PROFANATIONS EN FRANCE


Vingt-huit tombes ont été dégradées dans la nuit de lundi à mardi au cimetière de la petite commune de La Chapelle-Basse-Mer. C'est la troisième fois en l'espace d'un mois.

Des pots de fleurs renversés, des ornements extérieurs déplacés, le spectacle est triste, et les riverains s'y font. La dernière fois, c'était la nuit du 29 au 30 octobre dernier (à peine une semaine plus tôt), et encore les 8 et 9 octobre (15 jours encore plus tôt). Les dégâts avaient été considérables.


84 tombes ont été la cible de dégradations ce 31 octobre, veille de la Toussaint, dans le cimetière de La Chapelle-Basse-Mer près de Nantes. une cinquantaine de tombes ont été particulièrement touchées.
C'est la deuxième fois dans le mois que le cimetière est la cible de vandalisme, après de précédents faits, moins graves, les 8 et 9 octobre dernier.

Cette fois-ci, des plaques ont été détruites, soulevant l'indignation des habitants de la commune. S'en prendre à des morts, disent-il en substance, c'est plus lâche et plus vil que n'importe quel autre méfait.

Le cimetière de la Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique) a été le théâtre de deux scène de profanation : pots de fleur, plaques de commémoration et crucifix ont été brisés et jetés à terre, le 17 et 29 octobre 2007.

Réseau Indignations

Trois enfants de 11 à 14 ans ont été arrêtés en flagrant délit en train de briser pots de fleur et plaques mortuaires dans le cimetière de Montbazon. Ils étaient les auteurs du même acte de vandalisme perpétré une semaine plus tôt au même endroit.

Réseau indignations.

Un homme de 45 ans, à qui l'on reproche 73 vols dans des églises de Lorraine, comparaît depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Nancy. Ces vols, réalisés entre 2004 et fin 2006 s'évaluent à un préjudice de 625.000 euros.
Eric Popic, l'intéressé ne reconnaît que 37 de ces vols, et explique que cambrioler des lieux de culte était un moyen "facile de se faire 1.200 euros dans la nuit". Il précise qu'il en a eu l'idée "en regardant la télé".

Son mode opératoire était toujours le même. L'homme cassait un carreau d'église ou arrachait un barreau de fenêtre, pénétrait dans l'église, et il ressortait par la grande porte avec son butin. Il passait ensuite la nuit dans sa voiture, sur un chemin de campagne, parce que "les phares, ça se voit la nuit". Puis il se rendait en Belgique, où travaillait l'un des deux receleurs présumés comparaissant à ses côtés.

"Aussitôt volé, aussitôt vendu", a résumé le prévenu à l'audience.

Eric Popic, qui dit avoir toujours oeuvré seul, a estimé avoir ainsi gagné 35.000 euros, qu'il a entièrement perdus au casino. "C'était de l'argent facile. Il n'était donc pas difficile de le dépenser", a-t-il commenté.

L'homme a été confondu par son téléphone portable, dont un signal a été capté près d'une église le soir d'un vol.

Le tribunal correctionnel de Nancy, où Eric Popic est poursuivi pour "vols ou tentatives de vols aggravés de trois circonstances en récidive" ainsi que pour un "vol en réunion", rendra son jugement mercredi.

La célèbre madone noire de Notre-Dame-de-Marceille, à Limoux près de Carcassonne, a été décapitée dans la nuit de dimanche, et le manteau qui la recouvrait a été dérobé.

Connue depuis le Moyen Âge, la statuette de 55 centimètres de haut, taillée dans un bois dur et noir, n'a pas de vraie valeur marchande. Objet de dévotion depuis des siècles, elle possède selon la légende des pouvoirs miraculeux : « celui qui voit la statue lui sourire est sûr d'obtenir la grâce qu'il désire. »

Cet acte odieux de vandalisme n'a été accompagné d'aucun autre vol dans la basilique.

André Fenet, membre de l'association chargée de veiller sur l'édifice religieux, relate la découverte, faite par les électriciens venus parce que les plombs avaient sautés :

« En rentrant dans la basilique, ils ont vu que l'électricité avait sauté durant la nuit. Quand j'ai vu la vierge dans cet état, j'ai été très choqué », relate « J'ai fait mon tour d'inspection comme d'habitude, avant de fermer la porte d'entrée, précise-t-il. Il me semblait qu'il n'y avait plus personne à l'intérieur. Mais le ou les auteurs du vol avaient dû se cacher dans le chœur pour opérer dans la nuit. L'alarme de la grille de protection de la vierge ne fonctionnait pas depuis quelques temps. Il était facile de la fracturer».

