La gendarmerie nationale a dressé un triste état des lieux des profanations en France, révèlant que pas moins de 184 faits de profanations ont été recensés en 2009 (faits pour lesquels des plaintes ont été déposées). Les départements du Bas-Rhin, de la Somme, d'Ille-et-Vilaine, de la Gironde, du Gard et des Vosges concentrent le plus grand nombre de violations.

D'après de bilan, seule une cinquantaine d'affaires, impliquant 106 vandales, ont été résolues cette même année. Les saccages visant les églises et les cimetières ont suivi une montée en puissance en 2004, avec plus de 140 cas constatés cette année là, les autorités ont remarqué des «pics» sur les douze derniers mois qui «correspondent, en partie, aux dates ou périodes symboliques célébrées par des groupuscules sataniques ou néonazis».
Ainsi, les profanations sont fréquentes le 30 avril, date anniversaire de la fondation de l'«Église de Satan» aux États-Unis et de la mort d'Adolf Hitler, ou le 31 octobre, date traditionnelle de la fête d'Halloween et jour de l'an sataniste, ainsi que lors des solstices et des équinoxes. Les enquêteurs ont même recensé «cinq violations de sépultures ou de tombeau», dont deux exhumations de cadavres pour des rites étranges en 2008.

«Près de la moitié des faits ont été recensés le week-end», ajoute un gendarme, estimant par ailleurs que ce «nombre est certainement plus élevé, compte tenu de la découverte tardive de certains délits».

Les sacrilèges recensés en zone gendarmerie (95% du territoire) touchent principalement des lieux chrétiens.

Le plus grave réside dans l'âge de la majorité de ces profanateurs. Sur les 50 affaires résolues (27% des affaires), 83 % des auteurs sont mineurs, et sont des garçons. C'est peut-être aussi pourquoi ces affaires sont plus faciels à résoudre, mais ce bas âge incite à la réflexion. Comment en est-on arrivé à une société où des adolescents et parfois mêmes des enfants saccagent des lieu de repos ou de prière par simple "amusement", souvent entaché de culte satanique, gothique, ou nazi peu avancé.

Selon le Figaro et les avis des experts, 2010 s'annonce sous les pires augures. 24 profanations ont déjà été recensées en seulement deux mois. L'absence de sanction ou de réactions éducatives incite peut-être ces jeunes à croire que ce "délit" peut permettre de s'affranchir des règles sociales en toute impunité ? Reste 134 cas non résolus.