PROFANATIONS EN FRANCE


La gendarmerie nationale a dressé un triste état des lieux des profanations en France, révèlant que pas moins de 184 faits de profanations ont été recensés en 2009 (faits pour lesquels des plaintes ont été déposées). Les départements du Bas-Rhin, de la Somme, d'Ille-et-Vilaine, de la Gironde, du Gard et des Vosges concentrent le plus grand nombre de violations.

D'après de bilan, seule une cinquantaine d'affaires, impliquant 106 vandales, ont été résolues cette même année. Les saccages visant les églises et les cimetières ont suivi une montée en puissance en 2004, avec plus de 140 cas constatés cette année là, les autorités ont remarqué des «pics» sur les douze derniers mois qui «correspondent, en partie, aux dates ou périodes symboliques célébrées par des groupuscules sataniques ou néonazis».
Ainsi, les profanations sont fréquentes le 30 avril, date anniversaire de la fondation de l'«Église de Satan» aux États-Unis et de la mort d'Adolf Hitler, ou le 31 octobre, date traditionnelle de la fête d'Halloween et jour de l'an sataniste, ainsi que lors des solstices et des équinoxes. Les enquêteurs ont même recensé «cinq violations de sépultures ou de tombeau», dont deux exhumations de cadavres pour des rites étranges en 2008.

«Près de la moitié des faits ont été recensés le week-end», ajoute un gendarme, estimant par ailleurs que ce «nombre est certainement plus élevé, compte tenu de la découverte tardive de certains délits».

Les sacrilèges recensés en zone gendarmerie (95% du territoire) touchent principalement des lieux chrétiens.

Le plus grave réside dans l'âge de la majorité de ces profanateurs. Sur les 50 affaires résolues (27% des affaires), 83 % des auteurs sont mineurs, et sont des garçons. C'est peut-être aussi pourquoi ces affaires sont plus faciels à résoudre, mais ce bas âge incite à la réflexion. Comment en est-on arrivé à une société où des adolescents et parfois mêmes des enfants saccagent des lieu de repos ou de prière par simple "amusement", souvent entaché de culte satanique, gothique, ou nazi peu avancé.

Selon le Figaro et les avis des experts, 2010 s'annonce sous les pires augures. 24 profanations ont déjà été recensées en seulement deux mois. L'absence de sanction ou de réactions éducatives incite peut-être ces jeunes à croire que ce "délit" peut permettre de s'affranchir des règles sociales en toute impunité ? Reste 134 cas non résolus.

L'église Saint-Clément, à Nantes a été cible de vandalisme le mercredi 24 février. Une statue a été abimée (sa main brisée), une station du chemin de croix a été dérobée, et une dizaine de chaises ont été fracassées.

Deux jours plus tard, c'est la basilique Saint-Donatien qui est prise pour cible d'apprentis anarchistes qui ont tagué ses murs avec des slogans comme "Brûle ton église" et le fameux A cerclé des adolescents anarchistes. D'autres inscriptions : "ni Dieu ni maître", "les curés au bûcher, les sorcières en liberté", ont été taguées sur le portail et le mur d'enceinte du lycée catholique Saint-Donatien.

Basilique Saint Donatien

Le député maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault

"condamne fermement les actes de vandalisme perpétrés contre la basilique Saint-Donatien et l'église Saint-Clément de Nantes et assure la communauté chrétiennne et l'ensemble des communautés religieuses de son soutien et de sa fermeté face à des actes de violence et de provocation envers les lieux de culte".

(On est en droit de se demander si un tel appel à la haine et à la destruction n'est pas un nouveau pas franchi contre les catholiques)



Une nouvelle profanation a eu lieu à l’église de Morangis, en Essonne. Aucun media n'en parle mais le saint sacrement (pain consacré et laissé dans la réserve eucharistique que constitue le tabernacle, fermé à clef) a été également profané, ce qui a provoqué la sainte colère de Monseigneur Dubost, Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes.



Il lance à cette occasion un communiqué :

Je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l’opinion publique se révoltent lorsqu’une mosquée ou une synagogue est attaquée.
Je m’en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises.
Bien plus, à la suite d’un certain nombre de vol et de profanations, j’avais émis l’idée de mettre sur pied une commission « cambriolage » pour visiter les églises, étudier, pour chacune d’entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l’inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier.
On m’a fait savoir que je n’en avais pas juridiquement le droit… et qu’il serait mis en place une commission officielle.
Les exactions continuent.
Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence.
Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations…
S’il faut hurler, nous hurlerons.
Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens.

