PROFANATIONS EN FRANCE


La Nouvelle République fait état de tombes profanées à cette période au cimetière de Parthenay, à l'occasion de nouvelles profanations survenues sur le même lieu l'année suivante. Parthenay est situé dans les Deux-Sèvres, près de Niort.


2009

Selon les données de la gendarmerie nationale (95% du territoire), les actes de profanation en France recensés après dépôt de plainte s'élève à 184 pour l'année 2009. Le chiffre est en augmentation. Il s'élevait à 172 en 2006, 208 en 2005, 140 en 2004.

Les services de l'Information Générale (ex Renseignements Généraux) annoncent les chiffres de 389 actes d'atteinte et de profanation aux lieux de cultes chrétiens, en intégrant le moindre calvaire et les vols dans les églises. Une augmentation de 40% par rapports aux chiffre de 2008 comprenant le même prérimètre (180 cimetières et 209 églises, chapelles et calvaires).

Gendarmerie nationale
La Croix

C'est une histoire hallucinante qui s'est déroulée le 14 juillet 2009 dans la chappelle Saint-Pierre de Mahalon, dans le Finistère.

Depuis 1990, l'association Cap accueil organise le festival des chapelles qui consiste à organiser des concerts dans les chapelles bretonnes du Finistère. Chaque été, depuis 2001, ces festivals sont placés sous l'égide de l'association « Arts à la Pointe », qui consiste cette fois à mettre en valeur des artistes contemporains.
Pour l'édition de 2009, cette association avait donc sollicité une jeune danseuse rennaise, Corinne Duval afin de mettre en valeur une des expositions mise en place dans la chappelle Saint-Pierre de Mahalon. Ces expériences avaient déjà suscités des remous par le passé avec des toiles présentées plutôt très indécentes dans des lieux qui demeurent avant tout des lieux sacrés.

Mais cette année, l'artiste a franchi de nouvelles limites... À l'issue de sa performance d'une quarantaine de minutes, traitant de l'enfermement et de l'espace, la danseuse et son partenaire sont montés sur l'autel de la petite chapelle et se sont intégralement déshabillés.
Pire encore, les accès à la chapelle avaient été fermés à clé, à l'insu de tous. Personne n'a pu sortir avant la fin de la représentation. Le vicaire général du diocèse et le prêtre chargé de l'art sacré en Finistère se sont ainsi trouvés enfermés, avec une petite centaine de spectateurs, tandis que le président de la communauté de communes et le directeur artistique de la manifestation, arrivés un poil trop tard, sont, eux, restés à la porte. De nombreux spectateurs se sont plaints de se retrouver enfermés à double-tour.

« C’était une profanation d’une grande violence. Cet acte odieux pour la conscience et la sensibilité des catholiques, pour qui l’autel est le lieu le plus sacré d’une église, a profondément scandalisé des croyants comme des non-croyants, d’autant plus qu’il semblerait avoir été prémédité. » a dénoncé l’évêque, Mgr Jean-Marie Le Vert.
« L’Eglise est ouverte à la culture, mais il faut savoir jusqu’où aller, explique le vicaire général, Jean-Paul Larvol. Nous avons contacté toutes les mairies et associations du secteur établir un contexte précis pour l’utilisation des lieux de culte. »

Le diocèse a décidé de fermer ses chapelles pour un an aux activités de l’association et se réserve le droit d’engager des poursuites. Une célébration de réparation en prières en présence de l’évêque sera organisée dans la chapelle. « On s'est retrouvés piégés », condamne Jean-Yves Auneau, président de Cap accueil. Au propre, comme au figuré, car l'association ne s'attendait pas du tout à ce final en tenue d'Adam et Ève, sur l'autel. Yves Vaillant, l'adjoint au maire chargé de la culture, dénonce aussi cette manifestation. L'association a donc refusé de payer une prestation qui ne répondait pas à ses attentes.
Mais l'artiste s'est plainte aux prud'hommes, qui lui ont donné gain de cause début octobre. Cette affaire a soulevé la question de la mise à disposition des lieux de culte pour des manifestations artistiques. Fin octobre, le diocèse de Quimper avait rappelé que les chapelles « ne peuvent pas être de simples salles de spectacles ou d'expositions ».

