PROFANATIONS EN FRANCE


L'église Saint-Joseph, à Angers, a été prise pour cible hier par des vandales, qui ont surtout concentré leur action dans le choeur. Ils ont renversé l'autel en bois des messes de semaine, arraché le tabernacle pourtant cellé dans le mur, retourné le baptistère, briser des vases, renversé des croix et tenté de déchirer d'autres nappes. Plus grave, ils auraient tenté de forcer le tabernacle !

Les individus auraient agi en pleine matinée, au risque d'être surpris par des fidèles. Et selon le père Fromont, curé de la paroisse, ce n'est pas la première fois, et ce n'est pas annodin quant on voit les cibles visées.

Par ailleurs une vidéo circulait sur le Net depuis quelques mois montrant des jeunes faisant du skate dans l'église, s'asseyant sur l'autel, ou racontant des blagues dans les confessionnaux. Elle est actuellement entre les mains de la police.

De son côté, Jean-Claude Vacher, le préfet de Maine-et-Loire, a tenu à condamner aussitôt « ces actes inqualifiables et injustifiables ». L'église, qui a été fermée tout l'après-midi d'hier, devrait rouvrir aujourd'hui.

Elles ont onze et douze ans, et viennent d'être interpellées dans une affaire de profanation. Les faits se sont déroulés au mois de juin dernier au cimetière de Rospez (Côtes d'Armor). Elles y avaient dégradé les ornements funéraires de plusieurs tombes.

Quels exemples ont-elles bien pu suivre ? De quelle tolérance se sont-elles crues bénéficiaires ?

Le père Forissier a eu la mauvaise surprise, lundi matin, de découvrir l'église Saint Nicolas, à Beaujeu (Rhône) saccagée par un ou plusieurs vandales. La veilleuse du Saint-Sacrement a été détruite, le tabernacle de la chapelle Saint-Joseph grand ouvert, les ambons renversés, les livres de messe et affiches déchirés.

Déjà le mage Balthazar avait été décapité dans la crèche la veille de Noël.

Le père a porté plainte.

Huit tombes du cimetière de Neuweg, à Saint-Louis (Haut-Rhin), ont été profanées dans la nuit du mercredi 2 janvier. Le ou les vandales ont arraché des croix pour les planter à l'envers selon des symboles connus dans les rites sataniques.

Plusieurs plaintes ont été déposées pour "atteinte au respect dû aux morts".

Les magnifiques bénitiers de l'église St Germain l'Auxerrois à Paris ont été mutilés et dépouillés à la sauvage de leurs magnifiques têtes d'angelots du XVII (ou XVIII ème siècle). Ces têtes, grandeur nature, semblent avoir été arrachées au pied de biche, laissant un trou béant.

Les dégâts ont été découvert par une fidèle venant se recueillir.

L'Etat, par la bouche de son ministre de la culture, avait déclaré qu'il prendrait des mesures pour punir plsu sévèrement ce genre de vols. Au final, aucune action n'a été entreprise. Nous invitons néanmoins une nouvelle fois l'Etat français à renforcer la législation contre le trafic des biens culturels volés, et à faire pression à Bruxelles pour l'harmonisation des législations, en particulier à l'encontre de la Belgique et des Pays-Bas.

Rappelons que depuis la confiscation des biens de l'Eglise de 1905, les communes sont les propriétaires au sens juridique de la plupart des ces oeuvres et en assurent la protection. C'est donc un bien français qui a été dérobé.

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