PROFANATIONS EN FRANCE



Mars 2011

Un article du journal La Vie évoque un bilan des atteintes contre les sites religieux en France, selon les données des renseignements généraux.

522 sites ont été la cible d'actes de malveillance en 2010, contre 389 en 2009, et 266 en 2008.
Cela représente une augmentation de 34% par raport à 2009, tandis que les chiffres de 2009 représentaient déjà une augmentation de 46% par rapport à 2008 (date à partir de laquelle les RG se sont mis à recenser ces actes. Avant il fallait comptabiliser les dépôts de plainte).
Ce qui représente une augmentation de 96% en deux ans !

Les chiffres de 2010 recensent 214 cimetières profanés (dont 5 seulement officiellement reconnus comme ayant un caractère satanique, et 11 à connotation nazie), et 272 actes de vandalismes contre des chapelles, 10 contre des calvaires, 26 contre des monuments aux morts.


L'article a décidé de citer également les chiffres concernant les autres religions. Bien que n'aimant pas cette forme de "compétition", nous les indiquons cette année pour information, beaucoup de gens semblant désinformés à ce sujet :

Juifs : 42 sites visés, dont 12 cimetières (soit au total 2,8 % des sites existants)
Musulmans : 57 sites visés, dont 7 carrés funéraires (soit au total 2,8 % également des sites existants)

Une lettre du ministre de l'Intérieur, M. Hortefeux, adressée le 2 novembre 2010 au commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe évoque également une comparaison de ces chiffres, en réponse à la réaction de ce dernier à la profanation de tombes musulmanes dans le cimétière de Strasbourg le 24 septembre 2010.
Dans cette lettre, le ministre français rappelle que « le nombre total de cimetières et lieux de culte dégradés, entre le 1er janvier et le 30 septembre 2010, s'élève à 485, dont 410 au préjudice de sites chrétiens, 40 au préjudice de sites musulmans et 35 au préjudice de sites israélites ».
« Les 410 sites chrétiens concernent 179 cimetières et 231 lieux de culte », ajoute-t-il. « Les 40 sites musulmans consistent en 34 mosquées ou salles de prières et 6 cimetières ou carrés musulmans. Les 35 sites israélites visés se décomposent en 26 lieux de culte et 9 cimetières ».

Le ministre rappelle que si « l'identification des auteurs est souvent rendue difficile par le manque de preuves matérielles et l'absence de témoins », depuis le début de l'année, « 68 personnes dont 51 mineurs ont été interpellés et présentés à la justice ». Il affirme aussi que l'Etat a financé à hauteur de 15 millions d'euros, entre 2004 et 2010, la prévention des actes à caractère antisémite.

Dans l'optique d'associer « très étroitement les autorités cultuelles à ce travail de lutte contre les dégradations des lieux de culte », il souligne aussi avoir signé, le 17 juin 2010, une convention avec le Conseil français du culte musulman. Une pratique qui existe déjà avec le Conseil représentatif des institutions juives de France.

Le cimetière de Jaligny-sur-Besbre (Allier) a été visité entre le 24 et le 26 décembre, et les ornement funéraires ont été vandalisés, manifestement au cours de plusieurs visites.

Les tombes elles-mêmes n'ont pas été atteintes mais les objets sur certaines d'entre elles ont été soit éparpillés, soit brisés, provoquant la réaction des familles. Surtout que pour certaines d'entre elles, ce n'est pas la première fois que cela arrive.

La brigade de gendarmerie de Chevagnes-Dompierre a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs. Plusieurs faits similaires avaient déjà été commis au cours des dernières années. Les gendarmes tenteront de savoir si un lien existe entre ces actes.

Un nouvel observatoire a été créé en septembre 2010 : l’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe (site officiel). La création de cette ONG a été annoncée par le cardinal Péter Erdö, archevêque d’Esztergom-Budapest et président du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), à la suite du constat d'une marginalisation sociale des chrétiens dans le débat public. Il s’agit d’une structure distincte de l'Eglise proposée par Gudrun Kugler, une jeune Autrichienne laïque qui dirige l’observatoire aux côtés de Mgr Andras Veres, l’évêque de Szombathely en Hongrie.

