PROFANATIONS EN FRANCE


La célèbre madone noire de Notre-Dame-de-Marceille, à Limoux près de Carcassonne, a été décapitée dans la nuit de dimanche, et le manteau qui la recouvrait a été dérobé.

Connue depuis le Moyen Âge, la statuette de 55 centimètres de haut, taillée dans un bois dur et noir, n'a pas de vraie valeur marchande. Objet de dévotion depuis des siècles, elle possède selon la légende des pouvoirs miraculeux : « celui qui voit la statue lui sourire est sûr d'obtenir la grâce qu'il désire. »

Cet acte odieux de vandalisme n'a été accompagné d'aucun autre vol dans la basilique.

André Fenet, membre de l'association chargée de veiller sur l'édifice religieux, relate la découverte, faite par les électriciens venus parce que les plombs avaient sautés :

« En rentrant dans la basilique, ils ont vu que l'électricité avait sauté durant la nuit. Quand j'ai vu la vierge dans cet état, j'ai été très choqué », relate « J'ai fait mon tour d'inspection comme d'habitude, avant de fermer la porte d'entrée, précise-t-il. Il me semblait qu'il n'y avait plus personne à l'intérieur. Mais le ou les auteurs du vol avaient dû se cacher dans le chœur pour opérer dans la nuit. L'alarme de la grille de protection de la vierge ne fonctionnait pas depuis quelques temps. Il était facile de la fracturer».

Mgr Planet, évêque de Carcassonne se dit scandalisé par cette « profanation commise au sanctuaire de Notre-Dame-de-Marceille. » La gendarmerie de Limoux s'est rendue sur place, mais ne dispose d'aucune piste pour le moment.

La vierge noire avait déjà été dérobée dansles années 80, et retrouvée un mois plus tard chez un antiquaire lillois. Mais cette fois-ci l'acte de destruction s'éloigne du simple vol crapuleux. La cathédrale de Perpignan dans la même région avait fait l'objet d'un pillage particulièrement important les semaines précédentes, et l'église de Leucate, tout proche du chef-lieu, avait été vandalisée.

L'église de Saint-Alban-de-Montbel, près du lac d'Aigubelette (Savoie) a été le théâtre d'actes de profanation. La croix métallique dans l'église est arrachée et jetée au sol tandis que le livre de messe est déchiré et de la bière y est répandu.

Est-ce si anodin ?

Réseau Indignations

Soixante-et-une tombes ont été vandalisées mardi soir dans le cimetière catholique de Lège Bourg, qui dépend de la commune de Lège-Cap Ferret (Gironde).

"Des plaques tombales ont été cassées ou renversées. Il s'agit de vandalisme pur", a précisé la gendarmerie.

Le parquet a ouvert une enquête qui a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Arcachon.

Depuis le début de l'année, le Midi et les départements limitrophes paient un lourd tribut en matière d'églises profanées.

En début d'année, six églises, dont la cathédrale de Vaison, ont été cambriolées dans le Vaucluse. Des actes répétés pendant moins de deux semaines, et le plus souvent de jour. Objet des vols : objets de culte datant des XVIIIe et XIXe siècle. En juin, l'église de Saint-Bauzille-de-Montmel (dans l'Hérault) a subi un vol mineur et d'importantes dégradations. En juillet, dix églises aveyronnaises ont été elles aussi cambriolées. La Lozère, le Cantal et le Tarn ont été touchés durant la même période. En août, des vols « très mystérieux » ont eu lieu dans les églises de Limoux. Des angelots ont été volés à Notre-dame-de-Marceille et une sculpture dans l'église de la Miséricorde.

La communauté chrétienne s'indigne. Et réclame, à chaque fois, un accroissement des mesures de sécurité. L'Evêque de Perpignan dit avoir donné l'alerte plusieurs fois. Et Mgr Cattenoz, l'archevêque d'Avignon, a déjà invité les autorités à mobiliser leurs forces « pour retrouver les auteurs de tels actes inadmissibles et inqualifiables ».

