PROFANATIONS EN FRANCE


Trois jeunes hommes, dont un mineur, ont pénétré dans l'église Saint Martin, de Conas mardi 29 mars, aux alentours de 20 heures, petit hameau de l'agglomération de Pézenas, située entre Bézier et Montpellier, pour y exercer des violences d'une rare imbécilité.
Ils ont brisé un vitrail, mis le feu à la sacristie et à l'harmonium, ont brisé des croix et des statues, cassé des chaises et des bancs, porté violence à l'autel même, avant de rompre la serrure de la porte d'entrée pour pouvoir s'enfuir sans difficulté.

Ils seraient entrés grâce à une chaîne enroulée autour d'une colonne surmontée d'une croix, et sont parvenus à atteindre un vitrail qu'ils ont brisé pour pénétrer dans l'église. Les dégâts, découverts le lendemain par le gardien, sont déjà estimés entre 50 et 100 000 € ! Le père Jean Costes, sous le choc, ne s'est pas encore exprimé.

Les gendarmes, épaulés par la brigade de recherches, ont rapidement mis la main sur trois suspects qui ont reconnus les faits, sans indiquer de mobile. Les deux majeurs doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Béziers tandis que le mineur sera convoqué devant le juge des enfants.

Patrick Mathé, le procureur de la République de Béziers, a annoncé sa satisfaction devant la rapidité de l'interpellation. Et nous ne pouvons que nous réjouir également de la promptitude avec laquelle l'enquête s'est déroulée, avec succès, malgré la peine qu'un tel acte de destruction peut légitimement nous infliger.

L'église Saint Martin de Conas est notée comme datant du XVe siècle selon le site du diocèse (mais du XIIe siècle selon Wikipédia) et était manifestement prêtée à une communauté anglicane (épiscopalienne) pour des célébrations une fois par mois.

Intérieur de l'Eglise Saint Martin


Samedi 19 mars 2011

Une cinquantaine de tombes ont été profanées le week-end du 19 mars 2011, dans le cimetière de Séjalan, à Mende, en Lozère.

Ornement funéraires, pots de fleurs et crucifix ont été brisés (parfois changés de tombe). Selon les premiers éléments de l'enquête, les actes de vandalisme n’ont aucune connotation religieuse (pour changer)

« On se dirige plutôt vers un jeu en fin de soirée alcoolisée », confie le procureur de la République Samuel Finielz.

Les familles mendoises restent amères.

« S’attaquer à des morts, ce n’est vraiment pas bien. J’ai du mal à trouver les mots... Quel désastre ! » se lamente Jeanine Chaptal. « Ils ont tout cassé, ça fait mal au cœur. »

Les ornements funéraires ont été détruits puis ont servi de projectiles contre la cabine d'une pelle mécanique. Les vitres ont été brisées puis taguée d’un "666", le fameux nombre satanique, chiffre du diable (mais puisqu'on vous dit qu'il n'y a aucune conotation religieuse !).

Des plaintes ont été déposées au commissariat.

En juillet 2008, 37 tombes avaient déjà été vandalisées à coup de croix gammées. Mais comme seules des tombes catholiques avaient été touchées, les autorités avaient déjà déclaré que l'acte n'avait rien de raciste ou de dirigé contre une communauté...



addendum (24/03/11) : la police semble avoir fait un travail très efficace, puisque quatre personnes (dont une mineure) ont été interpellées. Les trois majeurs - une femme, son fils et un autre jeune homme - devraient être jugés mardi dans le cadre d'une comparution immédiate. Mais des profanations en famille, voilà qui change des cas d'ivresse généralement invoqués.

Six sépultures du cimetière de Moncrabeau (Lot-et-Garonne), à une quarantaine de km au sud-ouest d'Agen, ont été endoommagées. Il s'agit de quatre tombes et deux caveaux, vandalisées par des jeunes enfants. La dalle d'un des caveaux, qui contenait trois cercueils, a été jetée à terre, tandis que des plaques commémoratives ont été chahutées et des fleurs abîmées.

L'enquête s'est vite orientée vers quatre mineurs, trois garçons et une fille âgés de 7 à 12 ans et originaires de Moncrabeau et de Toulouse. Un des enfants a avoué et d'eux entre eux seront ré-entendus (ce qui signifie que 3 enfants ont tenus tête à la police et ont nié les faits ???)

"Ils pensaient s'amuser" mais "n'ont pas pris la mesure de ce qu'ils faisaient", a indiqué le capitaine Dediu, commandant de la compagnie de gendarmerie de Nérac, ajoutant qu'ils n'étaient "pas pénalement responsables (...) Etant donné leur jeune âge, ils ne feront pas l'objet de poursuites, si ce n'est, peut-être, un rappel à la loi". En revanche, "les parents sont responsables civilement" et devront, le cas échéant, payer le préjudice, a-t-il expliqué.

La mairie a porté plainte pour violation de sépulture.

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