PROFANATIONS EN FRANCE


Des visiteurs ont été témoins d'une scène particulièrement choquante en plein milieu de l'après-midi, dans le cimeière d'Aussillon, près de Tarn. Un homme s'est mis à vandaliser une trentaine de tombes, s'en prenant aux objets funéraires et particulièrement aux crucifix, qu'il détruisait systématiquement.

Il a pu être interpellé en flagrant délit par les policiers du commissariat de Mazamet. Apparemment, son geste ne comportait aucune revendication. Il n'a en tout cas donné aucune explication aux forces de l'ordre concernant ses actes.

Au même moment une mosquée reçoit des coups de peinture, suscitant l'émotion de toute la classe politique et médiatique, et le digne vocable de profanation, tandis que les tombes saccagées ne sont jamais que "vandalisées" si elles sont chrétiennes. Acte tellement plus insignifiant !

Sept adolescents ont pris pour cible les vitraux de l'église de Berthelange, dans le Doubs, le 30 juillet dernier, lors d'une fête organisée par l'un d'eux. Armés de carabines à plombs, ils avaient d'abord tiré sur des cibles placées devant l'église avant de décider de s'en prendre aux vitraux. Les plombs ont perforé les vitraux de l'église, mais cela n'a pas freiné les auteurs qui se sont ensuite emparés de noix encore vertes pour les projeter contre 10 vitraux.



Au total, une vingtaine d'impacts ont été dénombrés et dix vitraux ont été dégradés ou perforés, causant "un préjudice financier important" dont le montant n'est pas encore connu, a précisé la gendarmerie de Saint-Vit, en charge de l'enquête (pour information, d'autres églises vandalisées de la même manière ont relevé une facture de plus de 10 000 €).

Les jeunes ont été interpellés, et sur instruction d'un magistrat de Besançon, six d'entre eux, âgés de 12 à 17 ans, devront suivre un stage de formation civique. Leur camarade de 18 ans sera présenté prochainement au délégué du procureur de la République de Besançon, en tant que majeur.

Nous croisons de plus en plus de ces calvaires détruits, sectionnés ou vandalisés sur les chemins de France. Un lecteur nous informe de la destruction récente d'une statue de la Sainte vierge positionnée sur un carrefour de la commune de Saiguède (ouest de Toulouse), et du calvaire de St Lys.

Particulier

Les vitraux de l'église du XVIIe siècle de Berlaimont, classée monument historique, sont régulièrement la cible de jets de pierres. De nouveaux dégâts constatés dimanche ont été pour les paroissiens la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Une plainte a été déposée au sujet des dégradations subies par l'église de la commune de Berlaimont, une batisse massive datant du 17e siècle, après la découverte de nouveaux vitraux cassés à la sortie de la messe du dimanche 19 juillet.

Le préjudice total s'élèverait à plusieurs milliers d'euros. Les vitraux datent de la reconstruction de l'église, dont les murs datent certes des années 1600

« Il s'agit pour la plupart de dons de paroissiens qui ont coûté une fortune », déplore M. Decavel, ancien maire de la ville.

Il y a quelques semaine, des vandales ont profité d'une journée d'ouverture de l'église pour y perpétrer des dégradations : des cierges écrasés ont été retrouvés, ainsi qu'un pigeon mort placé sur l'autel. Pas de lien probable avec les dégâts infligés aux vitraux, qui seraient plutôt le fait de malveillants désoeuvrés, selon les bénévoles.


Entre le 12 et le 15 juillet 2009

L’église Saint-Joseph, située au cœur du quartier de la Rabière, dans la banlieue de Tour (à Joué-lès-Tours) est la cible d’actes de vandalisme à répétition depuis plusieurs jours.
Plusieurs vitres de la porte d’entrée principale et d'un accès sur le côté de l’édifice religieux ont été brisées, et la porte a été forcée. Les enquêteurs ont également trouvé des traces de sang sur place, signe d'un rite funèbre, ou blessure d'un des vandales ? La sacristie a été visitée sans qu’aucun vol ait été commis. Mais les visiteurs ont laissé des flaques d’urine à l’intérieur de l’église, signe du geste seulement profanateur de leurs visites.

Une plainte a été déposée. Les faits auraient eu lieu entre le 12 et le 15 juillet dernier.