Mgr Planet, évêque de Carcassonne se dit scandalisé par cette « profanation commise au sanctuaire de Notre-Dame-de-Marceille. » La gendarmerie de Limoux s'est rendue sur place, mais ne dispose d'aucune piste pour le moment.

La vierge noire avait déjà été dérobée dansles années 80, et retrouvée un mois plus tard chez un antiquaire lillois. Mais cette fois-ci l'acte de destruction s'éloigne du simple vol crapuleux. La cathédrale de Perpignan dans la même région avait fait l'objet d'un pillage particulièrement important les semaines précédentes, et l'église de Leucate, tout proche du chef-lieu, avait été vandalisée.

L'église de Saint-Alban-de-Montbel, près du lac d'Aigubelette (Savoie) a été le théâtre d'actes de profanation. La croix métallique dans l'église est arrachée et jetée au sol tandis que le livre de messe est déchiré et de la bière y est répandu.

Est-ce si anodin ?

Réseau Indignations

Soixante-et-une tombes ont été vandalisées mardi soir dans le cimetière catholique de Lège Bourg, qui dépend de la commune de Lège-Cap Ferret (Gironde).

"Des plaques tombales ont été cassées ou renversées. Il s'agit de vandalisme pur", a précisé la gendarmerie.

Le parquet a ouvert une enquête qui a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Arcachon.

Depuis le début de l'année, le Midi et les départements limitrophes paient un lourd tribut en matière d'églises profanées.

En début d'année, six églises, dont la cathédrale de Vaison, ont été cambriolées dans le Vaucluse. Des actes répétés pendant moins de deux semaines, et le plus souvent de jour. Objet des vols : objets de culte datant des XVIIIe et XIXe siècle. En juin, l'église de Saint-Bauzille-de-Montmel (dans l'Hérault) a subi un vol mineur et d'importantes dégradations. En juillet, dix églises aveyronnaises ont été elles aussi cambriolées. La Lozère, le Cantal et le Tarn ont été touchés durant la même période. En août, des vols « très mystérieux » ont eu lieu dans les églises de Limoux. Des angelots ont été volés à Notre-dame-de-Marceille et une sculpture dans l'église de la Miséricorde.

La communauté chrétienne s'indigne. Et réclame, à chaque fois, un accroissement des mesures de sécurité. L'Evêque de Perpignan dit avoir donné l'alerte plusieurs fois. Et Mgr Cattenoz, l'archevêque d'Avignon, a déjà invité les autorités à mobiliser leurs forces « pour retrouver les auteurs de tels actes inadmissibles et inqualifiables ».

L'émoi était profond dans la ville de Perpignan (dans les Pyrénnées orientales) après la découverte du pillage presque total de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Le pillage a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, et a été découvert à 7H15 par la sacristine.

"Les malfaiteurs sont entrés par une porte latérale de la cathédrale, la porte de Bethléem, et sont entrés dans la sacristie où ils ont brisé les portes des armoires de manière violente pour s'emparer de tous les objets liturgiques, ciboires, calices, patènes. Ils ont emporté de l'ordre de 8O% des pièces. Il s'agit du trésor liturgique historique et artistique de la cathédrale", a précisé Mgr Marceau, l'évêque du lieu, encore sous le choc. "d'après les premières constatations des enquêteurs, notamment un serrurier, le cambriolage avait été préparé puisque la serrure trois points de la porte de Bethléem avait été +préparée+ et a pu être ouverte sans effraction visible".

Les malfaiteurs ont enveloppé leur butin dans les aubes qui se trouvaient là, à indiqué la sacristine.

"On ne sait pourquoi il ont oublié un de ces paquets, avec notamment un dais du XVIIIe siècle (...) mais sinon tout est parti, tous les instruments du culte, anciens, en vermeil, en argent, aiguillères, bassins. Même l'ostensoir du XVIIIe, en vermeil qui fait plus d'un mètre de haut".

