PROFANATIONS EN FRANCE



Dimanche 22 août 2010

Dans la nuit de samedi à dimanche, une cinquantaine de tombes (73 selon TF1) du cimetière militaire allemand du champ de manœuvre, à Laon, où reposent 3 487 Allemands, a été la proie de vandales. Des croix métalliques scellées dans le sol ont été arrachées de terre, ou brisées net au niveau de la base.
Les tombes sont celles de soldats allemands tombés pendant la première guerre mondiale.

Une tombe juive a été profanée dans le tas, qui concentre toute l'attention des medias.

Cet acte est une récidive de profanations déjà perpétrées au mois de juin, où une vingtaine de croix de militaires allemands avaient été endommagées. Une enquête a été ouverte par les policiers. Ce cimetière de la ville est situé à l'écart, dans une zone boisée, réputée pour des rencontres clandestines.

Addendum 27/08/2010 : la justice est allé très vite sur cette affaire. Deux adolescents ont été arrêtés et ont reconnu les faits, une jeune fille de 18 ans et un mineur de 16 ans, qui disent ne pas avoir eu conscience d'être dans un cimetière (bizarre d'y casser des croix !). La jeune fille a été condmanée à 210 heures de travaux d'intérêt public et 3 mois avec sursis.

Un sanctuaire dédié à la Vierge Marie a été profané à Saint-Loup (Jura) dans le week-end du 15 août, une semaine avant son pèlerinage annuel. Sur le chemin de croix qui mène à une grotte de pierre érigée il y a 75 ans à la mémoire de la Vierge Marie, copie conforme de celle de Lourdes, une dizaine de croix et le socle du calvaire ont été tagués de symboles nazis, à la bombe de peinture rouge, et trois croix cassées et tombées à terre.

« Ça s'est passé en deux temps, explique le maire, Jean-François Bugnot, alors qu'il était dans la préparation du pélerinage annuel de Saint-Loup. Mercredi j'ai entendu dire qu'il y avait des dégradations à la grotte. Je suis monté : il n'y avait alors que deux croix à terre. Mais c'est dans la nuit de samedi à dimanche que les gros dégâts ont été commis. J'ai reçu un coup de fil du responsable de l'entente paroissiale et appelé les gendarmes. C'est impensable, impardonnable, d'autant que les paroissiens se donnent beaucoup de mal pour entretenir les lieux. Si nos ancêtres, qui étaient si fervents pour construire ce site, voyaient ça ! Même pour les non-croyants, c'est un endroit idyllique, un havre de paix. On n'avait jamais vu ça dans le pays ! (...) Vue la hauteur des croix, ce ne sont pas des gamins de dix ans qui les ont cassées ! »

Dans le village, la plupart des habitants se disent « choqués » et « très étonnés ». « On se pose beaucoup de questions » commente un conseiller municipal. Le diocèse de Saint-Claude a accepté de réagir :

« On est en attente d'informations plus complètes mais on ne peut que déplorer ce genre d'actions. C'est une atteinte à un patrimoine, et pas seulement uniquement religieux. En plus Saint-Loup prépare son pèlerinage. Quelles qu'en soient les raisons, vandalisme « de base » ou volonté délibérée contre l'Église et la religion, c'est inacceptable, au même titre que les croix gammées dans les cimetières juifs ou les mosquées. C'est une forme de profanation. Toutes ces atteintes aux signes religieux ne peuvent pas continuer. »

Une enquête a été ouverte et une plainte va être déposée.

Mise à jour 22/08/2010 : l'auteur des faits, un adolescent de 17 ans, a été arrêté et a reconnu les faits. On ne connait pas encore ses motivations.

Le cimetière d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, a été vandalisé le week-end 8 août 2010. Quinze tombe et une chapelle catholique ont été pris pour cible. Une croix de guerre 1914-1918 a été également détruite.
Parmi les tombes vandalisées, trois caveaux ont été particulièrement endommagés. Leurs pierres tombales horizontales ont été soulevées et leurs pierres verticales renversées et brisées, selon Isabelle Petonnet, sous-préfet de Lens. Les portes de trois chapelles ont été ouvertes et leurs vitres brisées. Sur d'autres sépultures, des objets funéraires comme des croix ou des fleurs en poterie ont été cassés et dispersés dans le cimetière.

Les actes de vandalisme ont été découverts lundi matin par des employés municipaux.