C’est lors de son travail pour l’ONG Europe for Christ, qui encourage les chrétiens à contribuer au débat public, que Gudrun Kugler explique avoir compris qu’en Europe existait un risque de marginalisation sociale des chrétiens.

« L’Europe est un continent qui change. Aujourd’hui l’hostilité envers les chrétiens s’accentue à un niveau social. Nous sommes très loin des formes violentes que prend la répression contre les chrétiens dans d’autres parties du monde - nous ne parlons d’ailleurs pas de persécution en Europe mais d’intolérance et de marginalisation », explique cette docteur en droit international.

Marginalisation qui a également été la conclusion d’une étude sur la perception de l’Église, menée à l’issue de l’Assemblée plénière des évêques européens de 2008 qui avait pour thème « l’Église et les médias ».

« Le but d’une telle plate-forme est d’offrir une information et une documentation sur les cas d’intolérance les plus choquants à des institutions comme l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’Union européenne ou aux médias », ajoute Gudrun Kugler

Vendredi 10 décembre, un premier rapport de 40 pages a donc été rendu, qui rend compte de ces discriminations observées ces cinq dernières années contre les chrétiens en Europe.
Il rappelle tout d'abord que des personnaités laïques comme Tony Blair ou encore Edward Green, chercheur à Harvard ont déjà constaté publiquement que l’expression des chrétiens dans l’espace public devient de plus en plus délicate dans un contexte de sécularisation parfois « agressive ». Le rapport rappelle que la notion légale de « chritianophobie » a été admise par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui a tenu en mars 2009 une réunion sur ce thème.
Des cas divers rapportés par la presse ou par des témoins ont été rappelés : atteintes à la « liberté de conscience » (juge suspendu en Espagne pour avoir exprimé ses convictions), atteintes « à la liberté d’expression » (annulation de la visite du pape à l’université de La Sapienza en Italie), atteintes à la « dimension collective » de la liberté religieuse (provocations à Notre-Dame de Paris par des activistes homosexuels, crèche de Noël interdite dans des villages de France), atteintes à « l’emploi » (conférencier d’Oxford malmené après sa conversion au christianisme) ou encore atteintes relatives à « l’éducation » (notamment en milieu scolaire).

Même si personne n’en parle, les profanations et les actes de vandalisme contre les symboles chrétiens sont de plus en plus fréquents en Europe, la construction d’une église peut même susciter des protestations.

Pour l’Observatoire c’est la liberté religieuse en tant que telle qui est menacée, en particulier dans sa dimension publique et institutionnelle. A côté de l’intolérance sociale, de la dérision, le rapport attire l’attention sur diverses discriminations légales qui engendrent des problèmes nouveaux et pénalisent les chrétiens dans l’exercice de leurs droits. Les experts relèvent ainsi une tendance à exclure des emplois publics les personnes qui expriment et défendent les valeurs chrétiennes.
Sur la sellette figurent en bonne place les médias, pointés du doigt car ils propagent des préjugés antichrétiens, de manière explicite ou sournoise. Des non-croyants commencent à s’interroger et à s’inquiéter.

Selon Mario Mauro, eurodéputé italien, ce rapport « prouve que la discrimination à l’encontre des chrétiens ne se produit pas seulement dans les pays où ceux-ci sont minoritaires ».

Les deux affaires ici présentées ne sont pas graves en soi et ne sont pase comparables à des actes spécifiquement anti-chrétien. Mais ils illustrent assez bien une tendance de fond révélée par Le rapport de l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe, à savoir que les catholiques sont de plus en plus exclus de l'espace public.

