PROFANATIONS EN FRANCE



Les mercredis 4, 11 et 18 Juin 2008

C'est la stupéfaction dans le village de Saint-Chéron (en Essonne). Le mercredi 4 juin, des textes à caractère sexuel sont retrouvés écrits sur le livre de prières de l'Eglise. Le mercredi suivant, une nappe de l'autel est brûlée. Le mercredi encore suivant, ce sont plusieurs nappes qui sont brûlées dans l'église, tandis que le visage de la statue de Sainte Bernadette est endomagé et plusieurs ornements recouverts de cire de bougie.

Les auteurs sont des enfants de 11 ans, qui ont finalement été interpellés le lundi 23. Ils disent avoir agi par "jeu". Quelle éducation peut pousser de si jeunes enfants à de tels actes ?!

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Mercredi 18 juin 2008

Dans le cimetière de la commune d'Arras-sur-Rhône, les plaques commémoratives de 6 tombes sont brisées.

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Le calvaire du marin est un mémorial formé d'un calvaire juché au sommet d'une falaise et d'une petite chapelle attenante, près de Boulogne-sur-Mer, est un haut lieu du souvenir du monde maritime boulonnais.

Pourtant, il n'y a pas un mois sans que ce calvaire ne soit profané par des actes de vandalisme, des tags et même des tirs de balles. Les bénévoles crient leur ras-le-bol et leur incompréhension : « Pourquoi profaner ce lieu de mémoire » ?

« Depuis un an, explique Jean Prudhomme, l'un des bénévoles, les dégradations ne s'arrêtent plus. Certaines nuits, on nous casse des plaques funéraires ; d'autres, on tague les murs. L'autre jour, on a même tiré sur les vitraux de la chapelle ».

Cette semaine, des inscriptions de type NTM ont été découvertes sur les murs blanchis à la chaux, au milieu des croix et des noms des marins disparus.

« Lorsque la police arrive, les vandales sont déjà loin. Juché sur la falaise, le calvaire est un lieu isolé », rapporte le bénévole. « Autrefois, mes collègues pêcheurs se signaient en passant devant le calvaire avant de partir en mer, raconte le trésorier. Aujourd'hui, terminé ! Il y a une perte de ferveur et disons-le clairement, une absence de souvenirs pour les pêcheurs disparus. »

Mais de là à vandaliser et chercher à saccager un tel lieu... il y a un pas, que certains pourtant franchissent.

Le dimanche matin du 13 juin 2008, un passant a découvert au cimetière de Saugon (Gironde) que la pierre fermant l'entrée d'un caveau avait été descellée.
Sur les cinq cercueils qui y étaient entreposés, deux ont été fracturés. Leurs ossements ont été dispersés, et un crâne abandonné a été découvert à proximité du caveau.

Dans ce "rite", cette fois il y a eu « exhumation de cadavre », soit un acte particulièrement grave qui, pour changer, n'a ému aucun grand journal.

Une quinzaine de tombes ont été vandalisées dans la nuit de samedi à dimanche dans le petit village de Sault-Saint-Remy dans les Ardennes, non loin de Reims. Croix cassées, plantes arrachées, pierres tombales renversées, gisants détruits, décoration réduite en pièces... une quinzaine des soixantes tombes du cimetières ont subi des actes de violence.

« On ne peut pas laisser passer ce genre de choses », commentait le maire, Mireille Gatinois, qui a porté plainte au nom de la mairie et invite les particuliers concernés à porter plainte également.

Pas de marque satanique, ni raciste, la profanation semble ne répondre qu'au désir de se défouler. Le village donnait une fête cette même nuit. Et les bénévoles s'étaient beaucoup investis pour redonner vie cette année à la fête locale, qui n'accueillait plus de manèges depuis trois ans.

« Personne n'a rien entendu, donc on pense que ça s'est passé avant la fin de la fête », continue Mireille Gatinois. « C'est la première fois que ça arrive, et ça s'est passé dans une partie reculée du cimetière. »

Plus tôt dans la soirée, un groupe de personnes extérieures au village s'était montré éméché à la buvette. « On a dû appeler les gendarmes, parce que ça buvait beaucoup », souligne la maire. « Et on a retrouvé plein de bouteilles de verre cassées dans le cimetière. » Les dégâts ont été découverts le dimanche matin par le président du comité des fêtes, alors que les bénévoles venaient nettoyer les vestiges de la veille.

