Un article du journal La Vie évoque un bilan des atteintes contre les sites religieux en France, selon les données des renseignements généraux.

522 sites ont été la cible d'actes de malveillance en 2010, contre 389 en 2009, et 266 en 2008.
Cela représente une augmentation de 34% par raport à 2009, tandis que les chiffres de 2009 représentaient déjà une augmentation de 46% par rapport à 2008 (date à partir de laquelle les RG se sont mis à recenser ces actes. Avant il fallait comptabiliser les dépôts de plainte).
Ce qui représente une augmentation de 96% en deux ans !

Les chiffres de 2010 recensent 214 cimetières profanés (dont 5 seulement officiellement reconnus comme ayant un caractère satanique, et 11 à connotation nazie), et 272 actes de vandalismes contre des chapelles, 10 contre des calvaires, 26 contre des monuments aux morts.


L'article a décidé de citer également les chiffres concernant les autres religions. Bien que n'aimant pas cette forme de "compétition", nous les indiquons cette année pour information, beaucoup de gens semblant désinformés à ce sujet :

Juifs : 42 sites visés, dont 12 cimetières (soit au total 2,8 % des sites existants)
Musulmans : 57 sites visés, dont 7 carrés funéraires (soit au total 2,8 % également des sites existants)

Une lettre du ministre de l'Intérieur, M. Hortefeux, adressée le 2 novembre 2010 au commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe évoque également une comparaison de ces chiffres, en réponse à la réaction de ce dernier à la profanation de tombes musulmanes dans le cimétière de Strasbourg le 24 septembre 2010.
Dans cette lettre, le ministre français rappelle que « le nombre total de cimetières et lieux de culte dégradés, entre le 1er janvier et le 30 septembre 2010, s'élève à 485, dont 410 au préjudice de sites chrétiens, 40 au préjudice de sites musulmans et 35 au préjudice de sites israélites ».
« Les 410 sites chrétiens concernent 179 cimetières et 231 lieux de culte », ajoute-t-il. « Les 40 sites musulmans consistent en 34 mosquées ou salles de prières et 6 cimetières ou carrés musulmans. Les 35 sites israélites visés se décomposent en 26 lieux de culte et 9 cimetières ».

Le ministre rappelle que si « l'identification des auteurs est souvent rendue difficile par le manque de preuves matérielles et l'absence de témoins », depuis le début de l'année, « 68 personnes dont 51 mineurs ont été interpellés et présentés à la justice ». Il affirme aussi que l'Etat a financé à hauteur de 15 millions d'euros, entre 2004 et 2010, la prévention des actes à caractère antisémite.

Dans l'optique d'associer « très étroitement les autorités cultuelles à ce travail de lutte contre les dégradations des lieux de culte », il souligne aussi avoir signé, le 17 juin 2010, une convention avec le Conseil français du culte musulman. Une pratique qui existe déjà avec le Conseil représentatif des institutions juives de France.