Selon Isabelle Pétonnet, sous-préfet du Pas-de-Calais, ces "actes odieux" étaient dénués de toute connotation raciste (bien sûr, les actes visent les chrétiens ! Il n'y a pas de qualificatif légal contre de tels actes !). Cette profanation fait suite à des dégradations au temple protestant d'Hénin, dans la nuit de mercredi à jeudi, où deux croix gammées avaient été inscrites à l'extérieur et des registres avaient été brûlés, dans le bâtiment. Mais le sous-préfet estime qu'il n'y a "aucune raison" de faire un lien entre les deux affaires.

Le ministre de l'intérieur a réagi très rapidement dans un communiqué (qui en fait apprend aux medias cette profanation) :

« C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que j’ai appris ce matin la profanation du cimetière municipal d’Hénin-Beaumont.
Les auteurs de ces actes indignes ont insulté les morts, puisque quinze tombes ont été vandalisées et deux caveaux démolis. Ils ont saccagé une chapelle catholique, lieu de recueillement dont les vitres ont été cassées et le mobilier brisé. Ils ont, enfin, souillé la mémoire des héros tombés pour la France, puisqu’une croix de guerre 1914-1918 a été détruite.
Je tiens à exprimer ma solidarité et ma sympathie aux familles des défunts, ainsi qu’à tous les Héninois légitimement choqués par ces actes révoltants.
J’ai demandé à ce que tous les moyens soient mis en œuvre pour en identifier les auteurs, les interpeller et les déférer sans délai à la justice. Toute profanation est une insulte non seulement aux défunts mais aussi à la France et à la civilisation. Les coupables ne resteront pas impunis. »

Voyons combien de mass media s'offusquent de cette profanation quand elle est annoncée par un ministre.

La commune de Perrigny, en périphérie de Lons-le-Saunier (Jura), est sous le choc après la découverte de la dégradation de sa statue de la Vierge Marie : badigeonné de vert fluo, le monument avait surtout, sur son socle, une croix gammée griffonnée.

(est-il besoin de rappeler aux ignorants à quel point le régime nazi haïssait la religion catholique)

L'église Saint-Géry, en centre-ville de Valenciennes (Nord), a vandalisé, sans doute samedi. Les paroissiens ont en effet retrouvé deux statues en bois (dont une de Saint Joseph) renversées de leur socle, qui gisaient à demi rompues.
D'autres dégradations ont aussi été notées dans l'église elle-même, et des canettes de bière vides ont été retrouvées sur place. La police a fait les constatations dès samedi soir.

L'église Saint-Géry abrite également la statue de Notre-Dame-du- Saint-Cordon, protectrice de Valenciennes, dont la valeur sentimentale pour les gens du cru dépasse de loin le seul cercle des paroissiens. Protégée par une alarme double, elle est heureusement intacte.

L'église Saint-Pierre de Pouan-les-Vallées (Aube) est une église du XIIIe siècle et du XVIe siècle, classée depuis 1913, qui a résisté aux guerres et aux intempéries. Mais il aura suffit d'une bande de vandales pour la saccager dans une opération de destruction d'une rare bêtise.

C'est un employé communal qui a remarqué le calvaire renversé dans la cour de l'église. En allant inspecter le reste de l'église, il se retrouve face à des crucifix renversés, des lustres en verre reduits en miettes sur le pavé, la corde d'une cloche arrachée, du chemin de croix incendié, jusqu'à un autel renversé et la destruction de la voûte en ogive qui surplombe le maître-autel, dont les débris ont endommagé l'autel et le pavement.

Pour la commune qui a entrepris de gros travaux de restauration sur l'église St-Pierre (toiture, nef…) ces dernières années, ce saccage porte un préjudice majeur à la communauté.

« C'est une véritable infamie », s'étrangle Paul Cantraine, le maire de Pouan.

Une équipe de gendarmes de la caserne de Rosières s'est rendue sur place pour recueillir les éléments de police scientifique. Un crucifix, une corde et un élément de la croix renversée ont notamment été retrouvés, après avoir été lancés au-dessus de la cour des voisins.

Les témoignages recueillis indiqueraient que les faits se seraient déroulés dans l'après-midi de mardi et de mercredi. Le bruit occasionné par les vandales aurait fait croire au voisinage que l'église était momentanément en travaux.