« Je pensais juste ramasser des bouteilles jetées par-dessus la haie », se rappelle Christian Guilleret. « J'ai failli démissionner avec d'autres membres du bureau tellement ça nous a dégoûtés. » « On pensait avoir tout prévu question sécurité, mais on ne peut pas penser à des trucs comme ça. »

Dans la nuit de vendredi à samedi, neuf portes-fenêtres de l'église Saint-Paul, dans le quartier de Saint-André à Lille, ont été cassées. À 0h45, des riverains entendent des bruits de casse. Se déplaçant pour se rendre compte, ils découvrent le spectacle affligeant de jeunes de 17 à 19 ans qui cassent les portes-vitrées de l'église moderne à coup de pied. Neuf sont ainsi brisées ! Alertée, la police ne tardera pas à identifier les suspect et à les arrêter.

« C'est choquant car c'est un lieu de culte, glissent les témoins. On doit respecter les édifices publics, encore plus les religieux. »

Mais les jeunes ont-ils conscience d'avoir fait autre chose qu'un simple "amusement", qui sera bien vite excusé au nom de leur jeunesse ?

Fin 2006, plusieurs églises des côtes d'Armor avaient été "visitées" par des pilleurs au procédé bien rôdé. Dans la nuit du 14 au 15 décembre 2006, de nombreuses statues et objets du culte, dont certains de grande valeur patrimoniale, avaient été dérobés dans des chapelles isolées du Trégor. Le vol, notamment, de quinze statues en bois polychrome, datées des XVe et XVIe siècles, avaient créé un émoi dans les communes concernées.
Le procédé était toujours le même. Les pilleurs entraient dans les édifices les plus retirés en fracturant les portes en bois. Une fois à l'intérieur, ils ne faisaient pas de détail en prenant tout sur leur passage.

Mais ces pilleurs étaient débutants et ne disposaient pas des contacts nécessaires sur le marché noir. L'un de principaux suspect a été identifié après plus de 5 mois d'enquête alors qu'il tentait, à défaut de revendre son butin, de se débarrasser des fameuses statues « en les dégradant à coups de hache pour en faire du bois de chauffage », selon les enquêteurs.
La bêtise humaine a parfois des profondeurs insoupçonnées...

Les enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Lannion s'attendaient à tomber, au terme de leur enquête, sur un réseau de trafiquants d'objets d'art. Ils ont finalement mis la main sur des voleurs plus ignares et stupides que les Dalton !

« Les personnes interpelées savaient que, dans les chapelles et les églises, il y a des objets de valeur. Ils avaient le projet de revendre leur butin, mais ils n'avaient aucun contact sur le marché noir », précisait, hier, le parquet de Guingamp.

Sachant que ces objet étaient de valeur, ils n'ont pour autant pas hésité à les détruire à coup de hache ! Les pilleurs d'Eglise sont sans doute parmi les pires rebus de la société...

Mise à jour 09/12/08 : Les trois hommes responsables de ces vols et de ces destructions ont été condamnés à 15 mois et 12 mois de prison (ferme ou avec sursis ?? ce n'est pas précisé sauf our le troisième, avec sursis). Le substitut du procureur de la République de Guingamp a été amer:

« C'est un préjudice inestimable et irréparable. Vous avez détruit des statuts polychromes du XV e siècle. Vous avez choisi des chapelles isolées sans protection. Leur seule protection, c'était le respect des gens pour ces lieux de culte, pour ces lieux sacrés ».

Le préjudice est estimé à 80.000 euros pour la seule commune de Plounévez-Moëdec. Lorsque l'affaire avait commencé à faire du bruit, les receleurs avaient préféré détruire leur butin à coup de hache et en les brûlant sur leur barbecue. On croit cuachemarder devant la profondeur obscure de tant de bêtise !!

Dans le cimetière de la commune de Pontet, les croix de six tombes ont été brisées. Les coupables se révèlent être des enfants âgés de 13 à 15 ans qui sont interpellés.

Dans le cimetière de Marnand (Rhône), les décorations funéraires de cinq tombes ont été brisées.

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246 tombes du cimetière d'Elne (Pyrénées-Orientales) ont été vandalisées dimanche et recouvertes d'inscriptions sataniques, comprenant les mot Satan, le nombre 666 ou des croix inversées. Des croix par ailleurs ont été brisées ou descellées et renversées sur les tombes, et les ornements funéraires brisés.

Les enquêteurs privilégient la "piste satanique". Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a souhaité que "toute la lumière soit faite" sur ces dégradations, et a contacté le maire d'Elne, Nicolas Garcia, pour lui exprimer sa compassion, assurant que "tout serait mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de ces actes".

Les autorités chargés de l'affaire ont estimé que les auteurs étaient "bien organisés".
Ces actes ont visé un carré de tombes situé à l'arrière du cimetière, par où "les auteurs ont dû vraisemblablement entrer", selon M. Mateu, également conseiller général PS du canton. Le nombre 666 a été inscrit sur toutes les pierres tombales profanées.