+ Mgr Michel Dubost
Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes
Le 19 février 2010

Mise à jour du 24-02-2010 : Le Parisien se fait l'echo de la colère de l'évêque, en rappelant que sept églises avaient été cambriolées dans l’Essonne entre janvier et juin 2009.
L'affaire qui indigne Mgr Dubost s'est déroulée le 12 février 2010. Les "cambrioleurs" ont brisé la porte vitrée, ont détruit un détecteur de présence, puis jeté au sol tout ce qu’ils ont trouvé : papiers, chaises… avant de pénétrer dans la sacristie. Là, deux ciboires en or (des vases sacrés où sont conservées les hosties), une patène en argent (soucoupe sur laquelle le prêtre présente les hosties) et un calice (coupe où se fait la consécration du vin) ont été volés.
Dans l’église, ils ont ensuite saccagé le tabernacle, contenant les hosties consacrées, chose la plus sacrée pour les catholiques. Les enquêteurs l’ont retrouvé emporté à proximité de l’église, ouvert. Le marteau ayant servi au cambriolage était dedans.

Les enquêteurs ont pu extraire des traces ADN. Le pain de l’eucharistie était jeté au sol et piétiné.

« C’est la pire profanation qui soit, s’emporte Michel Dubost. Mais j’ai l’impression que cela ne choque personne en dehors de notre communauté. » « Les paroissiens sont choqués, moi je suis dégoûté », soupire le père Adelard Kaseshi, qui officie dans cette ville.

L’évêché a porté plainte. La municipalité de Morangis aussi.

« C’est intolérable, condamne Pascal Noury, le maire PS. Les gens ne respectent plus rien. On va tâcher de voir avec les responsables de la paroisse ce que l’on peut faire pour renforcer la sécurité de l’église. »

De simples "cambrioleurs" pour la presse. Prendre le temps d'ouvrir un tabernacle juste pour sacager des hosties est tellement plus professionnel.

La moitié des tombes du petit cimetière de la commune d'Oxelaëre (Nord) ont été taguées dans la nuit du jeudi 18 février. 47 tombes ont été dégradées au total, uniquement les tombes chrétiennes du cimetière. La gendarmerie évoque des croix gammées à l'envers, des mots injurieux et des graffitis divers.

Le maire et les habitants sont consternés et refusent toute idée d'ivrognerie, le village étant trop petit pour disposer de débits de boissons. Devant la diversité des couleurs utilisées et des cibles visées, le maire Stéphane Dieusaert, écoeuré, s'exclame :

« On aurait cru une petite guerre. C'est lamentable. »

La police commente de son côté :

« Ça ressemble un petit peu à rien. »

La plupart des croix gammées sont dessinées à l'envers, côtoyant têtes de toto ou peace and love, mais aussi des inscriptions plus connotées comme « skin », « hardcore » ou « Lonsdale », une marque de vêtements souvent associée aux skinheads. Des témoignages parlent de dégradations en plus des tags.

17 tombes avaient déjà été profanées en décembre.

Chose notable : l'information a été relayée dans les médias.
Voir vidéo France 2

addendum 01/03/2010 : Trois adolescents de 15 à 16 ans ont été arrêtés et ont reconnu les faits. Ils ont profané 61 tombes en tout dans deux cimetières du Nord, et commis de nombreuses dégradations sur des biens publics et privés depuis novembre. Ils avaient profané 17 tombes du cimetière de Cassel dans la nuit du 12 au 13 décembre, puis 44 sépultures, dont trois de soldats du Commonwealth, dans le cimetière d'Oxelaëre dans la nuit du 18 au 19 février. Les trois collégiens sont donc poursuivis pour profanations de sépultures ou de tombes, dégradations en réunion, et provocation à la discrimination raciale, ainsi que vols en réunion et tentatives.
Les collégiens ont expliqué avoir commis ces faits sans motivation idéologique, mais "pour s'occuper, rigoler et faire parler d'eux". Les adolescents, qui encourent jusqu'à sept ans de prison devant le tribunal pour enfants, n'ont pas vraiment exprimé de regrets. L'un d'eux s'est même dit "content" de la médiatisation des faits d'Oxelaëre, après lesquels ils avaient décidé d'arrêter quelques mois. Ils ont également reconnu des vols dans des véhicules et des dégradations. Une centaine de victimes ont été recensées, mais le préjudice total n'a pas encore été établi.