Pour rappel, la loide 1905 donne un statut particulier aux eglises confisquées par l'Etat: Depuis la loi de 1905 les lieux de culte construits avant cette date sont propriété de l'état qui en a délégué la propriété aux communes. Ce sont donc des lieux publics mais ils n'ont pas été amputés de leur histoire ni de leur vocation par la loi. Ils restent donc avant tout des édifices religieux, avec leur caractéristiques propres, et la loi a souhaité conserver ce statut en donnant une responsabilité au clergé qui en est affectataire. On peut en désacraliser dans certaines conditions, mais tant qu'une cérémonie religieuse y sera célébrée annuellement, il ne peut en être question. Concrètement, les chapelles du Cap-Sizun sont avant tout des lieux de culte dans lesquels il ne peut y avoir aucune activité extra religieuse qui n'aurait pas reçu l'aval du clergé. Et c'est le cas pour toutes les églises affectées au clergé.

Addendum : Monseigneur Jean-Marie LE VERT, évêque de Quimper et Léon, a adressé un communiqué:

«Le 14 juillet dernier, une profanation d’une rare gravité et d’une grande violence a été perpétrée dans la chapelle St Pierre de Mahalon, au cours d’une manifestation culturelle organisée par l’association « L’Art à la Pointe », dans le cadre de « Cap accueil ». Deux personnes présentant leurs « performances », un homme et une femme, sont montés sur l’autel, se sont totalement dénudés et ont dansé sur cet autel, devant plusieurs personnes présentes, dont des enfants et des jeunes. Cet acte odieux pour la conscience et la sensibilité des catholiques, pour qui l’autel est le lieu le plus sacré d’une église, puisqu’y est célébré l’acte central de la foi catholique qu’est l’Eucharistie, a profondément scandalisé des croyants comme des non-croyants, d’autant plus qu’il semblerait qu’il ait été prémédité.
Devant le scandale public et le large écho récent dans différents médias (presse, radio, Internet), l’Eglise catholique qui est en Finistère ne peut pas ne pas réagir. En France, les chrétiens ont le droit d’être respectés dans leur foi et leur sensibilité, comme n’importe quel autre citoyen ou croyant ! On n’ose imaginer l’ampleur qu’aurait prise un tel acte s’il avait été commis dans une mosquée ou dans une synagogue…
L’association « Art à la Pointe » a présenté ses excuses : elles ont été acceptées, le diocèse de Quimper et Léon reconnaissant que, pour une part, cette association avait été elle-même victime de cette malveillance.
Pendant plusieurs semaines de réflexion et de consultation, il a été recherché une réaction ajustée et équilibrée. Tout ce temps a été nécessaire pour ne pas réagir sous le coup de l’indignation et de la passion. La décision prise l’a été en lien avec le Conseil épiscopal, les prêtres et les équipes de fidèles responsables sur les paroisses du doyenné du Cap-Sizun – Douarnenez – Plogastel-Saint-Germain. Cette décision veut montrer que l’Eglise catholique du Finistère n’est pas fermée à la tenue ponctuelle de manifestations culturelles dans les chapelles, mais qu’elle demande expressément que celles-ci soient tenues dans le respect du Droit français et du caractère sacré d’une église.
C’est pourquoi il a été décidé un moratoire d’un an de toutes les expositions relevant d’Art à la Pointe, et des manifestations culturelles qui y sont attachées, dans les chapelles et églises du doyenné du Cap-Sizun – Douarnenez – Plogastel-Saint-Germain. Nous demandons que ce laps de temps jusqu’à l’été 2011 soit mis à profit pour que les différents partenaires de ces manifestations (paroisses, communes, associations culturelles, commission diocésaine d’Art sacré) puissent réfléchir à une nouvelle manière de faire pour organiser des expositions.
Ce nouveau processus devra tenir compte de ce qui a été dit dans la convention signée entre l’Association des Maires du Finistère et le diocèse de Quimper et Léon le 4 septembre 2007, et ce qui figure dans le Directoire diocésain sur l’usage culturel des églises et chapelles publié le 8 septembre 2009. Toutes les précautions nécessaires devront être prises pour que de telles profanations ou autres abus ne se reproduisent plus. Sinon, la collaboration avec telle ou telle association culturelle pourrait être définitivement suspendue.
Une célébration de réparation aura lieu dans la chapelle St Pierre de Mahalon ; la date en sera fixée ultérieurement.
Enfin, le diocèse se réserve le droit d’éventuelles poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de cette profanation.
Espérant que cette décision permettra d’assainir la situation et apaisera les cœurs de ceux qui ont été scandalisés par cet acte inqualifiable, nous redisons notre volonté de collaborer à la promotion de la Culture dans notre département, sachant que cette promotion ne peut se faire n’importe comment ni à n’importe quel prix, ne serait-ce que pour le bien de l’Art et des artistes.»
+ Jean-Marie Le Vert
Evêque de Quimper et Léon

Le communiqué


Samedi 12 décembre 2009

3 adolescents ont profanés 17 tombes du cimetière de Cassel, dans le Nord, dans la nuit du 12 au 13 décembre en les couvrant de tags nazi ou faisant référence à l'univers skinhead.

