PROFANATIONS EN FRANCE



du Jeudi 17 au dimanche 20 février 2011

Par trois fois, une personne a allumé des feux dans l'église de Bizanos, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Le maire, André Arribes, a pu constater les dégâts :

« Jeudi, ce sont des décorations de pots de fleurs en papier qui ont brûlé. Le lendemain, même chose et cette fois les pots en plastique ont brûlé ainsi que la nappe de l'autel. Quand le curé est passé à 11 h 30, la nappe était encore tiède », explique l'élu.

Le curé a trouvé des allumettes et des empreintes de pied près de l'autel. Il s'en est fallu de peu que le feu ne prenne aux boiseries.

Le dimanche suivant, ces actes hostiles reprenaient :

« Vers 12 h 30, la personne qui s'occupe de la décoration a mis une nappe neuve sur l'autel. A 13 heures, des personnes ont vu de la fumée s'échapper de l'église », poursuit le maire.

Les sapeurs-pompiers palois sont intervenus aussitôt. Outre la nappe, le feu avait été mis à une table supportant diverses brochures et livres à l'entrée de la nef, dans un coin de recueillement.

« Tout a brûlé ainsi que des boiseries et une toile du chemin de croix. Il s'agit d'une toile répertoriée de René-Marie Castin de 1936 » se désole le maire qui constate qu'une autre toile marouflée et remise à neuf l'an dernier a également souffert de la fumée. « L'église était envahie de fumée et là encore, la personne s'est servie de la boîte d'allumettes à disposition des paroissiens pour allumer les cierges et ainsi commettre son acte. »

Des hommes de la police judiciaire se sont rendus sur les lieux hier après-midi pour relever les empreintes et poursuivre l'enquête.

« On va être obligé de fermer l'église qui restait toujours ouverte », se désole le maire

Le maire face aux dégâts

L'église Saint-Bonaventure, située rue Barbès près de l'avenue Anatole-France à Narbonne (Aude), a été la cible d'un acte de vandalisme dimanche.

Les dégâts sont limités, mais la communauté des frères franciscains a été choquée en découvrant le triste spectacle, dimanche après-midi. 6 kg de poudre blanche déversée par un extincteur ont été répandue partout, et l'harmonium a été renversé et endommagé. Les objets de culte ont été épargnés.

Toute une matinée a été nécessaire pour remettre l'église en état.

Une plainte a été déposée au commissariat. La police s'est rendue sur les lieux pour effectuer des relevés d'indices. Les faits ont dû être commis entre 15h30 et 16h30, le lieu de culte étant ouvert au public de 6h45 (prière communautaire) aux vêpres de 19h15.
Le préjudice doit être précisément évalué aujourd'hui.

La Chapelle de Caubin, monument historique du XIIe siècle qui se dresse sur le chemin de compostelle, à Arthez-de-Béarn, a été la cible d'actes de vandalisme probablement perpétrés le samedi 19 février.

Trois vitraux ont été brisés à coups de cailloux, dont un littéralement défoncé avec une grosse pierre ; une lanterne a été détruite et le projecteur du gisant arraché ; des tuiles surplombant le mur extérieur ont été décollées et cassées ; enfin, une croix du cimetière a été brisée en trois morceaux.

Une plainte a été déposée à la gendarmerie, et l'association Les Amis de Caubin s'est indigné :

« Dégrader gratuitement les équipements publics est déjà répréhensible ; mais quand on ne respecte plus les symboles sacrés et les valeurs religieuses, cela devient inadmissible et extrêmement inquiétant ! » explique Laurent Toral, président de l'association.

Il est à noter que d'autres dégradations ont eu lieu dans le village cette nuit de samedi.


Caubin : Un lieu de paix pour les pélerins

L'église Saint-Martin, à Bayel (Aube) a subi des actes de malveillance dans la journée du samedi 19 février 2011.

Les cierges mis à disposition devant la statue de la Vierge de Lourdes ont été brisés, d'autres allumés tandis que toutes les allumettes mises à la disposition du public ont été consummées et jetées au sol.
Espérons qu'il ne s'agissait pas d'une tentative d'incendie comme à L'église de Bizanos.

Une dizaine de tombes ont été profanées le week-end du 12 février au cimetière de la Montée de Silhol à Alès.

Des croix de pierre ont été brisées et jetées à terre. Une grosse pierre tombale de marbre a été déplacée sur un caveau en l'entrouvrant, et des tombes juives ont aussi été visées. Des objets funéraires ont également été endommagés et la porte d'un tombeau a été abîmée

Pour les enquêteurs, ces actes de profanation ne sont pas particulièrement ciblés. Une plainte a été déposée par la mairie tandis que les policiers du commissariat d'Alès prenaient contact avec les familles touchées par ces actes de vandalisme.

L'église Sainte-Marie, de Rieux-Minervois (Aude) est une église romane heptagonale du XIIe siècle classée aux monuments historiques. L'église était ouverte pour les visites, mais de trop nombreux vols et dégradations, ainsi qu'une baisse des subventions destinées à créer des postes de permanents pour les visites, ont contraint le diocèse à fermer l'église l'après-midi et à faire payer les visites, réservées désormais à des groupes.
Les habitants du villages peuvent cependant demander la clef librement s'ils veulent prier dans le lieux sacré.

Ou comment les actes pudiquement appelé "d'incivilités" finissent par contraindre les fidèles à ne plus pouvoir disposer librement de leur propre lieu de culte...

