Deux jeunes hommes sont entrés dans la chapelle du groupe scolaire Saint-Joseph, située à Châtillon-sur-Indre, dans le Centre entre Tours et Châteauroux, dans l'après-midi du mercredi, pour y dérober les saintes espèces. L'abbé Thierry Massé reste sous le choc :

« Ils sont passés par la cour, puis sont entrés dans le bâtiment, ouvert, puisque des gens y habitent. Une fois sur le balcon qui domine la chapelle, ils sont descendus à l'aide d'une corde, cassant une statue au passage… Ils ont ensuite pris, dans le tabernacle, les hosties qui avaient été consacrées la veille, en laissant sur place les vases sacrés, pourtant visibles. La preuve que c'est bien la symbolique de notre foi qui était visée. Pour nous, l'Eucharistie, c'est le corps de Jésus Christ. »

Les malfaiteurs, deux jeunes hommes, ont été surpris par la locataire de l'appartement le plus proche, et ont pris la fuite. Ils sont recherchés par la gendarmerie, une plainte ayant été déposée à la brigade de Châtillon-sur-Indre. D'après les enquêteurs, ce vol n'aurait aucune portée religieuse. Il s'agirait d'un simple acte de délinquance. Opinion qui n'est pas partagée par les autorités religieuses puisque seuls les hosties ont été visés.

Une centaine de paroissien et habitants, indignés, ont participé à une messe de réparation en présence de Mgr Maillard, archevêque de Bourges, six jours plus tard. Chacun s'interroge sur les motivations d'un tel acte : les hosties dérobées n'ont aucune valeur marchande, ce qui tend à prouver « que c'est bien la religion chrétienne dans son intégrité qui était visée. C'est donc une profanation ».

En fin de messe, les hosties consacrées avaient retrouvé leur place au cœur du tabernacle fracturé. Et les collégiens de Saint-Joseph retrouvaient la sérénité de leur petite chapelle.