L'abbé Noël est victime depuis plusieurs jours d'intimidations et de véritables violences dans le quartier de la Croix-de-Metz, à Toul, si bien qu'il a fini par céder et a pris la décision de quitter les lieux.

Depuis un an, son appartement au premier étage de la chappelle où il vit depuis 2002 est la cible de pierres et de cailloux qui pleuvent sur ses vitres. Mais depuis une semaine, c'est toutes les nuits que ces incidents ont lieu. En fait, manifestement depuis que le père s'est résolu à porter plainte, après six mois de patience. Des jeunes sont venus le trouver en le menaçant : "On aura ta peau". Déjà, des pierres ont fini par l'atteindre physiquement.

Les fidèles eux aussi en ont assez. Ils tentent d'alerter sans succès les autorités, montrant les six fenêtres de la chappelle brisées parfois à coup de parpaing, et le voile noir que les voyous ont réussi à aller déposer pour recouvrir la croix de la chapelle.

L'église du Sacré-Coeur, dans le quartiers des Routes, à Toulon, est depuis deux ans la cible de malveillances continues. De l'urine dans le bénitier, des excréments répandus, une responsable agressée, le tabernacle profané, sans parler des vols et des dégradations à répétition... Dans la paroisse c'est la désolation et l'accablement. À tel point que l'édifice est resté fermé pendant plusieurs semaines.

« Cela fait deux ans que ça dure, explique le vicaire général. Tout a commencé quand nous avons été contraints de murer le local de la chaufferie suite à de nombreuses effractions. C'était devenu un squat pour des nombreux jeunes qui s'y étaient quasiment installés. »

Depuis, les dégradations, vols et insultes se sont succédés malgré les rondes de police.

Le 28 avril dernier, une responsable de la paroisse âgée de 73 ans a été agressée le matin alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la salle du conseil paroissial. Un voyou l'a attaquée et volée, traînant à terre la malheureuse femme, qui souffre d'une fracture du bras et de séquelles psychologiques. « Désormais, j'ai peur de sortir. Moi qui étais une personne autonome, je suis en train de plonger dans la dépendance », confie-t-elle, visiblement éprouvée.

Une semaine avant l'agression, juste avant Pâques, un autre événement avait secoué la paroisse. Le tabernacle de l'église avait été forcé et l'hostie emportée. Un acte de profanation très grave pour les catholiques qui voient dans l'hostie le corps du Christ.

Devant tant d'acharnement, les paroissiens ont décidé de réagir pour dire leur émoi, leur peine mais aussi leur crainte. Dimanche 10 mai, après l'office, une centaine de fidèles et d'habitants du quartier se sont réunis pacifiquement dans la cour de l'église.

« Je voudrais que la personne qui a agressé la dame âgée se rende compte qu'elle aurait pu devenir en quelques secondes un assassin. Et alors que serait devenue sa vie ? s'interroge le père Molinas. Face à toutes ces violences, nous sommes désemparés. Et inquiets pour l'avenir de notre société et de nos enfants. »

Des plaintes ont été déposées, mais peu de réaction des pouvoirs publics devant ces malveillances devenues commune dans un pays pourtant de culture chrétienne (?).

Une quarantaine de tombes du cimetière municipal de Forest-sur-Marque ont subi des dégradations durant l'après-midi de la journée du dimanche. Ce qui étonne le plus dans cette affaire est que les vandales ont agi en plein jour, un dimanche où le cimetière était très fréquenté - sans doute certains d'une totale impunité pour ce genre de faits, dont les rares condamnations ne sont guère médiatisées.

Grâce aux témoignages des personnes passées par le cimetière, on sait que les vandales ont agi entre 13 h 15 et 16 h 30. La ville de Forest-sur-Marque va évidemment déposer plainte et s'efforcer, dès aujour-d'hui, de contacter les familles propriétaires de tombes vandalisées.

Une demi-douzaine de croix gammées ont été retrouvée taguées sur plusieurs colonnes de la basilique de Saint Denis (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi à samedi (week-end prolongé lié à la fête de l'armistice).

