PROFANATIONS EN FRANCE


Une dizaine de tombes ont été saccagées dans la nuit du nouvel an au cimetière de La Chapelle-Des-Marais, en Loire-Atlantique.

Le Jeudi 1er janvier, en se rendant au cimetière au matin, des habitants de la commune et découvrent plusieurs tombes dégradées, des ornements éparpillés, des stèles descellées. Des actes qui datent de la nuit.

L'annonce est faite au maire, qui lui fait l'effet « d'un véritable choc. On se demande tout de suite ce qui a pu se passer et surtout comment on a pu en arriver là. », déclare-t-il.

Au total, quatre stèles ont été descellées puis renversées. Une dizaine d'autres tombes ont également été vandalisées. Leurs ornements, les plaques commémoratives ont été posés sur le sol ou jetés par-dessus le mur d'enceinte.
Mais aucune inscription à caractère raciste ou xénophobe n'a été constatée.

Les auteurs sont rentrés sans aucun problème dans le cimetière, puisqu'aucune fermeture ne clôt le lieu.

Il y a deux ans, des tags avaient été inscrits sur le mur d'enceinte du cimetière.

« Mais là on franchit un palier supplémentaire. Il n'y a pas de mots pour qualifier ce genre d'acte. »

Franck Hervy, le maire, a rencontré des familles touchées par ces dégradations.

« Elles sont meurtries. Certaines personnes m'ont dit : Mais qui nous en veut ? »

Jeudi, la gendarmerie a effectué les premières prises d'empreintes. Tous les ornements, croix, pots de fleurs déplacées ou endommagés ont été recensés de façon à ce que les familles puissent déposer plainte. Lundi matin, la commune devrait également déposer une plainte.


Lundi 22 décembre 2008

Des actes de "dégradation" ont été commis dans la nuit de lundi à mardi dans le columbarium du cimetière de Saint-Rambert-d'Albon (Drôme).

Des inconnus ont cassé les portes de granit de la stèle destinée à recevoir des urnes funéraires. Heureusement, elle n'en contenait aucune, selon la gendarmerie.



L'enquête a été confiée à la gendarmerie, qui tente d'identifier le ou les auteurs de cet acte pouvant assimilé à de la profanation.

La Croix de Rognac est une grande croix de métal qui surplombe le village de Rognac en Provence. Cette croix a été faite en 1900, et depuis la mairie s'en occupe avec soin comme emblème du village.
Ces derniers jours, des habitants ont constaté que le sommet de la croix n'était plus éclairé la nuit comme d'habitude. Pensant d'abord que l'illumination était en panne, les service techniques se sont rendus sur le plateau, pour découvrir que la croix de métal avait en fait été minutieusement sciée et que sa branche gauche manquait complètement.

Les gendarmes n'ont constaté le méfait qu'en fin de semaine dernière et depuis, ils mènent l'enquête. Mais, remarquant que le métal coupé avait déjà rouillé, ils en ont déduit que cet acte indélicat datait sans doute de plusieurs jours avant le constat.
Une autre croix a été amputée de façon similaire celle de l'oratoire Saint-Jacques

Le père Schmitt, curé de Bouxwiller, dans le Haut-Rhin, a fait savoir qu'une relique du IVe siècle avait dérobée dans son église. Il s'agissait du crâne de Sainte-Euphémie, qui a été remplacée par le voleur par une boule de papier journal dans le reliquaire, sans doute pour retarder le moment de la découverte du vol.

Sainte-Euphémie était une vierge martyre qui a été torturée et qui est morte en 304 après avoir été livrée aux bêtes sauvages. Son crâne, s'il est authentique, était exposé dans un petit reliquaire de métal gris avec une face vitrée, sur un autel latéral de l'église paroissiale Sainte-Catherine. Pour s'en emparer, le voleur a dû enfoncer le vitrail latéral gauche du tabernacle, serti de plombs, et briser un sceau.

"Nous avons été étonnés de ce vol, car le reliquaire n'est pas précieux et la relique n'a aucune valeur marchande, de nos jours", a indiqué le curé.

C'est ce qui l'oriente vers une piste liée à l'occultisme.

Les familles venues se recueillir, au matin de la Toussaint, sur les tombes de leurs proches, à Carbonne (Haute-Garonne - Midi-Pyrénées), ont eu une bien mauvaise surprise en découvrant que plus de cinquante crucifix avaient été retournés pendant la nuit.