Contexte
Le 8 décembre est en effet la fête catholique de l'Immaculée Conception, durant laquelle l'Eglise célèbre la naissance "immaculée" de la Vierge Marie qui, aussi librement qu'Eve, acceptera la volonté de Dieu (quand la première l'avait rejetée) et deviendra ainsi la "mère du Sauveur", offrant un sein immaculé pour devenir le tabernacle du Christ durant sa gestation.
A Lyon, la fête est particulièrement importante depuis qu'elle est devenue la fête des lumières, suite à l'illumination spontanée des fenêtres des lyonnais par des lampions pour célébrer la mise en place d'une nouvelle statue de la Vierge à la basilique de Fourvière en 1852. La fête a été récupérée depuis quelques années par la ville de Lyon pour lui redonner de l'éclat tout en en faisant un événement touristique pour la ville, bien loin de son fond religieux, mais avec respect semble-t-il pour les manifestations religieuses nombreuses qui ont lieu dans toute la ville ce jour là. Une récupération intelligente donc.

Le diocèse rappelle cependant aux lyonnais, qui restent assez pratiquants, le sens de cette fête en les invitant à poursuivre le geste d'illuminer les fenêtres en reconnaissance à Marie qui a sauvé Lyon de la peste en 1643 et sous la protection de laquelle la ville s'est officiellement placée. Pour ce faire, grâce à des dons, le diocèse édite des affiches dans les rues et les stations de métro invitant tout simplement à remercier Marie.

L'affaire
Cette année 2010, un mécène avait permis d'acheter 4 pages de publicité dans le journal gratuit 20 minutes local, dans lesquelles le diocèse rappelerait brièvement l'origine de la fête et préciserait les différentes manifestations qui auraient lieu dans la ville. Une belle manière de faire connaître à tous les lyonnais ce que l'Eglise leur offrait ce jour là, de même que la mairie affiche ses animations. Une des 4 pages, que vous pouvez consulter incluait le Je vous salue Marie, prière par excellence pour entrer dans cette journée du 8 décembre. 20 minutes accepte les 4 pages (et l'argent qui va avec) et prévoit de les diffuser dans son édition du 8 décembre.

Mais la veille au soir, à quelques heures du bouclage, 20 Minutes prévient soudainement le diocèse que la publicité ne sera pas diffusée. Au motif que

« Nous ne faisons pas de publicité à caractère politique ou religieux". « si on avait laissé faire, demain on aurait eu des extraits du Coran ou une prière de Ghandi. (…) Ce serait ouvrir la boîte de Pandore, dans laquelle s’engouffrerait l’intégrisme, l’islamisme ». [1]

20 minutes réclamait en fait 3 modifications :

  • Il fallait supprimer l'invitation à lire la Bible : « dans la lumière de cette fête de l’Immaculée Conception, j’invite tous les catholiques à prendre un temps de recueillement et un temps pour ouvrir la Bible ». Le diocèse a alors accepté d’ajouter : « à tous les autres, je souhaite une très belle fête du 8 décembre ».
  • Il fallait encore retirer l'invitation à prier de l’étape numéro 7 du parcours en 8 étapes qui était proposé : « prenez un temps de prière ».
  • Il fallait supprimer l'Ave Maria présent en page 3 au dessus de l'historique de la fête.

Un accord avait été trouvé pour les deux premiers points, mais le journal restait intransigeant sur le 3e.
L'Ave Maria est certes une prière, mais c'est aussi un texte adapté aux circonstances. Les livres d'histoires doivent-ils cacher eux aussi ce texte "que mes yeux ne sauraient voir" au nom de la lutte contre l'intégrisme ? Ou ce texte, qui sera récité par tous les catholiques des centaines de fois ce soir là, n'est-il pas dans les circonstances un texte explicatif qui permet aux étrangers ou aux non catéchisés de comprendre ce que font et disent les catholiques ce jour là ?

Le même soir, la SNCF refusait également l'affiche magnifique qui se trouvait partout dans la ville pour remercier Marie. La SNCF demandait que le mot "Marie" soit retiré (?? Allez comprendre ce que ce mot a d'intégriste). Le diocèse a refusé (ce qui engendrerait d'ailleurs des coûts immenses).

