PROFANATIONS EN FRANCE



Jeudi 17 septembre 2009

Dans la soirée du jeudi 17 septembre, entre 16 h et 18 h, une personne mal intentionnée s'est introduite dans l'église Saint-Hilaire (centre d'Halluin, Nord) pour renverser la statue de la Vierge disposée sur un socle dans la chapelle de droite. A cette heure, l'église est fermée pour la nuit, et ce geste a peu de sens sinon de la violence gratuite contre les emblèmes du catholicisme.

Dans la chute, la statue s'est brisée en deux morceaux principaux, sans compter de multiples éclats. La paroisse a bien évidemment porté plainte pour cet acte.

Les 11, 12 et 13 septembre 2009 se tenaient en la ville d'Angers la 11e édition du festival des Accroche-Coeurs, festival dirigé par Joe Bithume qui a lieu chaque année. Mais cette année, pour la dernière de joe Bithume, ce festival avait un goût un peu particulier, puisque le thème choisi était Anges et Démons, thème peu original que l'on retrouve régulièrement dans nombre de manifestation. Est-ce pour atteindre malgré tout l'originalité que les organisateurs ont voulu choquer ?

Ils ont en tout cas dépassé les bornes pour bon nombre d'observateurs. Lors du spectacle de clôture le public, familial, a pu voir des images à connotation sexuelle pouvant, et les journaux le confirment également, heurter un jeune public. Parodie de masturbation, gestes très obscènes et autres allusions sexuelles inattendues.

Aussi le Parti Chrétien démocrate s'est-il dit « profondément scandalisé » par les scènes érotiques proposées aux Angevins lors du spectacle de clôture, place Leclerc.

« De telles scènes devant nos enfants et 400 jeunes choristes ne peuvent s'apparenter à de l'humour ou pris au deuxième degré ! Rappelons enfin que les Accroche-coeurs sont entièrement financés sur fonds publics, soit 1,6 million d'euros en 2008. »

Le maire lui-même, Jean-Claude Antonini, n'a pas pu supporter ce spectacle, et s'est dit profondément désolé. Il a quitté le spectacle sans prononcer son discours de clôture.

Je "n'ai pas reconnu les Accroche-coeurs". "Je me fais un devoir de ne jamais intervenir dans les choix artistiques mais, je n’ai pas désiré cautionner les scènes indécentes par le discours de clôture que je prononçais traditionnellement. J’ai voulu marquer ma désapprobation par mon départ."

le spectacle prévu était plus accrocheur il faut dire, invitant les angevins à s'habiller en anges (forcément !) pour lutter contre les forces du malin. Le final n'a pas grand chose à voir avec cela, surtout quand les attaques se dirigent contre l'Eglise catholique, en face de la cathédrale de la ville !

Mgr Delmas, l'évêque d'Angers, a diffusé lui aussi un communiqué aux médias pour dénoncer le fait que « le sacrement de l'Eucharistie a été tourné en dérision ».

« la célébration de la messe est le coeur de notre pratique religieuse. Dans le pain et le vin consacrés, les fidèles catholiques croient à la présence réelle du Christ. La volonté de moquer publiquement leur foi en divers lieux de la ville, y compris au bas de la montée Saint-Maurice, en face de la cathédrale, vient bafouer le droit au respect des religions. » « Au nom des catholiques du diocèse d'Angers, je tiens à faire connaître à tous combien cette caricature a été ressentie comme injurieuse par les fidèles qui ont eu à la supporter. » conclut-il son communiqué.

Mais Pascal Larderet, qui a créé cette histoire, ne comprend pas le problème et estime normal que des démons lors d'un spectacle familial doivent se comporter comme de véritables démons, obscènes, blasphémateurs, pornographes, et violents contre la religion.

Il est toujours triste de constater que des fonds publics peuvent financer ce genre d'ébats qui bafouent la foi de ceux qui ont fait le choix de croire et de vivre leur foi...

Le cimetière d’Enchenberg, dans le Pays de Bitche, a été odieusement profané ces derniers jours, deux fois de suite.

La première fois, c'est un crâne humain qui a été découvert posé sur une tombe. Il proviendrait de l’ermitage du cimetière, servant autrefois d’ossuaire.

La seconde fois, c'est un homme qui a constaté l'urne où reposaient les cendres de son épouse avait été dérobée. La case où elle était entreposée avait été dévissée. Les gendarmes de Lemberg, Bitche et Sarreguemines se sont rendus sur place et ont ratissé les alentours. Ils ont retrouvé l’urne hier matin, à 200 m du cimetière. Les cendres avaient été renversées.

