PROFANATIONS EN FRANCE


Le tabernacle de l’église Notre-Dame de Nanteuil, à Montrichard, a été découvert fracturé au lundi matin 27 novembre 2011. L’auteur de ce sacrilège a délaissé les objets de valeur pour n'emporter que les Saintes Espèces : l’hostie consacrée qui était insérée dans une lunule, un petit objet de verre destiné à l’ostensoir (laissée sur place).

« C’est un acte particulièrement grave, commente-t-on à la boulangerie en face de l’église. On voit bien que la personne qui a fait cela savait où trouver ce qu’elle cherchait ».

Même appréciation sur le trottoir de la part d’une paroissienne, « choquée comme nous tous par ce que l’on vient d’apprendre ». De fait, on a vite pris connaissance de cet événement dans le quartier, et pour ceux qui n’étaient pas encore informés, l’avis placardé sur la porte de l’église fermée, est particulièrement explicite. Le père Dom Pierre-Antoine Belley invite les paroissiens et personnes de bonne volonté à une messe de réconciliation. C'est en effet dans la tradition de l'Eglise de célébrer une messe de réconciliation et de réparation, présidée par l'évêque du lieu, lorsqu'une profanation au sens propre, la plus grave offense qui puisse être faite puisqu'elle vise Dieu lui-même, est commise. Monseigneur de Germiny, évêque de Blois, remettra donc le Saint Sacrement au tabernacle jeudi, date jusqu'à laquelle l'Eglise restera fermée pour manifester la gravité du sacrilège.

Le père appelle aussi les Montrichardais et les habitants des alentours à signaler à la gendarmerie tout élément permettant d’identifier les auteurs. Si l’on n’a pas encore d’idée bien précise à donner, « le fait que seule l’hostie consacrée ait disparu laisse perplexe », confie un couple à la sortie du cimetière. « On ne peut pas s’empêcher de penser aux gens qui volent les objets religieux pour les histoires de satanisme. » Le père craint lui aussi que l'usage satanique de l'hostie ne soit la seule explication à un acte aussi ciblé.



Lundi, les services techniques de la ville entreprenaient la restauration du tabernacle, remis en place, dès hier après-midi sur son autel. Une attitude très appréciée des paroissiens, sensibles à l’attention qu’on leur porte dans ces moments douloureux. Jeudi, la messe de réconciliation rassemblera beaucoup de monde.

Plusieurs églises du pays de Bessin, en Normandie, dans les environs de Bayeux, ont été vandalisées pendant le week-end.

Dans la Paroisse Notre-dame du Bessin, les églises de Saint-Loup Hors et du Manoir ont été ciblées, et des objets du patrimoine ont été fracturés. Sur la paroisse de Port en Bessin, le préjudice est beaucoup plus important. Le père Fabrice Verrier déplore des effractions et des vols dans l'église de Port-en-Bessin, où le calice, entre autres, a disparu été emporté, mais aussi à Longues-sur-mer, Vaux sur Aure et Ryes. A Longues, tous les tableaux du chemin de croix ont été dérobés.



Ces vols interviennent en pleine préparation de la fête de Noël, et la paroisse Notre dame du Bessin qui souhaitait reconduire son dispositif "la route des crèches" permettant à ceux qui le désirent de découvrir la trentaine d'églises du secteur, leur crèche et leur patrimoine, s'interroge.

15 députés ont signé le communiqué du député de l'Isère Jacques Remiller qui dénonce et s'alarme du mauvais traitement dont sont victimes les chrétiens dans le monde, mais aussi en France, bafoués tant par des actes de vandalismes qui se répètent que par des "artistes" qui se déchaînent contre cette religion, avec un enthousiasme qui interroge ces responsables politiques.

Le communiqué cite quelques affaires récentes dans le monde dont ont été victimes les chrétiens, comme les assassinats et emprisonnements abusifs de chrétiens au Vietnam, une religieuse tuée en Inde le 15 novembre dernier, 130 chrétiens massacrés le 5 novembre 2011 au Nigéria, le meurtre d'un jeune Somali chrétien réfugié au Kenya le 27 octobre dernier, ou encore les persécutions subies par les coptes en Egypte depuis le "printemps arabe". Mais en tant qu'élu, ces hommes s'alarment plus encore des actes perpétrés sur notre sol, citant des profanations de statues religieuses dans les églises, et surtout les artistes.