Et ces deux affaires surviennent après la polémique à Nice qui a manqué de faire interdire l'érection d'une statue du pape Jean-Paul II (pourtant présenté par son maire comme un des personnages politiques les plus influents de son époque pour promouvoir la dignité humaine et les droits de l'Homme), en septembre 2010, et l'interdiction beaucoup plus grave prononcée par le tribunal administratif d'Amiens d'ériger une crèche à Noël, pourtant symbole même de cette fête de Noël, sur la place publique, grâce à la vigilance toute républicaine de l'ancien maire qui a porté plainte en 2008 comme citoyen pour faire interdire ce qu'il voit comme une infraction au code de laïcité bien français. Le maire actuel compte bien laisser l'actuelle crèche en place étant donné que la condamnation porte sur celle... de 2008. Mais la bataille à ce sujet ne fait que commencer.

Notes

[1] Ce qui n'empêche pas 20 minutes de diffuser de la publicité pour des produits "fièrement Halal" pendant le ramadan, ni les campagnes du Denier du culte de l'Eglise catholique (qui en tant qu'association demande des dons).

Un homme d'une trentaine d'année a été pris d'un brusque accès de furie qui l'a poussé à détruire une bonne partie du mobilier de l'Eglise de Gourin, probablement dans l'après-midi du dimanche 5 décembre.
Banc, harmonium, sonorisation, pots de fleur, mais ausi autel, tabernacle et vitraux ont été la cible de sa furie.

«Au premier abord, je n'ai remarqué que les bancs, l'harmonium, les pots de fleurs renversés, la nappe d'autel jetée, etc. Mais, en y regardant de plus près, j'ai également constaté que, dans le choeur, plusieurs vitraux, avaient été brisés par jets de pierre. La lampe du sanctuaire et le revêtement du tabernacle ont été jetés et cassés, des fils électriques et prises de sono arrachés...», relate le père Jean-YvesLeSaux, curé de Gourin.

L'adjoint au maire Daniel Le Bars et le secrétaire général de mairie Patrick Menguy se sont déplacé pour constater les importants dégâts, la commune étant propriétaire de l'église depuis la confiscation des biens de l'Eglise de 1901. La mairie a ainsi porté plainte à la gendarmerie pour dégradation de bien immobilier, et la paroisse, pour détérioration de plusieurs pièces de mobilier.

Le lundi matin, les pompiers et les gendarmes se sont rendus au domicile d'un Gourinois, auteur présumé des faits, qui a été conduit en ambulance à l'hôpital psychiatrique de Plouguernével.

Un cimetière est profané en France tous les deux jours, statistiquement. Mais les actes de profanation se pultiplient également en Europe, selon le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, dans son dernier article du Carnet des droits de l’homme publié mardi 30 novembre 2010.
485 cimetières et lieux de culte ont été dégradés en France entre janvier et septembre 2010, mais ces derniers mois, des cimetières musulmans, juifs et chrétiens (orthodoxes et catholiques) ont été profanés dans plusieurs pays européens, dont la République tchèque, la France, la Grèce, la Pologne, la Russie et la Turquie.

« Ces actes ne sont pas seulement préoccupants du point de vue du respect de la liberté religieuse ; ce sont aussi des crimes de haine inacceptables qui renforcent l’intolérance et la méfiance » a précisé le Conseil de l’Europe dans son communiqué.

Les profanation sont désignée par les a destruction de tombes ou les inscriptions haineuses sur des sites religieux ou autres lieux symboliques.

De tels actes de mépris sont perpétrés dans la quasi-totalité des Etats membres du Conseil de l’Europe.

« Ces crimes de haine menacent directement les droits de l’homme » estime l’institution.

Le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a informé le Conseil de l’Europe qu’il avait demandé à la police « de s’investir tout spécialement dans les enquêtes sur les profanations ». Le ministre a aussi recommandé d’installer des caméras de surveillance aux abords des sites visés.

Mais le coût d'une telle entreprise empêchera sans doute une telle surveillance de se faire dans des lieux aussi peu fréquentés

La paroisse Saint-Jean à Avignon nous a alerté directement après que le feu ait été mis à un cyprès situé contre l’église, probablement dans le but d'incendier l'Eglise elle-même.