Il reste étonnant en effet que cette profanation ait soudain eu un écho médiatique alors que tant d'autres ne sont pas relayés dans les médias, et que c'était exactement ce que voulaient ces jeunes... Si leur sanction pouvait être exemplaire et avoir le même retentissement médiatique, cela mettrait peut-être du plomb dans la tête de certains jeunes qui confondent désoeuvrement et destruction de bien.


mercredi 17 janvier 2010

Deux sculptures ont été vandalisées dans l'église Sainte-Eulalie, à Benet (Vendée). Il s'agit de reproductions de scènes bibliques situées sur les deux rouleaux d’archivolte de la haute baie centrale de la façade extérieure. Les parties saillantes de ces reproductions, présentées depuis 3 ans dans l'église, ont été détruites.

Une plainte a été déposée.

Le cimetière de Croissy-sur-Seine a été profané mercredi 17 janvier. Ce sont des des riverains qui ont prévenu la police dans l'après midi en découvrant que des dégradations avaient été commises. Des croix ont été cassées et des stèles ont été fendues.

Là on est dans des actes de destructions autrement plus grave que des tags ou des ornements renversés. Devinez quoi : PERSONNE n'en parle, sinon Le Parisien, en trois lignes et en faits divers !!! Où sont les réactions indignées des associations et des politiques, et la couverture médiatique censée éduquer les français !

Un acte de vandalisme d'une violence inhabituelle a semé la consternation à Saint-Pol-de-Léon, commune du finistère proche de Roscoff. La rambarde en granit du XVIe siècle de l'escalier qui donne accès à une porte lattérale (porte Saint-Mathieu, rue du 4-Août), a été a été totalement détruite, résultat d'une fureur destructrice probablement réalisée à l'aide de masses.

La balustrade ouvragée a été morcelée et les piliers, prolongés par des tenons, arrachés de leurs encoches. Les services techniques ont remisé les débris dans l'attente de la venue d'un représentant des Monuments historiques. La cathédrale étant bâtiment communal, (étrange pour une cathédrale, en général bien national depuis la confiscation des biens de l'Église de 1901) une plainte a été déposée par la mairie. Le week-end de la saint Valentin a été le théâtre d'autres dégradations : l'un des bancs fixés avenue de la Mer a, par exemple, été arraché de son socle dans la nuit de samedi à dimanche, et posé en travers de la route avec de gros conteneurs à ordures. Des toilettes publiques ont également été mises à mal.

Il n'empêche que s'en prendre à un ouvrage finement ciselé, bien historique du XVIe siècle, et ouvrage attaché à une cathédrale ne nécessite pas le même taux de bêtise que des ivrogneries qui consisteraient à dégrader des ammeublements citadins. Il a fallu une masse pour détruire cette rambarde et un acharnement certain pour finir le travail à ce point. Cette violence dans la destruction est autrement plus odieuse que des tags inscrits à la bombe en quelques secondes sur un mur, et qui font pourtant réagir toute la sphère médiatique.

Les pompiers on afflué, vendredi 29 janvier dans l'après-midi, sur la place Saint-Bonnet à Bourges (Cher), tandis qu'ils éteignaient l'incendie commencé à l'intérieur de l'église Saint-Bonnet.

C'est dans la chapelle du saint sacrement, près du choeur que le feu a été mis, au milieu de chaise préalablement empilées. Les pompiers ont rapidement maîtrisé l'incendie, mais une importante fumée s'est répandue dans l'édifice qu'il a fallu ventiler à l'aide de deux imposants ventilateurs. Le feu n'a heureusement pas eu le temps de détériorer les murs et tableaux de la chapelle. Au final, le feu aura mobilisé trois camions de pompiers, la grande échelle, la cellule éclairage, de la ventilation et l'assistance respiratoire...

Pour les policiers sur place, de même que pour le Père Massip, curé de Bourges, l'origine volontaire du feu ne fait aucun doute. Cet incendie n'est pas sans rappeler ceux qui, voilà plus d'un an avaient touché la cathédrale mais aussi les églises Notre-Dame et Saint-Pierre.

