PROFANATIONS EN FRANCE




Une nouvelle profanation a eu lieu à l’église de Morangis, en Essonne. Aucun media n'en parle mais le saint sacrement (pain consacré et laissé dans la réserve eucharistique que constitue le tabernacle, fermé à clef) a été également profané, ce qui a provoqué la sainte colère de Monseigneur Dubost, Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes.



Il lance à cette occasion un communiqué :

Je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l’opinion publique se révoltent lorsqu’une mosquée ou une synagogue est attaquée.
Je m’en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises.
Bien plus, à la suite d’un certain nombre de vol et de profanations, j’avais émis l’idée de mettre sur pied une commission « cambriolage » pour visiter les églises, étudier, pour chacune d’entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l’inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier.
On m’a fait savoir que je n’en avais pas juridiquement le droit… et qu’il serait mis en place une commission officielle.
Les exactions continuent.
Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence.
Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations…
S’il faut hurler, nous hurlerons.
Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens.

+ Mgr Michel Dubost
Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes
Le 19 février 2010

Mise à jour du 24-02-2010 : Le Parisien se fait l'echo de la colère de l'évêque, en rappelant que sept églises avaient été cambriolées dans l’Essonne entre janvier et juin 2009.
L'affaire qui indigne Mgr Dubost s'est déroulée le 12 février 2010. Les "cambrioleurs" ont brisé la porte vitrée, ont détruit un détecteur de présence, puis jeté au sol tout ce qu’ils ont trouvé : papiers, chaises… avant de pénétrer dans la sacristie. Là, deux ciboires en or (des vases sacrés où sont conservées les hosties), une patène en argent (soucoupe sur laquelle le prêtre présente les hosties) et un calice (coupe où se fait la consécration du vin) ont été volés.
Dans l’église, ils ont ensuite saccagé le tabernacle, contenant les hosties consacrées, chose la plus sacrée pour les catholiques. Les enquêteurs l’ont retrouvé emporté à proximité de l’église, ouvert. Le marteau ayant servi au cambriolage était dedans.

Les enquêteurs ont pu extraire des traces ADN. Le pain de l’eucharistie était jeté au sol et piétiné.

« C’est la pire profanation qui soit, s’emporte Michel Dubost. Mais j’ai l’impression que cela ne choque personne en dehors de notre communauté. » « Les paroissiens sont choqués, moi je suis dégoûté », soupire le père Adelard Kaseshi, qui officie dans cette ville.

L’évêché a porté plainte. La municipalité de Morangis aussi.

« C’est intolérable, condamne Pascal Noury, le maire PS. Les gens ne respectent plus rien. On va tâcher de voir avec les responsables de la paroisse ce que l’on peut faire pour renforcer la sécurité de l’église. »

De simples "cambrioleurs" pour la presse. Prendre le temps d'ouvrir un tabernacle juste pour sacager des hosties est tellement plus professionnel.

La moitié des tombes du petit cimetière de la commune d'Oxelaëre (Nord) ont été taguées dans la nuit du jeudi 18 février. 47 tombes ont été dégradées au total, uniquement les tombes chrétiennes du cimetière. La gendarmerie évoque des croix gammées à l'envers, des mots injurieux et des graffitis divers.

Le maire et les habitants sont consternés et refusent toute idée d'ivrognerie, le village étant trop petit pour disposer de débits de boissons. Devant la diversité des couleurs utilisées et des cibles visées, le maire Stéphane Dieusaert, écoeuré, s'exclame :

« On aurait cru une petite guerre. C'est lamentable. »

La police commente de son côté :

« Ça ressemble un petit peu à rien. »

La plupart des croix gammées sont dessinées à l'envers, côtoyant têtes de toto ou peace and love, mais aussi des inscriptions plus connotées comme « skin », « hardcore » ou « Lonsdale », une marque de vêtements souvent associée aux skinheads. Des témoignages parlent de dégradations en plus des tags.

17 tombes avaient déjà été profanées en décembre.

Chose notable : l'information a été relayée dans les médias.
Voir vidéo France 2

addendum 01/03/2010 : Trois adolescents de 15 à 16 ans ont été arrêtés et ont reconnu les faits. Ils ont profané 61 tombes en tout dans deux cimetières du Nord, et commis de nombreuses dégradations sur des biens publics et privés depuis novembre. Ils avaient profané 17 tombes du cimetière de Cassel dans la nuit du 12 au 13 décembre, puis 44 sépultures, dont trois de soldats du Commonwealth, dans le cimetière d'Oxelaëre dans la nuit du 18 au 19 février. Les trois collégiens sont donc poursuivis pour profanations de sépultures ou de tombes, dégradations en réunion, et provocation à la discrimination raciale, ainsi que vols en réunion et tentatives.
Les collégiens ont expliqué avoir commis ces faits sans motivation idéologique, mais "pour s'occuper, rigoler et faire parler d'eux". Les adolescents, qui encourent jusqu'à sept ans de prison devant le tribunal pour enfants, n'ont pas vraiment exprimé de regrets. L'un d'eux s'est même dit "content" de la médiatisation des faits d'Oxelaëre, après lesquels ils avaient décidé d'arrêter quelques mois. Ils ont également reconnu des vols dans des véhicules et des dégradations. Une centaine de victimes ont été recensées, mais le préjudice total n'a pas encore été établi.