Dans la nuit du samedi 5 février, cinq tombes ont été dégradées au cimetière de la Croix des Bergers, rue Louise-de-Bettignies, à Leers, près de Roubaix.

Aucune inscription n'a été relevée, mais des éléments de stèle ont été renversés et des monuments déplacés. Selon le maire qui s'est rendu sur place, rien n'a été cassé.
Les familles concernées ont déposé plainte et une enquête a été ouverte par les services de police.

« C'est la première fois qu'un tel événement se produit à Leers », assure Jean-Claude Vanbelle.

Sans accuser personne, le maire suppose toutefois que les auteurs des faits sont « des jeunes qui ont voulu s'amuser ». Le journaliste de Nord Eclair, pour une fois, s'étonne d'un tel vocabulaire : "Drôle de divertissement".

Cette affaire n'émeut pas seulement le maire. Le groupe d'opposition CapLeers crie au scandale :

« Stop, ça suffit ! Quels genres d'individus peuvent s'en prendre aux morts ? C'est lamentable. »

L'enquête de police permettra peut-être d'en savoir davantage sur les auteurs des dégradations et leurs motivations.
(Bah, les motivations qui seront données, nous les connaissons déjà !...)

Les journalistes ne comprennent pas la colère du diocèse de Laval, dont l'évêque Mgr SCHERRER a émis un communiqué pour protester contre la parodie de messe qui a été faite en l'église de Saint-Sulpice (Mayenne), dans un clip censé promouvoir le pays de Mayenne, diffusé depuis le 10 janvier sur Youtube.

Depuis plusieurs jours est diffusé sur Internet un clip vidéo annonçant la sortie prochaine d’un film censé valoriser l’art de vivre en Sud Mayenne, plus précisément à Château-Gontier et ses environs.
En faisant le choix de manier la dérision pour toucher son public, le réalisateur de ce clip a choqué un grand nombre de mayennais. La communauté catholique n’a pas été épargnée : la scène tournée dans une église, en l’absence du curé de la paroisse et sans aucune autorisation de sa part, est une parodie insultante et intolérable de la messe qui constitue une véritable profanation ne pouvant susciter que réprobation et indignation.
À l’heure où des chrétiens d’Orient paient de leur propre vie leur attachement à la personne du Christ et à l’Eucharistie en se faisant massacrer dans leurs églises, nous déplorons que d’autres, en Occident, offrent le témoignage opposé en se prêtant au jeu de la dérision à l’intérieur même d’une église.
Notre pensée rejoint tous les chrétiens qui, légitimement, se sont sentis profondément blessés par un tel outrage.

Thierry SCHERRER
Evêque de Laval

Et les journalistes de se moquer de cette attitude un peu ferme devant ce qu'ils ne voient que comme une parodie bien gentille.

Le problème est que les journalistes, on s'en douterait, n'ont pas la moindre consience du fait religieux, et ne sont pas capable de comprendre l'émoi qui peut saisir un catholique en voyant avec quelle insistance la caméra veut associer la croix du Christ à la débilité de promouvoir du camembert dans une église (notez bien la marque : "Bons Mayennais", qui n'aura gagné dans l'affaire qu'une bonne campagne de boycott (et peut être une plainte contre le clip) !, et surtout, le fait de voir un véritable calice (emprunté sans la moindre vergogne) utilisé par un gamin comme coupe de champagne après avoir dansé avec... !

Voici les images de ce clip qu'il vaut mieux éviter d'aller voir pour ne pas promouvoir le buzz.


>> Voir l'article complet


Le père Cailleux et le maire Michel Kotovtchikhine ont pris à Toucy la décision de fermer l'église paroissiale peu avant Noël suite à plusieurs actes de vandalisme commis en décembre. Vitraux endommagés, cierges brisés puis lancés contre les vitraux et déposés en défi sur les marches de l'église.

« Les dégradations commençaient à coûter cher, explique-t-on à la paroisse. Quelques cierges ça va, mais les vitraux, ça vaut une fortune. »

Les soupçons se portent sur des jeunes du village ou des alentours. Auparavant, des groupes, vraisemblablement de collégiens, se formaient dans le cimetière. À la suite des réprimandes du policier municipal et du garde champêtre, le terrain de jeu aurait un temps changé, les jeunes se réfugiant dans l'église.

Le paroissien chargé des clés de l'église ne comprend pas ces actes d'incivilité et déplore que l'ensemble de la communauté paroissiale en pâtisse :

« Fermer l'église a stoppé les dégradations. Mais ce n'est pas la solution. C'est un lieu qui doit être ouvert à tous, un lieu de recueillement. »

Le maire prône la fermeté :

« On ne respecte plus rien. J'espère que ce ne sont que des incivilités et que ces dégradations n'ont rien d'antireligieuses. Il y a sûrement un effet de groupe entre les jeunes mais ce n'est pas une raison. Faire les zouaves quand on est jeune, c'est une chose, s'en prendre aux églises et aux biens communs, c'en est une autre. »

À la communauté de brigades de gendarmerie de Toucy, on explique multiplier les rondes aux abords de l'édifice. En vain. Le maire a informé la gendarmerie mais n'a pas encore porté plainte.

« On mène aussi notre petite enquête, indique-t-il. On ne rouvrira pas avant d'avoir trouvé les auteurs des faits. Ça se réglera et ceux qui ont dégradé paieront les réparations. »

Le bureau du maire plutôt que le tribunal, les auteurs des dégradations ont tout à y gagner. Les édifices religieux sont extrêmement bien protégés par la loi

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