Les premiers arrivants ont remis les choses en ordre pour que les suivants ne subissent pas le même choc. Personne ne sait s'il s'agit d'un rite sataniste sommaire ou d'actes de jeunes désoeuvrés. Mais de profanation, certainement pas, selon les journalistes. Un crucifix, dans un sens ou dans un autre, ce n'est jamais qu'un peu de pierre après tout. Ca n'a aucun symbolisme ! (au contraire de certaines croix un peu trop carrées, comme tout le monde le sait, qui suscitent toujours des émotions jusque dans les plus hautes sphères politiques)

Quelques jours à peine après avoir subi un vol de calice, la chapelle Sainte-Rita des sœurs de Saint-Paul-de-Chartres à Vaux-sur-Seine (Yvelines) a été vandalisée. Les sœurs ont constaté mardi matin, au retour de la messe, que des voyous avaient proprement saccagé le lieu saint, situé le long de l’avenue Charles-de-Gaulle, l’axe principal de la commune. Ils ont brûlé une Bible, le livre de messe et différents accessoires et renversé les bougies.

Un local prêté à l’association des Scouts et Guides de France, installé juste en dessous de la chapelle, a été lui aussi durement dégradé. Les carreaux ont été cassés et des seaux de peinture ont été déversés à même le sol, y compris dans le jardin.

« Normalement, la chapelle est toujours ouverte mais à partir de maintenant quand on sortira, on fermera à clef », explique tristement une des soeurs.

Le dimanche précédent, à l’heure de la messe également, des individus étaient entrés par effraction et avaient volé le calice.

Ce sont 31 croix en pierre qui ont été vandalisées et brisées au cimetière de Saint-Nicolas-de-Port, en Meurthe-et-Moselle, dans la nuit de mercredi à jeudi. Certaines de ces croix surmontant les tombes dataient du XIXe siècle. Mais c'est bien une attaque antireligieuse dont il s'agit ici, vu le côté systématique et unique des cibles de ces violences.
Aucune inscription n'a été relevée sur les sépultures profanées.



La commune a porté plainte. Le maire de Saint-Nicolas-du-Port, Luc Binsinger, s'est dit "révolté" par cet acte de vandalisme. En mai, un homme avait déjà vandalisé neuf croix et stèles du cimetière catholique d'Ottange, en Moselle.

Une quinzaine de tombes du cimetière de Saint-Sigismond (Haute-Savoie) ont été vandalisées au cours du mois de juillet.
Les dégradations, dont les auteurs restent inconnus, ont été commises dans la soirée dans le cimetière situé sur la place de ce petit village de montagne. Des croix en bois ont été abattues sur plusieurs tombes et des vases, ainsi que des pots de fleurs ont été cassés. Aucune inscription n'a été retrouvée.


Lundi 21 juillet 2008

Dans la nuit du lundi, des croix gammées ont été tracées à la bombe sur 37 sépultures de la partie haute du cimetière Séjalan, à Mende (Lozère).

C'est un marbrier qui a fait la découverte. Ces sépultures semblent avoir été choisies au hasard par les auteurs des faits. L'évènement a suscité de l'émotion à Mende.

« Je suis profondément choqué, lâche le maire Alain Bertrand, qui s'est rendu sur place hier dans la matinée. Cet acte fait ressurgir un tas de choses, il m'inspire un sentiment de dégoût profond. » La municipalité a aussitôt porté plainte.

« Ma première pensée va à la tristesse des familles, confie le vicaire général René Cebelieu. Cet acte est triste et déplorable, il témoigne d'un profond manque de respect. »

Selon la substitut du procureur, Audrey Trafi :

« Les tombes ont visiblement été choisies au hasard. Si ce n'est la connotation des croix gammées, rien ne permet d'affirmer que cet acte a un caractère raciste. »

c'est qu'en effet, souligne-t-elle, aucun des caveaux profanés n'affiche de représentations juive ou musulmane. Et la seule tombe du cimetière qui porte l'étoile de David a été épargnée... Bien sûr, le racisme n'existe que contre des juifs ou des musulmans ! Le nazisme n'est certainement pas une doctrine profondément anti-catholique, n'a certainement pas persécuté l'Eglise ou envoyé en camp de concentration un seul prêtre, et ses adeptes ivres de violences (et de bêtises aussi) sont certainement trop stupides pour se souvenir combien le christiannisme est un ennemi de leur idéologie. Circulez, y'a rien à voir, les juifs et les musulmans ont été épargnés (eux) ! Ouf !

« Peu importe qui ou pourquoi, lâche le maire Alain Bertrand, il faut que le coupable soit démasqué et lourdement condamné »

La chapelle de Walcourt à Solre-le-Château a été vandalisée dans la nuit du lundi.

« Ils ont cassé des petites statuettes, brisé des vases, brûlé le cadre de la vierge de Walcourt, uriné partout. Et les canettes de bières vides ont été accrochées aux pics », explique bouleversée, Suzanne.

Elle s'occupe bénévolement de la chapelle de Walcourt depuis 30 ans. Ces faits sont l'oeuvre d'individus qui se sont introduits, dans la soirée de lundi, dans cette chapelle privée ouverte la journée. Alcoolisés, ils ont ensuite vandalisé les lieux.