L'église Notre-Dame d'Espérance, place Saint-Pierre, à Saint-Brieuc (côtes d'Armor) a été la cible d'un vandalisme forcené dans la journée du samedi 3 octobre. Outre les chaises renversées par terre, le contenu d'une grande poubelle municipale a été déversé au sol, et, plus grave, un vitrail a été brisé à l'aide d'une chaise projetée et de jet de pierres. Enfin, une inscription injurieuse a été aposée sur le livre de messe.

Dans le cadre de l'enquête, les policiers ont procédé sur place à une série de constatations, notamment des relevés d'empreintes. Ils ont également entendu un témoin.

Il serait étonnant que, si ces actes ont été perpétrés par des enfants nourris d'irréligion, leurs parents soient un minimum responsabilisés par des amendes !


dimanche 27 septembre 2009

Une quinzaine de tombes ont été profanée dans le cimetière de Cré, des champs de Notz, près de CHâteauroux (Indre), dans la nuit de dimanche à lundi. Deux stèle ont même été renversées, tandis que les ornements des autres tombes ont été saccagés.

Des vandales se sont acharnés sur les croix blanches du cimetière militaire de Nompatelize, dans les Vosges, probablement au cours du week-end des 26 et 27 septembre. Plusieurs d'entre elles ont été sectionnées à la base et des morceaux jetés derrière une haie de petits sapins, tandis que la croix située au sommet d'une stèle plus imposante a été « décapité ».

Le maire de Nompatelize, Didier Barret explose :

« Ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est le respect dû aux morts. Ceux qui ont fait cela sont des crétins, je ne sais même pas s'ils ont conscience de leurs actes. Je leur souhaite de connaître le prix du sang versé pour la paix et la liberté. »

Ces quelques croix latines ne matérialisent pas seulement la sépulture de cinq ou six combattants. Sous ce rectangle de verdure entretenu par des bénévoles se trouve la dernière demeure de 138 soldats français et allemands tombés lors de la bataille du 6 octobre 1870.

La profanation de la nécropole intervient quelques jours seulement après que des graffitis ont été relevés dans la chapelle voisine de Mon Repos.

Aucune réaction connue du monde politique devant cet acte ignoble.


Jeudi 17 septembre 2009

Dans la soirée du jeudi 17 septembre, entre 16 h et 18 h, une personne mal intentionnée s'est introduite dans l'église Saint-Hilaire (centre d'Halluin, Nord) pour renverser la statue de la Vierge disposée sur un socle dans la chapelle de droite. A cette heure, l'église est fermée pour la nuit, et ce geste a peu de sens sinon de la violence gratuite contre les emblèmes du catholicisme.

Dans la chute, la statue s'est brisée en deux morceaux principaux, sans compter de multiples éclats. La paroisse a bien évidemment porté plainte pour cet acte.

Les 11, 12 et 13 septembre 2009 se tenaient en la ville d'Angers la 11e édition du festival des Accroche-Coeurs, festival dirigé par Joe Bithume qui a lieu chaque année. Mais cette année, pour la dernière de joe Bithume, ce festival avait un goût un peu particulier, puisque le thème choisi était Anges et Démons, thème peu original que l'on retrouve régulièrement dans nombre de manifestation. Est-ce pour atteindre malgré tout l'originalité que les organisateurs ont voulu choquer ?

Ils ont en tout cas dépassé les bornes pour bon nombre d'observateurs. Lors du spectacle de clôture le public, familial, a pu voir des images à connotation sexuelle pouvant, et les journaux le confirment également, heurter un jeune public. Parodie de masturbation, gestes très obscènes et autres allusions sexuelles inattendues.

Aussi le Parti Chrétien démocrate s'est-il dit « profondément scandalisé » par les scènes érotiques proposées aux Angevins lors du spectacle de clôture, place Leclerc.

« De telles scènes devant nos enfants et 400 jeunes choristes ne peuvent s'apparenter à de l'humour ou pris au deuxième degré ! Rappelons enfin que les Accroche-coeurs sont entièrement financés sur fonds publics, soit 1,6 million d'euros en 2008. »

Le maire lui-même, Jean-Claude Antonini, n'a pas pu supporter ce spectacle, et s'est dit profondément désolé. Il a quitté le spectacle sans prononcer son discours de clôture.