Dans un communiqué, le ministre de la Culture Mme Christine Albanel s'est exprimé au sujet de cette profanation (préférant parler de "vandalisme"). Elle a fait part de «sa très vive émotion et de son indignation». «Elle condamne avec fermeté cet acte de vandalisme» et «prend toutes les mesures nécessaires pour que ces inscriptions intolérables soient retirées le plus vite possible».

La majorité des colonnes dégradées avaient pu être masquées ou nettoyées en début de soirée, a précisé ensuite le ministère.

Ce genre de réaction est assez rare pour remercier Mme le ministre d'avoir réagi aussi rapidement... mais pourquoi refuser de parler de "profanation" quand les mêmes croix sur des monuments d'une autre religion sont eux qualifiés ainsi. Le ministère est sans doute scandalisée qu'une telle oeuvre architecturale soit vandalisée... indépendamment de l'offense faite aux croyants ?

Dans la nuit de jeudi à vendredi 8 mai 2009 (jour férié), un ou des individus se sont livrés à des dégradations dans tout le cimetière de Varilhes. Vases cassés, fleurs et plantes jetées dans les allées, des socles de tombes de l'ordre de 25 kg descellées ici et là.

«C'est un véritable désastre ! J'ai jamais vu une chose pareille… » se lamente Lucienne Franc, octogénraire.

Ces actes ont semé la consternation chez les familles varilhoises.

« C'est un acte indigne mais ce n'est pas la première fois que cela se produit. En 2006, j'avais alerté la municipalité sur des actes de vandalismes et sur des vols. Ce courrier est resté lettre morte » se plaint Alain Roger, dentiste.

Françoise Gorse, ancienne conseillère municipale, ne décolère pas et enfonce le clou :

« Ça fait 4 ans que ça dure et on ne fait rien. Y'a comme une chape de plomb, surtout ne rien dire ! ça suffit ! C'est inacceptable. Il faut que les gens en parlent et surtout qu'ils portent plainte ! »

Du côté de la gendarmerie, une enquête est actuellement menée et la piste locale est privilégiée. Ceci étant, la nature des actes, qualifiée pénalement de « dégradations légères », relève d'une peine minime, la contravention, et est passible du tribunal de police. De fait, les moyens déployés pour l'enquête diffèrent quelque peu du délit tel que peut l'être une profanation de tombes comme dans l'affaire dite de « Carpentras » et la profanation du cimetière juif qui avait tant défrayé la chronique à l'époque, relève La Dépêche. (allez savoir pourquoi !)
Ce qui est sûr, c'est que même s'il n'y a pas délit, on touche au sacré, aux morts et que l'émotion et la consternation suscitées par ses actes dépassent en perception la seule qualification pénale, d'autant que cela fait 4 ans que ça dure…

« Il faut agir!». « Y'en a assez ! » s'emporte Roselyne Laurent, fleuriste. « Je suis allée porter plainte mais on n' a pas voulu me la prendre. Tout juste une main courante… Mais ça va pas se passer comme ça, je vais saisir le procureur », prévient elle.

Sept tombes ont été dégradées, dans la nuit de samedi au dimanche 3 mai 2009, dans le petit cimetière de Sainte-Gemmes-d'Andigné, près d'Angers (Maine-et-Loire). Les vandales s'en sont pris aux monuments en renversant les pierres tombales.

Des marbres ont été cassé et les objets d'ornement jetés à terre. Une enquête, menée par les gendarmes de la compagnie de Segré, est en cours pour retrouver le ou les auteurs de cet acte purement gratuit.

Depuis plusieurs jours, les églises de l’Oise sont la cible de visites nocturnes, à l'instar de l’église de Noailles. Difficile pour autant de dater les faits.

< « Le vol a eu lieu entre le 15 avril, date de la dernière célébration, et la fin de la semaine, explique-t-on du côté de la gendarmerie. Les auteurs ont d’abord descellé une grille puis cassé un vitrail pour pénétrer dans l’église. Une fois à l’intérieur, ils ont tenté de fracturer le tabernacle, ont cassé deux gros cierges et ils sont repartis par la grande porte avec un radio- CD qui devait servir pour les messes… »

Déjà le week-end dernier, trois cambriolages similaires ont été recensés dans le sud de l’Oise. A Orry-la-Ville d’abord où après avoir forcé la porte au pied-de-biche, les malfaiteurs ont emporté trois objets sacrés en or estimés à plus de 4 000 €. A Villeneuve-sur-Verberie ensuite, où un calice, un ostensoir et un ciboire ont été dérobés. Enfin, l’église de Rémy a elle aussi été cambriolée. Une statue de saint Denis et un calice se sont cette fois volatilisés.