Ils évoquent ainsi les "oeuvres d'art" qui bafouent volontairement la foi chrétienne :

  • Le Piss Christ ( dont nous dénoncions surtout l'utilisation par la ville et l'affichage excessif de l'image profanant un crucifix)
  • L'Université de Corse qui a accepté de placarder partout dans ses locaux la photographie d'un chapelet enroulé autour d'un sexe prise par un de ses étudiants...
  • La pièce de théâtre ''Sur le concept du visage de Dieu" (de Romeo Castellucci ) où l'on voit des enfants dégoupiller des pierres(?) et les lancer comme des grenades contre l'immense visage du Christ qui trône en décor au fond de la scène. Une scène jouée à Avignon et dans d'autres pays, et curieusement retirée avant de montrer la pièce aux journalistes à Paris, puis réintroduite dans les autres villes (où les journalistes nationaux ne vont pas). La scène finale où un vieillard incontinent défèque sur tout l'immense visage du Christ avant qu'apparaisse le texte "tu n'es pas mon berger" n'a pas été modifiée, elle. L'auteur a cependant menti à toute la presse et aux responsables de l'Église en prétendant que cette colique n'était en fait que "suggérée" par un "voile noir", ou qu'il n'y avait aucune intention de nuire au Christ dans son oeuvre (après avoir caché la scène des grenades).
  • La pièce de Théâtre ''Golgotha Picnic" (de Rodrigo García) où l'auteur ne cache pas, cette fois, son objectif : montrer que l’iconographie chrétienne est pour lui l’image même de la « terreur et de la barbarie », ce qui est son droit après tout. Mais il le fait en y appelant en permanence le Christ "el puto diablo terrorista" (le putain de diable terroriste) et par une mise en scène trash qui veut ridiculiser le Christ. L'art est libre, certes, mais la violence de certaines scènes ont interpellé : hormis le but de choquer, d'outrager pour outrager, quel est le dessein de tant d'injure ?

Le député et ses co-signataires finissent ainsi :

« Certains clament leur très légitime indignation en manifestant publiquement devant théâtres ou salles d’exposition. Sans doute certains sont-ils excessifs car excédés par ce déferlement christianophobe. Mais ils ont le mérite de réveiller une certaine apathie chez nos concitoyens qui, tout en étant d'accord avec eux, n’osent pas réagir, terrorisés par l’opinion médiatique qui les ferait passer pour des « fondamentalistes chrétiens ».

Comment pouvons-nous admettre que l'argent du contribuable subventionne grassement des oeuvres si contestables? Accepterions-nous que l'impôt finance des scènes non respectueuses de l’Islam ou du Judaïsme ? »


Le père Daniel Ange, conférencier de renom, s'étonne lui aussi et lance un appel similaire :

« Je vous le demande : qu’avez-vous contre Lui ? Quel mal vous a-t-il fait ? Pourquoi cette haine viscérale contre Quelqu’un qui n’a été que bonté, douceur, tendresse, totalement donné aux autres

Il refuse bien sûr les intrusions violentes de certains groupe catholiques, tout en les comprenant étant donné la trop grande prudence de l'Eglise à condamner ces oeuvres :

« Autant n’avons-nous aucun droit aux armes, autant avons-nous tous les droits aux larmes. Bref, nous récusons la violence, mais exprimons notre souffrance. Nos silences douloureux posent-ils question à votre arrogance ? »

Il se retourne enfin vers les institutions et les politiques qui financent tout cela :

« Comment avez-vous pu faire cela, sachant – au moins devinant- combien vos propres concitoyens en seraient choqués. (...) Combien de manifestations antichrétiennes avez-vous ainsi subventionnées ? Auriez-vous pris le risque de financer des scènes blasphématoires de l’Islam ou du Judaïsme ?
Et vous, les responsables politiques qui laissez faire sans avoir le courage d’intervenir, je vous pose la question : votre stratégie politique, qui donc vise t-elle ? »

Et il leur demande pourquoi ils ne subventionnent pas les mêmes outrages aux autres religions :

« Répondez-moi : pourquoi vous n’osez pas le faire ? Simplement parce que vous avez peur des bombes. Vous vous avez raison, car vous leur feriez 1 % de ces scènes, vous les auriez, les grenades ! Mais les gentils cathos, ces bonnes poires, ça se laisse faire, ça ne réagit pas, c’est mou sinon amorphe, donc aucun risque. Allons-y ! Vraiment, j’admire votre courage ! »

Et achève ainsi

« C’est une cascade non stop depuis des décennies. Trop, c’est trop ! Nous existons ! Respectez-nous ! Pitié pour nos larmes amères, nos cris étouffés, nos cœurs meurtris ! Laissez-nous souffler ! On n’en peut plus ! »

Cinq statues religieuses, trois vierges et deux Christ, situées dans l’agglomération de Dax (Landes), ont été vandalisées entre le 10 et le 18 novembre 2011. Quatre d’entre elles ont été recouvertes de peinture.

