Accueillis sur le trottoir à la préfecture du Rhône
le 20 juin 2005
photos

  Nous étions une grosse trentaine finalement rassemblés devant les grilles de la préfecture du Rhône, où nous avait été donné rendez-vous à 11h30 pour rencontrer M. le préfet et lui remettre officiellement la pétition de 22 000 signatures à transmettre au ministre de l’intérieur M. Sarkozy.

  Nous attendions que quelques journalistes fassent le déplacement, mais aucun parmi ceux contactés n’a jugé notre action digne d’intérêt (France 3 Rhône, TF1, TLM, RTL, France-Info, Le Figaro, le Progrès, Libération, 20 minutes et d’autres…).
  Mme le chef de cabinet du Préfet est venue nous rencontrer sur le trottoir à l’heure dite, non pas pour nous conduire au Préfet, mais pour recevoir la pétition.
  Nous nous étonnons de ne pouvoir rencontrer le préfet, et l’on nous apprend qu’il est à Paris pour la journée.
Le rendez-vous donné à 11h30 était donc faux.

  De plus en plus étonnés, nous demandons à être au moins reçus convenablement, mais le chef de cabinet estime qu’elle peut recevoir la pétition sur le trottoir, que cela ira très bien.
Il nous faut finalement une demi-heure de tractation pour obtenir d’être reçu dans une salle d’audience, où Mme le chef de cabinet nous promet d’ « écouter notre requête ». Cela ressemble plus à une farce qu’autre chose, et nous décidons de conserver la pétition, et de la remettre au ministre de l’intérieur par un autre moyen, qui portera plus d’attention et de respect aux 22 000 personnes qui ont signé cette pétition.


  Nous nous passerons dorénavant des services d'une préfecture pourtant gouvernée par ce ministre de l'Intérieur à qui nous nous adressons, qui n'est pas capable d'accueillir les citoyens qui ont un message à faire passer à leur ministre.
  Le président du cabinet du préfet nous a recontacté pour s'étonner de notre refus de remise de la pétition, et explique qu'il est l'usage à la préfecture de recevoir les pétitions sur le trottoir. La république ne peut-elle faire mieux pour 22 000 personnes déjà consternées par la manière dont on les traite !!!!


  Une journaliste de l’AFP nous a rappelés ultérieurement, pour prendre acte du non-dépôt de la pétition, pensant que c’est parce que M. Sarkozy avait déjà réagi à la profanation d’Act-Up.
Cette réaction ayant été faite exclusivement au milieu des militant de l’UMP, de manière très prudente et sans vouloir nommer Act-Up, et aucun média n’ayant trouvé utile de se faire l’écho de cette prudente condamnation sinon le journal La Croix, nous estimons que le ministre M. Sarkozy a d’autres moyens de faire entendre sa condamnation – et de lui donner corps par des sanctions – s’il avait réellement l’intention de communiquer à ce sujet.
(il semble d’ailleurs que ses paroles n’étaient qu’une réponse à une question posée par un des militants) ;
  Quand Act-Up a les moyens de mobiliser France 3, nous pensons que M. Sarkozy a des moyens d'expression publics plus adaptés à l'offense qui a été commise.

Les photos
La pétition et ses 22 000 signatures


Accueillis sur le trottoir par le chef de Cabinet

Bloqués devant la préfecture

Nous expliquons notre étonnement
Nous refusons de confier la pétition dans de telles conditions

Nous obtenons, au cours d'une dernière tractation, d'être reçus dans une salle d'audience, à défaut de mieux.
En l'absence de journalistes, la proposition ne ressemble à rien de sérieux, et nous choisissons de remettre la pétition au ministre de l'Intérieur et des cultes par d'autres moyens.


Vianney d'Alançon sera chargé de prendre rendez-vous avec le cabinet de M. Sarkozy
pour lui remettre cette pétition dans 10 jours.

Nous espérons que celle-ci aura vu doubler le nombre de ses signataires d'ici là

Retour