Prévenus par les voisins, les gendarmes ont pu interpeller deux suspects qui devraient être convoqués devant la justice ultérieurement.


Vendredi 18 juillet 2008

Un incendie s'est déclaré vendredi soir dans l'église de Sonzay (Indre-et-Loire), provoquant plusieurs dégâts intérieurs. L'autel et l'estrade de l'église ont été détruits ainsi que des fauteuils, tout récemment restaurés, plusieurs prie-Dieu et l'harmonium. Des bibles et des partitions de musique ont également été détruits. Cet incendie a occasionné un important dégagement de fumée. Les pompiers de Sonzay, de Neuillé-Pont-Pierre, de Saint-Paterne et de Tours-Nord sont intervenus. L'édifice n'a pas été endommagé.

D'après les éléments de l'enquête, cet incendie était de toute évidence volontaire : selon les premières constatations des gendarmes, quatre à six foyers distincts auraient été allumés dans le chœur.


Entendez-vous les voix des hommes politiques se disputer l'antenne médiatique pour condamner ses actes horribles et incivilisés ? Curieux, aucune voix...


entre le 8 et le 10 juillet 2008

C'est la troisième fois que l'oratoire du cimetière, situé au coeur de la forêt de Nuaillé-Chanteloup, près d'Yzernay, est la cible de malveillance. La chapelle et l'oratoire du cimetière des Martyrs ont tout deux été visés. Plusieurs vitraux ont été cassés, dont le fameux vitrail de l'oratoire du Souvenir vendéen, qui avait déjà été brisé en 1988 et en 2002. Des profanations et actes de vandalisme qui avaient profondément marqué les esprits.

La chapelle a aussi été saccagée. La plaque recouvrant le caveau au pied de l'hôtel a été cassé, les vitraux brisés, des barres de fer forcées, une corniche en pierre détruite.

Les propriétaires des lieux, Mme et M. de Fougeroux, ont porté plainte auprès de la gendarmerie.

« À cause de ces actes de vandalisme, qui sont inqualifiables, la chapelle n'est plus ce qu'elle était, un véritable lieu de prière et de recueillement empreint d'histoire et de sacré, déplore Mme de Fougeroux. Nous avons dû enlever beaucoup d'objets de culte et du mobilier dont les prie-dieu. La chapelle est vide et il est difficile dans ces conditions de l'entretenir comme il le faudrait. C'est bien malheureux. »

La chapelle a été édifiée en 1863 par le comte René de Colbert comme lieu de sépulture de sa famille et pour rendre hommage au souvenir de plus d'un millier de victimes massacrées à cet endroit en 1794 pendant les guerres de Vendée. L'oratoire, situé à l'arrière de la chapelle, tel qu'on le connaît aujourd'hui, a été érigé en 1951 par les moines de Belfontaine.

Le cimetière de la petite commune de Boiscommun, près de Beaune-la-Rolande (Loiret) a été la cible d'une profanation dans la nuit du samedi 5 juillet. Crucifix et plaques ont été arrachés puis jetés dans les allées. Au total, entre 30 et 40 tombes ont été profannées.

Les gendarmes privilégient la piste d'un acte de vandalisme gratuit sans arrière-plan idéologique ou spirituel. Il s'agirait d'une soirée trop arrosée entre de jeunes mineurs.

Tout le monde sait bien, après tout, qu'arracher des crucifix est un effet secondaire classique de l'ingurgitation d'alcool.

Réseau Indignations
France Bleu

Treize tombes du cimetière d'Ottmarsheim (Haut-Rhin) ont été vandalisées au début du mois de juillet.

Des lanternes fixées sur plusieurs tombes ont été brisées, des vases ainsi que des pots de fleurs ont été cassés et un columbarium a également été abîmé.

Une plainte a été déposée à la gendarmerie d'Ottmarsheim.

Un visiteur venu se recueillir dans le vieux cimetière de Saint-Paul-sur-Save (Haute-Garonne) a eu une fort mauvaise surprise en arrivant. Deux caveaux ont été l'objet d'ignobles dégradations. Le devant du premier a volé en éclats, mais les cercueils à l'intérieur étaient en zinc et les vandales n'ont pas pu aller plus loin dans leurs exactions. Ils n'auraient pas pu les soulever compte tenu de leur poids. Les dégâts se limitent à la partie en bois du cercueil…

En revanche, l'autre caveau comptait quatre cercueils. Tous ont été en partie détruits. Ils laissent même apparaître les squelettes. Par ailleurs, deux pierres tombales, situées dans le nouveau cimetière, ont été également endommagées ainsi qu'une croix tordue et cassée. Près de la porte, le columbarium a aussi été visité avec une porte retrouvée par terre.

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