Je "n'ai pas reconnu les Accroche-coeurs". "Je me fais un devoir de ne jamais intervenir dans les choix artistiques mais, je n’ai pas désiré cautionner les scènes indécentes par le discours de clôture que je prononçais traditionnellement. J’ai voulu marquer ma désapprobation par mon départ."

le spectacle prévu était plus accrocheur il faut dire, invitant les angevins à s'habiller en anges (forcément !) pour lutter contre les forces du malin. Le final n'a pas grand chose à voir avec cela, surtout quand les attaques se dirigent contre l'Eglise catholique, en face de la cathédrale de la ville !

Mgr Delmas, l'évêque d'Angers, a diffusé lui aussi un communiqué aux médias pour dénoncer le fait que « le sacrement de l'Eucharistie a été tourné en dérision ».

« la célébration de la messe est le coeur de notre pratique religieuse. Dans le pain et le vin consacrés, les fidèles catholiques croient à la présence réelle du Christ. La volonté de moquer publiquement leur foi en divers lieux de la ville, y compris au bas de la montée Saint-Maurice, en face de la cathédrale, vient bafouer le droit au respect des religions. » « Au nom des catholiques du diocèse d'Angers, je tiens à faire connaître à tous combien cette caricature a été ressentie comme injurieuse par les fidèles qui ont eu à la supporter. » conclut-il son communiqué.

Mais Pascal Larderet, qui a créé cette histoire, ne comprend pas le problème et estime normal que des démons lors d'un spectacle familial doivent se comporter comme de véritables démons, obscènes, blasphémateurs, pornographes, et violents contre la religion.

Il est toujours triste de constater que des fonds publics peuvent financer ce genre d'ébats qui bafouent la foi de ceux qui ont fait le choix de croire et de vivre leur foi...

Le cimetière d’Enchenberg, dans le Pays de Bitche, a été odieusement profané ces derniers jours, deux fois de suite.

La première fois, c'est un crâne humain qui a été découvert posé sur une tombe. Il proviendrait de l’ermitage du cimetière, servant autrefois d’ossuaire.

La seconde fois, c'est un homme qui a constaté l'urne où reposaient les cendres de son épouse avait été dérobée. La case où elle était entreposée avait été dévissée. Les gendarmes de Lemberg, Bitche et Sarreguemines se sont rendus sur place et ont ratissé les alentours. Ils ont retrouvé l’urne hier matin, à 200 m du cimetière. Les cendres avaient été renversées.

Non seulement les lieux de repos, les pierres tombales, mais à présent les dépouilles des morts eux mêmes sont la cible des vandales qui n'ont plus aucune notion de respect quelconque envers ce qui peut être considéré comme sacré !

soixante-dix tombes ont été vandalisées lundi en fin d'après-midi au cimetière de Coudekerque-Branche. Ces actes ont suscité la colère et l'indignation des familles touchées, mais les deux auteurs des faits, deux jeunes hommes bien connus des services judiciaires, ont été placés en garde à vue et devraient être jugés demain en comparution immédiate.

Plaques commémoratives brisées, fleurs piétinées, urnes funéraires en mille morceaux, tel est le spectacle qui s'offrait aux familles et asuscité de la colère, de l'indignation et une grande peine. Dans leur geste de destruction, les auteurs ont parfois jeté sur les tombes les imposants galets qui décorent l'allée centrale. Il n'y a pas eu d'inscription sur les sépultures

« Le columbarium a aussi été touché, ainsi que cinq tombes d'anciens combattants », précise le maire de Coudekerque-Branche, David Bailleul, qui condamne « ces actes odieux, inadmissibles et scandaleux ».

Au moment des faits, les deux auteurs suspectés d'avoir commis ces destructions ont été aperçus par des concitoyens qui ont immédiatement contacté les services municipaux. L'un deux est le fils du gardien, qui savait que son père fermerait exceptionnellement les grilles à 16 h 30 pour assister à la réunion de rentrée de la municipalité.
Les jeunes suspects, qui ont reconnu les faits, maintes fois condamnés, âgés de 18 et 19 ans, ont agi sous l'emprise de l'alcool. Ils ont fait l'objet, hier, d'une mesure de prolongation de leur garde à vue et devraient être présentés en comparution immédiate demain.

L'église de Chadron, près du Puy-en-Velay, a été la cible de vandalisme samedi. Les conseillers municipaux ont découvert en effet que les vitraux ont été caillassés avec un rare acharnement, provoquant des dégâts très importants.