« L'église est continuellement fermée par des grilles métalliques et des portes munies de gros verrous. Ceux qui se sont introduits là l'ont fait en toute connaissance de cause », estime l'adjoint au maire, M. Bracq. « S'introduire ainsi par l'effraction d'une porte verrouillée et à deux reprises, ça suppose qu'il y a préméditation. »

Le chœur de l'église Saint Martin, à Limoux (dans l'Aude, à côté de Carcassonne), a été saccagée samedi 24 juillet. Les chandeliers, la statue et le crucifix qui ornaient le tabernacle ont été renversés puis vandalisés. Ils gisaient au sol, tordus ou cassés, quand les actes ont été découverts.
Des boiseries ont été arrachées, mais plus grave, les plaques de l'autel ont été soulevées. Derrière l'autel, les personnages de la crèche (des gros volumes en carton-pâte de près d'un mètre de hauteur) et de la chapelle de la Vierge-Marie ont été pulvérisés.

L'église était ouverte en continu, et ce sont des visiteurs qui ont découvert les dégâts vers 14 heures et prévenu les gendarmes. Sur place, les hommes du capitaine Vidal ont fermé l'Église le temps d'effectuer les constatations d'usage. Le monument a pu être rouvert avant 17 heures, pour un concert prévu.
L'enquête aurait permis d'interpeller hier soir le suspect, un individu apparemment déséquilibré mental. (N'est-il pas curieux que ces "déséquilibrés mentaux" s'attaquent si souvent aux églises, et avec une telle violence, mais jamais à des lieux symboliques d'autres religions...)

L'église d'Echillais, près de La Rochelle, a été profanée le Week-End du 18 juillet. Des indices laissent penser que les vandales sont entrés en scooter dans ce chef d'œuvre de l'art roman.

Lundi matin 21 juillet, la sacristine de l'église découvrait un enfer souillé de mégots et de traces de pneus de scooters, faisant de cette nef moyenâgeuse un véritable circuit de motocross. Le bénitier a été jeté hors du monument, tandis que l'orgue a été vandalisé. Mais surtout, un christ en croix du XVIIe siècle gisait au milieu du chœur, démantibulé.

« Regardez en l'air, il ne reste plus que ses bras accrochés à une corde. C'est monstrueux ce qu'ils ont fait », répète sans cesse depuis cette grand-mère de 80 ans.

Le premier adjoint de la commune, Michel Gaillot, ressentait la même vive émotion pour son église, l'une des plus belles et des plus fréquentées de la Saintonge romane. Les gendarmes ont passé l'église au peigne fin, à la recherche d'indices ou d'empreintes laissés par les vandales.

« Les faits se sont déroulés dimanche après-midi, à un moment où le bistrot est fermé et les alentours totalement déserts, il n'y a donc pas de témoin », explique l'un d'entre eux.

Et tandis que le curé de la paroisse déposait plainte au nom de l'évêché auprès de la brigade voisine, déjà des voix impatientes s'élevaient à l'ombre du clocher du XIIe siècle pour dénoncer le climat d'incivilité dans lequel serait plongé le vieux bourg d'Echillais depuis quelques mois.

« Ca commence à bien faire, tout le monde ici devine qui sont les coupables, des gamins du village que nous avons vu grandir et sombrer dans la bêtise », expliquait-on notamment au comptoir de la Table du grand goule. Un soupçon que redoute et reconnaît à demi-mot Michel Gaillot. « Ce serait encore pire d'apprendre que des enfants de chez nous sont responsables de ça, mais nous avons en effet ici quelques garnements qui nous cassent l'ambiance. »

L'adjoint au maire et la sacristine ont pour autant pris la courageuse décision de confirmer que l'église ne serait jamais fermée à clef.


La même semaine, une synagogue recevait quelques tags (effacés dès le lendemain), provoquant la réaction en masse de toute la classe politique et médiatique. Ici une eglise est saccagée, mais sans que cela ne suscite aucune réaction.

M. Brice Hortefeux, ministre des cultes a toutefois déclaré :

"Dès qu'une confession est attaquée, c'est la France tout entière qui s'en trouve blessée. M. Hortefeux a affirmé avoir "donné les ordres les plus stricts pour que les auteurs (de la profanation) soient identifiés, arrêtés et remis à la justice".

Une cérémonie de recueillement avait lieu en présence du maire (PS) de Strasbourg, Roland Ries, de nombreux responsables politiques locaux et de représentants des cultes catholique, protestant et juif, en réparation de la profanation subie...
Mais il s'agissait en fait de la profanation de 18 tombes musulmanes à la Robertsau 10 jours plus tôt. N'espérons pas voir de telles paroles quand il s'agit d'atteintes au patrimoine catholique !