Et devinez quoi ? Ce matin, les médias nationaux rapportent tous le tag qui a été tracé sur le mur d'une mosquée, mais pas un mot sur cet acte autrement plus grave de tentative de destruction !

Trente-six tombes ont été prises pour cible dans le cimetière de Biéville-Beuville, commune du Calvados, située près de Caen. De nombreuses croix ont été renversées et des ornements funéraires éparpillés.

Aperçu par des voisins, le suspect a été interpellé peu après les faits par les gendarmes. Selon le parquet du tribunal de Caen, il s'agit d'un élève ingénieur de 23 ans, de confession musulmane, qui aurait déclaré « avoir entendu des voix lui demandant de "casser des croix", et ne pas supporter les croix.» Le suspect doit aujourd'hui faire l'objet d'un examen psychiatrique afin de déterminer s'il ne s'agit pas plutôt du geste d'un déséquilibré. Le jeune homme souffrirait d'une "altération de la responsabilité, mais pas d'une abolition", rapporte le procureur sur les ondes de RTL. Il serait partiellement responsable de ses actes.

Etrange, RTL en a parlé, mais l'information n'a pas beaucoup été ébruitée, au contraire du tag retrouvé sur le mur d'une mosquée qui a fait le tour des médias. Toujours deux poids deux mesures. Il n'y avait personne non plus pour s'indigner d'une église mise à feu intentionnellement à Bourges vendredi.


2009

Selon les données de la gendarmerie nationale (95% du territoire), les actes de profanation en France recensés après dépôt de plainte s'élève à 184 pour l'année 2009. Le chiffre est en augmentation. Il s'élevait à 172 en 2006, 208 en 2005, 140 en 2004.

Les services de l'Information Générale (ex Renseignements Généraux) annoncent les chiffres de 389 actes d'atteinte et de profanation aux lieux de cultes chrétiens, en intégrant le moindre calvaire et les vols dans les églises. Une augmentation de 40% par rapports aux chiffre de 2008 comprenant le même prérimètre (180 cimetières et 209 églises, chapelles et calvaires).

Gendarmerie nationale
La Croix

C'est une histoire hallucinante qui s'est déroulée le 14 juillet 2009 dans la chappelle Saint-Pierre de Mahalon, dans le Finistère.

Depuis 1990, l'association Cap accueil organise le festival des chapelles qui consiste à organiser des concerts dans les chapelles bretonnes du Finistère. Chaque été, depuis 2001, ces festivals sont placés sous l'égide de l'association « Arts à la Pointe », qui consiste cette fois à mettre en valeur des artistes contemporains.
Pour l'édition de 2009, cette association avait donc sollicité une jeune danseuse rennaise, Corinne Duval afin de mettre en valeur une des expositions mise en place dans la chappelle Saint-Pierre de Mahalon. Ces expériences avaient déjà suscités des remous par le passé avec des toiles présentées plutôt très indécentes dans des lieux qui demeurent avant tout des lieux sacrés.

Mais cette année, l'artiste a franchi de nouvelles limites... À l'issue de sa performance d'une quarantaine de minutes, traitant de l'enfermement et de l'espace, la danseuse et son partenaire sont montés sur l'autel de la petite chapelle et se sont intégralement déshabillés.
Pire encore, les accès à la chapelle avaient été fermés à clé, à l'insu de tous. Personne n'a pu sortir avant la fin de la représentation. Le vicaire général du diocèse et le prêtre chargé de l'art sacré en Finistère se sont ainsi trouvés enfermés, avec une petite centaine de spectateurs, tandis que le président de la communauté de communes et le directeur artistique de la manifestation, arrivés un poil trop tard, sont, eux, restés à la porte. De nombreux spectateurs se sont plaints de se retrouver enfermés à double-tour.

