PROFANATIONS EN FRANCE


L'église du Sacré-Coeur, dans le quartiers des Routes, à Toulon, est depuis deux ans la cible de malveillances continues. De l'urine dans le bénitier, des excréments répandus, une responsable agressée, le tabernacle profané, sans parler des vols et des dégradations à répétition... Dans la paroisse c'est la désolation et l'accablement. À tel point que l'édifice est resté fermé pendant plusieurs semaines.

« Cela fait deux ans que ça dure, explique le vicaire général. Tout a commencé quand nous avons été contraints de murer le local de la chaufferie suite à de nombreuses effractions. C'était devenu un squat pour des nombreux jeunes qui s'y étaient quasiment installés. »

Depuis, les dégradations, vols et insultes se sont succédés malgré les rondes de police.

Le 28 avril dernier, une responsable de la paroisse âgée de 73 ans a été agressée le matin alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la salle du conseil paroissial. Un voyou l'a attaquée et volée, traînant à terre la malheureuse femme, qui souffre d'une fracture du bras et de séquelles psychologiques. « Désormais, j'ai peur de sortir. Moi qui étais une personne autonome, je suis en train de plonger dans la dépendance », confie-t-elle, visiblement éprouvée.

Une semaine avant l'agression, juste avant Pâques, un autre événement avait secoué la paroisse. Le tabernacle de l'église avait été forcé et l'hostie emportée. Un acte de profanation très grave pour les catholiques qui voient dans l'hostie le corps du Christ.

Devant tant d'acharnement, les paroissiens ont décidé de réagir pour dire leur émoi, leur peine mais aussi leur crainte. Dimanche 10 mai, après l'office, une centaine de fidèles et d'habitants du quartier se sont réunis pacifiquement dans la cour de l'église.

« Je voudrais que la personne qui a agressé la dame âgée se rende compte qu'elle aurait pu devenir en quelques secondes un assassin. Et alors que serait devenue sa vie ? s'interroge le père Molinas. Face à toutes ces violences, nous sommes désemparés. Et inquiets pour l'avenir de notre société et de nos enfants. »

Des plaintes ont été déposées, mais peu de réaction des pouvoirs publics devant ces malveillances devenues commune dans un pays pourtant de culture chrétienne (?).

Une quarantaine de tombes du cimetière municipal de Forest-sur-Marque ont subi des dégradations durant l'après-midi de la journée du dimanche. Ce qui étonne le plus dans cette affaire est que les vandales ont agi en plein jour, un dimanche où le cimetière était très fréquenté - sans doute certains d'une totale impunité pour ce genre de faits, dont les rares condamnations ne sont guère médiatisées.

Grâce aux témoignages des personnes passées par le cimetière, on sait que les vandales ont agi entre 13 h 15 et 16 h 30. La ville de Forest-sur-Marque va évidemment déposer plainte et s'efforcer, dès aujour-d'hui, de contacter les familles propriétaires de tombes vandalisées.

Une demi-douzaine de croix gammées ont été retrouvée taguées sur plusieurs colonnes de la basilique de Saint Denis (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi à samedi (week-end prolongé lié à la fête de l'armistice).

Dans un communiqué, le ministre de la Culture Mme Christine Albanel s'est exprimé au sujet de cette profanation (préférant parler de "vandalisme"). Elle a fait part de «sa très vive émotion et de son indignation». «Elle condamne avec fermeté cet acte de vandalisme» et «prend toutes les mesures nécessaires pour que ces inscriptions intolérables soient retirées le plus vite possible».

La majorité des colonnes dégradées avaient pu être masquées ou nettoyées en début de soirée, a précisé ensuite le ministère.

Ce genre de réaction est assez rare pour remercier Mme le ministre d'avoir réagi aussi rapidement... mais pourquoi refuser de parler de "profanation" quand les mêmes croix sur des monuments d'une autre religion sont eux qualifiés ainsi. Le ministère est sans doute scandalisée qu'une telle oeuvre architecturale soit vandalisée... indépendamment de l'offense faite aux croyants ?

Dans la nuit de jeudi à vendredi 8 mai 2009 (jour férié), un ou des individus se sont livrés à des dégradations dans tout le cimetière de Varilhes. Vases cassés, fleurs et plantes jetées dans les allées, des socles de tombes de l'ordre de 25 kg descellées ici et là.

«C'est un véritable désastre ! J'ai jamais vu une chose pareille… » se lamente Lucienne Franc, octogénraire.

Ces actes ont semé la consternation chez les familles varilhoises.

