soixante-dix tombes ont été vandalisées lundi en fin d'après-midi au cimetière de Coudekerque-Branche. Ces actes ont suscité la colère et l'indignation des familles touchées, mais les deux auteurs des faits, deux jeunes hommes bien connus des services judiciaires, ont été placés en garde à vue et devraient être jugés demain en comparution immédiate.

Plaques commémoratives brisées, fleurs piétinées, urnes funéraires en mille morceaux, tel est le spectacle qui s'offrait aux familles et asuscité de la colère, de l'indignation et une grande peine. Dans leur geste de destruction, les auteurs ont parfois jeté sur les tombes les imposants galets qui décorent l'allée centrale. Il n'y a pas eu d'inscription sur les sépultures

« Le columbarium a aussi été touché, ainsi que cinq tombes d'anciens combattants », précise le maire de Coudekerque-Branche, David Bailleul, qui condamne « ces actes odieux, inadmissibles et scandaleux ».

Au moment des faits, les deux auteurs suspectés d'avoir commis ces destructions ont été aperçus par des concitoyens qui ont immédiatement contacté les services municipaux. L'un deux est le fils du gardien, qui savait que son père fermerait exceptionnellement les grilles à 16 h 30 pour assister à la réunion de rentrée de la municipalité.
Les jeunes suspects, qui ont reconnu les faits, maintes fois condamnés, âgés de 18 et 19 ans, ont agi sous l'emprise de l'alcool. Ils ont fait l'objet, hier, d'une mesure de prolongation de leur garde à vue et devraient être présentés en comparution immédiate demain.