"Ce sont des dizaines d'objets, pour un poids total de plusieurs dizaines de kilos, voire peut-être plusieurs centaines de kilos, car ce sont des objets en métaux précieux relativement lourds", a-t-elle précisé. "Quatre-vingt-cinq pour cent du matériel liturgique a été dérobé; Tout a été vandalisé, notamment les armoires de la sachristie"

Mgr Marceau s'est déclaré "en état de choc" par "l'état désespérant des lieux et la violence déployée pour briser les portes des niches, les armoires afin de s'emparer de tous les objets précieux".

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel est attendue jeudi en fin de matinée à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste pour constater l'étendue du pillage de matériel liturgique commis dans la nuit de mardi à mercredi, en présence du directeur régional des affaires culturelles, le préfet des Pyrénées-Orientales et l'évêque de Perpignan.

D'après Stéphane Brunelle, chargé de communication à l'évêché de Perpignan, les voleurs "ne se sont pas trompés. Ils ont emporté uniquement les objets de valeur: ciboires, ostensoires, calices, patènes..." Les pièces datent des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

"Elles ont été emballées dans des aubes et pesaient au total plusieurs centaines de kilos. Des canettes de bière jonchaient le sol, mais les enquêteurs pensent que c'est un plan pour faire croire à un acte de marginaux. Vu la nature des pièces emportées, c'est un acte organisé", a précisé Stéphane Brunelle.

Située au coeur de la ville, la cathédrale avait déjà fait l'objet de vols de moindre importance, deux fois en décembre 2005, puis en juillet et août 2007, rappelle dans son édition de jeudi le quotidien "L'Indépendant". "Plusieurs demandes d'installation d'alarmes ont été formulées auprès des Monuments Historiques. A chaque fois, les réponses ont été négatives".

L'église de la commune d'Anetz, près de Nantes (Loire Atlantique) a été le théâtre d'une nauséabonde mise en scène. Les livres de cantiques sont répandus sur le dallage et toutes les chaises de l'église ont été retournées, tandis que des excréments humains sont retrouvés à différents endroits dans l'église.

Les coupables étaient des enfants de 12 à 14 ans qui ont été interpelés.

Réseau Indignations

Une église de la ville de Tarare près de Lyon (Rhône) a subi des dégradations après qu'une personne ait volontairement mis le feu à un objet de bois à l'intérieur du bâtiment.

Réseau Indignation

Des inscriptions sataniques en anglais et des croix gammées ont été retrouvées sur une dizaine de caveaux du cimetière de Terre-Cabade, à Toulouse. Plusieurs tombes ont été recouvertes de l'inscription "Damned the Christ" ou de croix gammées tandis que des jardinières de fleurs ont été renversées et des panneaux indicateurs de sections du cimetière ont été endommagés.

Les journalistes s'interrogent sur le fait que le secteur juif n'ait pas été visé par ces actions, ignorants sans doute de la haine que le nazisme avait également contre le catholicisme.
Début août, des croix avaient déjà été renversées dans ce même cimetière, tandis que deux autres cimetières avaient précedemment été frappés dans la ville de Toulouse peu de temps auparavant (la Croix-Daurade et Muret)


ADDENDUM : (14/04/2008)
Cinq jeunes, âgées de 22 à 30 ans, ont reconnu être les auteurs des profanations des deux cimetières de Toulouse. Ils appartenaient à un groupuscule sataniste.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus sont entrés dans le cimetière de Terre-Cabade, et ont retourné les crucifix d'une vingtaine de tombes dans un macabre jeu ou rituel.
Cet incident, dans le plus vaste cimetière de la ville, intervient après un rpéc"dent le 7 août et deux autres profanations dans les cimetières de la Croix-Daurade et de Muret de la ville de Toulouse.

Aucune piste (adolescents désoeuvrés, adeptes du culte satanique...) n'a été écartée par les enquêteurs.

Une deuxième église a été incendiée à Marseille début août. Il s'agit de la chapelle Saint-Marc dans le 12e arrondissement de Marseille, au cœur de la cité Bois Lemaître. Elle a été entièrement détruite, et aucun media ne semble en avoir parlé.

Le curé a déposé mplainte contre X, les premières analyses montrant qu'il s'agit bien d'un incendie criminel.

La chapelle de la Rouguière, dans le 11e arrondissement, avait déjà été mise à feu en décembre dernier.


Comment se fait-il qu'aucun media n'en ai parlé ?? Les vacances de M. Sarkozy étaient-elles à ce point captivantes ?

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