La première dégradation a été commise le 10 novembre dans l’église de Pontonx sur une statue de l’apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, qui a été badigeonnée de peinture rouge de haut en bas. Puis, à Saugnac-et-Cambran, le visage d’une vierge, située à un carrefour, a été recouvert de peinture rouge et à Buglose, berceau de Saint-Vincent de Paul, le visage de la Vierge a été peint en noir. Quatre jours plus tard, les colonnes du kiosque abritant les statues ont été taguées en rouge et les bras du Christ ont été sectionnés. Le dernier acte a été commis vendredi, quand le Christ de l’église de Rion-des-Landes a été maculé de peinture rouge.

« Il faut raison garder, a pour sa part estimé la procureur de Dax, Frédérique Loubet Porterie. Néanmoins, ce sont des faits extrêmement graves de nature à porter atteinte à l’ordre public et au respect de la laïcité. » Elle rappelle que la loi punit de sept ans de prison et 100 000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte.

Maires et gardes champêtres sont en état d’alerte, alors que les patrouilles de gendarmes sont renforcées près des lieux de culte. De son côté, l’évêché demande aux prêtres de porter plainte dès le constat de dégradation.

« Tout ceci est extrêmement navrant, choquant, préoccupant, explique Mgr Bernard Hayet, vicaire général du diocèse. C’est du vandalisme gratuit. Je ne dis même pas le mot profanation. Pour profaner, il faut en vouloir à quelqu’un et à ce jour, je n’ai reçu aucune revendication anticatholique »

Décidemment, la trop grande prudence des ecclésiastiques (ou bêtise ? Car comment ne pas voir un dessein dans le fait de badigeonner de rouge plusieurs statues dans plusieurs lieux et à plusieurs dates différentes ? Il faut une lettre signée pour l'expliquer ?) est sans doute ce qui finit par pousser certains croyants à s'exprimer de façon moins contrôlée et plus franche. Il est un peu tard alors pour tenter de condamner des propos ou des comportements inadéquats...

La gendarmerie a ouvert une enquête

Le cimetière du village de Sussargues dans l'Hérault a été vandalisé dans la nuit de samedi. Une trentaine de tombe ont été visée, et notamment les crucifix ont tous été déposés à l'envers au pied les pierres tombales (ou parfois retournés de force), des statuettes de vierge plantées la tête dans le sol, tandis que des tags satanistes étaient inscrit un peu partout.

On y trouvait des mentions telles que "La bête est de retour, Satanas Regie", "Hell", "666", "Baal" et d'autres inscriptions plus vulgaires contre le Christ. Les habitants sont consternés, mais selon le maire, Alain Barrandon, les traces satanistes laissées tournent au ridicule, et cette piste n'est donc pas réellement privilégiée. Il parle de personnes désoeuvrées...
Que les satanistes violeurs de sanctuaires soient professionnels ou non ne change rien au drame qui s'est joué et à l'hostilité réelle de ces voyous contre le chrisitannisme.

Le préfet de la région Languedoc-Roussillon, Claude Baland, s’est rendu lundi matin au cimetière

Les gendarmes de Castries sont chargés de l'enquête.


samedi 12 novembre 2011

L’église Sainte Claire de Vauréal, dans le Val d’Oise, a été victime d'actes de vandalisme qui ont visés particulièrement les signes chrétiens : le cierge pascal et les fonts baptismaux ont été détruits, tandis que les murs extérieurs étaient tagués.

Un conseiller municipal d'une ville voisine, Alexandre Simonnot, interroge dans un communiqué les associations antiracistes, le gouvernement et la Halde en les critiquant pour leur absence de réaction sur ce fait, tandis qu'ils sont suractif dès qu'une autre religion est ne serait-ce qu'insultée.
A noter que la ligue de la défense juive condamne cette profanation avec véhémence et s'indigne elle aussi du manque de réaction de la classe médiatique.

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