L'émoi était profond dans la ville de Perpignan (dans les Pyrénnées orientales) après la découverte du pillage presque total de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Le pillage a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, et a été découvert à 7H15 par la sacristine.

"Les malfaiteurs sont entrés par une porte latérale de la cathédrale, la porte de Bethléem, et sont entrés dans la sacristie où ils ont brisé les portes des armoires de manière violente pour s'emparer de tous les objets liturgiques, ciboires, calices, patènes. Ils ont emporté de l'ordre de 8O% des pièces. Il s'agit du trésor liturgique historique et artistique de la cathédrale", a précisé Mgr Marceau, l'évêque du lieu, encore sous le choc. "d'après les premières constatations des enquêteurs, notamment un serrurier, le cambriolage avait été préparé puisque la serrure trois points de la porte de Bethléem avait été +préparée+ et a pu être ouverte sans effraction visible".

Les malfaiteurs ont enveloppé leur butin dans les aubes qui se trouvaient là, à indiqué la sacristine.

"On ne sait pourquoi il ont oublié un de ces paquets, avec notamment un dais du XVIIIe siècle (...) mais sinon tout est parti, tous les instruments du culte, anciens, en vermeil, en argent, aiguillères, bassins. Même l'ostensoir du XVIIIe, en vermeil qui fait plus d'un mètre de haut".

"Ce sont des dizaines d'objets, pour un poids total de plusieurs dizaines de kilos, voire peut-être plusieurs centaines de kilos, car ce sont des objets en métaux précieux relativement lourds", a-t-elle précisé. "Quatre-vingt-cinq pour cent du matériel liturgique a été dérobé; Tout a été vandalisé, notamment les armoires de la sachristie"

Mgr Marceau s'est déclaré "en état de choc" par "l'état désespérant des lieux et la violence déployée pour briser les portes des niches, les armoires afin de s'emparer de tous les objets précieux".

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel est attendue jeudi en fin de matinée à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste pour constater l'étendue du pillage de matériel liturgique commis dans la nuit de mardi à mercredi, en présence du directeur régional des affaires culturelles, le préfet des Pyrénées-Orientales et l'évêque de Perpignan.

D'après Stéphane Brunelle, chargé de communication à l'évêché de Perpignan, les voleurs "ne se sont pas trompés. Ils ont emporté uniquement les objets de valeur: ciboires, ostensoires, calices, patènes..." Les pièces datent des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

"Elles ont été emballées dans des aubes et pesaient au total plusieurs centaines de kilos. Des canettes de bière jonchaient le sol, mais les enquêteurs pensent que c'est un plan pour faire croire à un acte de marginaux. Vu la nature des pièces emportées, c'est un acte organisé", a précisé Stéphane Brunelle.

Située au coeur de la ville, la cathédrale avait déjà fait l'objet de vols de moindre importance, deux fois en décembre 2005, puis en juillet et août 2007, rappelle dans son édition de jeudi le quotidien "L'Indépendant". "Plusieurs demandes d'installation d'alarmes ont été formulées auprès des Monuments Historiques. A chaque fois, les réponses ont été négatives".

L'église de la commune d'Anetz, près de Nantes (Loire Atlantique) a été le théâtre d'une nauséabonde mise en scène. Les livres de cantiques sont répandus sur le dallage et toutes les chaises de l'église ont été retournées, tandis que des excréments humains sont retrouvés à différents endroits dans l'église.

Les coupables étaient des enfants de 12 à 14 ans qui ont été interpelés.

Réseau Indignations

Une église de la ville de Tarare près de Lyon (Rhône) a subi des dégradations après qu'une personne ait volontairement mis le feu à un objet de bois à l'intérieur du bâtiment.

Réseau Indignation

Recommander ce site

Calendrier

« septembre 2007 »
lunmarmerjeuvensamdim
12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930



Warning: Unexpected character in input: ' in /home/indignat/www/profanations/ecrire/tools/bbclone/var/last.php on line 759

Parse error: syntax error, unexpected $end, expecting ')' in /home/indignat/www/profanations/ecrire/tools/bbclone/var/last.php on line 759