Car les vandales qui ont fait ces destructions sont peut-être idiots, mais ils savent ce qu'est une église et ce qu'arracher un Christ a plus de sens que d'arracher un lustre !

L'ancien séminaire de Dax abrite une chapelle magnifique qui est entretenue par l'association Ide Foris. Mais l'un des bénévoles a eu la mauvaise surprise de découvrir la chapelle vandalisée. La porte de la chapelle (désacralisée) a en effet été fracturée, vraisemblablement dans la nuit du 15 juillet.

À l'intérieur, le spectacle est sauvage : dans la sacristie, les portes des meubles ont été fracturées, les tiroirs renversés, les habits sacerdotaux jetés par terre et déchirés. Un Christ a été fracassé dans l' angle de la pièce.
Dans la chapelle, l'orgue a été démoli, des supports de statues ont été cassés (probablement à coups de barre de fer), la porte du tabernacle forcée. Mais plus grave encore, la tombe de quatre descendants du Chevalier de Borda qui se trouve dans le sol de la nef près de la porte d'entrée, a été profanée. Les voyous ont soulevé la trappe donnant dans le caveau et ont ouvert le cercueil contenant les restes des quatre personnes.

« Probablement à la recherche de bijoux qui auraient pu se trouver sur les corps », estiment les policiers de Dax. « Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un acte symbolique contre l'Église catholique, ni d'un quelconque rite d'une obscure secte, estime le commissaire Rameau, il s'agit plus certainement de vandalisme pur… »

Sur place, les enquêteurs ont pu relever quelques traces et indices qui sont en cours d'analyse.

Cet immense bâtiment désaffecté depuis des lustres, un peu à l'écart de la ville, est régulièrement squatté.

« Plusieurs fois, des portes ont été cassées, il y en a même qui arrivent à grimper à l'étage à l'aide de cordes. À l'extérieur on a volé tout ce qui pouvait l'être et notamment la descente du paratonnerre en cuivre », commente le bénévole Jacques Balestic. Toutes les chambres de l'ancien séminaire sont saccagées depuis longtemps. « On a déjà eu du gros vandalisme il y a eu deux ou trois ans, mais à ce point dans la chapelle, jamais. »

Bien sûr, s'attaquer à un tabernacle, à des vêtements liturgiques, à un crucifix et à des statues de saints n'est pas un acte dirigé contre la religion, juste un acte de vandalisme, ils auraient tout aussi bien pu graver leur nom dans les bancs en bois... Tiens, bizarre qu'ils n'aient pas plutôt fait cela !

Le cimetière des Planques à Albi (Tarn), a été la cible d'actes de vandalisme, parmi les sites touchés par les voyous quoi ont vandalisé toute l'avenue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny en taguant divers bâtiments.

Mais au cimetière, des croix ont aussi été détruites en plus des inscriptions, qui ont été faite à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur du cimetière. La police a relevé une dizaine de tags sur les murs intérieurs du cimetière où, selon le conseiller municipal Frédéric Esquevin, des dégradations ont aussi été commises.

« Il y a eu des croix cassées. C'est encore des malins qui ont fait ça. Bien évidemment, la Ville a déposé plainte », indiquait hier soir l'élu albigeois, très en colère.

La police privilégie la thèse d'un « délire sur fond d'alcool ».
Certes, c'est probable. Mais est-ce l'alcool qui donne l'idée d'aller briser des croix ? Ou n'en donne-t-il que le "courage" ? (soyons honnête, il n'y a aucun courage à s'attaquer à des pierres dans des lieux déserts)

Une vingtaine de croix de tombes militaires ont été endommagées au cimetière militaire allemand du champ de manœuvre, à Laon.

Une plainte avait été déposée par le service d'entretien des sépultures militaires allemandes. Joël Clément, responsable régional, en charge d'une cinquantaine de cimetières, a expliqué que chaque chef d'équipe a pour consigne de porter plainte systématiquement à chaque dégradation.

« Dès qu'une dégradation est constatée, la croix est enlevée pour être emmenée à la réparation. Tout cela a un coût néanmoins », avait-il déclaré à l'époque.

Il avait encore rappelé qu'il y a sept ans, une centaine de croix avaient été brisées. Les coupables, de jeunes mineurs, avaient été retrouvés.