Alors, qui s’attaque aux églises ? « C’est difficile à dire, glisse-t-on à la gendarmerie. Dans chaque cas, les malfaiteurs ont laissé très peu de traces de leur passage. Vu le mode opératoire, ça peut être une seule et même bande mais ça peut aussi être simplement des jeunes du coin… »

Quant aux fidèles, il ne leur reste plus que leurs yeux pour pleurer.

Le cimetière d’Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, aurait été vandalisé et saccagé pendant le pont du 1er mai 2009. L'information n'est retransmise par aucun journaliste, mais un particulier a donné l'alerte et a filmé la scène une semaine après les dégâts. Il est étonnant de songer que le cimetière a pu rester une semaine entière dans cet état sans qu'aucune autorité ne soit alerté ou ne réagisse. Il convient donc de rester prudent sur cette information (ou alors les autorités locales n'ont vraiment pas de notion de service public).

Les images présentées par le particulier laissent apparaître un cimetière dont les croix ont été prises pour cible avec acharnement, et ont été disposées comme pour une scène de théâtre, de même que certains monuments funéraires rassemblés ou déplacés, ou certains caveaux qu'on aurait tenté d'ouvrir. En l'absence d'autres élément d'enquête (y en a-t-il seulement une ?), ces indices laissent penser à une orchestration satanique pour quelques rituels imbéciles !

Dans la nuit du jeudi au vendreid 1er mai, un forcené est entré dans le cimetière de la patite ville de Montbron (en Charente, non loin d'Angoulême) et a saccagé à lui seul 89 tombes. Stèles funéraires renversées, pierres tombales endommagées, croix brisées, souvenirs cassés, , pots de fleurs en mille morceaux avaient transformé ce lieu de recueillement en véritable lieu de désolation.

« J'ai été écoeuré de voir ça », confiait Gwenhaël François, le maire de Montbron, saisi d'effroi.

«C'est comme une deuxième mort», dit une dame, dont une partie de la famille est là.

Le lundi suivant, un jeune montbronnais de 20 ans a téléphoné au centre opérationnel de la gendarmerie pour se livrer. Il a été interpellé chez lui sans problème et placé en garde à vue. Après avoir tenu des propos incohérents sur les raisons de son acte, l'intéressé a été très vite examiné par un médecin qui a décelé des troubles psychiques. Il a simplement déclaré avoir été énervé. Il a donc été placé au centre hospitalier spécialisé de La Couronne.

« L'enquête va cependant suivre son cours », indiquait en fin de journée le capitaine Baptiste Bartoli, qui commande la compagnie de gendarmerie d'Angoulême. L'éventuelle présentation de l'auteur présumé des faits devant le parquet dépendra de son état de santé. En attendant, les plaintes commençaient à affluer, hier, à la brigade de Montbron.

« C'est vraiment navrant de voir ça dans nos petites campagnes. Jamais je n'aurais pensé un jour voir un tel spectacle », s'emporte l'élu.

Sur place, au cimetière, un technicien en identification criminelle est venu réaliser 150 clichés pour certifier qu'il n'y avait pas d'inscriptions ou de tags sur les tombes de type sataniste ou autre.


Dimanche 26 avril 2009

Quinze tombes du cimetière de Magnan ont été la cible de vandales durant le week-end.

«C'est un acte horrible, qui ne peut être compris de personne dans un lieu où reposent des personnes en paix. C'est horrible de voir des croix brisées, des pots de fleurs qui ont volé d'un bout à l'autre du cimetière...» dénonce Bernard Laffitte-Ducler, le premier adjoint au maire de la commune, accablé devant les sépultures sens dessus dessous.

Un acte isolé du même type était survenu la semaine dernière. Mais maintenant, avec quinze tombes détériorées dans le cimetière, on ne peut plus penser à une vengeance personnelle. Tout le village vient compter ses pertes en ce lundi, et ne comprend toujours pas plus ce qui a bien pu se passer pour qu'on en arrive à saccager autant de tombes.

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