Dans la nuit du 26 au 27 août, l'église de Juniville a été visité en soirée et complétement vandalisée : cierges renversés sur le sol, tabernacle fracturé, affiches arrachées et brûlées au sol, vin de messe modifié… Les dommages financiers n'étaient pas importants mais ce vandalisme avait provoqué un vif émoi dans la population.

« Le ou les auteurs s'étaient introduits dans l'église sans effraction, profitant de travaux de remplacement d'un vitrail à trois mètres du sol, pour pénétrer dans l'église », indique le commandant Douvier de la compagnie de Rethel.

Il est intéressant de se dire que la réparation de ce vitrail est elle-même due à un vandalisme à la même époque un an plus tôt, laissant pour 10 000 € de dégâts.

Pour cette profanation, l'enquête a abouti à la mise en cause de quatre enfants du village.

« Les quatre garnements, trois de 9 ans, et un de 12 ans, ont tous reconnu leur participation à l'ensemble des faits, apparemment par jeu », précise le commandant, qui souligne que les conséquences auraient pu être autrement plus importantes, des affiches ayant notamment été enflammées sous une chaise. > « Ils recevront prochainement une convocation devant le juge des enfants dont le rôle sera, entre autres, de rappeler les lois et règlements ainsi que les obligations parentales. »

Une bien étrange éducation au respect des choses sacrées... Les abribus sont plus accessibles qu'une église pour "jouer" au vandale... Quant à fracturer un tabernacle, minuscule abri au plus loin du centre de l'Eglise, et aller chercher le vin de messe dans la sacristie... cela témoigne un acharnement ciblé qui dépasse le simple cadre du "jeu". Mais il est de rigueur de minimiser ces actes, surtout lorsqu'ils sont commis par des "garnements" (appréciez le terme !).