Non seulement les lieux de repos, les pierres tombales, mais à présent les dépouilles des morts eux mêmes sont la cible des vandales qui n'ont plus aucune notion de respect quelconque envers ce qui peut être considéré comme sacré !

soixante-dix tombes ont été vandalisées lundi en fin d'après-midi au cimetière de Coudekerque-Branche. Ces actes ont suscité la colère et l'indignation des familles touchées, mais les deux auteurs des faits, deux jeunes hommes bien connus des services judiciaires, ont été placés en garde à vue et devraient être jugés demain en comparution immédiate.

Plaques commémoratives brisées, fleurs piétinées, urnes funéraires en mille morceaux, tel est le spectacle qui s'offrait aux familles et asuscité de la colère, de l'indignation et une grande peine. Dans leur geste de destruction, les auteurs ont parfois jeté sur les tombes les imposants galets qui décorent l'allée centrale. Il n'y a pas eu d'inscription sur les sépultures

« Le columbarium a aussi été touché, ainsi que cinq tombes d'anciens combattants », précise le maire de Coudekerque-Branche, David Bailleul, qui condamne « ces actes odieux, inadmissibles et scandaleux ».

Au moment des faits, les deux auteurs suspectés d'avoir commis ces destructions ont été aperçus par des concitoyens qui ont immédiatement contacté les services municipaux. L'un deux est le fils du gardien, qui savait que son père fermerait exceptionnellement les grilles à 16 h 30 pour assister à la réunion de rentrée de la municipalité.
Les jeunes suspects, qui ont reconnu les faits, maintes fois condamnés, âgés de 18 et 19 ans, ont agi sous l'emprise de l'alcool. Ils ont fait l'objet, hier, d'une mesure de prolongation de leur garde à vue et devraient être présentés en comparution immédiate demain.

L'église de Chadron, près du Puy-en-Velay, a été la cible de vandalisme samedi. Les conseillers municipaux ont découvert en effet que les vitraux ont été caillassés avec un rare acharnement, provoquant des dégâts très importants.

« On a retrouvé trente à quarante pierres à l'intérieur » explique Michel Mouillaud, le maire de la localité. « Cela dénote l'acharnement des vandales… » « C'est une histoire qui va coûter cher, certainement entre 20 000 et 40 000 euros. C'est un vrai préjudice pour la commune car nous n'avons que peu de moyens et une faible capacité d'autofinancement. »

Les événements auraient pu avoir lieu entre le 10 et le 29 août 2009.

« C'est peu précis mais nous n'avons qu'une messe tous les quinze jours à Chadron » conclut l'élu.

La municipalité a déposé une plainte. L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie du Monastier-sur-Gazeille, qui ont déjà commencé un relevé d'empreintes.

L'église de Communay, église romane du Xe siècle du département du Rhône, a été prise pour cible par des vandales dans la nuit du lundi 24 aout. On a notamment relevé deux croix retirées, dont une représentation du Christ en bois a été brisée sur l'une d'elle, et l'autre retrouvée sur le parking de l'église, des bougies et des livres de chant jetés à terre, des affiches arrachées.
Un vase de fleurs a été lancé lancé contre un vitrail et l'a brisé, tandis que tables et bancs étaient renversés.

Aucun vol n'a été commis. L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Symphorien qui n'a pas retrouvé d'éléments laissant penser à une provocation contre l'institution (comprendre : pas d'inscription). La piste du vandalisme gratuit est ainsi privilégiée, notamment par le père Cervanton, de la paroisse communale.

« On a touché à un symbole. La commune va se mettre en rapport avec la paroisse pour les réparations » a promis le maire Laurent Verdone, plus lucide.

L'église du Sacré-Coeur, à Maubeuge (située sur la route de Mons), a été la cible de dégradations lundi 24 aout en fin d'après-midi, aux heures d'ouverture de l'édifice religieux.

C'est un paroissien qui a involontairement mis fin aux dégradations en entrant dans l'église vers 18h30, mettant en fuite trois jeunes hommes d'une vingtaine d'années. Ce n'est qu'un instant plus tard qu'il en a compris le motif en constatant les dégâts commis.

Des carreaux d'un vitrail ont été brisés de l'intérieur à l'aide d'un vase utilisé comme projectile, un aigle en orfèvrerie a été désolidarisé d'un porte-livre et dérobé, et surtout, une croix surmontant le tabernacle, où sont conservées les hosties, a été arrachée et jetée à terre.

"Le préjudice n'est pas très important financièrement mais c'est toujours malheureux ce type d'agression même si c'est très rare", se désolé le père André-Benoît Drappier, curé de la paroisse Sainte Aldegonde, dont fait partie l'église du Sacré-Coeur.