La paroisse subit des menaces et intimidations depuis plusieurs semaines. Tags insultants, jets d’excréments sur les murs de l’église,… et la semaine dernière, un jeune homme est entré dans l’église en pleine messe, pour uriner sur le parvis et hurler aux paroissiens :

« on va tous vous griller, vous et votre église ».

Le père Gabriel a décidé de porter plainte après cet incendie. Pour lui

"ces actes ont un lien direct avec ce qui se passe en Irak où des Chrétiens ont été agressés".

Il évoque des tensions inter-communautaires et dénonce un "climat de plus en plus agressif et violent entretenu par un petit groupe de jeunes de 12/13 ans jusqu'à 16 ans". (Dans le quartier, d'autres personnes ont déjà été violentées sous les insultes de "Batard, connard, sale blanc, sale Français de merde. On va brûler votre maison et celles de vos voisins”.) Dans un premier temps, le père Gabriel a cru à des "incivilités" de jeunes désoeuvrés du quartier. Des bêtises d'ados en mal de provocation. Mais les faits de plus en plus grave l'ont contraint à revoir son jugement.

La mairie s'est dite abasourdie en apprenant ces faits... par la presse locale.


Penant ce temps, une simple lettre de menace contre une mosquée fait la une de tous les journaux nationaux.



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Office des défunts: mardi 2 novembre 2010

C'est la consternation à Carcassonne. Les 150 fidèles qui assistaient à l'office des défunts, mardi 2 novembre en fin d'après-midi dans l'église Saint-Jacques du Viguier située dans un quartier sensible de Carcassonne, ont été victimes de deux adolescents qui sont entré dans l'église pour lancer des pierres et des projectiles sur les fidèles. Une personne âgée a été légèrement blessée tandis qu'une statue de la Vierge, prise pour cible par les jeunes profanateurs, a été endommagée.

Deux membres de l'assistance ont fait évacuer les deux jeunes intrus, et ont tenté de les poursuivre tandis qu'ils se faisaient insulter. Mais les enfants ont disparu dans la foule. Le curé Bruno Garrouste a déposé plainte au commissariat.

Le procureur de Carcassonne Francis Battut a ordonné une enquête pour identifier les adolescents.

"On prend cela très au sérieux", a-t-il dit.

Les faits datent de mardi mais n'ont été divulgués que jeudi. On ignore les motivations de ces jeunes. Abdallah Zekri, délégué régional du conseil français du culte musulman, a condamné

« fermement et totalement ce qui s'est passé à l'église de Carcassonne. Ceux qui ont fait cela sont des voyous qui portent atteinte au 'vivre ensemble' que nous construisons avec toutes les religions» a souligné celui qui est également le président de la région Sud-Est de la Grande mosquée de Paris.
«Je souhaite que la justice passe, les poursuive et les sanctionne» a-t-il ajouté, répétant «ce ne sont pas des voyous de ce genre qui vont saboter notre travail»

La profanation de l'église Saint-Jacques et le caillassage des fidèles, en plein office - une première, dans un quartier pourtant difficile - ont suscité un gros émoi au sein de la communauté chrétienne.

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, a fait lire dimanche, lors d'un office oeucuménique, un message de soutien aux fidèles de cette paroisse réaffirmant la vision d'une République "aux côtés" des religions. M. Hortefeux, par la voix de la préfète de l'Aude présente en compagnie d'un représentant du Conseil régional du culte musulman, a fait part de sa