« C’était une profanation d’une grande violence. Cet acte odieux pour la conscience et la sensibilité des catholiques, pour qui l’autel est le lieu le plus sacré d’une église, a profondément scandalisé des croyants comme des non-croyants, d’autant plus qu’il semblerait avoir été prémédité. » a dénoncé l’évêque, Mgr Jean-Marie Le Vert.
« L’Eglise est ouverte à la culture, mais il faut savoir jusqu’où aller, explique le vicaire général, Jean-Paul Larvol. Nous avons contacté toutes les mairies et associations du secteur établir un contexte précis pour l’utilisation des lieux de culte. »

Le diocèse a décidé de fermer ses chapelles pour un an aux activités de l’association et se réserve le droit d’engager des poursuites. Une célébration de réparation en prières en présence de l’évêque sera organisée dans la chapelle. « On s'est retrouvés piégés », condamne Jean-Yves Auneau, président de Cap accueil. Au propre, comme au figuré, car l'association ne s'attendait pas du tout à ce final en tenue d'Adam et Ève, sur l'autel. Yves Vaillant, l'adjoint au maire chargé de la culture, dénonce aussi cette manifestation. L'association a donc refusé de payer une prestation qui ne répondait pas à ses attentes.
Mais l'artiste s'est plainte aux prud'hommes, qui lui ont donné gain de cause début octobre. Cette affaire a soulevé la question de la mise à disposition des lieux de culte pour des manifestations artistiques. Fin octobre, le diocèse de Quimper avait rappelé que les chapelles « ne peuvent pas être de simples salles de spectacles ou d'expositions ».

Pour rappel, la loide 1905 donne un statut particulier aux eglises confisquées par l'Etat: Depuis la loi de 1905 les lieux de culte construits avant cette date sont propriété de l'état qui en a délégué la propriété aux communes. Ce sont donc des lieux publics mais ils n'ont pas été amputés de leur histoire ni de leur vocation par la loi. Ils restent donc avant tout des édifices religieux, avec leur caractéristiques propres, et la loi a souhaité conserver ce statut en donnant une responsabilité au clergé qui en est affectataire. On peut en désacraliser dans certaines conditions, mais tant qu'une cérémonie religieuse y sera célébrée annuellement, il ne peut en être question. Concrètement, les chapelles du Cap-Sizun sont avant tout des lieux de culte dans lesquels il ne peut y avoir aucune activité extra religieuse qui n'aurait pas reçu l'aval du clergé. Et c'est le cas pour toutes les églises affectées au clergé.

Addendum : Monseigneur Jean-Marie LE VERT, évêque de Quimper et Léon, a adressé un communiqué:

«Le 14 juillet dernier, une profanation d’une rare gravité et d’une grande violence a été perpétrée dans la chapelle St Pierre de Mahalon, au cours d’une manifestation culturelle organisée par l’association « L’Art à la Pointe », dans le cadre de « Cap accueil ». Deux personnes présentant leurs « performances », un homme et une femme, sont montés sur l’autel, se sont totalement dénudés et ont dansé sur cet autel, devant plusieurs personnes présentes, dont des enfants et des jeunes. Cet acte odieux pour la conscience et la sensibilité des catholiques, pour qui l’autel est le lieu le plus sacré d’une église, puisqu’y est célébré l’acte central de la foi catholique qu’est l’Eucharistie, a profondément scandalisé des croyants comme des non-croyants, d’autant plus qu’il semblerait qu’il ait été prémédité.
Devant le scandale public et le large écho récent dans différents médias (presse, radio, Internet), l’Eglise catholique qui est en Finistère ne peut pas ne pas réagir. En France, les chrétiens ont le droit d’être respectés dans leur foi et leur sensibilité, comme n’importe quel autre citoyen ou croyant ! On n’ose imaginer l’ampleur qu’aurait prise un tel acte s’il avait été commis dans une mosquée ou dans une synagogue…
L’association « Art à la Pointe » a présenté ses excuses : elles ont été acceptées, le diocèse de Quimper et Léon reconnaissant que, pour une part, cette association avait été elle-même victime de cette malveillance.
Pendant plusieurs semaines de réflexion et de consultation, il a été recherché une réaction ajustée et équilibrée. Tout ce temps a été nécessaire pour ne pas réagir sous le coup de l’indignation et de la passion. La décision prise l’a été en lien avec le Conseil épiscopal, les prêtres et les équipes de fidèles responsables sur les paroisses du doyenné du Cap-Sizun – Douarnenez – Plogastel-Saint-Germain. Cette décision veut montrer que l’Eglise catholique du Finistère n’est pas fermée à la tenue ponctuelle de manifestations culturelles dans les chapelles, mais qu’elle demande expressément que celles-ci soient tenues dans le respect du Droit français et du caractère sacré d’une église.
C’est pourquoi il a été décidé un moratoire d’un an de toutes les expositions relevant d’Art à la Pointe, et des manifestations culturelles qui y sont attachées, dans les chapelles et églises du doyenné du Cap-Sizun – Douarnenez – Plogastel-Saint-Germain. Nous demandons que ce laps de temps jusqu’à l’été 2011 soit mis à profit pour que les différents partenaires de ces manifestations (paroisses, communes, associations culturelles, commission diocésaine d’Art sacré) puissent réfléchir à une nouvelle manière de faire pour organiser des expositions.
Ce nouveau processus devra tenir compte de ce qui a été dit dans la convention signée entre l’Association des Maires du Finistère et le diocèse de Quimper et Léon le 4 septembre 2007, et ce qui figure dans le Directoire diocésain sur l’usage culturel des églises et chapelles publié le 8 septembre 2009. Toutes les précautions nécessaires devront être prises pour que de telles profanations ou autres abus ne se reproduisent plus. Sinon, la collaboration avec telle ou telle association culturelle pourrait être définitivement suspendue.
Une célébration de réparation aura lieu dans la chapelle St Pierre de Mahalon ; la date en sera fixée ultérieurement.
Enfin, le diocèse se réserve le droit d’éventuelles poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de cette profanation.
Espérant que cette décision permettra d’assainir la situation et apaisera les cœurs de ceux qui ont été scandalisés par cet acte inqualifiable, nous redisons notre volonté de collaborer à la promotion de la Culture dans notre département, sachant que cette promotion ne peut se faire n’importe comment ni à n’importe quel prix, ne serait-ce que pour le bien de l’Art et des artistes.»
+ Jean-Marie Le Vert
Evêque de Quimper et Léon