Une inscription "Allah on t'aime" a été retrouvée sur un cahier de prières conservé au fond de l'église, mais le père Drappier, qui se veut prudent, estime qu'il peut s'agir "d'une façon de détourner l'attention".

"Ce qui est dommage c'est qu'on cherche à garder l'église ouverte le plus possible, pour rester ouvert sur le quartier, sur la ville, il ne faudrait pas que ce genre d'agression nous amène à vouloir nous protéger", indique le père Drappier. La police de Maubeuge a pu constater les dégradations, et une plainte a été déposée. L'enquête permettra sans doute d'identifier les responsables et, peut-être, de leur apprendre qu'en France, les religions ont droit à la paix et la sécurité ! (définition de la laïcité)

Entre fin juillet et fin août, les vitraux de l'église de Juniville, commune au sud de Rethel, ont été brisés en plusieurs endroits par des jets de pierre malveillants.

« On a retrouvé des bouts de verre jusqu'au milieu de l'église, les pierres lancées devaient être assez grosses », commente Jean-Pol Simon, le maire. « Il y a aussi des impacts de cailloux dans les vitres. Ça a été le jeu des gamins tout l'été. »

Montant estimé de l'opération : 10 000 euros. Une ardoise plutôt salée pour une occupation de vacances.

De quoi laisser un goût amer à la commune, mais une piste est tout de même apparue récemment. Voilà deux semaines, un habitant a vu des jeunes qui jetaient des pierres contre l'église.

« Quand je les ai vus, les dégradations aux vitraux étaient déjà faites et ils ne visaient que les murs de l'église », précise le témoin, qui a reconnu les adolescents, âgés de 14 à 17 ans. « Je leur ai crié dessus et ils sont partis en courant, mais je les connais bien. Alors j'ai contacté le maire qui a à son tour prévenu la gendarmerie. »

Lundi 31 août, une plainte a ainsi été déposée en gendarmerie de Juniville. Les noms ont été transmis à la maréchaussée qui s'est rendue sur place le samedi suivant.

Des visiteurs ont été témoins d'une scène particulièrement choquante en plein milieu de l'après-midi, dans le cimeière d'Aussillon, près de Tarn. Un homme s'est mis à vandaliser une trentaine de tombes, s'en prenant aux objets funéraires et particulièrement aux crucifix, qu'il détruisait systématiquement.

Il a pu être interpellé en flagrant délit par les policiers du commissariat de Mazamet. Apparemment, son geste ne comportait aucune revendication. Il n'a en tout cas donné aucune explication aux forces de l'ordre concernant ses actes.

Au même moment une mosquée reçoit des coups de peinture, suscitant l'émotion de toute la classe politique et médiatique, et le digne vocable de profanation, tandis que les tombes saccagées ne sont jamais que "vandalisées" si elles sont chrétiennes. Acte tellement plus insignifiant !

Sept adolescents ont pris pour cible les vitraux de l'église de Berthelange, dans le Doubs, le 30 juillet dernier, lors d'une fête organisée par l'un d'eux. Armés de carabines à plombs, ils avaient d'abord tiré sur des cibles placées devant l'église avant de décider de s'en prendre aux vitraux. Les plombs ont perforé les vitraux de l'église, mais cela n'a pas freiné les auteurs qui se sont ensuite emparés de noix encore vertes pour les projeter contre 10 vitraux.



Au total, une vingtaine d'impacts ont été dénombrés et dix vitraux ont été dégradés ou perforés, causant "un préjudice financier important" dont le montant n'est pas encore connu, a précisé la gendarmerie de Saint-Vit, en charge de l'enquête (pour information, d'autres églises vandalisées de la même manière ont relevé une facture de plus de 10 000 €).

Les jeunes ont été interpellés, et sur instruction d'un magistrat de Besançon, six d'entre eux, âgés de 12 à 17 ans, devront suivre un stage de formation civique. Leur camarade de 18 ans sera présenté prochainement au délégué du procureur de la République de Besançon, en tant que majeur.

Nous croisons de plus en plus de ces calvaires détruits, sectionnés ou vandalisés sur les chemins de France. Un lecteur nous informe de la destruction récente d'une statue de la Sainte vierge positionnée sur un carrefour de la commune de Saiguède (ouest de Toulouse), et du calvaire de St Lys.

Particulier

Les vitraux de l'église du XVIIe siècle de Berlaimont, classée monument historique, sont régulièrement la cible de jets de pierres. De nouveaux dégâts constatés dimanche ont été pour les paroissiens la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Une plainte a été déposée au sujet des dégradations subies par l'église de la commune de Berlaimont, une batisse massive datant du 17e siècle, après la découverte de nouveaux vitraux cassés à la sortie de la messe du dimanche 19 juillet.

