« Le Gouvernement est naturellement attentif à la protection du patrimoine historique et artistique des lieux de culte. Pour lutter contre le trafic des biens culturels, la France dispose d’ailleurs et de longue date d’outils juridiques et opérationnels permettant l’inventaire et la protection de ses trésors nationaux, ainsi que le contrôle du marché de l’art et de l’exportation des biens culturels. »

Elle cite alors les différents outils existant :

  • Le registre d’objets mobiliers auquel sont soumis tous les antiquaires, brocanteurs, commissaires-priseurs
  • L’office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), qui permet de lancer à l'étranger des recherche sur les objets volés. L’OCBC participe aux travaux des instances internationales et nationales, gouvernementales ou non, impliquées dans la lutte contre le trafic des biens culturels et la protection du patrimoine (UNESCO, International Council of Museum, observatoire des mouvements internationaux des oeuvres d’art, etc.), ainsi bien entendu qu’aux efforts conduits en la matière dans le cadre d’Europol et d’Interpol.
  • Photothèque informatisée nationale des biens culturels volés - Thesaurus de recherche électronique et d’imagerie en matière artistique (TREIMA) - alimentée par les services de police et de gendarmerie, qui répertorie à ce jour plus de 70 000 photographies dont celles des biens culturels volés à l’étranger communiquées par Interpol.
  • Une base « miroir » de TREIMA à l’usage des professionnels du marché de l’art qui est envisagée.
  • Deux officiers de police affectés au sein des missions « sécurité » des directions des musées de France et de l’architecture et du patrimoine du ministère de la culture, et un troisième auprès du conseil supérieur des ventes volontaires de biens mobiliers aux enchères publiques
  • Un réseau de correspondants « sécurité » mis en place au sein des directions régionales des affaires culturelles.

Mais elle poursuit :

« S’agissant plus précisément des vols d’objets religieux, ils ont également diminué entre 2006 et 2005 (208 contre 259). Une sensible recrudescence des vols dans les lieux de culte est cependant constatée depuis le début de l’année 2007. Plusieurs affaires témoignent, pour 2006 et pour le premier semestre 2007, des succès remportés par les services répressifs dans la lutte contre les vols dans les lieux de culte. »

D'accord. Voici l'état des lieux de ce qui existe. Mais où sont les propositions ?