Le communiqué


Samedi 12 décembre 2009

3 adolescents ont profanés 17 tombes du cimetière de Cassel, dans le Nord, dans la nuit du 12 au 13 décembre en les couvrant de tags nazi ou faisant référence à l'univers skinhead.

L'église Notre-Dame d'Espérance, place Saint-Pierre, à Saint-Brieuc (côtes d'Armor) a été la cible d'un vandalisme forcené dans la journée du samedi 3 octobre. Outre les chaises renversées par terre, le contenu d'une grande poubelle municipale a été déversé au sol, et, plus grave, un vitrail a été brisé à l'aide d'une chaise projetée et de jet de pierres. Enfin, une inscription injurieuse a été aposée sur le livre de messe.

Dans le cadre de l'enquête, les policiers ont procédé sur place à une série de constatations, notamment des relevés d'empreintes. Ils ont également entendu un témoin.

Il serait étonnant que, si ces actes ont été perpétrés par des enfants nourris d'irréligion, leurs parents soient un minimum responsabilisés par des amendes !


dimanche 27 septembre 2009

Une quinzaine de tombes ont été profanée dans le cimetière de Cré, des champs de Notz, près de CHâteauroux (Indre), dans la nuit de dimanche à lundi. Deux stèle ont même été renversées, tandis que les ornements des autres tombes ont été saccagés.

Des vandales se sont acharnés sur les croix blanches du cimetière militaire de Nompatelize, dans les Vosges, probablement au cours du week-end des 26 et 27 septembre. Plusieurs d'entre elles ont été sectionnées à la base et des morceaux jetés derrière une haie de petits sapins, tandis que la croix située au sommet d'une stèle plus imposante a été « décapité ».

Le maire de Nompatelize, Didier Barret explose :

« Ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est le respect dû aux morts. Ceux qui ont fait cela sont des crétins, je ne sais même pas s'ils ont conscience de leurs actes. Je leur souhaite de connaître le prix du sang versé pour la paix et la liberté. »

Ces quelques croix latines ne matérialisent pas seulement la sépulture de cinq ou six combattants. Sous ce rectangle de verdure entretenu par des bénévoles se trouve la dernière demeure de 138 soldats français et allemands tombés lors de la bataille du 6 octobre 1870.

La profanation de la nécropole intervient quelques jours seulement après que des graffitis ont été relevés dans la chapelle voisine de Mon Repos.

Aucune réaction connue du monde politique devant cet acte ignoble.

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