Un cimetière est profané en France tous les deux jours, statistiquement. Mais les actes de profanation se pultiplient également en Europe, selon le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, dans son dernier article du Carnet des droits de l’homme publié mardi 30 novembre 2010.
485 cimetières et lieux de culte ont été dégradés en France entre janvier et septembre 2010, mais ces derniers mois, des cimetières musulmans, juifs et chrétiens (orthodoxes et catholiques) ont été profanés dans plusieurs pays européens, dont la République tchèque, la France, la Grèce, la Pologne, la Russie et la Turquie.

« Ces actes ne sont pas seulement préoccupants du point de vue du respect de la liberté religieuse ; ce sont aussi des crimes de haine inacceptables qui renforcent l’intolérance et la méfiance » a précisé le Conseil de l’Europe dans son communiqué.

Les profanation sont désignée par les a destruction de tombes ou les inscriptions haineuses sur des sites religieux ou autres lieux symboliques.

De tels actes de mépris sont perpétrés dans la quasi-totalité des Etats membres du Conseil de l’Europe.

« Ces crimes de haine menacent directement les droits de l’homme » estime l’institution.

Le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a informé le Conseil de l’Europe qu’il avait demandé à la police « de s’investir tout spécialement dans les enquêtes sur les profanations ». Le ministre a aussi recommandé d’installer des caméras de surveillance aux abords des sites visés.

Mais le coût d'une telle entreprise empêchera sans doute une telle surveillance de se faire dans des lieux aussi peu fréquentés