L’église Saint-Michel à Dijon a été taguée dans la nuit du mardi au mercredi 13 septembre.
La mairie (qui possède les murs des églises depuis la confiscation de 1789 et la loi de séparation de 1905) a rapidement réagi en faisant effacer les inscriptions. On y trouvait notamment une croix barrée ou des inscriptions anarchistes an anglais « No gods, no masters » (« ni dieux ni maîtres »).

Le Bien Public, qui relate ces faits, précise que ce type d’inscriptions est qualifiées de « dégradations », sur le plan pénal. Sur le plan légal, le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sur les façades, les voies publiques ou le mobilier urbain, fait encourir une amende de 3 750 €, si le dommage est léger, ainsi qu’un travail d’intérêt général. Lorsque le tag a détérioré le support, le contrevenant encourt deux ans de prison et 30 000 € d’amende, sans compter la sanction, sur le plan civil (dommages et intérêts, frais de justice...).

Les tags sur les sites religieux (par exemple des stèles de cimetière) semblent bénéficier du même traitement... sauf si les stèles sont musulmanes ou juives. A moins que la différence ne soit que médiatique... Mais il me semble que des lois contre le racisme (mais l'islam est-il une race ?) ou la discrimination en raison d'appartenance à une religion sont régulièrement citées dans ce genre de cas. Pas en ce qui concerne la religion chrétienne, semble-t-il...