PROFANATIONS EN FRANCE



28 octobre 2006 - Lyon

L'information fut longue à confirmer, mais dans la nuit de vendredi à samedi 28 octobre, une église du IXe arrondissement de Lyon a été attaquée de façon étrange. C'est une moto volée qui a été incendiée à l'intérieur de l'église, endommageant le mobilier et les murs.

Dans la nuit du 16 au 17 octobre, six statuettes en chêne datant des XVIe et XVIIe siècles, ont été descellées du mur de l’église où elles reposaient. Ces objets religieux étaient répertoriés à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques pour une valeur estimée à 11 000 €.
Les statues représentaient le Christ, saint André, saint Paul et trois apôtres dont il ne reste que des empreintes noirâtres sur fond blanc. Sept chandeliers ont également été dérobés.
« Le choc est d’autant plus important que ces six statuettes avaient été dérobées une première fois à la suite de l’écroulement de l’église en 1967, avant qu’elles ne soient retrouvées quelques années plus tard sur un marché aux puces de Saint-Ouen. » se plaint le maire maire d’Izel-les-Hameaux. Les vols et pillages d'Eglise sont en hausse alarmante dans la région du Pas-de-Calais. « Il y a toujours eu des vols dans les églises mais là, c’est assez inquiétant », confirme Philippe Hertel, conservateur des Monuments historiques à la direction régionale des affaires culturelles.


29 septembre 2006 - Nord

Trois statues de bois figurant saint Roch (XVIIe, classée), saint Abbé (XVIe ) et la Vierge à l’enfant (XIXe), pourtant cadenassées, ont été dérobées dans la nuit du 28 au 29 septembre. cela s'est passé dans l'eglise du XVIe siècle d'un petit village : Le Souich

Des vols en série ont touché le village de Givenchy-le-Noble dans le mois de septembre. De nombreux objets religieux ont été emportés, dont trois statues en bois mesurant parfois 1,80 m, incarnant sainte Brigide, saint Joseph et la Vierge Marie.


28 septembre 2006 - St Brieuc

Les mardi 26 et jeudi 28 septembre, des individus - peut-être différents - sont entrés dans la cathédrale pour détériorer son mobilier. Des coups de couteaux auraient été donnés au grand tableau représentant la Résurrection, exposé au centre du retable de la cathédrale. "L'oeuvre, classée, venait d'être restaurée par les Monuments historiques" déplore le père Le Meur, curé de la cathédrale. Les faits se seraient déroulés en plein jour le mardi matin.
Le bas du tableau a été lacéré, un miroir a été souillé de crachats et les vases ont été renversés.
L'oratoire où les messes ont lieu en semaine a également été victime de ces malveillances : icône abîmée, des fleurs déchiquetées, nappe souillée. Peu d'imagination, heureusement, mais encore et toujours des gestes de haine que personne ne juge bon de relever. L'info n'a suscité l'intérêt d'aucun organe de presse sinon maville.com et Le Télégramme

Source :
maville.com


28 septembre 2006 - Meuse

L'église Notre-Dame de Bar-le-Duc dans la Meuse, a été vandalisée jeudi matin. Ce sont des statues de plâtre représentant le Christ au Sacré Coeur, Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, qui ont été soulevées et projettées au sol, alors qu'elle reposaient sur des socles de plus d'un mètre de haut. Les trois statues se sont entièrement brisées.
Une statuette plus précieuse du XVIIIe siècle a aussi été endommagée, tandis que les vases de fleurs ont été systématiquement renversés.

Source :
Nouvel Obs


25 septembre 2006 - Calvados

L'église et le cimetière attenant du petit village de Surain ont été victime d'une profanation dans la nuit du dimanche au lundi 25 septembre.
Des croix ont été arrachées, des tombeaux descellés, des objets d’ornements ont été brisés, et des pierres tombales marquées de signes nazis. Nous n'en savons guère plus, l'information a été rapportée par Ouest-France le 29 septembre, en quelques lignes... un fait divers bien entendu !


24 septembre 2006 - Paris

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux jeunes hommes en état d'ébriété ont lancé des pavés contre le portail de l'église Notre-Dame de Lourdes, dans le XXe arrondissement de Paris. Ils ont ainsi brisé le porche en verre de cette église moderne, empêchant le curé de célébrer la messe dominicale le lendemain. La police, qui a arrêté les deux malfaiteurs, a informé qu'ils ne la "trouvaient pas à leur goût".
Selon un porte parole de la police, "cet acte est dû à l'ivresse et n'obéit à aucune motivation politico-religieuse". Un refrain que l'on entend bien souvent dès qu'une église est attaquée.
Le père Michel Aupetit, vicaire général à l'archevêché de Paris, a précisé que le curé de la paroisse a porté plainte.

Sept tombes ont été profanées dans le petit cimetière de Vendine (un village d'une centaine d'habitants du Lauragais, Haute-Garonne). Des croix gammées et un salut nazi (« Heil Hitler, Zig Heil ») ont été découverts par le maire pendant une fête locale.

Une plainte a été déposée à la gendarmerie. Il semblerait que l'acte ait plus été fait par bêtise que par racisme (ben voyons), alors que la fête du village battait son plein juste à côté. Aucune personne de confession juive n'étant enterrée dans ce cimetière (donc pas de racisme, evidemment !)

Le cimetière de Vendine, qui comprend une cinquantaine de tombes, n'est pas le genre d'endroit où se retrouvent les néo-nazis ni les Satanistes.

