Le petit village de Buxy, en Bourgogne, et ses 2 000 âmes se sont réveillé dans la consternation en découvrant que son cimetière avait été la cible de profanation et de dégration sévères contre les croix et les stèles.

Le maire du village, Mme Lanoiselet, se dit consternée et révoltée par ces actes. Elle appelle d'éventuels témoins à se manifester et à se rendre à la gendarmerie pour apporter leurs témoignages.
Le parquet de Chalon-sur-Saône a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de la profanation. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. Les auteurs n'ont laissé ni inscription, ni message derrière eux.



Selon un journaliste de France 3, une hypothèse pourrait être une vengeance après une vague d'interpellations dans la commune, mais la gendarmerie ne privilégie pas cette piste.

Et toujours deux poids deux mesures dans les medias et le monde politique et associatif. Le samedi suivant, 28 tombes musulmanes ont été odieusement taguées de propos racistes au cimétière Saint Michel à Carcassonne. S'en est suivi un déluge de dépêches médiatiques sur cet événement (évidemment condamnable), de condamnations émanants de responsables associatifs, de représentants de toutes religions (des cérémonies oecuméniques ont été réclamées et obtenues), et d'hommes politiques (peut-être ravis de trouver une audience), de tous bords politiques, enfin réunis sous cette cause commune : ne surtout pas paraître négliger les victimes.
D'ailleurs, il est déjà reproché à un parti politique d'avoir trop tardé à condamner cet acte.

Rien de tel pour les faits anti-chrétiens, tant des partis qui se prétendent chrétiens que des associations qui prétendent défendre les libertés fondamentales de notre société, ou des autorités religieuses diverses qui ne remuent les lèvres pour s'indigner. Pas de conseil municipal réuni pour se reccueillir.
Juste un fait divers que ces croix fracassées, ces tombeaux où siègent des corps baptisés, fracturés.