« On a retrouvé trente à quarante pierres à l'intérieur » explique Michel Mouillaud, le maire de la localité. « Cela dénote l'acharnement des vandales… » « C'est une histoire qui va coûter cher, certainement entre 20 000 et 40 000 euros. C'est un vrai préjudice pour la commune car nous n'avons que peu de moyens et une faible capacité d'autofinancement. »

Les événements auraient pu avoir lieu entre le 10 et le 29 août 2009.

« C'est peu précis mais nous n'avons qu'une messe tous les quinze jours à Chadron » conclut l'élu.

La municipalité a déposé une plainte. L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie du Monastier-sur-Gazeille, qui ont déjà commencé un relevé d'empreintes.

L'église de Communay, église romane du Xe siècle du département du Rhône, a été prise pour cible par des vandales dans la nuit du lundi 24 aout. On a notamment relevé deux croix retirées, dont une représentation du Christ en bois a été brisée sur l'une d'elle, et l'autre retrouvée sur le parking de l'église, des bougies et des livres de chant jetés à terre, des affiches arrachées.
Un vase de fleurs a été lancé lancé contre un vitrail et l'a brisé, tandis que tables et bancs étaient renversés.

Aucun vol n'a été commis. L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Symphorien qui n'a pas retrouvé d'éléments laissant penser à une provocation contre l'institution (comprendre : pas d'inscription). La piste du vandalisme gratuit est ainsi privilégiée, notamment par le père Cervanton, de la paroisse communale.

« On a touché à un symbole. La commune va se mettre en rapport avec la paroisse pour les réparations » a promis le maire Laurent Verdone, plus lucide.

L'église du Sacré-Coeur, à Maubeuge (située sur la route de Mons), a été la cible de dégradations lundi 24 aout en fin d'après-midi, aux heures d'ouverture de l'édifice religieux.

C'est un paroissien qui a involontairement mis fin aux dégradations en entrant dans l'église vers 18h30, mettant en fuite trois jeunes hommes d'une vingtaine d'années. Ce n'est qu'un instant plus tard qu'il en a compris le motif en constatant les dégâts commis.

Des carreaux d'un vitrail ont été brisés de l'intérieur à l'aide d'un vase utilisé comme projectile, un aigle en orfèvrerie a été désolidarisé d'un porte-livre et dérobé, et surtout, une croix surmontant le tabernacle, où sont conservées les hosties, a été arrachée et jetée à terre.

"Le préjudice n'est pas très important financièrement mais c'est toujours malheureux ce type d'agression même si c'est très rare", se désolé le père André-Benoît Drappier, curé de la paroisse Sainte Aldegonde, dont fait partie l'église du Sacré-Coeur.

Une inscription "Allah on t'aime" a été retrouvée sur un cahier de prières conservé au fond de l'église, mais le père Drappier, qui se veut prudent, estime qu'il peut s'agir "d'une façon de détourner l'attention".

"Ce qui est dommage c'est qu'on cherche à garder l'église ouverte le plus possible, pour rester ouvert sur le quartier, sur la ville, il ne faudrait pas que ce genre d'agression nous amène à vouloir nous protéger", indique le père Drappier. La police de Maubeuge a pu constater les dégradations, et une plainte a été déposée. L'enquête permettra sans doute d'identifier les responsables et, peut-être, de leur apprendre qu'en France, les religions ont droit à la paix et la sécurité ! (définition de la laïcité)

Entre fin juillet et fin août, les vitraux de l'église de Juniville, commune au sud de Rethel, ont été brisés en plusieurs endroits par des jets de pierre malveillants.

« On a retrouvé des bouts de verre jusqu'au milieu de l'église, les pierres lancées devaient être assez grosses », commente Jean-Pol Simon, le maire. « Il y a aussi des impacts de cailloux dans les vitres. Ça a été le jeu des gamins tout l'été. »

Montant estimé de l'opération : 10 000 euros. Une ardoise plutôt salée pour une occupation de vacances.

De quoi laisser un goût amer à la commune, mais une piste est tout de même apparue récemment. Voilà deux semaines, un habitant a vu des jeunes qui jetaient des pierres contre l'église.

« Quand je les ai vus, les dégradations aux vitraux étaient déjà faites et ils ne visaient que les murs de l'église », précise le témoin, qui a reconnu les adolescents, âgés de 14 à 17 ans. « Je leur ai crié dessus et ils sont partis en courant, mais je les connais bien. Alors j'ai contacté le maire qui a à son tour prévenu la gendarmerie. »

Lundi 31 août, une plainte a ainsi été déposée en gendarmerie de Juniville. Les noms ont été transmis à la maréchaussée qui s'est rendue sur place le samedi suivant.

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