"Je tiens, ce matin, par la voix de Madame la Préfète de l'Aude, à exprimer à votre endroit un message de solidarité.
Ce qui s'est produit, mardi dernier, pendant l'office à la mémoire des défunts, en cette église Saint-Jacques du Viguier, suscite légitimement la tristesse, l'incompréhension et la colère.
Lorsque deux jeunes garçons, d'une quinzaine d'années, ont fait irruption dans cette enceinte religieuse pour y jeter des projectiles en direction des fidèles, dégradant une vitre de la sacristie ainsi qu'une statue de la Vierge Marie, ils ont souillé un lieu à qui chacun doit le respect.
Cette agression, hélas, n'est pas isolée. (...) Je refuse que la répétition de ces exactions les banalise. Il n'y aurait rien de pire que de s'y habituer. (...) A la condamnation morale doit s'ajouter la condamnation pénale.
Car chaque fois qu'un citoyen, quelles que soient ses origines, ses convictions ou sa religion, est visé ou atteint pour ce qu'il est ou pour ce en quoi il croit, c'est l'ensemble de la communauté nationale qui s'en trouve offensée.
Chaque fois qu'une église, une synagogue, une mosquée, un temple ou tout autre lieu de culte sont atteints, c'est la République tout entière qui se trouve blessée.
Quelles que soient les motivations des auteurs d'une telle agression, ils méconnaissent gravement les exigences de notre pacte républicain. %% Ministre de l'intérieur, chargé des cultes, je tiens à rappeler solennellement, ici, aujourd'hui, que la laïcité n'est pas la négation des religions, mais la garantie donnée à chacun de pouvoir pratiquer en toute quiétude le culte de son choix.
La laïcité, c'est la liberté de croire ou de ne pas croire, et c'est faire respecter cette liberté.
Mardi dernier, en cette église Saint-Jacques-du-Vigier, lors d'un office, ce principe fondamental de notre République a été, une nouvelle fois, piétiné.
Je tenais à vous en assurer : la République est à vos côtés."

Le discours rappelait également que 485 cimetières et lieux de culte avaient été dégradés entre le 1er janvier et le 30 septembre, dont 410 sites chrétiens, 40 musulmans et 35 israélites.

Mgr Planet, l'évêque de Carcassone a réagit également en faisant entendre

« l'émotion d'une communauté catholique brutalement affrontée à une violence incompréhensible »

Il a ensuite fustigé certaines réactions publiées sur des sites internet :

« Les déchaînements de haine anti-islamiste, qui ont suivi les événements de Carcassonne, sont beaucoup plus offensants pour le christianisme et le Christ lui-même que la sottise de quelques enfants mal intentionnés. Je ne peux cautionner un appel à la haine et au communautarisme tel qu'il se développe sur internet ».

Il célèbrera une messe dans l'église Saint-Jacques le dimanche suivant.

Quant à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), tout en condamnant l'acte, elle s'en est surtout prise au lien que semblait faire TF1 entre cet incident et l'Islam dans leur reportage.


Nous remercions en tout cas M. Hortefeux, dont la prise de parole a fait sortir ce scandaleux événement de la cour des média locaux. Par sa prise de parole, cet incident a été médiatisé au delà de la région, et c'est une bonne chose, pour que ces événements ne soient plus des actes banals, écrits dans la rubrique des chiens écrasés des journaux locaux. Arrêt sur image s'étonne d'ailleurs que ce qu'il appelle un "mince fait divers" ait pu faire la une du journal TV de TF1.


MàJ : 15/02/2011
Un des deux caillasseurs a été retrouvé par la police après 3 mois d'enquête. Il s'agit d'un jeune garçon de 13 ans, Antoine, dont les medias et la police n'expliquent le geste que par le seul mot "d'idiotie". Son complice reste introuvable...
Depuis quand le caillassage d'une communauté en prière dans une église fait-il partie du pannel des "idioties" commises par un gamin de 13 ans ? Enfin, dormez braves gens, et soyez rassurés, ces agressions ou menaces qui se multiplient ne seront jamais que de simples "idioties"...


TOUSSAINT : Dimanche 1er novembre 2010

Située sur la route de Lahontan, à Bellocq, au sud de Dax dans les Pyrénées-Atlantique, se trouve un calvaire nommé la croix du Palin. Mais dimanche matin, une tête de cochon entière y était suspendue, maintenue au tronc en bois de la croix par un bout de ficelle.

Mauvaise plaisanterie en ce week-end de Toussaint, véritable profanation ou message à caractère raciste : toutes les hypothèses sont envisagées par la gendarmerie de Salies-de-Béarn, auprès de laquelle Georges Domercq, le maire de Bellocq, a déposé plainte.

Des vandales se sont introduits vendredi 29 octobre dans l'église Saint-Laurent de Billère, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), qui date du XIIe siècle. Le tabernacle a été forcé et les hosties consacrées qu'il contenait ont été éparpillées sur le sol.

