open Doors craint que des dizaines de milliers de chrétiens ne souffrent actuellement dans des camps de prisonniers en Corée du Nord. On suspecte que le régime détienne plus de prisonniers politiques et religieux que n'importe quel autre pays du monde.

Dans la capitale Pyongyang, il y a quelques églises, mais on ne sait pas si elles ne sont ouvertes que quand les étrangers les visitent ou si elles ne sont utilisées que par les étrangers eux-mêmes. En tout état de cause, selon les dissidents, elles sont interdites aux nord-coréens.

La Commission d'enquête sur les crimes contre l'humanité, une coalition de 50 groupes activistes, demande que le leader nord-coréens Kim Jong-Il soit accusé de crimes contre l'humanité.

Malgré les persécutions, on estime que 30 000 nord-coréens pratiquent le christianisme chez eux et en secret.

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