« C'est un acte indigne mais ce n'est pas la première fois que cela se produit. En 2006, j'avais alerté la municipalité sur des actes de vandalismes et sur des vols. Ce courrier est resté lettre morte » se plaint Alain Roger, dentiste.

Françoise Gorse, ancienne conseillère municipale, ne décolère pas et enfonce le clou :

« Ça fait 4 ans que ça dure et on ne fait rien. Y'a comme une chape de plomb, surtout ne rien dire ! ça suffit ! C'est inacceptable. Il faut que les gens en parlent et surtout qu'ils portent plainte ! »

Du côté de la gendarmerie, une enquête est actuellement menée et la piste locale est privilégiée. Ceci étant, la nature des actes, qualifiée pénalement de « dégradations légères », relève d'une peine minime, la contravention, et est passible du tribunal de police. De fait, les moyens déployés pour l'enquête diffèrent quelque peu du délit tel que peut l'être une profanation de tombes comme dans l'affaire dite de « Carpentras » et la profanation du cimetière juif qui avait tant défrayé la chronique à l'époque, relève La Dépêche. (allez savoir pourquoi !)
Ce qui est sûr, c'est que même s'il n'y a pas délit, on touche au sacré, aux morts et que l'émotion et la consternation suscitées par ses actes dépassent en perception la seule qualification pénale, d'autant que cela fait 4 ans que ça dure…

« Il faut agir!». « Y'en a assez ! » s'emporte Roselyne Laurent, fleuriste. « Je suis allée porter plainte mais on n' a pas voulu me la prendre. Tout juste une main courante… Mais ça va pas se passer comme ça, je vais saisir le procureur », prévient elle.

Sept tombes ont été dégradées, dans la nuit de samedi au dimanche 3 mai 2009, dans le petit cimetière de Sainte-Gemmes-d'Andigné, près d'Angers (Maine-et-Loire). Les vandales s'en sont pris aux monuments en renversant les pierres tombales.

Des marbres ont été cassé et les objets d'ornement jetés à terre. Une enquête, menée par les gendarmes de la compagnie de Segré, est en cours pour retrouver le ou les auteurs de cet acte purement gratuit.

Depuis plusieurs jours, les églises de l’Oise sont la cible de visites nocturnes, à l'instar de l’église de Noailles. Difficile pour autant de dater les faits.

< « Le vol a eu lieu entre le 15 avril, date de la dernière célébration, et la fin de la semaine, explique-t-on du côté de la gendarmerie. Les auteurs ont d’abord descellé une grille puis cassé un vitrail pour pénétrer dans l’église. Une fois à l’intérieur, ils ont tenté de fracturer le tabernacle, ont cassé deux gros cierges et ils sont repartis par la grande porte avec un radio- CD qui devait servir pour les messes… »

Déjà le week-end dernier, trois cambriolages similaires ont été recensés dans le sud de l’Oise. A Orry-la-Ville d’abord où après avoir forcé la porte au pied-de-biche, les malfaiteurs ont emporté trois objets sacrés en or estimés à plus de 4 000 €. A Villeneuve-sur-Verberie ensuite, où un calice, un ostensoir et un ciboire ont été dérobés. Enfin, l’église de Rémy a elle aussi été cambriolée. Une statue de saint Denis et un calice se sont cette fois volatilisés.

Alors, qui s’attaque aux églises ? « C’est difficile à dire, glisse-t-on à la gendarmerie. Dans chaque cas, les malfaiteurs ont laissé très peu de traces de leur passage. Vu le mode opératoire, ça peut être une seule et même bande mais ça peut aussi être simplement des jeunes du coin… »

Quant aux fidèles, il ne leur reste plus que leurs yeux pour pleurer.

Le cimetière d’Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, aurait été vandalisé et saccagé pendant le pont du 1er mai 2009. L'information n'est retransmise par aucun journaliste, mais un particulier a donné l'alerte et a filmé la scène une semaine après les dégâts. Il est étonnant de songer que le cimetière a pu rester une semaine entière dans cet état sans qu'aucune autorité ne soit alerté ou ne réagisse. Il convient donc de rester prudent sur cette information (ou alors les autorités locales n'ont vraiment pas de notion de service public).

Les images présentées par le particulier laissent apparaître un cimetière dont les croix ont été prises pour cible avec acharnement, et ont été disposées comme pour une scène de théâtre, de même que certains monuments funéraires rassemblés ou déplacés, ou certains caveaux qu'on aurait tenté d'ouvrir. En l'absence d'autres élément d'enquête (y en a-t-il seulement une ?), ces indices laissent penser à une orchestration satanique pour quelques rituels imbéciles !

Recommander ce site

Calendrier

« mai 2009 »
lunmarmerjeuvensamdim
123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031