Dans la nuit du vendredi au samedi 24 Juin, le feu a été mis à la chapelle d'une école catholique de Montpellier "Le Cours Notre-Dame". C'est la chapelle qui était visée en premier lieu, mais le feu s'est ensuite propagé jusqu'au réfectoire et a détruit toute l'installation électrique de l'école, qui a donc du fermer la veille de sa fête annuelle.
Le feu, d'origine criminelle, a été mis aux soutanes et soutanelles rangées dans la sacristie de la chapelle. L'école lance un appel au secours pour financer sa réouverture.

L'Eglise saint Paul, dans le quartier de la Paillade à Montpellier, a dû être fermée après avoir subi des dégâts avant le week-end. La messe du dimanche a dû être célébrée en plein air.
Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 mai 2006, le lieu de culte a été pris pour cible pendant les violences qui ont secoué le quartier (suite à la mort accidentelle d'un jeune voler de moto poursuivi par la police). Des voitures ont été incendiées, mais l'Eglise aussi a curieusement été prise pour cible. Un engin incendiaire confectionné à l'aide d'une poubelle a été lancé contre la porte.
Les gaînes électriques ont fondu, alors que tout le système venait d'être refait à neuf.


La chapelle Notre-Dame du Désert à Laillé (Bretagne) a été livrée aux flammes dans la nuit du 14 au 15 mai. Les dégâts sont impressionnants, la chapelle ayant été presque totallement été détruite.

Les enquêteurs suspectent un nouvel acte criminel après les incendie de la chapelle Saint-Guen à Saint-Tugdual et la destruction de la chapelle du Sacré-Coeur à Ploermel au début de l'année. La police avait rapidement arrêté les responsables, un couple pour la première chapelle et un groupe de jeunes pour la seconde. Leurs actions avaient été expliquées par des liens à des rites sataniques.

La police redoute une recrudescence de ces violences à l'approche de la date du 6 juin 2006 ! (6/6/6)

14 avril 2006 - Anjou

Vendredi saint, des passants venus fleurir les tombes du petit cimetière de Combrée en ces périodes de célébrations religieuses intenses ont eu la mauvaise surprise de découvrir un spectacle peu réjouissant. Une dizaine de sépultures étaient profanées: pots de fleurs brisés, croix brisées et renversées. Des symptômes suggérant le satanisme une nouvelle fois. Aucun tag n'a été laissé sur les tombes.

La gendarmerie, saisie de l'affaire, n'exclut aucune piste.

Une fresque réalisée pour la foire aux vins de Saint-Amand-Montrond (Cher) a déclenché la colère de l'Eglise. Elle représentait une scène de la messe avec des personnages aux pommettes rougies par la boisson attendant la communion au sang du Christ (le vin). Une femme à genou au pied du prêtre lui présentait une poitrine plutôt dégarnie.
La partie de la fresque incriminée a finalement été masquée dans un souci d'apaisement.

« Ce dessin est d'un ridicule sans nom. Notre Église, c'est autre chose !» a dénoncé Jean-François Breton, curé de la commune. « En tant que prêtre, on se sent blessé »
« C'est un dessin provocant avec une femme à genoux devant le calice. Ce n'est pas pour faire comme les musulmans, mais on ne peut pas tout laisser faire. Il faut faire attention et avoir un minimum de respect des personnes », a ajouté le curé, à qui sa hiérarchie avait demandé d'agir.

Amador Castaner détourne ainsi tous les ans une scène connue sur le thème du vin. "Je ne vois pas ce qu'il y a de mal. On voit des décolletés. J'avais réalisé un dessin plus osé, il y a 15 ans, qui n'avait pas posé de problème", s'est-il étonné. Il s'agissait d'un dessin d'Adam et Eve s'ennivrant nus dans le paradis.

Ce qui prouve que lorsqu'on ne réagit pas, on encourage ainsi à aller plus loin. Il était temps, et on se réjouira que la demande soit venu des autorités ecclésiastiques, fait plutôt rare.

Sources :
Le Monde
La Croix

Les étudiants (ou non) qui ont envahi la Sorbonne dans la nui du 10 au 11 mars dernier ne se sont pas contenté de détruire des centaines de tables ou de chaise. Ils ont également fait main basse sur des ouvrages historique de grande valeur. Certains ont simplement été brûlés sur place, et les 6 titres recensés sont des cartulaires ecclésiastiques de la fin du XIXe siècle. Plus précisément, il s’agit de chartes d’abbayes d’Île-de-France, dans lesquels étaient consignés tous les documents officiels ou de droit privé depuis le Moyen Âge.

« Les cartulaires ecclésiastiques sont souvent les seuls à avoir traversé les siècles en raison de la pérennité des institutions religieuses, explique Jérôme Belmon», directeur des études de l’École des Chartes. « Ces ouvrages qui contiennent des documents pouvant dater du Xe siècle représentent une source très riche pour la connaissance du Moyen Âge. » Ces ouvrages auraient une valeur marchande de 1000 à 2000 €.

Les volumes avaient été sortis des rayons en vue d'une numérisation. Le local où ils étaient stockés a été entièrement vandalisé. Sept ordinateurs portables ont aussi été volés.

Beaucoup d'autres ouvrages précieux ont disparu, dont la liste n'a pas encore pu être établie. Certains ont été retrouvés dans la rue.

Ces livres avaient résisté à toutes les guerres, mais pas à la bêtise d'une poignée d'étudiant !

Source :
La Croix

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