« Aucun objet de valeur n'a été emporté, ce qui incite à penser qu'il s'agirait d'un acte volontaire de profanation » commente le curé François Matta, devant des média qui rechignent toujours à employer ce mot concernant les catholiques. « Le tabernacle, c'est le trésor spirituel d'une église »

Il a déposé plainte pour dégradation d'objets de culte, et envisage d'installer un coffre fort dans le tabernacle, comme cela se fait souvent, sans que cela n'arrête vraiment els profanateurs du reste.
Le maire, Jean-Yves Lalanne s'est rendu sur place. Mais son commentaire est plutôt effrayant :

« C'est une incivilité, un acte de petite délinquance, considère ce dernier. Il est déplorable et malheureux qu'un ou des individus cassent la porte d'un tabernacle. Conformément à ce qu'a demandé le curé, nos services techniques répareront les dégâts ».

Il est difficile d'imaginer que de pareils propos auraient osés être tenus pour des tags sur une tombe juive. Mais que l'on s'en prenne à la chose la plus sacrée pour les catholique et la plus précieuse dans une église, autour de laquelle est d'ailleurs construit tout l'édifice, le corps vivant de Notre Seigneur, et ne vient à l'esprit d'un tel homme que le mot d'"incivilité". L'insulte est un peu forte !

La police s'est rendue sur les lieux samedi.

Informé de cet acte de vandalisme, Monseigneur Marc Aillet, l'évêque de Bayonne, a fait parvenir un communiqué à la hauteur de l'outrage subi :

"Informé par M. l’abbé François Mata, nouveau curé de la paroisse Sainte Marie de Billère, de la profanation survenue vendredi 22 octobre 2010 dans l’Eglise de Saint-Laurent de Billère, où le tabernacle de l’Eglise a été forcé et des hosties consacrées éparpillées à même le sol, je tiens à faire part aux fidèles du diocèse, de ma profonde stupéfaction et de mon indignation.

A l’évidence, aucun lieu de culte n’est aujourd’hui à l’abri de tels agissements. En 2009, la très officielle «Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les mouvements sectaires» (Miviludes) dénombrait 226 actes de profanation dont 216 actes de profanations antichrétiennes, 6 profanations antimusulmanes et 4 profanations à caractère antisémite. En d’autres termes, plus de 95% des profanations recensées dans notre pays visent des lieux de culte ou des cimetières catholiques, et celles-ci ne font hélas qu’augmenter d’année en année.

A cet égard, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la responsabilité morale de certains médias qui entretiennent dans la société française, un climat d’anticatholicisme particulièrement malsain, et passent quasiment sous silence les actes de profanation ou de vandalisme lorsque ceux-ci n’ont pas pour cible nos frères juifs ou musulmans.

Les autorités politiques et les organisations antiracistes ont-elles suffisamment pris la mesure de la gravité de telles profanations, qui sont pour la plupart, la manifestation d’une forme de haine antireligieuse et antichrétienne à propos desquelles nous ne pouvons demeurer silencieux ? "

Cette dénonciation du cimat médiatique anticatholique actuel rejoint celle déjà émise par Bernard-Henri Levi

127 tombes ont été profanées dans le cimetière d'Igny-Comblizy (Marne). 61 stèles ont été renversées et leurs croix descellées, tandis que 66 autres tombes ont été dégradées moins lourdement samedi en début de soirée dans ce cimetière d'une commune rurale de la Marne comptant 371 habitants. Tombes, stèles, plaques funéraires, pots de fleurs, des objets funéraires ont été détruts et jetés un peu partout dans le cimetière.

L'auteur a été retrouvé : un mineur de 15 ans qui a été mis en examen dès le lundi suivant pour violations de sépultures.

"Il n'y a aucune connotation religieuse ni raciste, la piste de l'alcoolisation semble la plus probable", selon le substitut du procureur.

Selon lui, le jeune homme n'a aucun antécédent judiciaire et est scolarisé normalement.

"Il ne donne pas d'explication à son geste", a précisé le substitut.