Le préjudice total s'élèverait à plusieurs milliers d'euros. Les vitraux datent de la reconstruction de l'église, dont les murs datent certes des années 1600

« Il s'agit pour la plupart de dons de paroissiens qui ont coûté une fortune », déplore M. Decavel, ancien maire de la ville.

Il y a quelques semaine, des vandales ont profité d'une journée d'ouverture de l'église pour y perpétrer des dégradations : des cierges écrasés ont été retrouvés, ainsi qu'un pigeon mort placé sur l'autel. Pas de lien probable avec les dégâts infligés aux vitraux, qui seraient plutôt le fait de malveillants désoeuvrés, selon les bénévoles.


Entre le 12 et le 15 juillet 2009

L’église Saint-Joseph, située au cœur du quartier de la Rabière, dans la banlieue de Tour (à Joué-lès-Tours) est la cible d’actes de vandalisme à répétition depuis plusieurs jours.
Plusieurs vitres de la porte d’entrée principale et d'un accès sur le côté de l’édifice religieux ont été brisées, et la porte a été forcée. Les enquêteurs ont également trouvé des traces de sang sur place, signe d'un rite funèbre, ou blessure d'un des vandales ? La sacristie a été visitée sans qu’aucun vol ait été commis. Mais les visiteurs ont laissé des flaques d’urine à l’intérieur de l’église, signe du geste seulement profanateur de leurs visites.

Une plainte a été déposée. Les faits auraient eu lieu entre le 12 et le 15 juillet dernier.

L'abbé Noël est victime depuis plusieurs jours d'intimidations et de véritables violences dans le quartier de la Croix-de-Metz, à Toul, si bien qu'il a fini par céder et a pris la décision de quitter les lieux.

Depuis un an, son appartement au premier étage de la chappelle où il vit depuis 2002 est la cible de pierres et de cailloux qui pleuvent sur ses vitres. Mais depuis une semaine, c'est toutes les nuits que ces incidents ont lieu. En fait, manifestement depuis que le père s'est résolu à porter plainte, après six mois de patience. Des jeunes sont venus le trouver en le menaçant : "On aura ta peau". Déjà, des pierres ont fini par l'atteindre physiquement.

Les fidèles eux aussi en ont assez. Ils tentent d'alerter sans succès les autorités, montrant les six fenêtres de la chappelle brisées parfois à coup de parpaing, et le voile noir que les voyous ont réussi à aller déposer pour recouvrir la croix de la chapelle.

L'église du Sacré-Coeur, dans le quartiers des Routes, à Toulon, est depuis deux ans la cible de malveillances continues. De l'urine dans le bénitier, des excréments répandus, une responsable agressée, le tabernacle profané, sans parler des vols et des dégradations à répétition... Dans la paroisse c'est la désolation et l'accablement. À tel point que l'édifice est resté fermé pendant plusieurs semaines.

« Cela fait deux ans que ça dure, explique le vicaire général. Tout a commencé quand nous avons été contraints de murer le local de la chaufferie suite à de nombreuses effractions. C'était devenu un squat pour des nombreux jeunes qui s'y étaient quasiment installés. »

Depuis, les dégradations, vols et insultes se sont succédés malgré les rondes de police.

Le 28 avril dernier, une responsable de la paroisse âgée de 73 ans a été agressée le matin alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la salle du conseil paroissial. Un voyou l'a attaquée et volée, traînant à terre la malheureuse femme, qui souffre d'une fracture du bras et de séquelles psychologiques. « Désormais, j'ai peur de sortir. Moi qui étais une personne autonome, je suis en train de plonger dans la dépendance », confie-t-elle, visiblement éprouvée.

Une semaine avant l'agression, juste avant Pâques, un autre événement avait secoué la paroisse. Le tabernacle de l'église avait été forcé et l'hostie emportée. Un acte de profanation très grave pour les catholiques qui voient dans l'hostie le corps du Christ.

Devant tant d'acharnement, les paroissiens ont décidé de réagir pour dire leur émoi, leur peine mais aussi leur crainte. Dimanche 10 mai, après l'office, une centaine de fidèles et d'habitants du quartier se sont réunis pacifiquement dans la cour de l'église.

« Je voudrais que la personne qui a agressé la dame âgée se rende compte qu'elle aurait pu devenir en quelques secondes un assassin. Et alors que serait devenue sa vie ? s'interroge le père Molinas. Face à toutes ces violences, nous sommes désemparés. Et inquiets pour l'avenir de notre société et de nos enfants. »

Des plaintes ont été déposées, mais peu de réaction des pouvoirs publics devant ces malveillances devenues commune dans un pays pourtant de culture chrétienne (?).

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