Il reste étonnant en effet que cette profanation ait soudain eu un écho médiatique alors que tant d'autres ne sont pas relayés dans les médias, et que c'était exactement ce que voulaient ces jeunes... Si leur sanction pouvait être exemplaire et avoir le même retentissement médiatique, cela mettrait peut-être du plomb dans la tête de certains jeunes qui confondent désoeuvrement et destruction de bien.


mercredi 17 janvier 2010

Deux sculptures ont été vandalisées dans l'église Sainte-Eulalie, à Benet (Vendée). Il s'agit de reproductions de scènes bibliques situées sur les deux rouleaux d’archivolte de la haute baie centrale de la façade extérieure. Les parties saillantes de ces reproductions, présentées depuis 3 ans dans l'église, ont été détruites.

Une plainte a été déposée.

Le cimetière de Croissy-sur-Seine a été profané mercredi 17 janvier. Ce sont des des riverains qui ont prévenu la police dans l'après midi en découvrant que des dégradations avaient été commises. Des croix ont été cassées et des stèles ont été fendues.

Là on est dans des actes de destructions autrement plus grave que des tags ou des ornements renversés. Devinez quoi : PERSONNE n'en parle, sinon Le Parisien, en trois lignes et en faits divers !!! Où sont les réactions indignées des associations et des politiques, et la couverture médiatique censée éduquer les français !

Un acte de vandalisme d'une violence inhabituelle a semé la consternation à Saint-Pol-de-Léon, commune du finistère proche de Roscoff. La rambarde en granit du XVIe siècle de l'escalier qui donne accès à une porte lattérale (porte Saint-Mathieu, rue du 4-Août), a été a été totalement détruite, résultat d'une fureur destructrice probablement réalisée à l'aide de masses.

La balustrade ouvragée a été morcelée et les piliers, prolongés par des tenons, arrachés de leurs encoches. Les services techniques ont remisé les débris dans l'attente de la venue d'un représentant des Monuments historiques. La cathédrale étant bâtiment communal, (étrange pour une cathédrale, en général bien national depuis la confiscation des biens de l'Église de 1901) une plainte a été déposée par la mairie. Le week-end de la saint Valentin a été le théâtre d'autres dégradations : l'un des bancs fixés avenue de la Mer a, par exemple, été arraché de son socle dans la nuit de samedi à dimanche, et posé en travers de la route avec de gros conteneurs à ordures. Des toilettes publiques ont également été mises à mal.

Il n'empêche que s'en prendre à un ouvrage finement ciselé, bien historique du XVIe siècle, et ouvrage attaché à une cathédrale ne nécessite pas le même taux de bêtise que des ivrogneries qui consisteraient à dégrader des ammeublements citadins. Il a fallu une masse pour détruire cette rambarde et un acharnement certain pour finir le travail à ce point. Cette violence dans la destruction est autrement plus odieuse que des tags inscrits à la bombe en quelques secondes sur un mur, et qui font pourtant réagir toute la sphère médiatique.

Les pompiers on afflué, vendredi 29 janvier dans l'après-midi, sur la place Saint-Bonnet à Bourges (Cher), tandis qu'ils éteignaient l'incendie commencé à l'intérieur de l'église Saint-Bonnet.

C'est dans la chapelle du saint sacrement, près du choeur que le feu a été mis, au milieu de chaise préalablement empilées. Les pompiers ont rapidement maîtrisé l'incendie, mais une importante fumée s'est répandue dans l'édifice qu'il a fallu ventiler à l'aide de deux imposants ventilateurs. Le feu n'a heureusement pas eu le temps de détériorer les murs et tableaux de la chapelle. Au final, le feu aura mobilisé trois camions de pompiers, la grande échelle, la cellule éclairage, de la ventilation et l'assistance respiratoire...

Pour les policiers sur place, de même que pour le Père Massip, curé de Bourges, l'origine volontaire du feu ne fait aucun doute. Cet incendie n'est pas sans rappeler ceux qui, voilà plus d'un an avaient touché la cathédrale mais aussi les églises Notre-Dame et Saint-Pierre.

Et devinez quoi ? Ce matin, les médias nationaux rapportent tous le tag qui a été tracé sur le mur d'une mosquée, mais pas un mot sur cet acte autrement plus grave de tentative de destruction !

Trente-six tombes ont été prises pour cible dans le cimetière de Biéville-Beuville, commune du Calvados, située près de Caen. De nombreuses croix ont été renversées et des ornements funéraires éparpillés.

Aperçu par des voisins, le suspect a été interpellé peu après les faits par les gendarmes. Selon le parquet du tribunal de Caen, il s'agit d'un élève ingénieur de 23 ans, de confession musulmane, qui aurait déclaré « avoir entendu des voix lui demandant de "casser des croix", et ne pas supporter les croix.» Le suspect doit aujourd'hui faire l'objet d'un examen psychiatrique afin de déterminer s'il ne s'agit pas plutôt du geste d'un déséquilibré. Le jeune homme souffrirait d'une "altération de la responsabilité, mais pas d'une abolition", rapporte le procureur sur les ondes de RTL. Il serait partiellement responsable de ses actes.

Etrange, RTL en a parlé, mais l'information n'a pas beaucoup été ébruitée, au contraire du tag retrouvé sur le mur d'une mosquée qui a fait le tour des médias. Toujours deux poids deux mesures. Il n'y avait personne non plus pour s'indigner d'une église mise à feu intentionnellement à Bourges vendredi.

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