Une dizaine de tombes ont été saccagées dans la nuit du nouvel an au cimetière de La Chapelle-Des-Marais, en Loire-Atlantique.

Le Jeudi 1er janvier, en se rendant au cimetière au matin, des habitants de la commune et découvrent plusieurs tombes dégradées, des ornements éparpillés, des stèles descellées. Des actes qui datent de la nuit.

L'annonce est faite au maire, qui lui fait l'effet « d'un véritable choc. On se demande tout de suite ce qui a pu se passer et surtout comment on a pu en arriver là. », déclare-t-il.

Au total, quatre stèles ont été descellées puis renversées. Une dizaine d'autres tombes ont également été vandalisées. Leurs ornements, les plaques commémoratives ont été posés sur le sol ou jetés par-dessus le mur d'enceinte.
Mais aucune inscription à caractère raciste ou xénophobe n'a été constatée.

Les auteurs sont rentrés sans aucun problème dans le cimetière, puisqu'aucune fermeture ne clôt le lieu.

Il y a deux ans, des tags avaient été inscrits sur le mur d'enceinte du cimetière.

« Mais là on franchit un palier supplémentaire. Il n'y a pas de mots pour qualifier ce genre d'acte. »

Franck Hervy, le maire, a rencontré des familles touchées par ces dégradations.

« Elles sont meurtries. Certaines personnes m'ont dit : Mais qui nous en veut ? »

Jeudi, la gendarmerie a effectué les premières prises d'empreintes. Tous les ornements, croix, pots de fleurs déplacées ou endommagés ont été recensés de façon à ce que les familles puissent déposer plainte. Lundi matin, la commune devrait également déposer une plainte.