« Nous étions allés sur le Chemin des Dames entre autres pour leur faire comprendre le respect que l'on doit aux morts », avait-il aussi précisé.

L'église (ou temple) de la paroisse Martin Bucer, dans la quartier de Hautepierre à Strasbourg, a été victime d'actes de vandalismes le 28 mai 2010. La bible exposée a été détruite, puis l’autel saccagé, et des fleurs et des bougies cassées.

« Ces actes de destruction ont eu lieu une semaine après un incendie criminel allumé à l’entrée du temple », explique Albert Luther, pasteur de la paroisse vandalisée.

Deux agressions qui ont profondément choqué la communauté protestante du quartier, mais aussi les autres communautés religieuses, les associations et les habitants.

« On ne touche pas à un lieu de culte, déclare Myriam qui relève que le 28 mai, des tags ont été apposés dans l’église catholique Saint-Benoît, dans le même quartier ».

Elle est convaincue que ce n’est pas la religion « qui était visée », mais que le ou les auteurs du saccage « voulaient surtout choquer ».

Une cérémonie interreligieuse de réparation, rassemblant juifs, chrétiens et musulmans, a eu lieu le 16 juin à l’église protestante, durant laquelle des représentants de chaque religion du Livre ont déposé la Torah, le Coran et la Bible pour marquer leurs points communs et leur volonté de tisser des liens fraternels.
De nombreux messages de soutien ont été envoyés au pasteur par les représentants des différentes religions, mais aussi par des élus. D’autres ont été lus à l’issue de la cérémonie.

Un individu a souillé la chapelle du Saint-Sacrement de l'Eglise Saint-André de Salindres, près d'Alès dans le Gard (30), en urinant dans ce sanctuaire où se situe le tabernacle qui contient le corps du Crist sous la forme de l'hostie consacrée.

Les paroissiens affligés ont réagi dans un communiqué diffusé dans le Midi-Libre.

« Un mot pour dire la honte qu'ont ressenti le curé et les paroissiens de Salindres, face au courage merveilleux de ceux qui se sont permis d'uriner dans la chapelle du Saint-Sacrement, dans l'Eglise de Salindres. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire, mais de là à souiller des lieux saints par des gestes pareils, il y a un espace qu'il ne faut pas franchir. Il n'y a plus de respect du sacré, comme des lieux sacrés, et nous avons à nous poser question. L'Eglise Saint-André devra-t-elle rester fermée, et priver ceux qui y viennent trouver le silence, le recueillement, ou écouter l'orgue.
Le respect du bien de chacun est déjà le premier pas vers la vie communautaire. »

Louis Guédon, député de vendée et membre de la commission des affaires économiques et de la commission spéciale sur la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes, s'interroge sur les profanations de lieux chrétiens et le silence institutionnel qui les entoure.

Il a posé une question peu consensuelle à l'assemblée nationale le 13 avril 2010, qui à ce jour n'a pas encore obtenue de réponse.

M. Louis Guédon attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le bilan 2008 des atteintes aux lieux de culte. D'après les chiffres communiqués par le ministère de l'intérieur, on compte pour cette seule année, 6 atteintes aux sites israéliens, 13 atteintes aux sites musulmans et 266 atteintes aux sites chrétiens.
Si l'on ne peut qu'approuver que chaque dégradation de sites israéliens ou musulmans trouvent un large écho dans la presse, on ne peut que regretter le silence médiatique et institutionnel entourant les si nombreuses dégradations de sites chrétiens. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour protéger ces lieux chrétiens particulièrement visés par les dégradations, le vandalisme et les pillages de toute nature.

Merci à ce député pour sa réaction, en espérant qu'elle suscite un nouveau comportement de la part de nos dirigeants.

Cette question fait dailleurs écho à l'intervention de Mgr Dubost, évêque dEvry, qui le 19 février 2010 déclarait déjà :

Je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l’opinion publique se révoltent lorsqu’une mosquée ou une synagogue est attaquée. Je m’en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises. (...) Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations… S’il faut hurler, nous hurlerons. Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens

Le cimetière du Fousseret a été victime d'une violente profanation autour du 23 mars 2010. Une trentaine de tombes ont été visées. Des pierres tombales ont été renversées, des croix en pierre ont été brisées.

Le maire, Alain Condis, déposera plainte auprès de la gendarmerie.

La ligue de défense juive condamne fermement cette profanation et réclame des peines lourdes pour les coupables.

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