Il avoue juste avoir bu ce soir-là et avoir «cédé à des pulsions et à des visions».

Le maire cependant reste dubitatif. Pour lui, l'adolescent de 15 ans «au physique de gringalet», n'a pas pu agir seul.

«Je ne parle qu'en mon nom, mais j'ai l'intime conviction qu'il y avait plusieurs personnes dans ce cimetière. Le gamin seul n'a pas pu causer autant de dommages. Il a forcément des complices», suppute Michel Rifflard.

«Pour déplacer une stèle, il faut au moins trois personnes», explique un des employés du cimétière. Mais un autre démontre qu'il suffit d'un seul grand coup de pied pour en faire tomber une. Des traces de semelles ont été retrouvées un peu partout sur plusieurs stèles.

Des tags anti-catholiques et des symboles satanistes comme des croix renversées ont été découverts le vendredi 22 octobre 2010 sur les murs et sur la porte latérale de l’église Saint-Louis, à Brest (Finistère).

Le groupe brestois des élus de la droite et du centre (UDC) s’est indigné dans un communiqué :

"Tous les lieux de culte, quels qu’ils soient, sont des endroits qu’il faut impérativement respecter. (…) Nous espérons que des suites judiciaires seront données à cette profanation que nous ne pouvons tolérer".

(Nous ignorons les réactions d'autres groupes.)

L'église catholique Saint Florent, à Strasbourg, a été profanée mardi par des islamistes qui ont tagué sur la porte un appel à la « croisade » pour l’Islam… "Jérusalem au musulman" (sic) et "La croisade pour la Terre sainte Islam" ont été écrits au feutre noir sur les deux battants d'une porte latérale de l'église Saint-Florent.

Cette profanation intervient dans un contexte tendu à Strasbourg où le maire de la ville a lancé la semaine dernière un appel contre le racisme et l’antisémitisme… Quatorze actes racistes, islamophobes ou antisémites marquants ont été recensés depuis le début de l'année par la mairie de Strasbourg, dont le premier magistrat Roland Ries (PS) a lancé en réaction la semaine dernière "un front républicain de refus de l'inacceptable". (a -t-il oublié les catholiques dans son refus de l'innacceptable ?)

L'UMP du Bas-Rhin a dénoncé mercredi dans un communiqué un "acte inadmissible".

"Il ne saurait y avoir d'échelle dans l'indignation, toute manifestation d'intolérance, d'extrémisme et de racisme doit, au même titre, être dénoncée", a ajouté la fédération.

Le maire socialiste de Strasbourg s'est déclaré indigné.

A Besançon, l'Eglise de la Madeleine, en centre ville, a été taguée d'injurieux « All catho are bastards », associés au A cerclé d’anarchie ponctué des trois points de ’’mort aux vaches’’.

Une plainte a été déposée par l'évêque, qui adresse également un communiqué :

« Dans la nuit du 9 au 10 octobre, des individus ont cru bon d’inscrire sur la porte de l’église Sainte Madeleine à Besançon, des propos insultants à l’égard des catholiques.
Je condamne fermement ces agissements irresponsables qui ne respectent ni l’édifice public qu’est l’église, ni la communauté à qui elle est affectée. Je réaffirme que rien ne saurait justifier la haine d’autrui et le mépris des personnes et de leur foi.
En commun accord avec la ville de Besançon, plainte a été déposée auprès des services de police ».

Un ou des cambrioleurs ont pénétré à la meuleuse dans la cathédrale pour fracturer le tabernacle et emporter un ostensoir de 1930 en bois et laiton (sans doute de peu de valeur...).

Le ou les malfaiteurs savaient pourtant manifestement ce qu'ils cherchaient, puisqu'ils se sont taillé une entrée en attaquant à la meuleuse la grille protégeant une ouverture de la salle de l'oratoire de la cathédrale. Ils ont brisé plusieurs vitraux au passage.

Pour le père Arnaud « peiné et blessé » comme nombre de ses paroissiens, « on a touché là à l'essence même de notre foi ». Un cambriolage vécu comme « un sacrilège et une profanation », déclare-t-il.

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