PROFANATIONS EN FRANCE


Le petit village de Buxy, en Bourgogne, et ses 2 000 âmes se sont réveillé dans la consternation en découvrant que son cimetière avait été la cible de profanation et de dégration sévères contre les croix et les stèles.

Le maire du village, Mme Lanoiselet, se dit consternée et révoltée par ces actes. Elle appelle d'éventuels témoins à se manifester et à se rendre à la gendarmerie pour apporter leurs témoignages.
Le parquet de Chalon-sur-Saône a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de la profanation. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. Les auteurs n'ont laissé ni inscription, ni message derrière eux.



Selon un journaliste de France 3, une hypothèse pourrait être une vengeance après une vague d'interpellations dans la commune, mais la gendarmerie ne privilégie pas cette piste.

Et toujours deux poids deux mesures dans les medias et le monde politique et associatif. Le samedi suivant, 28 tombes musulmanes ont été odieusement taguées de propos racistes au cimétière Saint Michel à Carcassonne. S'en est suivi un déluge de dépêches médiatiques sur cet événement (évidemment condamnable), de condamnations émanants de responsables associatifs, de représentants de toutes religions (des cérémonies oecuméniques ont été réclamées et obtenues), et d'hommes politiques (peut-être ravis de trouver une audience), de tous bords politiques, enfin réunis sous cette cause commune : ne surtout pas paraître négliger les victimes.
D'ailleurs, il est déjà reproché à un parti politique d'avoir trop tardé à condamner cet acte.

Rien de tel pour les faits anti-chrétiens, tant des partis qui se prétendent chrétiens que des associations qui prétendent défendre les libertés fondamentales de notre société, ou des autorités religieuses diverses qui ne remuent les lèvres pour s'indigner. Pas de conseil municipal réuni pour se reccueillir.
Juste un fait divers que ces croix fracassées, ces tombeaux où siègent des corps baptisés, fracturés.

L’église Saint-Michel à Dijon a été taguée dans la nuit du mardi au mercredi 13 septembre.
La mairie (qui possède les murs des églises depuis la confiscation de 1789 et la loi de séparation de 1905) a rapidement réagi en faisant effacer les inscriptions. On y trouvait notamment une croix barrée ou des inscriptions anarchistes an anglais « No gods, no masters » (« ni dieux ni maîtres »).

Le Bien Public, qui relate ces faits, précise que ce type d’inscriptions est qualifiées de « dégradations », sur le plan pénal. Sur le plan légal, le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sur les façades, les voies publiques ou le mobilier urbain, fait encourir une amende de 3 750 €, si le dommage est léger, ainsi qu’un travail d’intérêt général. Lorsque le tag a détérioré le support, le contrevenant encourt deux ans de prison et 30 000 € d’amende, sans compter la sanction, sur le plan civil (dommages et intérêts, frais de justice...).

Les tags sur les sites religieux (par exemple des stèles de cimetière) semblent bénéficier du même traitement... sauf si les stèles sont musulmanes ou juives. A moins que la différence ne soit que médiatique... Mais il me semble que des lois contre le racisme (mais l'islam est-il une race ?) ou la discrimination en raison d'appartenance à une religion sont régulièrement citées dans ce genre de cas. Pas en ce qui concerne la religion chrétienne, semble-t-il...

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