"Une quarantaine de tombes ont été littéralement mises sans dessus dessous", a rapporté un photographe de l'AFP.

Des inscriptions ont été retrouvées sur environ 80% des tombes, selon les gendarmes. Pour eux, il ne s'agit "pas d'un coup de folie de quelques jeunes gens", mais d'un acte réfléchi, "bien ficelé". Les enquêteurs évoquent "des dégradations" plutôt que "des profanations ", aucun tombeau n'ayant été ouvert.


Il est très amusant de constater qu'alors que les journalistes ne daignent utiliser le mot de profanation que si des inscriptions sont retrouvées sur les tombes - qu'il y ait eu ou non des dégradations - ils trouvent toujours un degré supplémentaire pour éviter encore une fois de parler de profanation (tout le monde sait bien que seules les cimetières juifs et musulmans sont profanés !! Voyons !)

Suite à la recrudescence des actes de profanation, le président du groupe UMP, Jean-François Copé, vient de nommer deux députés, MM André Flajolet et Jean-Frédéric Poisson pour une mission sur la lutte contre les profanations de sépultures.

"Il y a plusieurs dizaines de profanations chaque année. Les députés commenceront par un état des lieux des faits commis, en liaison avec la Chancellerie" , a expliqué M. Copé. "Ils vont identifier les causes de cette recrudescence: est-ce une spécificité française ? Quels sont les liens avec les groupuscules satanistes, néo-nazis... ? Qu'est-ce qui fait qu'il y a un passage à l'acte ?".

Il a ajouté :

Les deux députés "feront un point sur l'arsenal répressif et présenteront un certain nombre de propositions de lutte dans ce domaine qui pourront, le cas échéant, aboutir à une proposition de loi"

Rappelons que dans le cadre de la loi contre le racisme, l'article 225-18 punit la profanation de sépultures et l'atteinte à l'intégrité du cadavre. Il s'agit de la seule infraction du code pénal en vigueur pour laquelle une circonstance aggravante est prévue lorsque le délit est commis « à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, des personnes décédées à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».


		

	

A Saint-Hilaire-de-Brethmas dans le Gard, 10 tombes du cimetière communal sont dégradées. Les crucifix sont retirés de leur support et posés à l'envers sur les tombes.

Edit : Les auteurs des faits ont été arrêtés. Il s'agit d'adolescents âgés de 15 à 16 ans, qui ont déclaré avoir agi par satanisme.

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Neuf croix et stèles du cimetière catholique d'Ottange, dans le nord de la Moselle, ont été découvertes renversées et brisées mercredi matin. Une stèle du columbarium voisin a également été profanée, et ses ornements funéraires jetés au sol. Aucune inscription ou marque n'ont été relevées.

Un homme souffrant de problèmes psychiatriques a pu rapidement être interpelé. Entendu par les gendarmes, il a reconnu les faits.

Les autorités établissent un lien entre les différents actes ayant eu lieu dans le même département de Normandie à des jours très rapprochés :

  • le 17/05/2008, à Lignou (Orne), des inscriptions à caractère satanique ont apposées sur un calvaire.
  • le 17/05/2008, à Le Ménil de Briouze (Orne), des inscriptions sataniques sont taguées sur le calvaire d'une chapelle.
  • le 17/05/2008, à Pointel (Orne), des inscriptions sataniques ont été taguées sur la porte de l'église ainsi que sur 3 calvaires de la commune.
  • le 19/05/2008 à Lonlay Le Tesson (Orne), des inscriptions représentant un rond barré et deux croix inversées sont taguées sur un calvaire
  • le 19/05/2008, à La Sauvagère (Orne), des inscriptions sataniques sont apposées sur deux calvaires et les visages de trois statues catholiques sont recouvertes de peinture orange. (au lieu dit « la Besnardière et les « Viennettes »)

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Le gardien du cimetière de la Pie, situé boulevard du Général-Giraud à Saint-Maur, a découvert lundi matin que certaines tombes avaient vu leur croix arrachées, ainsi que des motifs en métal emportés. La dégradation a endommagé les pierres tombales, mais ces dernières n'ont pas été brisées.

Aucune inscription n'ayant été retrouvée sur place, la police municipale privilégie la piste d'un vol de métaux sacrilège. Un sac en plastique rempli de croix et de Christ en bronze a été retrouvé au pied du mur du fond du cimetière, ce qui laisse penser que les voleurs ont été gênés dans leur tâche.

« Indigné », le député-maire (UMP) de la ville, Henri Plagnol, a demandé à la police « que toute la lumière soit faite sur ces actes scandaleux ». Le maire a également demandé à la police municipale d'effectuer des rondes très régulières de jour comme de nuit aux abords des cimetières.

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